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Cet insupportable patriarcat

Publié le par Michel Monsay

Cet insupportable patriarcat

Le réalisateur jordanien Amjad Al Rasheed signe avec Inchallah un fils un premier film de rage et d’espoir, de combat d’une femme dans un monde d’hommes et d’indignation d’un système injuste. C'est la descente aux enfers abyssale d’une mère, d’une femme, dans une société patriarcale, où les lois sont faites par les hommes pour les hommes. Amjad Al Rasheed s’est inspiré de l’histoire d’une parente proche pour porter à l’écran le combat de toute une génération. Il montre très intelligemment l’instrumentalisation de la religion à des fins personnelles pour renforcer le pouvoir machiste. L'actrice Mouna Hawa incarne superbement cette femme combative, à la fois fragile et déterminée. Ce premier film surprend par sa mise en scène et son écriture, toutes deux témoignant d’un point de vue ouvertement progressiste et d’un sens aigu de la narration et du découpage. Il transporte par sa capacité à dépeindre les ravages du patriarcat tout en brossant le portrait saisissant d’un personnage fort, pris dans les affres de son environnement. C'est aussi un thriller féministe admirablement mené avec un vrai sens du suspense. Mis en image par le biais d’une photographie sobre et élégante, jouant sur l’aspect étouffant de ses décors intérieurs, ce film puissant de survie, d’émancipation et d’espoir, baigne dans une approche réaliste. Quelque part entre Asghar Farhadi et les frères Dardenne, le jeune cinéaste talentueux dépeint avec une rigueur de chaque plan le parcours infernal de son héroïne, obligée de batailler pour simplement conserver sa maison et la garde de sa fille, coincée par le poids de la morale religieuse et de la réputation, face à des personnages masculins avides ou lâches. Coécrit avec deux femmes, Rula Nasser et Delphine Agut, Inchallah un fils livre une critique implacable de l’oppression structurelle des femmes en Jordanie, et nous touche profondément.

Publié dans Films

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Le génie de Picasso pour bien commencer la semaine

Publié le par Michel Monsay

Le génie de Picasso pour bien commencer la semaine

Publié dans Chroniques

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Fleur et papillons

Publié le par Michel Monsay

Fleur et papillons

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Une signature, Monsieur le maire

Publié le par Michel Monsay

Une signature, Monsieur le maire

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L'amour n'a pas d'âge

Publié le par Michel Monsay

L'amour n'a pas d'âge

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Deux dessins qui en disent long

Publié le par Michel Monsay

Deux dessins qui en disent long

Publié dans Chroniques

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Un blockbuster spectaculaire, intelligent, complexe, d’une grande beauté et d’une ambition rare

Publié le par Michel Monsay

Un blockbuster spectaculaire, intelligent, complexe, d’une grande beauté et d’une ambition rare

Après d'excellents thrillers, comme Sicario ou Prisoners, Denis Villeneuve s'est immergé avec tout son talent depuis 2016 dans l'univers de la science-fiction avec Premier contact, puis Blade runner 2049, avant de s'attaquer à Dune. Il nous plonge jusqu’au fond des yeux dans un spectacle méditatif et monumental qui n’appartient qu’à lui. Comment, en seulement quatre longs métrages, est-il parvenu à bousculer le folklore visuel familier de la science-fiction, à nous faire décoller, convaincus et émerveillés, à des années-lumière du décorum d’un genre surencombré au cinéma ? C’est d’abord, évidemment, une question de signature esthétique. Le futur selon Denis Villeneuve, qu’il soit proche ou lointain, s’ouvre en vertigineux plans larges, en tableaux géants volontiers nébuleux et monochromes, comme les ocres brûlants de la planète Arrakis dans Dune, où le premier décor est l’air lui-même. Trouble, chargé de poussière ou de sable, il nous donne presque littéralement à respirer l’étrangeté de ces mondes. Effet d’immersion totale dans des écosystèmes de cinéma à la fois oniriques et réalistes, où le cinéaste sait installer une multitude de références et d’images. Chez Denis Villeneuve, l’authenticité du futur est directement issue de la profondeur de champ du passé et de la présence concrète de la matière. Le cinéaste tient en effet à tourner dans de vrais décors, en prises de vues réelles, en limitant autant que possible les effets spéciaux numériques. Le cinéma de Denis Villeneuve se construit depuis ses débuts sur une friction entre l’ampleur et le naturalisme. Dune 2, à ce sujet, ne pourrait s’avérer plus remarquable d’équilibre. Ici peu importe les mondes et environnements que sa caméra visite, peu importe la grandeur des décors, l’infini de l’horizon, la bizarrerie des créatures, le gigantisme des scènes d’action, tout reste en permanence palpable et organique, grâce notamment à une superbe photographie et une ambition visuelle impressionnante. Denis Villeneuve a une vision et ça change tout. Cette deuxième partie de Dune prend le temps de développer ses enjeux, mythologiques, politiques ou romanesques. C’est l’histoire d’un prophète qui ne voulait pas l’être, effrayé par les fondamentalismes qu’il suscite, puissante réflexion très contemporaine. En effet, ce film nous parle aussi d'aujourd'hui. A travers la lutte des Fremen et des Harkonnen, nous assistons au duel de deux fanatismes : l'extrémisme religieux et le fascisme. Denis Villeneuve s'est éloigné de la Terre pour mieux évoquer ce sinistre cocktail : mêler le mysticisme à la politique, à la géographie et à l'économie ne peut qu'entraîner l'humanité dans une spirale meurtrière. Quant au spectacle, il est démesuré, entre tragédie antique et odyssée guerrière. En même temps graphique à l’extrême, d’une étrange et froide opacité. La science-fiction franchit une nouvelle étape, en même tant que le héros chevauche un gigantesque ver à travers les dunes de la planète Arrakis. Un moment de grâce visuelle, parmi tant d’autres. Sans oublier la performance des comédiens, qui sont tous à la hauteur de ce fascinant péplum cosmique.

