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Plein les yeux

Publié le par Michel Monsay

Plein les yeux
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Cette superbe exposition réunit plus de 200 chefs-d’œuvre d’art moderne français et russe ayant appartenu aux frères moscovites Morozov. La présentation de la collection Morozov, qui est un évènement à la Fondation Louis Vuitton, est la deuxième partie d'un diptyque consacrée à l'engouement, à la passion précoce, de deux familles de la haute bourgeoisie russe pour la révolution de l'art moderne, commencée en Europe et particulièrement à Paris, à la fin du 19e siècle. Après l'immense succès de l'exposition Chtchoukine il y a cinq ans, voici un autre grand collectionneur de l'art moderne qui, de Monet à Matisse ou de Cézanne à Gauguin, ou Picasso, pour ne citer qu'eux, a cru au talent de ces peintres bien avant que les musées français ou l'académie ne les regardent, et dont les toiles exposées ici sont d'une audace et d'une qualité extraordinaires. Un coup d’éclat pour le groupe LVMH et le fruit de longues discussions avec Vladimir Poutine, l’État français et les grandes institutions détentrices des tableaux. Également une volonté qui a su défier le Covid et l'attente de la réouverture des musées, sans parler d'une logistique à s’arracher les cheveux pour acheminer à Paris ces tableaux, qui pour la plupart sortent pour la première fois de Russie, parmi les plus beaux de leur époque, dont le prix est aujourd’hui incalculable.

Voici quelques photos de ces magnifiques tableaux, ainsi que celle d'un artiste inspiré par une œuvre de Cézanne. L'exposition se tient à la Fondation Louis Vuitton jusqu'au 22 février.

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Une portraitiste surdouée

Publié le par Michel Monsay

Une portraitiste surdouée

En l’espace d’à peine dix ans, la française Claire Tabouret est devenue, à 40 ans, la nouvelle star de l’art contemporain. Ses peintures, fortes et inquiétantes, qui conjuguent étrangeté et nostalgie, couleurs aqueuses et tons mélancoliques, ont largement conquis les collectionneurs du monde entier, à commencer par François Pinault, qui la repère alors qu’elle est encore parfaitement inconnue. Plusieurs œuvres de Claire Tabouret sont d'ailleurs à la Fondation Pinault dans l'ancienne bourse du commerce, une de ces sculptures est exposée dans la cour du Musée Picasso, et deux galeries parisiennes la mettent également à l'honneur en ce moment. Le portrait et la figure en général constituent les thèmes de prédilection de l’artiste qui a fait ses classes aux Beaux-Arts de Paris et privilégie le figuratif. Elle s’est fait connaître avec des portraits de bébés barbouillés de purée et de grandes toiles de groupe tout aussi étranges par l’attitude figée, le visage inexpressif mais le regard scrutateur des protagonistes, souvent des enfants. Ils apparaissent toutefois curieusement maquillés, déguisés (The Last Day, 2016), vendue 743 000 euros chez Christie’s, armés de lances phosphorescentes (Les Veilleurs, 2014) ou habillés de longues camisoles et serrés les uns contre les autres (La Grande Camisole, 2014). Des œuvres fictionnelles, toujours très dessinées, aux couleurs fauves, parfois même acides, brossées à larges touches très fluides. Un langage des visages et des corps qui passionne l’artiste. Sa nouvelle série de toiles exposée chez Almine Rech, montre des autoportraits en plan serré, regard placide et des portraits de jeunes baigneuses. Autour, quelques sculptures, dont certaines sur le même thème du maillot de bain. Cette petite exposition donne un aperçu du talent de Claire Tabouret dont on n'a pas fini de parler, et c'est tant mieux.

Voici quelques œuvres exposées à la galerie Almine Rech jusqu'au 18 décembre.

Une portraitiste surdouée
Une portraitiste surdouée
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Jean Paul Gaultier met en scène brillamment son histoire des costumes du septième art

Publié le par Michel Monsay

Jean Paul Gaultier met en scène brillamment son histoire des costumes du septième art

