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Une nouvelle merveille d'un des plus grands artistes français

Publié le par Michel Monsay

Une nouvelle merveille d'un des plus grands artistes français

Auteur-compositeur-interprète majeur de la scène française depuis plus de 30 ans, Dominique A est de retour seulement quelques mois après le sublime Le monde réel. Il façonne le verbe et se trace un itinéraire poétique singulier depuis son premier disque, Ephémérides, paru en 1989. Mais c’est véritablement avec l’album Mémoire neuve, en 1995, que le Nantais d’adoption est parvenu à prendre une place de premier plan sur la scène musicale française, qui s’est toujours confirmée depuis. Tantôt métaphorique et intimiste, tantôt frontale et rock, son écriture musicale ne cesse de se réinventer d’un album à l’autre. En septembre 2022, il a signé Le Monde réel, un album à la mélancolie vibrante où il continue d’explorer le monde tel qu’il va mal. Et si les pierres se foutent de nous, du haut de leur éternité, comme le chantait Dominique A sur cet album, lui a eu à cœur de ne pas nous faire attendre : son dernier EP de huit titres, Reflets du monde lointain, prolonge notre balade, dans son paysage musical dense, où écologie rime avec poésie. Dominique A a fait appel à un orchestre de cordes pour des arrangement au service d'une production aérienne qui servent des textes au plus proche du cœur. Un monde peint et dépeint après deux années dans les méandres de l'univers en direct sur nos écrans, entre le flot d'information et le doute, la tragédie d'une planète à l'abandon malgré les signaux urgents de la nature et un appel à la bienveillance. La voix unique du chanteur défie la fatalité déclinante dans ce métier : à 54 ans, la sienne n’a jamais été aussi pleine, lyrique, de plus en plus sensuelle. Huit chansons enregistrées entre La Frette-sur-Seine et Bruxelles, avec Yann Arnaud à la réalisation, un enregistrement live d’où émerge cette voix qui agit comme un baume en ces temps chahutés. L’artiste s’élève et nous porte loin et haut pour nous parler du monde d’aujourd’hui, toujours avec cette poésie qui n’appartient qu’à lui. Tout ici est intensité, au service d’une planète malmenée. Empruntant autant aux sonorités classiques qu’aux rythmes jazz ou rock, Dominique A livre ici le meilleur de la chanson française.

Voici un extrait de ce nouveau magnifique album :

Publié dans Disques

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Un ballet-mosaïque envoûtant de l'immense Preljocaj

Publié le par Michel Monsay

Un ballet-mosaïque envoûtant de l'immense Preljocaj

Le génial chorégraphe Angelin Preljocaj revisite la mythologie, de la Grèce antique à Roland Barthes, soutenu par la symphonie de l’ex-Daft Punk Thomas Bangalter. Des corps alanguis sont dispersés sur scène sous le regard de dizaines de paires d’yeux projetées en toile de fond derrière eux. Plus tard, ce sont des mains entrelacées, empruntées elles aussi aux danseurs, qui s’animent. Comme si, grâce aux subtiles vidéos de Nicolas Clauss, le chorégraphe avait d’abord voulu rapprocher ses interprètes du public, avant que ceux-ci ne s’élancent dans la danse. Dans cette nouvelle création en vingt tableaux, pas de fil narratif comme dans Roméo et Juliette ou Blanche-Neige, les pièces phares de son répertoire. Mais une même source d’inspiration, les figures mythologiques de la Grèce ancienne, de Persée à Icare, et quelques « mythologies » contemporaines chères à l’essayiste Roland Barthes, qui donne toute sa cohérence à l’ensemble. À travers cette création, Angelin Preljocaj souhaite confronter les mythes antiques avec notre présent. Une approche qui donne à voir les dérives de l'époque contemporaine, comme les violences faites aux femmes mais également les guerres et les conflits. Pour accompagner ces danses ensorcelantes, le chorégraphe a fait appel à un compositeur inattendu : Thomas Bangalter. L'artiste qui a fait danser des millions de personnes à travers le monde entier pendant 28 ans, puisqu'il était l'une des têtes casquées du duo Daft Punk. Après être devenu une référence de la musique électronique, le compositeur se met au classique et présente sa première pièce pour orchestre. C'est une totale réussite. La musique composée par Thomas Bangalter est à la fois nerveuse avec ses ruptures mais aussi très lyrique. Elle accompagne parfaitement les gestes légers et parfois plus combatifs des danseurs. Le mélange des instruments (cordes, bois, cuivres, percussions) d'inspiration baroque aide à transporter le public dans une autre dimension. Outre la superbe musique et le talent infini de Preljocaj, qui se réinvente à chaque spectacle, les costumes et la lumière participent à la fascination, et pour interpréter ce magnifique Mythologies, 10 danseurs du Ballet Preljocaj et autant du Ballet de l’Opéra National de Bordeaux nous éblouissent durant une heure trente.