Publié dans Films

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Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient

Publié le par Michel Monsay

Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient

L’Institut du monde arabe propose dans l'exposition Parfums d'Orient de découvrir les senteurs qui ont façonné le monde oriental depuis l’Antiquité. Bois de oud, myrrhe, musc, ambre gris, encens… Les odeurs et les parfums sont omniprésents, des souks aux foyers en passant par les hammams. C'est une exposition sensorielle riche qui ravit l’odorat. Fruits d’un commerce antique majeur, les matières odorantes sont diffusées depuis les rivages orientaux vers les routes du monde entier. La myrrhe ou l’encens d’Arabie, le camphre ou le benjoin d’Asie… Ce sont de ces matières premières que naissent les premiers parfums. L’art de la parfumerie développé en Orient a, par la suite, subi plusieurs évolutions techniques, de l’enfleurage (macération des substances aromatiques dans de la matière grasse pour en capturer l’odeur) à la reproduction synthétique, en passant par la distillation (ébullition d’un liquide aromatisé pour en récupérer la vapeur). À travers les siècles, les orientaux ont utilisé ces parfums bien plus souvent et dans beaucoup plus d’usages de la vie quotidienne qu’en Occident. Pour eux, l’odeur qu’on dégage confère une valeur symbolique et sociale. On ne se parfume pas juste un peu sur la peau pour sortir. On parfume sa maison, on parfume la ville… Avec de nombreuses œuvres, anciennes et contemporaines, mais également des dispositifs olfactifs et ludiques, nous découvrons notamment dans Parfums d'Orient la délicatesse du savon d’Alep et du jasmin de nuit, les arômes épicés du safran et de la cannelle, les fragrances fleuries de la rose et de la fleur d’oranger, sans oublier la pestilence, car toutes les odeurs ne sont pas agréables, de la peau de civette. Pour se familiariser avec ces senteurs, l’exposition invite le visiteur à déambuler dans les quartiers du parfumeur, au cœur des souks arabes, à se relaxer au hammam, lieu de sociabilité et de rituels de soins corporels, ou encore à pénétrer dans l’intimité du foyer, source, notamment, des effluves de cuisine. Manuscrits, miniatures, textiles, peintures, sculptures, photographies, installations, vidéos… près de 200 œuvres, ainsi que les matières premières aux sources des parfums, racontent l’importance des fragrances, onguents, huiles, baumes, eaux ou fumigations dans les pratiques culturelles, sociales et intimes du monde arabe. Toutes ces senteurs et les différentes œuvres de cette belle exposition participent pleinement à la fascination que l'Orient nous procure.

Parfums d'Orient est à voir à L'Institut du monde arabe jusqu'au 17 mars.

Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
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Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
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Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
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Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
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Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
Un voyage enivrant à la découverte des parfums d’Orient
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Publié dans Expos

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Hallucinante escroquerie

Publié le par Michel Monsay

Hallucinante escroquerie

Parmi les superlatifs qui fleurissent pour qualifier l’arnaque à la taxe carbone, on ne peut s’empêcher de penser que le titre d’« escroquerie du siècle » avait tout pour stimuler l’imaginaire de Xavier Giannoli, dont l’œuvre est peuplée de troublants affabulateurs, et qui aime saisir une époque dans ses moments de bascule. Après son éblouissante adaptation d’Illusions perdues, le cinéaste a choisi, pour sa première série, de raconter, en s’inspirant librement de l’enquête du journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, comment de petits escrocs de Belleville ont su profiter, à la fin des années 2000, des failles d’un système financier, censé lutter contre la pollution, pour détourner l’argent public. Le résultat est un déploiement captivant en douze épisodes : à la fois enquête sous tension, réflexion indignée sur un ultralibéralisme sans scrupules, et peinture fervente des passions humaines. En mettant en scène cette fraude d’une ampleur inégalée, le réalisateur s’attelle à un défi : illustrer un marché dématérialisé. Heureusement, la galerie de personnages impliqués se prête à imager l’affaire, ces escrocs sont l’expression ultime de tout ce qu’il y a de dégénéré dans les sociétés modernes, cette obsession du consumérisme, du luxe comme la preuve d’une réussite. C’est à la fois totalement obscène et enfantin, tout en étant un matériau extraordinaire pour un cinéaste. La série, aussi froide et clinique lorsqu’elle suit les enquêteurs dans leur travail de fourmi que colorée quand elle emmène le spectateur dans l’entourage des escrocs, repose autant sur un scénario très détaillé que sur le jeu de ses acteurs. À la sobriété de Vincent Lindon, répondent la folie furieuse de Ramzy ou la théâtralité de Niels Schneider, tous trois excellents, sans oublier les rôles secondaires très bien incarnés par André Marcon, Judith Chemla, Yvan Attal,... Xavier Giannoli met parfaitement en scène cette vaste comédie humaine, tournée dans plusieurs pays, avec l'ampleur, la démesure dont on le sait capable, portée par une bande originale addictive d'une lumineuse noirceur du compositeur de musique électronique Rone.

D'argent et de sang est à voir ici pour 6,99 €, un mois d'abonnement sans engagement à Canal+ séries. (Offre tout en bas de la page des offres).

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Portraits de Pierre Dubreuil

Publié le par Michel Monsay

Portraits de Pierre Dubreuil
Portraits de Pierre Dubreuil
Portraits de Pierre Dubreuil

Ancien directeur général de l'Office français de la biodiversité et actuellement directeur général du domaine national de Chambord.

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