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Primeur

Publié le par Michel Monsay

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Une minisérie diablement efficace

Publié le par Michel Monsay

Une minisérie diablement efficace

Mêlant géopolitique, espionnage et aventure intime, l'intrigue de cette minisérie de six épisodes tient en haleine de bout en bout. Régulièrement, la BBC nous offre d'excellents thrillers, comme "Bodyguard" il y a un peu plus d'un an, et ce "Vigil" est une magistrale leçon de suspense qui se déroule en partie dans l'univers oppressant d'un sous-marin. La réalisation met judicieusement l'accent sur cette tension propre à l'espace exigu, au confinement, à l'aspect anxiogène du décor. L'enquête policière qui est au centre de cette série, outre les nombreux rebondissements, a l'originalité d'être menée par deux femmes, une sous l'eau et l'autre sur terre, sans quasiment pouvoir communiquer, mettant ainsi le spectateur en position de glaner les informations de part et d'autre pour reconstituer le puzzle. Les deux comédiennes, ainsi que l'ensemble de la distribution, sont très convaincantes et participent pleinement à la réussite de cette minisérie, dont la construction mêle habilement les avancées de l'enquête avec des flashbacks sur la vie des deux inspectrices. Menée tambour battant, "Vigil" donne aussi à voir la vie très particulière et pour le moins stressante de ces hommes et quelques femmes à bord de ces sous-marins nucléaires, et nous passionne avec ses différentes intrigues, notamment l'escalade des enjeux géopolitiques en arrière-plan qui monte crescendo, mais aussi les différents scandales qui ont secoué la marine britannique.

Vigil est à voir ici ou sur l’application Arte de votre télé.

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Profondément choqué

Publié le par Michel Monsay

Profondément choqué

Une tristesse infinie en apprenant la mort à 37 ans de Gaspard Ulliel, cet acteur discret, subtil et sensible qui nous avait tant impressionné dans le "Saint-Laurent" de Bertrand Bonello, pour lequel il aurait dû avoir le César du meilleur acteur ou dans le film de Xavier Dolan, "Juste la fin du monde", où cette fois il l'avait remporté, mais aussi en Duc de Guise dans "La princesse de Montpensier" ou plus jeune dans "Les égarés" d'André Téchiné et dans "Un long dimanche de fiançailles", pour ne citer qu'eux. Sa présence magnétique, son jeu tout en retenue, sa voix envoûtante vont nous manquer terriblement.

Publié dans Chroniques

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Au-delà de son talent, un artiste irrésistiblement touchant

Publié le par Michel Monsay

Au-delà de son talent, un artiste irrésistiblement touchant

La vague d’émotion unanime suscitée par sa disparition, le 18 janvier 2021, n’aura surpris que ceux qui n’avaient pas saisi à quel point Jean-Pierre Bacri parlait à chacun de nous. Insensible aux flatteries et aux honneurs factices, prêt à toutes les colères dès lors qu'il fallait s'élever contre les injustices et la bêtise, il était tout à la fois drôle, passionné, pudique, généreux, attentif aux autres et surtout un comédien et un auteur de tout premier ordre. Son palmarès est éblouissant : Avec Agnès Jaoui, 4 Césars du meilleur scénario et un Prix au Festival de Cannes, 1 César du meilleur acteur dans un second rôle pour "On connaît la chanson" et un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, 3 Molières avec Agnès Jaoui pour "Cuisine et dépendances" et "Un air de famille", 1 Molière du meilleur acteur pour "Les femmes savantes", auxquels s'ajoutent de nombreux autres prix et nominations. A travers des images d'archives, des extraits de ses films et pièces, des interviews de lui et de ses proches, ce documentaire très émouvant dresse un portrait lucide et attentionné de cet homme qui détestait les contraintes et les préjugés, et qui derrière son air bougon était un très fin observateur de nos mœurs et nos comportements qu'il moquait admirablement avec Agnès Jaoui. Il incarnait parfaitement des rôles d’antihéros râleurs et désabusés mais profondément humains, qui nous touchaient énormément et avaient contribué à son immense popularité. C'est peu dire qu'il nous manque.

A voir ici ou en replay ou sur l’application FranceTv.

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Inadmissible !

Publié le par Michel Monsay

Inadmissible !

