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L'humour cinglant et efficace de Florence Foresti

Publié le par Michel Monsay

L'humour cinglant et efficace de Florence Foresti

Quand la parole des femmes se libère, l'humoriste fait mouche :

Publié dans Chroniques

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Formidable, Stromae est enfin de retour

Publié le par Michel Monsay

Formidable, Stromae est enfin de retour

Huit ans que l'on attendait une nouvelle chanson de Stromae, depuis la sortie de son magnifique album "Racine carrée", 4 millions d'albums vendus et 6,5 milliards de streaming, et en attendant le prochain qui devrait sortir d'ici la fin de l'année, on ne peut que se réjouir de ces deux nouvelles qui confirment le retour du génial artiste belge. Ce nouveau titre est à la gloire de ceux qui ne font pas la fête, les petits, les sans-grade qui servent ceux qui s’amusent, Rosa qui nettoie, Albert qui ramasse les verres, les travailleurs de l’aube, les malheureux qui n’ont pas le moral, les célibataires qui se prennent « des vestes au vestiaire », les jeunes parents bercés par les cris de leur enfant… Cette chanson pourrait servir de bande-son à toutes les revendications des héros de la première ligne, ces métiers essentiels, applaudis, puis retombés dans l’oubli. Côté musique, ce mélange de rythme cubain et d'électro est toujours aussi efficace, et le clip est réussi.

Publié dans Chroniques

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Fascinant biopic musical

Publié le par Michel Monsay

Fascinant biopic musical
Fascinant biopic musical

Créé au Festival d'Avignon en 2018, cet excellent spectacle a été joué à Paris et en tournée, puis a remporté deux Molières en 2020, celui du meilleur spectacle musical et celui de la meilleure révélation féminine pour Élodie Menant qui, en plus d'interpréter merveilleusement Arletty, a coécrit ce biopic enthousiasmant. La vie d'Arletty n'a rien d'un long fleuve tranquille, ce serait plutôt un tourbillon fiévreux, Élodie Menant passe en revue son existence menée tambour battant, à la fois narratrice et actrice de cette épopée artistique et intimiste filant des années folles à une vieillesse plus sage, en passant par l'Occupation pendant laquelle elle aura une liaison avec un Allemand. Qu'elle assumera. « Si mon cœur est français, mon cul, lui est international », lancera-t-elle devant la cour spéciale qui la jugera à la Libération. La titi parisienne sera devenue star sans jamais renoncer à sa liberté, qu'importe le prix. De son Courbevoie natal aux cabarets des années 1930, en passant par les plateaux de cinéma, la mise en scène virevoltante joue pour nous une virtuose valse à mille temps des décors et des personnages de sa vie. Ça pulse, chante et danse. Ils sont trois à camper tous les autres personnages, parents, amis et amoureux, on y croise Marcel Carné, Michel Simon, Louis Jouvet, Jacques Prévert ou encore Colette… Un pétulant quatuor pour un spectacle drôle et touchant, coloré et enlevé.

Merci à France 5 de nous proposer cette belle captation du spectacle à voir ici ou sur l’application France Tv de votre télé.

 

Publié dans replay

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Une comédie musicale tendre, déjantée et mélancolique

Publié le par Michel Monsay

Une comédie musicale tendre, déjantée et mélancolique

Les frères inclassables du cinéma français, Jean-Marie et Arnaud Larrieu, de "Peindre ou faire l'amour" à "21 nuits avec Pattie", fidèles à leur patte fantaisiste, mettent en scène, pour leur septième film,  une comédie musicale drôle et attachante à la nonchalance poétique, dont les chansons sont écrites par la fine fleur des auteurs-compositeurs français : Dominique A, Jeanne Cherhal, Etienne Daho, Philippe Katerine, et Bertrand Belin, qui pour la première fois fait l'acteur et s'en sort merveilleusement bien. Les frères Larrieu enchantent leur ville natale, Lourdes, d’un charme de guinguette qui donne envie de croire aux miracles. Le regard pétillant, les réalisateurs s’amusent de l’aspect gentiment désuet de cette ville de pèlerinage et multiplient les clins d’œil vers la bigoterie organisée. On peut penser à Jacques Demy sur plusieurs aspects, notamment pour le romanesque provincial, mais ici ce sont les comédiens qui chantent eux-mêmes et de ce fait cela est moins léché, mais plus naturel et plus touchant. Chapeau à eux de s'être prêté au jeu, et derrière l'excellent Mathieu Amalric, complice de longue date des cinéastes, chacun des comédiens apporte sa dinguerie comme l'indispensable Denis Lavant, ou son émotion à l'image de la lumineuse Mélanie Thierry et l'étonnante Josiane Balasko. Les faux- semblants, les mensonges qu’on préfère s’inventer pour fuir une réalité trop morose sont au pouvoir dans cette comédie touchée par la grâce qui nous enchante autant qu'elle nous émeut, et dont on apprécie le ton et la saveur.

