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Une pop orchestrale somptueuse

Publié le par Michel Monsay

Une pop orchestrale somptueuse

Depuis ses débuts, à l'aube des années 2000, Regina Spektor a démontré une forte originalité et une inépuisable créativité. Par son origine russe (elle a débarqué de Moscou à New-York dans le Bronx à 9 ans), sa culture judaïque, sa formation de pianiste classique, sa voix aux infinies possibilités. Sans oublier ce mélange de distance et de résilience qui nourrit une pop portant sur l’humanité un regard à la fois caustique et tendre. Car même aux tréfonds de la mélancolie, elle sait trouver de la joie dans la musique, avec les arrangements élégants ou les mélodies délicatement acrobatiques que lui autorise son chant élastique. Ce huitième album flirte avec la pop symphonique, sans ne jamais sombrer dans l'emphase. L'inattendu et le charme sont au bout de chaque chanson. Chaque note est méticuleuse, chaque envolée orchestrale magnifiquement travaillée. "Home before and after" est un album éblouissant où l'art mélodique enchanteur et la légèreté de Regina Spektor font merveille. L'artiste a laissé de côté la douce folie de ses œuvres de jeunesse pour ciseler au fil du temps une pop orchestrale sophistiquée, sublimée par sa voix et son goût pour les rythmiques rock et hip hop.

Publié dans Disques

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Un délice de raffinement et d'intelligence

Publié le par Michel Monsay

Un délice de raffinement et d'intelligence

Park Chan-wook s’est imposé depuis près de vingt ans comme l'un des plus passionnants représentant d’un cinéma sud-coréen à la fois exigeant et populaire, d'abord avec des films assez violents comme "Old boy", puis il a infléchi son style vers plus de douceur et de subtilité il y a six ans avec le magnifique "Mademoiselle". "Decision to Leave" prolonge brillamment le mouvement. En remportant le Prix de la mise en scène il y a un peu plus d'un mois au Festival de Cannes, amplement mérité aux dires de tous les observateurs, le cinéaste a été récompensé pour son niveau de maîtrise dramaturgique et esthétique, avec une inventivité visuelle qui saute aux yeux à chaque plan et dans une chorégraphie narrative vertigineuse. Il tord et réadapte en permanence les codes du polar, afin de donner à l'investigation au centre de l'intrigue un arrière-goût de sensualité, et à l'étrange romance, qui nait entre les deux personnages principaux, des airs suspicieux. Les sentiments sont d’une photogénie constante. L’intrigue serpente, avec ses pièges, ses impasses. C’est un dédale de suppositions, un océan de beauté bercé par la 5e Symphonie de Mahler, dans lequel on se perd avec enchantement. On pense au "Vertigo" (Sueurs froides) d’Alfred Hitchcock dans cette relecture du mythe de la femme fatale et dans un jeu de manipulations hitchcockien hautement ambivalent, propice à tous les renversements. Park Chan-wook poursuit ici le geste de cinéma qu’il avait déjà initié avec son chef-d’œuvre "Mademoiselle", en composant une toile de maître d’une extrême précision, où chaque rupture de ton fait sens dans une réalisation d'une élégance rare et une narration virtuose qui bouscule nos repères habituels. Il faut juste accepter de se laisser emporter corps et âme dans un mouvement lyrique fascinant, comme une lame de fond impétueuse, sur un amour impossible, celui de deux êtres qui ne peuvent se quitter.

Publié dans Films

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Le tennis français n'est pas complètement mort

Publié le par Michel Monsay

Le tennis français n'est pas complètement mort

Outre l'exploit d'Alizé Cornet de battre la numéro un mondiale, Iga Swiatek qui restait sur 37 victoires d'affilée, Caroline Garcia et Harmony Tan se sont également qualifiées pour les huitièmes de finale de Wimbledon. Trois joueuses françaises à ce stade de la compétition dans un tournoi du Grand chelem, cela n'était pas arrivé depuis très longtemps, et l'on ne parle même pas des garçons qui sont quasi inexistants depuis des années. Voilà pourquoi ces performances sont à saluer, en espérant qu'elles appelleront une suite.