Après les paroles, les actes. Alors que certains candidats à l’élection présidentielle, Éric Zemmour en tête, qui d'ailleurs vient d'être condamné une troisième fois par la justice pour provocation à la haine et à la violence, profèrent des menaces à l’encontre des journalistes, les premiers coups tombent. C’était samedi dernier place du Trocadéro à Paris, pendant un rassemblement anti-passe vaccinal organisé à l’appel des Patriotes, le mouvement de Florian Philippot. Deux journalistes reporters d’images (JRI) de l’AFP et leurs agents de sécurité ont été violemment attaqués par une cinquantaine de militants d’extrême droite. « C’est l’AFP ! Niquez-les, ces fils de pute ! » a lancé un individu cagoulé et muni d’un mégaphone, avant de prononcer directement des menaces de mort : « Je vais te tuer, regarde-moi bien, je vais te tuer », a-t-il lancé à une des deux reporters. Les deux gardes du corps, qui se sont interposés et ont permis aux JRI de prendre la fuite, ont ensuite été frappés, notamment à coups de matraque. L’un deux a reçu une bouteille sur la tête, qui lui a entaillé le cuir chevelu. Des saluts nazis auraient en outre été effectués au cours de cette manifestation, ce que Florian Philippot conteste. Le 5 décembre, plusieurs journalistes avaient déjà été pris à partie ou molestés, alors qu’ils couvraient le meeting d’Éric Zemmour à Villepinte, de même que des militants de SOS Racisme avaient été tabassés. Déjà délétère et marqué par la défiance, le climat entre les médias et une certaine partie de l’opinion publique, notamment l’extrême droite, vire à la haine. Où s’arrêtera cette violence ? Alors qu’il reste encore trois mois de campagne avant le premier tour de la présidentielle, qu’attendent les pouvoirs publics pour réagir ? Un drame ?

Publié dans Chroniques

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Toutes les facettes de ce champion d'exception

Publié le par Michel Monsay

Toutes les facettes de ce champion d'exception
Toutes les facettes de ce champion d'exception

A l'image du superbe documentaire sur Charlie Chaplin il y a quelques jours, celui sur Mohamed Ali fera également référence en la matière. Divisé en quatre parties d’une durée totale de sept heures, ce film est une formidable immersion dans la vie du champion, considéré par beaucoup comme l'un des plus grands athlètes de tous les temps. L'épopée que nous propose Ken Burns, auteur de plusieurs documentaires fleuves notamment sur la guerre du Vietnam, de Sécession, sur le baseball ou le jazz, retrace la vie sur le ring de Mohamed Ali, ses entraînements, ses adversaires. Comme jamais, le documentariste explore également sa vie intime, avec le témoignage de trois de ses ex-épouses et de ses filles, ainsi que la dimension politique et spirituelle de ses luttes pour les droits des Noirs, relevant le défi de captiver les passionnés de boxe comme les néophytes. S’il n’avait été qu’un exceptionnel athlète, à la grâce folle, à l’audace sidérante, au punch fracassant et au palmarès impressionnant, cela aurait déjà été largement suffisant pour en faire un mythe, mais en plus de tout cela, Mohamed Ali est devenu un symbole mondial de liberté et de courage, un pionnier révolutionnaire, charismatique et flamboyant. Ken Burns n'élude pas pour autant la part d'ombre du champion, notamment ses nombreuses infidélités, et contribue ainsi à dresser un portrait à la dimension de cet homme aux mille visages, qui était aussi un orateur exceptionnel, provocateur et facétieux. De ses débuts jusqu’à sa fin déchirante, quand la maladie de Parkinson le détruisait à petit feu, en passant par son refus de combattre au Vietnam, quitte à perdre non seulement son titre de champion du monde mais également la possibilité de boxer durant trois longues années et même à risquer la prison, en passant par sa conversion à l’Islam, changeant son patronyme, démontrant par l’exemple son droit incontestable au libre-arbitre, ce documentaire passionnant fait le tour de la légende Ali et nous permet de comprendre le cheminement de l'homme dans toutes ses dimensions.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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Un regard féminin puissant qui bouscule les stéréotypes

Publié le par Michel Monsay

Un regard féminin puissant qui bouscule les stéréotypes

Adaptation d’un roman d’Elena Ferrante, "Poupée volée" qui a été publié avant le succès planétaire de « l’Amie prodigieuse », ce film magnifique et troublant a obtenu le Prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise. C’est le premier film en tant que réalisatrice de l’actrice américaine Maggie Gyllenhaal, que l'on a adoré notamment dans la série "The Deuce". Elle révèle, dès ce premier essai, une maitrise qui impressionne, notamment dans la direction d’actrices. Le film est porté de bout en bout par une comédienne magistrale : la britannique Olivia Colman, tour à tour inquiétante et légère, grave et drôle, agaçante et touchante. Depuis qu'on l'a découverte dans la série "Broadchurch", elle n'en finit plus de nous épater, que ce soit dans "La favorite", où elle obtenu l'Oscar, dans "Father" ou dans la série "The crown" voire dans "Fleabag". La direction d'actrices de Maggie Gyllenhal dans "The lost daughter" vaut aussi pour Dakota Johnson et Jessie Buckley, toutes deux parfaites dans des personnages complexes. Ce thriller psychologique malmène la vision idéalisée de la maternité, qui n’est pas toujours synonyme de bonheur, et ose une image autre que l'idéal imposé à coups d'injonctions par la société. Pour raconter ce mal de mère, Maggie Gyllenhaal filme au plus près les peaux, les visages, les larmes, les regards dans des magnifiques cadrages légèrement flottants. Par une lente combustion, ce remarquable film distille subtilement une atmosphère légèrement menaçante, mystérieuse où l'ambivalence des comportements maternels brise les tabous et apporte une vraie originalité.