Publié dans Films

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La chasse n'est PAS un sport ! Prenez une photo, pas une vie

Publié le par Michel Monsay

La chasse n'est PAS un sport ! Prenez une photo, pas une vie

Cette excellente formule vient de PETA, une ONG internationale dont l'objet est de défendre le droit des animaux.

Dans la même idée :

Publié dans Chroniques

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Une animation élégante et intelligente pour esquisser le portrait d'un cinéaste iconoclaste

Publié le par Michel Monsay

Une animation élégante et intelligente pour esquisser le portrait d'un cinéaste iconoclaste

Il est assez rare qu’un film d’animation brosse le portrait d’un cinéaste au travail. Buñuel après l’âge d’or, de Salvador Simo, est le récit original et passionnant du tournage de Terre sans pain, en 1932, un documentaire de vingt-sept minutes réalisé par Buñuel qui montre la misère dans le territoire des Hurdes, une région de l’Estrémadure, en Espagne. Luis Buñuel (1900-1983) était alors ruiné après le scandale de L’Age d’or (1930), brûlot surréaliste contre l’ordre bourgeois, son premier long-métrage après le court Un chien andalou (1929). Ce film d’animation aussi passionnant qu’atypique est autant un carnet de bord du tournage qu’un portrait de Luis Buñuel, alors que le jeune maître du surréalisme cherche son langage, où il se montre tour à tour insouciant, vulnérable, respectueux et arrogant. Pour le cinéaste en herbe, qui dans des cauchemars très surréalistes se débat contre les figures encombrantes de son père et de Salvador Dalí, c’est aussi une confrontation violente avec le réel, et la question morale qui en découle : comment filmer le pire, des villageois édentés dans des taudis, des enfants qui meurent ? Sa réponse, on le sait, fut de choisir parfois la provocation. Fort de la liberté de l’animation, Buñuel après L’Âge d’or réussit, mieux que beaucoup de biopics, à capter les tourments d’un artiste en train de devenir ce qu’il sera. Dans ce film, pas de 3D ni d’effets spéciaux, juste des crayons et des couleurs, une animation simple mais réussie, des personnages attachants, la bonne idée d’insérer des plans filmés de Terre sans pain, qui rehaussent le récit, lui confèrent sa vérité parfois crue, sans oublier la belle musique d'Arturo Cardelus. Une belle découverte.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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Une passionnante approche littéraire et sociale d'un chef-d'œuvre

Publié le par Michel Monsay

Une passionnante approche littéraire et sociale d'un chef-d'œuvre

Outrage à la morale publique et à la religion ». Tel fut le motif qui conduisit Gustave Flaubert devant la justice le 31 janvier 1857. Emma Bovary, cette femme de désirs et d’insatisfactions, valut en effet à son créateur les foudres des esprits conservateurs, choqués par la manière dont ce personnage de fiction outrageait l’ordre social bien établi. Dans une société patriarcale col montant en colère contre tant d’audace, l’auteur a osé raconter l’histoire d’une femme indépendante, Emma Bovary, une femme immorale qui mène son amour à volonté et dans les bras de plusieurs hommes. C’est une société masculine qui est hantée par l’idée de perdre sa domination, que Flaubert, mais surtout son héroïne moderne, attaque. Flaubert fut finalement acquitté, et Emma Bovary est devenu immortelle. Si Flaubert n’avait pas écrit un chef-d’œuvre absolu, le procès d’Emma ne mériterait sans doute pas qu’on y revienne ainsi. Mais il suffit d’ouvrir le volume et d’en lire quelques lignes pour se sentir subjugué par la perfection du style, l’acuité du regard, la puissance de l’analyse, toutes qualités très intelligemment décryptées dans le documentaire d’Audrey Gordon. Souligné par la voix de la comédienne Natalia Dontcheva, qui jouait la mère de Mademoiselle de Joncquières dans le très beau film d'Emmanuel Mouret,  et un commentaire superbement écrit, ce passionnant documentaire s’appuie tout le long sur d'innombrables extraits de films qui, toutes époques confondues, ont mis en scène le roman de Flaubert. Les différentes Emma se succèdent dans les scènes clés mises en cause par le juge. Et dans des documents d’archives, des écrivains tels que Nathalie Sarraute, Julian Barnes, Mario Vargas Llosa, ou le réalisateur Jean Renoir, soulignent la force de ce roman d'une incroyable modernité. Un documentaire essentiel et malheureusement toujours actuel dans notre société où le partiarcat est toujours bien présent.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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Émouvante reprise de "The rising" par Sting