Pour voir Mythologies, c'est ici ou sur le replay de France.Tv.

Publié dans replay

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Heureusement, il y a l'humour !

Publié le par Michel Monsay

Publié dans Chroniques

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Formidable Lavilliers entouré de musiciens très talentueux

Publié le par Michel Monsay

Formidable Lavilliers entouré de musiciens très talentueux

Benjamin Biolay le surnomme, à raison, « le Boss » ! Quelques jours après la sortie de son magnifique dernier album, Sous un soleil énorme en novembre 2021, chroniqué dans ces colonnes, le septuagénaire Bernard Lavilliers (76 ans) caracole en tête des ventes et, dans la foulée, sa tournée aux 100 dates ne démentira pas l’intérêt du public. « Le chanteur de causes perdues sur des musiques tropicales », comme il se définit lui-même, termine cette tournée lumineuse à Paris par un superbe concert au Zénith (7 janvier 2023) où il nous embarque dans un chaleureux voyage musical qui passe par l’Occident, le Moyen Orient, la Jamaïque, Porto-Rico, Cuba, la Colombie et le Brésil. Sa voix, peut-être un peu moins puissante mais encore très belle, résonne toujours comme un cri qui vient de l’intérieur. Il n’a rien perdu de son engagement ni de sa générosité brute. Élégant, entre chaque chanson, il présente les exceptionnels musiciens à ses côtés sur scène, six au total, auxquels viennent s'ajouter d'autres artistes qu’il entraîne dans une joie communicative. Nous le suivons également dans les différents pays où l’infatigable baroudeur a glané des chansons soufflées par le vent sur des musiques rock, reggae, salsa, samba ou des poignantes ballades. Marginal et populaire, figure emblématique du paysage musical français, Bernard Lavilliers conte aussi bien la société française que la poésie du monde qu’il arpente depuis plus de cinquante ans. Vingt-trois albums ou autant de carnets de voyage qui encapsulent, à la manière d’un chroniqueur, ici l’inflation en Argentine, là le rythme fou du Nordeste brésilien ou de Kingston… Dans ce concert au Zénith, très beau visuellement et particulièrement bien filmé, alternant les classiques de son répertoire, qui n'ont rien perdu de leur pouvoir de fascination, et les superbes chansons de Sous un soleil énorme, Bernard Lavilliers et ses musiciens nous offrent près de deux heures de pur bonheur dont on ressort plus que conquis.

Bernard Lavilliers au Zénith de Paris est à voir ici ou sur le replay de FranceTv.

Publié dans replay

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Bouleversante chronique d'une renaissance amoureuse