Publié dans Chroniques

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Un sublime album d'une des plus belles plumes de la chanson française

Publié le par Michel Monsay

Un sublime album d'une des plus belles plumes de la chanson française

On retrouve dans Garden Party tout ce qui avait fait de Florent Marchet, l’une des plumes les plus attachantes et malicieuses apparues dans les années 2000. La faculté de planter un décor, d’évoquer des personnages crédibilisés en quelques traits, un humour doux-amer, raccord avec la joliesse mélancolique de ses mélodies. Mais, dans ce disque où la fête champêtre se perturbe d’angoisses paternelles (le bouleversant De justesse), de violences domestiques (Comme il est beau), de passifs familiaux (En famille, Paris-Nice) ou d’extrémisme politique (L’Eclaircie ou l’incendie), on sent que le chanteur-narrateur a pris de l’étoffe. Nourri d’un vécu et d’autres expériences artistiques, un roman publié il y a deux ans, Le Monde du vivant, des musiques de film, le projet Frère animal,… il a gagné en profondeur et enrichi la chaleur empathique de son timbre. Une proximité renforcée par la sobriété moelleuse d’un piano-voix, subtilement parsemé de guitares, synthétiseurs et percussions. Cet auteur-compositeur-interprète au ton singulier et à la grande musicalité en ont fait un personnage de premier plan de la chanson pop française. En observateur pointilleux et aquoiboniste, Florent Marchet sait trouver les mots justes, la formule qui fait mouche. Sur les traces de William Sheller ou des plus belles chansons de Michel Delpech, il distille à la perfection des instantanés de vie qui vont droit au cœur. Pour ce sixième album, auxquels il faut ajouter les deux publiés pour le projet Frère animal, à 47 ans Florent Marchet est au sommet de son art avec ces 13 chansons souvent poignantes, d'une justesse au cordeau, avec en contrepoint une évidente majesté de musicien à la richesse mélodique et harmonique qui vient aérer un propos très réaliste. Vibrant et magnifique.

Publié dans Disques

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Une saison 2 qui tient la route

Publié le par Michel Monsay

Une saison 2 qui tient la route

Après une première saison de haute volée avec d'excellents acteurs comme Mélanie Thierry et Reda Kateb, sans oublier la jeune Céleste Brunnquel, et une incroyable audience, la seconde saison était forcément très attendue et le public est toujours au rendez-vous. Il faut prendre la mesure de la prouesse que représente la popularité de cette série. Dans un dispositif très sobre, on voit juste deux personnes qui se parlent, face à face, dans un cabinet, et pourtant on est embarqué, touché, bousculé. Le psy est toujours très bien incarné par Frédéric Pierrot, mais les acteurs ont changé, mis à part Pio Marmaï et Clémence Poésy que l'on voit par moments. Les réalisateurs également ne sont plus les mêmes, mis à part le tandem à l'origine de l'adaptation française de cette série israélienne, Olivier Nakache et Eric Tolédano, à qui l'on doit "Le sens de la fête" ou "Intouchables" au cinéma. Nakache et Toledano sont restés fidèles aux règles du jeu qu’ils ont édictées : à chaque personnage son réalisateur. Il y a un couple largement au-dessus du lot dans cette deuxième saison, même si les autres sont également touchants, il s'agit des épisodes réalisés par Arnaud Desplechin et interprétés par Suzanne Lindon. Le génial cinéaste, par la magie de ses gros plans magnifiques ou de sa caméra en mouvement dans un cadre restreint, atteint des sommets d'autant que son actrice est bouleversante. L'alchimie est parfaite. Après le traumatisme des attentats de 2015 dans la première saison, cette fois c'est le Covid qui est en arrière -plan. Cette série parvient à mettre en parallèle les douleurs enfouies dans l’inconscient de chacun et le fracas du monde, dans des dialogues d'une grande qualité. A l'époque de l’instantanéité, du virtuel, du déluge d’informations contradictoires et de l’influence délirante des réseaux sociaux, une fiction où les mots échangés et les silences sont si importants vient combler un vide. Il y a quelque chose de beau et d’émouvant dans le succès de cette série.

Pour voir la série, cliquez ici ou regardez-la sur le replay d'Arte.

Publié dans replay

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La puissance inégalée du grand écran