Publié le par Michel Monsay

Émouvante reprise de "The rising" par Sting

Sting reprend devant un parterre de personnalités impressionnant, cette très belle chanson écrite après le 11 septembre 2001 par Bruce Springsteen, pour lui rendre hommage, alors qu'il est célébré à l'occasion des Kennedy center honors en 2009, récompenses remises chaque année à des artistes pour leur contribution exceptionnelle à la culture américaine. Il est pour cela magnifiquement accompagné par un chœur à la puissance émotionnelle enthousiasmante.

En bonus, la reprise en 2012 dans les mêmes circonstances, de la magnifique chanson "Stairway to heaven" par Ann et Nancy Wilson, accompagnée d'excellents musiciens et choristes, pour célébrer le plus grand groupe de l'histoire du rock, Led Zeppelin. Emotion garantie.

Puis, une reprise de deux chansons de Police, pour célébrer Sting en 2014, interprétées parfaitement par Bruno Mars.

Publié dans Chroniques

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Piqures de rappel

Publié le par Michel Monsay

Piqures de rappel

A la fois avec ce dessin hommage à Cabu, qui en remet une couche sur cette abomination dont je parlais hier.

Et pour définitivement faire taire cet abruti, plusieurs fois condamné pour provocation à la haine, et que l'on continue à inviter sur tous les plateaux de télévision et de radio, voici un extrait du témoignage de Rachel Jédinak, rescapée de la rafle du Vel d'Hiv, à voir ici

Publié dans Chroniques

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Que justice soit faite

Publié le par Michel Monsay

Que justice soit faite

Ce dessin de Chapatte en dit long. Que tous ces soi-disant hommes d'église soient jugés pour leur crime et que l’Église entame une réforme dont elle a besoin depuis bien longtemps.  216 000 personnes aujourd’hui majeures auraient été agressées par un prêtre ou autre responsable religieux alors qu’elles étaient mineures. Le chiffre monte à 330 000 si l’on inclut les victimes de laïcs liés à l’Église catholique (catéchistes, encadrants scolaires ou de mouvements de jeunes, etc.). Depuis 1950, entre 2 900 et 3 200 prêtres, diacres et religieux nommément connus ont, de manière établie, infligé des violences sexuelles à des mineurs (très majoritairement) ou à des majeurs vulnérables (principalement des religieuses, mais aussi des séminaristes). Jusqu’aux années 2000, l’Église a manifesté une indifférence complète et même cruelle à l’égard des personnes ayant subi des agressions. Et très souvent, a préféré se protéger du scandale que protéger les victimes. En les incitant au silence. En niant leur parole. En isolant les agresseurs plutôt que de les juger. En les déplaçant géographiquement plutôt que de les sanctionner. Jusque dans les années 1990, l’Église a majoritairement traité ces affaires sur le mode de la dissimulation. Parfois, on déplaçait simplement un prêtre d’une école à une autre, à 20 kilomètres de là. « II faut se départir de l’idée que les violences sexuelles de l’Église ont été éradiquées, que le problème est derrière nous », a insisté le président de la commission, Jean-Marc Sauvé, en soulignant que si les violences ont diminué entre 1970 et 1990, elles ont cessé de décroître depuis. « Messieurs, vous êtes une honte pour notre humanité. Vous devez payer pour tous ces crimes. », tels sont les mots prononcés par l'une des victimes. C'est le minimum que l'on pourrait faire pour rendre justice aux 330 000 victimes. Rappelons que ces crimes ont été commis dans une institution censée promouvoir la dignité humaine et la protection des plus vulnérables. Quelle abomination !

Publié dans Chroniques

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