Publié le par Michel Monsay

Bouleversante chronique d'une renaissance amoureuse

Après Adam, un premier long métrage déjà impressionnant par sa maîtrise et sa pudeur, la cinéaste marocaine Maryam Touzani, qui est également coscénariste de Much loved et Razzia, revient avec Le Bleu du Caftan, œuvre saisissante et bouleversante. Ce film met en scène avec une infinie délicatesse trois grandes âmes sur le chemin de l’amour et de l’acceptation. En quasi huis clos, cette fable atemporelle s’impose à un rythme lent et très élégant pour rendre attentif aux moindres regards, silences, coups de ciseau et rais de lumières. Scénario, décors, costumes, tout se déploie dans une atmosphère feutrée, imprégnée de non-dits. Chez Maryam Touzani, les protagonistes se parlent à peine quand ils ont des choses importantes à se dire. Tout se passe dans le regard, notamment celui des yeux bleu-gris d'un des personnages, miroirs de ses amours contrariés. Tour à tour, la cinéaste rend hommage à un art millénaire en train de disparaître et à ses derniers artisans, à sa mère et à son caftan qu'elle arborait lors de la première mondiale du film présenté dans la catégorie Un Certain Regard au Festival de Cannes, et surtout aux mille et un visages de l'abnégation amoureuse. La thématique, son traitement, notamment avec la superbe image en clairs-obscurs délicats, et la manière dont la caméra filme les détails, les gestes, les tissus, les visages, mais aussi la sincérité dégagée par les trois magnifiques comédiens, dont l'intensité réside dans l'économie de leur jeu, font du Bleu du caftan un film sensible, courageux, véritable tour de force dans un pays où l’homosexualité reste passible de prison. Cinéaste de l’intime, Maryam Touzani, née à Tanger en 1980, a à cœur d’ouvrir les esprits et de faire bouger les mentalités. Elle nous offre ici une œuvre d'une noblesse et d'une beauté profonde, dont on ressort ébloui, malgré l'insupportable bouffeur de popcorn de la rangée de derrière.

Publié dans Films

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Polar mélancolique et envoûtant

Publié le par Michel Monsay

Polar mélancolique et envoûtant

Après un générique de comédie romantique, la première scène cueille à froid : sur le pas d’une porte, un homme et une femme se disputent en hurlant sur leur fille adolescente… Il en ira ainsi tout au long de ce thriller tout en ruptures de ton, entre éclats de pure comédie, romance impossible et flashs sordides. Tantôt road movie documentaire dans le Londres des années 80, tantôt conte cruel avec vue sur la mer, Mona Lisa met en scène deux minoritaires dans une société violente à l’orée de la mondialisation : un prolo naïf et une Joconde noire, call-girl de luxe certes, mais qui a commencé par tapiner dans les bas-fonds. Bob Hoskins, Prix d'interprétation au Festival de Cannes 1986 pour ce rôle de gaffeur trapu, et Cathy Tyson en pute racée sont au sommet dans cet improbable duo toujours en mouvement, sans oublier Michael Caine en truand aussi drôle que redoutable. Habile à créer une atmosphère intime pleine de tendresse, Neil Jordan excelle aussi à filmer les scènes d’action. Très ancré dans son époque, quand King’s Cross était encore le boulevard de la prostitution, son film sur l’exploitation des uns par les autres frappe toujours aussi fort 37 ans après.

Mona Lisa est à voir ici ou sur le replay d'Arte.

Publié dans replay

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Une loi antiterroriste invoquée pour faire taire des casseroles anti-Macron

Publié le par Michel Monsay

Une loi antiterroriste invoquée pour faire taire des casseroles anti-Macron

 Cet arrêté est une véritable caricature, il interdit tout ce qui peut être interdit pour réduire la rue au silence, assimile la contestation sociale au risque terroriste, transforme les casseroles ou le bruit en armes par destination.

A voir ici, une partie de l'excellente intervention d'une étudiante lors des Rencontres jeunesse de Matignon.

Publié dans Chroniques

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Quelques dessins bien vus !

Publié le par Michel Monsay

Quelques dessins bien vus !
Quelques dessins bien vus !
Quelques dessins bien vus !
Quelques dessins bien vus !
Quelques dessins bien vus !

Au 3è jour de l'apaisement, Emmanuel Macron sera précédé de 600 CRS pour aller visiter un collège public de l'Hérault comptant 600 élèves. La quasi-totalité du reste de son déplacement ayant été annulée. La reconquête de l'opinion se passe à merveille !

