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Un réalisme sidérant

Publié le par Michel Monsay

Un réalisme sidérant

Depuis 17 ans, Christopher Nolan impressionne par sa virtuosité et sa capacité à nous proposer tous les deux ans des grosses productions hollywoodiennes d’une qualité irréprochable, tout en bousculant les codes. De Memento à Interstellar, le cinéaste anglo-américain de 47 ans est devenu un maître du suspense, en ayant l’art de clouer le spectateur sur son siège sans aucun répit, et Dunkerque le confirme plus que tous ses autres films. De la première à la dernière minute il installe une tension qui nous laisse entrevoir ce qu’ont vécu les 400 000 soldats acculés à la mer par l’armée allemande en 1940, d’autant que la mise en scène magistrale et la reconstitution plus vraie que nature sans quasiment aucuns effets spéciaux laissent sans voix. D’ailleurs point besoin de parler, peu de dialogues dans cet impressionnant film de guerre pas comme les autres, avec un ennemi invisible, mais un son omniprésent qui contribue au même titre que l’image à nous plonger dans cet enfer sous trois angles différents, sur terre, dans les airs et sur mer. Le film démarre sur six soldats anglais qui marchent dans les rues désertes de Dunkerque. Subitement, des tirs allemands fusent et un seul parvient à s’en tirer. Avec l’aide de soldats français qui le couvrent, il arrive à l’immense plage où 400 000 hommes attendent de pouvoir embarquer pour l’Angleterre. Que ce soit le thriller, le film de super-héros, la science-fiction ou la guerre, chaque fois que ce grand cinéaste touche un nouveau domaine, c’est pour y laisser une œuvre majeure qui fera date.

 

 

Dunkerque - Un film de Christopher Nolan avec Fionn Whitehead, Mark Rylance, Tom Hardy, … - Warner Bros - 1 DVD : 19,99 €.

Publié dans DVD

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Un choc émotionnel inoubliable

Publié le par Michel Monsay

Un choc émotionnel inoubliable

Depuis sa présentation au Festival de Cannes en mai dernier, dont il a obtenu le Grand prix, jusqu’à sa sortie en salles à la fin du mois d’août, ce film admirable a bouleversé tous les spectateurs qui ont eu le bonheur de le voir. Le cinéaste de 55 ans qui en est l’auteur, et dont ce n’est que le troisième long-métrage, est par ailleurs scénariste et monteur notamment de Laurent Cantet. Il a été membre d’Act Up au début des années 1990, période à laquelle il situe son film et où cette association militante a réussi par ses actions spectaculaires à réveiller une société indifférente à tous ces malades qui mourraient du sida. Tout au long d’une structure narrative remarquable, Robin Campillo entremêle le drame intime au mouvement collectif, dans une mise en scène directe, percutante et d’un réalisme qui donne au film une puissance brute sans artifice ni racolage sentimental. Les comédiens sont tous impressionnants de justesse et d’implication, d’autant que les personnages écrits par le cinéaste sont plus vrais que nature. Le film s’ouvre sur une réunion de l’Agence française contre le sida qui est interrompu par des membres d’Act Up venus alertés les pouvoirs publics de la lenteur de leur action. Le lendemain, avant le début de la réunion hebdomadaire de l’association, un des membres explique à quatre nouveaux le fonctionnement et la raison d’être d’Act Up. Indiscutablement l’un des tous meilleurs films de l’année 2017, cette œuvre essentielle restera la référence sur les années sida et cette jeunesse qui s’est retrouvée condamnée à mort par amour.

 

 

120 battements par minute - Un film de Robin Campillo avec Nahuel Pérez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel, … - Memento films - 1 DVD : 19,99 €.

Publié dans DVD

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Un amour de comédie tendre et malicieuse