The lost daughter est à voir sur Netflix.

Publié dans Films

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La fierté corse

Publié le par Michel Monsay

La fierté corse

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Une satire qui fait froid dans le dos

Publié le par Michel Monsay

Une satire qui fait froid dans le dos

Le cinéaste Adam McKay n'en n'est pas à sa première satire grinçante, même s'il a aussi réalisé des films où l'humour était un peu moins présent mais qui étaient néanmoins des portraits au vitriol, comme celui de Dick Cheney dans "Vice", ou des traders qui ont provoqué la crise financière de 2008 dans "The big short : Le casse du siècle". Dans son dernier film, il nous tend un miroir impitoyable pour nous montrer à quel point notre société est incapable de réagir face à une catastrophe annoncée, l'inconséquence, le cynisme et la corruption des politiques, des lobbys et des médias sont à ce titre désespérantes. Dans un parfait équilibre entre drôlerie explosive et ampleur dramatique, le cinéaste se sert admirablement de tous les travers de notre époque pour taper fort et juste, à tel point que l'on passe une bonne partie du film à se dire que c'est exactement ça. Pour mener à bien son projet, il s'est offert une distribution de grand standing à la tête de laquelle il y a deux scientifiques joués par Leonardo DiCaprio, excellent comme d'habitude et ce quel que soit le type de rôle qu'il interprète, et Jennifer Lawrence qui est très bien en lanceuse d'alerte, tous deux se heurtant à une pléiade de personnages horripilants campés par des acteurs et actrices qui s'en donnent à cœur joie, comme Meryl Streep, Cate Blanchett et Mark Rylance. En mêlant habilement plusieurs genres cinématographiques dans son film, Adam McKay a concocté une fable sous forme de métaphore sur l'urgence climatique et la pandémie actuelle, où la dictature du profit se moque allègrement de l'alerte des scientifiques. C'est à la fois terriblement pertinent et terrifiant.

Don't look up est voir sur Netflix.

Publié dans Films

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A jamais le plus grand

Publié le par Michel Monsay

A jamais le plus grand

Trois années de travail pour aboutir à ce documentaire, qui restera une référence sur la vie de ce génie du cinéma. Il faut dire que les deux auteurs, Yves Jeuland et François Aymé, de par la fine analyse de la vie de Chaplin et la qualité du contenu de leur documentaire, réalisent un sans-faute sur un sujet pourtant déjà maintes fois traité. Plusieurs raisons à cette réussite : Le format inhabituel de deux heures trente minutes permet de bien comprendre la vie et la puissance de l'œuvre du cinéaste, en puisant dans l’une de quoi éclairer l’autre. Le pari du tout archives, point d'intervention de spécialiste ou de témoin, ce qui honnêtement fait du bien, tant ce procédé est systématique, est un bonheur ininterrompu alimenté de nombreux documents privés, inconnus ou inédits, ainsi que de non-moins nombreux extraits de ses films, de ses premières apparitions à ses chefs-d'œuvre, avec une très belle qualité des images, qui ont été récemment restaurées. Le fil rouge de ce portrait, c’est l’audace, le culot, le courage artistique et politique de Chaplin. Il était un travailleur acharné aussi, un homme consciencieux, obstiné, obsédé par le contrôle. Il ressort également au fil de cette biographie, son inquiétude. Charlie Chaplin avait peur de passer de mode. Il nourrissait un profond complexe social, lui qui n’est presque pas allé à l’école. Honteux de son niveau de culture, il était en revanche très sûr de lui sur le plan artistique. Celui qui fut acteur, cinéaste, auteur, scénariste, producteur, compositeur, chorégraphe n’a jamais douté de son talent. Bien lui en a pris au regard de l'œuvre majeure qu'il nous laisse, intemporelle, humaniste, irrésistiblement drôle ou profondément émouvante. Le comportement des États-Unis à son égard a été pitoyable, comme peut l'être ce pays par moments. Ce superbe documentaire nous offre le plaisir conjugué de la découverte et des retrouvailles avec cet artiste qui au-delà de son génie a toujours su préserver sa liberté, quitte à déplaire aux puritains et aux conservateurs.

A voir ici ou sur l'application FranceTv de votre télé.

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