Publié dans Chroniques

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Poignante rencontre de deux mondes que tout sépare

Publié le par Michel Monsay

Poignante rencontre de deux mondes que tout sépare

La justice restaurative est le socle de ce magnifique film choral, qui parle de réparation et de lien, entre victimes et agresseurs. Le troisième film de Jeanne Herry, dont on avait adoré Pupille, est servi par une troupe de comédiens étourdissants, notamment Leïla Bekhti, Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Dali Benssalah. La cinéaste observe à la loupe la façon dont la justice restaurative, organisée depuis 2014 en France en prolongement de la justice pénale, aide et répare non seulement des victimes, mais aussi des agresseurs. Très documenté, son scénario est habilement tissé. Il crée des îlots de fiction, où se déploie l’empathie et où règne l’émotion. Autant chez les personnages que chez les spectateurs. Ce n’était pas gagné sur le papier, mais on sait depuis Pupille, qui basait déjà sa fiction sur un phénomène sociétal, l’adoption, la capacité de Jeanne Herry à retranscrire avec précision le réel sans jamais oublier d’en faire du cinéma. C’est une affaire de mots et de regards, de parole qui devient action, dans des salles où des hommes et des femmes sont assis en rond. C’est une affaire de cinéma aussi : comment regarder ces êtres meurtris, figés, apeurés, en colère, en souffrance, en réaction, comment restituer les tréfonds de leur âme à travers ce qu’ils disent et aussi ce qu’ils ne disent pas ? En préparant au millimètre un tournage à plusieurs caméras et en s’entourant d’acteurs inventifs et bouleversants, qui viennent à bout de monologues à la puissance d’évocation saisissante. La cinéaste confirme, c'était déjà le cas dans Pupille, sa capacité à obtenir de ses comédiens, une impressionnante justesse de ton et d'incarnation de tout leur être. La justice restaurative a pour but de « libérer les émotions par la parole » et ce beau film est comme un baume, une consolation. Sans donner de leçon, mais en nous apprenant l’existence de cette justice, que peu de gens connaissent, la cinéaste filme les visages comme des paysages, les silences, les regards, les temps de surchauffe et d’apaisement, les trouées de réconciliation entre les parties. Elle célèbre la force du collectif et la beauté des sentiments insoupçonnés qui affleurent quand on veut bien se donner la peine d’écouter l’autre. Plaidoyer pétri d’humanité, écriture ciselée, tension palpable, Jeanne Herry nous offre un film bouleversant, sensible et intelligent.

Publié dans Films

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L'art urbain, un art majeur de notre époque

Publié le par Michel Monsay

L'art urbain, un art majeur de notre époque

Durant quatre jours s'est tenu Urban Art Fair, le rendez-vous incontournable dédié au marché de l’art urbain. Crée en 2016, cette foire internationale s'est tenue au Carreau du Temple en rassemblant 37 galeries et une centaine d'artistes. Beaucoup d'entre eux ont commencé à dessiner dans la rue, d'où le nom de street art, et pour certains, leur travail est exposé dans des galeries ou sur les murs du monde entier. Notamment l'excellent Hopare (ci-dessus devant sa magnifique toile représentant le peintre Georg Baselitz, et 7 autres œuvres ci-dessous), qui prépare une exposition à New-York. Il est considéré depuis quelques années comme l'un des prodiges de cet art urbain et incarne la nouvelle génération virtuose, qui préfère le beau au message, et possède la même énergie sur murs que sur toiles, assumant la réconciliation impossible entre le graffiti sauvage et les galeries d'art. Autre artiste confirmé et bien plus, le génial Ernest Pignon Ernest, qui du haut de ses 81 ans a été un précurseur en la matière et restera tous supports confondus un peintre et plasticien majeur du XXe siècle. Son œuvre évolue au carrefour de la politique, de la poésie, de la littérature, de la danse et de la peinture religieuse, avec ses personnages à taille humaine dont les corps évoquent souvent des pietà. Des œuvres éphémères, qui épousent les anfractuosités d’une façade et se fondent dans le décor urbain, à travers lesquelles l’artiste veut héler le piéton ordinaire, lui renvoyer les échos de son époque mais aussi faire remonter à la surface une mémoire menacée d’effacement. Heureusement il a aussi peint des toiles somptueuses, dont quelques unes étaient exposées à Urban Art Fair (trois ci-dessous après les 7 de Hopare). Pochoir, mosaïque, peinture murale, art éphémère, cet art urbain s'est décliné sous toutes ses formes durant cette foire passionnante, qui nous a permis de découvrir des pépites bien supérieures parfois aux œuvres des artistes traditionnels de l'art contemporain.

L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque

Publié dans Expos

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