Publié le par Michel Monsay

Un amour de comédie tendre et malicieuse

Depuis Didier sorti il y a 20 ans jusqu’à Sur la piste du Marsupilami, son dernier film en date en tant que réalisateur, Alain Chabat a fait se gondoler des millions de spectateurs avec un humour mélangeant habilement l’absurde et le burlesque, en se faisant tantôt corrosif tantôt bienveillant voire humaniste. A 59 ans, il s’attaque au mythe du Père-Noël avec le même décalage qu’il sait manier lorsqu’il est au meilleur de sa forme, et parvient à nous donner le sourire tout au long du film. Les effets spéciaux très réussis participent au côté merveilleux de cette histoire qui navigue entre la magie d’un conte revu et corrigé par les Nuls, et une douce satire truffée de gags sur le réchauffement climatique, la méfiance à l’égard des étrangers, et d’autres sujets sensibles de notre société. Alain Chabat ne se contente pas de réaliser cette comédie réjouissante, il est un formidable Père-Noël entouré de comédiens irréprochables, notamment les tout-petits et la sublime Golshifteh Farahani. Le film démarre à trois jours de la distribution des cadeaux, Santa et Wanda, autrement dit le Père-Noël et sa femme reçoivent les dernières lettres des enfants et commentent les listes qui y sont écrites. Santa va ensuite dans l’usine de fabrication des cadeaux, où il fait le point avec le chef lutin sur l’état d’avancement lorsque ce dernier tombe à la renverse victime d’un virus. L’instant d’après, les 92 000 lutins, clones du chef, qui œuvrent dans l’usine tombent raides également. Santa est envoyé par Wanda sur terre pour ramener 92 000 comprimés de vitamine C. Une bonne comédie française, denrée si rare, pour bien finir l’année ou bien commencer la suivante, ne se refuse pas surtout lorsqu’elle mêle aussi intelligemment une imagination débordante et un humour irrésistible.

 

Santa & Cie - Un film de et avec Alain Chabat, avec Golshifteh Farahani, Pio Marmaï, Audrey Tautou, …

Publié dans Films

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Babyfoot géant

Publié le par Michel Monsay

Babyfoot géant

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De l'eau froide pour soulager les muscles

Publié le par Michel Monsay

De l'eau froide pour soulager les muscles

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Petits pois

Publié le par Michel Monsay

Petits pois

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Le talent n’attend pas les années

Publié le par Michel Monsay

Le talent n’attend pas les années

Avec ce premier album qui impressionne par la qualité des textes sur des musiques résultant d’un très beau métissage d’influences, ce jeune auteur compositeur interprète de près de 23 ans bouscule une chanson française trop enfermée dans des cases. Originaire de Rambouillet dans une famille qui l’a très tôt sensibilisé à la musique en lui faisant apprendre le piano dès 7 ans, il s’est nourri parallèlement de grands auteurs comme Brel ou Ferré mais aussi de hip-hop, de pop, de musique électronique ou de rap, dont nous retrouvons aujourd’hui les ramifications dans ses compositions. Le piano que joue avec un beau toucher Tim Dup est au centre de ce superbe album, il y est souvent très émouvant et s’accorde merveilleusement à la poésie sociale, aux espoirs et aux doutes que l’auteur met en mots avec une maturité, une sensibilité et une lucidité qui prend aux tripes. Les oxymores qu’il manie avec dextérité, cette dualité, ces paradoxes qui l’habitent et qu’il retranscrit de manière instinctive et parfois crue sont représentatifs d’une génération douloureuse qui cherche sa place. Entre douceur, lyrisme et rugosité, les 14 morceaux de cet album sont tantôt chantés par Tim Dup de sa voix claire qu’il pousse dans les aigus ou qu’il rend fragile voire écorchée, tantôt déclamés comme du slam. Les synthétiseurs et toutes sortes de programmations rythmiques prennent régulièrement le relais du piano pour apporter aux compositions une couleur très contemporaine. Cet album qui alterne les ambiances dans un équilibre parfait est à ne manquer sous aucun prétexte pour découvrir ce jeune artiste, qui par son écriture électrisante et sa capacité à mêler les genres avec une grâce infinie est assurément la sensation de cette fin d’année.

 

Tim Dup - Mélancolie heureuse - Columbia - 1 CD : 15,99 €.

Publié dans Disques

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Aussi beau et limpide que l’eau d’une source