A partir des fonds de la Cinémathèque française et de sa collection personnelle, le couturier imagine «Cinémode», tout à la fois une exposition qui retrace l’histoire du vêtement au cinéma et une rétrospective de ses propres passions. L’enfant terrible de la mode, qui avait l’habitude de rebaptiser les noms de ses collections par d’amusants clins d’œil, Et dieu créa l’homme (1985) ou James Blonde (2011), n’a jamais caché son goût pour le septième art. Un an après sa retraite, Jean-Paul Gaultier revient sur le devant de la scène en revisitant l’histoire du cinéma par ses audacieuses créations et ses propres obsessions cinématographiques, du mélodrame d’après-guerre Falbalas (1945) au cultissime Qui êtes-vous Polly Maggoo (1966), jusqu'aux deux films consacrés à Saint-Laurent (2014). Cinéphile assumé, le créateur a lui-même signé les costumes de films prestigieux, en imaginant entre autres le vestiaire graphique et futuriste du Cinquième Élément ou en dessinant la robe noire de Victoria Abril dans le film Kika de son ami Pedro Almodóvar. Le créateur propose ici une relecture infiniment personnelle d’une histoire du cinéma croisée à celle de la mode, où grands couturiers, metteurs en scène et stars hollywoodiennes se côtoient le temps d’un somptueux défilé. Au-delà de la haute-couture, Jean-Paul Gaultier poursuit son œuvre insolente et baroque, mélangeant les genres, célébrant la différence et contribuant chaque jour un peu plus à l’écriture de l’histoire de l’art dans toute sa diversité. Dans cette très belle exposition, composée de costumes cultes, modèles emblématiques de haute couture, accessoires, photographies, extraits de films, le créateur taille un costard aux stéréotypes en montrant comment la femme est allée vers la liberté et le pouvoir, tandis que l’homme devenait de plus en plus féminin, se libérant des normes virilistes.

A voir à la Cinémathèque jusqu'au 16 janvier.

Voici quelques photos de l'exposition :

Jean Paul Gaultier met en scène brillamment son histoire des costumes du septième art
Jean Paul Gaultier met en scène brillamment son histoire des costumes du septième art
Jean Paul Gaultier met en scène brillamment son histoire des costumes du septième art
Jean Paul Gaultier met en scène brillamment son histoire des costumes du septième art
Jean Paul Gaultier met en scène brillamment son histoire des costumes du septième art
Jean Paul Gaultier met en scène brillamment son histoire des costumes du septième art
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Une plongée au siècle des Lumières

Publié le par Michel Monsay

Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières
Une plongée au siècle des Lumières

Après quatre années de travaux, dissimulés derrière de vastes bâches publicitaires, l’hôtel de la Marine, place de la Concorde, a ouvert ses portes au public le 12 juin. Le bâtiment, érigé à partir de 1757 en miroir d’une construction située de l’autre côté de la rue Royale, devient, en 1774, le plein lieu d’accueil du Garde-meuble royal (ancêtre du Mobilier national). Sous la houlette de son intendant, Pierre-Elisabeth de Fontanieu, il conserve non seulement du mobilier mais aussi les bijoux de la Couronne, des étoffes, tapisseries et des armes d’apparat. Après la Révolution, et jusqu’en 2015, y seront installés les quartiers généraux du ministère de la marine. Au fil du temps, la décoration et la partition des pièces seront modifiées jusqu’à ce que la dernière restauration, lancée en 2017, restitue à l’identique les éléments d’origine, conservés ou retrouvés, ainsi qu’un mobilier d'époque. L'Hôtel de la Marine n'avait quasiment jamais ouvert ses portes au public, si ce n'est à l'occasion des Journées du patrimoine. Le travail de restauration est une magnifique réussite, qui a été en partie facilité, vu que les décors ont été extrêmement bien conservés, à environ 70%. Lorsqu’ils ont investi les lieux, les marins étant de l’Ancien Régime, "ils n’avaient pas un esprit de revanche, raconte Joseph Achkar, l'un des restaurateurs. Ils n’ont absolument rien arraché, ni abîmé. La seule chose qu’ils ont faite c’est, comme sur leur bateau, repeindre et repeindre." Les peintures d’origine ont été mises au jour, protégées par un vernis, sous de multiples couches de peinture, jusqu'à une vingtaine par endroit. Pour le mobilier, le Centre des monuments nationaux a mené un travail de recherche et de localisation des meubles et objets originaux. C’est ainsi qu’une commode qui était jusqu’à présent à l’Élysée, a été restituée par Emmanuel Macron à l’Hôtel de la Marine. Afin d’être le plus proche de la réalité des XVIIIe et XIXe siècles, les décorateurs ont aussi acquis des tissus d’époque, notamment pour les rideaux et les chaises. La visite s'effectue avec un casque intelligent sur les oreilles qui réagit en fonction de l'endroit où vous vous trouvez, en vous replongeant dans l'ambiance et les anecdotes de l'époque. La technologie apporte indéniablement un plus à cette étonnante visite, avec des écrans soit interactifs soit montrant des images de bals. Bravo à tous les artisans pour la restauration et aux concepteurs pour l'aspect plus moderne qui nous permet cet impressionnant voyage dans le temps.