Publié le par Michel Monsay

La puissance inégalée du grand écran

On n’avait pas ressenti cela depuis un moment : l’excitation éprouvée devant le spectacle d’une grande machinerie qui se met en route, le petit vertige suscité par la mise en orbite d’un blockbuster inspiré et inspirant. Le film évite le piège du simple coup de peinture censé rafraîchir une façade intacte, bien au contraire, il donne un sacré coup de vieux au "Top Gun" original, avec ses effets de style tenant du clip vidéo dont l’impact sur leur époque n’a d’égal que leur ringardise, une certaine idée de la masculinité toxique, et plus généralement une vision très macho d’une Amérique triomphante. Même si le scénario de "Top Gun : Maverick" n'est pas révolutionnaire, l'arrogance du personnage central a disparu et il y a même un peu d'autodérision et d'ironie par-ci par-là, et surtout le film transpire cette envie de ressusciter les films d’action où les effets spéciaux n'étaient pas la règle. Point d'image de synthèse ici, afin de livrer l’expérience la plus authentique possible, les acteurs, grâce à un entraînement intensif de cinq mois, se sont habitués aux principes fondamentaux du vol et de la force G, et ont tourné eux-mêmes leurs séquences dans de vrais F-14 en plein vol, pilotés par des militaires. Plus de 800 heures de rushs ont été emmagasinés afin d'offrir un résultat ébouriffant qui nous colle littéralement à notre siège. Dans la continuité de ses cascades folles sur les derniers Mission : Impossible, Tom Cruise redéfinit avec "Top Gun : Maverick" la notion de grand spectacle, portée ici par un vrai point de vue de mise en scène à l’intérieur de cockpits d’avions lancés à pleine vitesse, et non sur l’expansion toujours plus grande des effets spéciaux. Voilà un message clair adressé à Hollywood par l’une des ultimes stars d’action à l’ancienne : remballez vos fonds verts et vos doublures numériques. A bientôt 60 ans, Tom Cruise continue de repousser ses limites physiques, le temps ne semble pas avoir de prise sur lui. Que l'on aime ou pas l'acteur, force est de constater qu'il n'a pas de rival pour les films de pure action avec de vraies cascades, comme Belmondo à son époque.

Publié dans Films

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On n'a pas fini d'en parler

Publié le par Michel Monsay

On n'a pas fini d'en parler

Du haut de ses 20 ans, Léon Marchand est en train d'écrire l'une des plus belles pages de l'histoire de la natation française. Déjà champion du monde du 400 mètres 4 nages il y a 4 jours, il est devenu vice-champion du monde du 200 mètres papillon hier, et s'annonce comme le favori aujourd'hui de la finale du 200 mètres 4 nages ( à voir à 19h15 sur France 4). De quoi redonner le sourire à la délégation après la seule médaille d'argent de Florent Manaudou l'an dernier aux JO de Tokyo. Retenez bien son nom, Léon Marchand, tous les spécialistes s'accordent pour reconnaître les qualités hors normes de ce jeune nageur. A 20 ans seulement, il ne cesse d'impressionner.

Publié dans Chroniques

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Le courage d'une femme lumineuse

Publié le par Michel Monsay

Le courage d'une femme lumineuse

En plus d'être le rayon de soleil de ces tristes élections législatives, Rachel Keke en incarne l'espoir. Cette mère de cinq enfants n’a pas toujours vécu en région parisienne. Née à Abidjan, en Côte d’Ivoire, elle est arrivée en France à 26 ans, en 2000, après le coup d’État militaire qui a renversé Henri Konan Bédié. Elle a d’abord été coiffeuse, femme de chambre, puis gouvernante, avant d’être naturalisée en 2015. Rachel Keke a longtemps été une « invisible », comme tous ces travailleurs qui triment à l’ombre des bureaux. Durant son conflit avec son employeur, le groupe Accor et son sous-traitant de nettoyage STN, qui a duré vingt-deux mois et s'est soldé par la victoire des 20 femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles, elle a dénoncé les heures supplémentaires non payées, les cadences infernales, et la violence de la sous-traitance qui revient, pour elle, à de la « maltraitance ». Cette femme de 48 ans n’était pas connue du grand public, et, pourtant, elle vient de battre l’ex-ministre Roxana Maracineanu dans la 7ème circonscription du Val de Marne, et devient ainsi la première femme de chambre à siéger à l'Assemblée nationale.

Ecoutez-la :

Publié dans Chroniques

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La beauté d'une estampe japonaise pour oublier ces 89 sièges

Publié le par Michel Monsay

La beauté d'une estampe japonaise pour oublier ces 89 sièges

Publié dans Chroniques

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Coup de chapeau au jeune Marchand

Publié le par Michel Monsay

Coup de chapeau au jeune Marchand
Coup de chapeau au jeune Marchand

Champion du monde à 20 ans dans une discipline très exigeante, le 400 mètres 4 nages, Léon Marchand a en plus frôlé le record du monde de l'immense Michael Phelps. Avec ce jeune nageur très prometteur, la natation française s'est trouvé un nouveau leader. Il devient seulement le huitième champion du monde de l'histoire de la natation française, on ne peut que se réjouir d'un tel exploit.

Publié dans Chroniques

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