Publié le par Michel Monsay

Aussi beau et limpide que l’eau d’une source

Le très bel accueil que reçoit en France ce superbe roman, notamment en remportant le Prix Médicis étranger, s’ajoute au Prix Strega, équivalent italien du Goncourt, et à sa traduction dans 31 langues. Cet écrivain milanais de 39 ans, auteur de deux écrits remarqués, a tourné le dos à la civilisation urbaine en 2007 pour s’installer dans un hameau oublié du Val d’Aoste. Il a choisi ainsi de vivre au plus près de la montagne en solitaire et sans aucune attaches ni contraintes. A la lecture ce roman éblouissant de simplicité, on se rend compte que Paolo Cognetti est un mélange des deux personnages principaux de l’histoire qu’il nous raconte. Il s’agit tout à la fois d’une histoire d’amitié, de filiation, une déclaration d’amour à la montagne sans lyrisme excessif, et un questionnement en creux du sens de nos vies. Le romancier trouve les mots justes autant dans les descriptions des paysages, des randonnées, de la vie dans les alpages que pour faire vivre ses personnages avec une fluidité et l’art d’aller à l’essentiel qui laissent admiratifs. Le livre s’ouvre sur la présentation par le narrateur de ses parents, originaires de la campagne vénitienne, et de leur amour pour la montagne. D’abord les Dolomites qu’ils découvrent enfants, puis qu’ils sillonnent étant devenus jeunes adultes et où ils se marient en petit comité, avant de venir s’installer à Milan en octobre 1962. Dix ans plus tard, naît le narrateur, qui nous raconte leur vie dans la capitale lombarde, le père irascible, chimiste solitaire dans une usine, la mère apaisante, assistante sanitaire dans un quartier difficile, et la mélancolie qui s’emparent d’eux par moments. Jusqu’au jour où ils décident de ressortir leurs chaussures de marche et partir à la découverte de nouvelles montagnes. Ici, point d’artifice, de virtuel, de fébrilité, tout est naturel, sain, humain, on se plonge avec délectation dans ce roman d’une grande sensibilité où se mêlent doute, désenchantement, émerveillement et espoir.

 

Les huit montagnes - Un roman de Paolo Cognetti - Stock - 299 pages - 21,50 €.

Publié dans Livres

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Fascinante plongée dans une société pervertie

Publié le par Michel Monsay

Fascinante plongée dans une société pervertie

Incontestablement l’une des plus belles découvertes de l’année, ce superbe polar très noir est l’œuvre d’un suédois d’origine égyptienne de 45 ans, artiste complet qui est passé par le street art, le documentaire, les clips musicaux et le film d’animation. Si dès le titre on pense à James Ellroy, ce n’est pas un hasard tant l’univers poisseux et corrompu des romans de l’auteur américain se retrouve dans cette intrigue. On est frappé par la beauté esthétique du film, l’atmosphère sonore et visuelle qu’a su créer le réalisateur avec les lumières de la nuit urbaine, le fourmillement des rues du Caire, même si le tournage a dû avoir lieu à Casablanca pour des raisons de censure. Au-delà de cet aspect fascinant, le cinéaste a eu la bonne idée de situer son histoire à l’aube du printemps arabe avec les premières manifestations sur la place Tahrir en janvier 2011. Cela ajoute une tension dramatique et donne encore plus de sens au constat qu’il délivre sur ce pays gangréné par la corruption à tous les niveaux, avec ces puissants qui se croient au-dessus des lois. L’acteur principal, Fares Fares, donne une interprétation digne des plus grands inspecteurs de polars hollywoodiens ou français avec une touche orientale du meilleur effet. On le découvre au début du film dans ses petits arrangements quotidiens avec le gardien de l’immeuble où il vit, puis dans un cyber café où un collègue lui explique Facebook avant d’aller faire un tour en voiture dans la nuit du Caire pour récupérer les bakchichs que lui versent trafiquants et commerçants de toutes sortes. Au même moment, une jeune femme de ménage soudanaise est témoin dans un grand hôtel du meurtre d’une chanteuse sur lequel l’inspecteur va enquêter. Récompensé dans des festivals, ce film, tout aussi captivant par son rythme et ses rebondissements qu’envoûtant par ses ambiances, nous passionne également par la collusion de l’intrigue avec la révolution qui commence à gronder, révélant la nature profonde de ce pays et le chemin à parcourir pour sortir de cette corruption généralisée.

                                                                                              

Le Caire confidentiel - Un film de Tarik Saleh avec Fares Fares, Mohamed Yousry, Mari Malek, … - Memento films - 1 DVD : 19,90 €.

Publié dans DVD

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Une pensée émue

Publié le par Michel Monsay

En cette journée d'hommage national, voici les dernières photos que j'ai prises de Jean d'Ormesson à l'occasion de la réception de Marc Lambron à l'Académie française le 14 avril 2016.

Une pensée émue
Une pensée émue
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Une pensée émue

Publié dans Photos

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