Publié dans Chroniques, Photos, Expos

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Une belle exposition dans un lieu idyllique

Publié le par Michel Monsay

Une belle exposition dans un lieu idyllique

Le savoir-faire de Paul Durand-Ruel était de dénicher de jeunes talents et de promouvoir leurs œuvres dans les plus grandes galeries d'art du XIXe siècle. C'est en partie grâce à lui que le mouvement impressionniste a pu être reconnu et apprécié. En revanche, on ignore généralement qu’il a apporté le même soutien indéfectible à cinq peintres de la génération post-impressionniste : Henri Moret, Maxime Maufra, Gustave Loiseau, Georges d’Espagnat et Albert André. Le propos de l’exposition est de réparer cette injustice, en présentant des toiles très rarement exposées, mais révélatrices du grand art de ces peintres. La propriété Caillebotte a donc décidé de rendre hommage à ce marchand d'art au flair incomparable, en organisant  cette exposition, à découvrir du 19 mai au 24 octobre 2021. L'autre plaisir à se rendre à la propriété Caillebotte à Yerres est le très beau parc de 11 hectares dans lequel on peut se promener, et cerise sur le gâteau, un jardin potager de rêve avec toutes sortes de légumes, plantes, herbes aromatiques et fleurs.

Voici quelques photos de l'exposition, du parc et du potager :

Une belle exposition dans un lieu idyllique
Une belle exposition dans un lieu idyllique
Une belle exposition dans un lieu idyllique
Une belle exposition dans un lieu idyllique
Une belle exposition dans un lieu idyllique
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Une belle exposition dans un lieu idyllique
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Une belle exposition dans un lieu idyllique
Une belle exposition dans un lieu idyllique

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Marjane Satrapi a tous les talents

Publié le par Michel Monsay

Marjane Satrapi a tous les talents
Marjane Satrapi a tous les talents

On l'a d'abord connue pour ses bandes dessinées et romans graphiques plusieurs fois primés, dont le fameux Persepolis, qu'elle a ensuite adapté au cinéma, récoltant un Prix du jury au festival de Cannes et deux Césars. L'artiste franco-iranienne de 51 ans s'est depuis consacrée à une carrière de cinéaste en réalisant des films en prises de vues réelles avec des comédiens, en France avec "Poulet aux prunes" mais aussi à l'international comme son dernier en mars 2020, "Radioactive" avec Rosamund Pike dans le rôle de Marie Curie. Parallèlement Marjane Satrapi a toujours peint depuis l'enfance, et après une première exposition en 2013, elle expose ses merveilleuses toiles, à la galerie Françoise Livinec jusqu'à la fin du mois, que j'ai eu le bonheur de photographier. L'exposition intitulée "Femme ou rien" comporte 15 tableaux grand format aux couleurs éclatantes de femmes qui échappent au conformisme et prennent leur destin en main, dans un style figuratif sublime dont elle a le secret. Avec un art du glamour scénarisé, des traits nets, des silhouettes sensuelles aux bouches écarlates, l'artiste peint des femmes qui lui ressemblent. C'est aussi un hymne à la beauté des femmes, à leur indépendance d'esprit, leur mystère, et comme le dit la galeriste : "En sept ans, les peintures de Marjane ont gagné en assurance et en maîtrise". On confirme totalement.

Heureusement, les galeries d'art sont ouvertes. Le gouvernement a généreusement accordé ça à tous ceux pour lesquels la culture est essentielle, bien plus que le reste ! Courez donc voir cette très belle exposition à la galerie Françoise Livinec, 24 rue de Penthièvre - 75008 Paris.

Marjane Satrapi a tous les talents
Marjane Satrapi a tous les talents
Marjane Satrapi a tous les talents

Publié dans Expos

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Fuji, pays de neige

Publié le par Michel Monsay

Fuji, pays de neige

Il ne reste plus que quelques jours, jusqu'au 12 octobre exactement, pour aller admirer les 70 magnifiques estampes de cette exposition autour du mont Fuji au musée Guimet, qui n'aura duré que trois mois. Ces œuvres du XVIIIe et XIXe siècle, particulièrement sensibles à la lumière, ne pouvant être exposées que pendant une durée limitée. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco, le mont Fuji a été une grande source d'inspiration artistique pour les plus célèbres peintres et dessinateurs japonais, notamment de la période d'Edo. Au-delà de la représentation du mont Fuji, qu'il soit au premier plan ou en arrière-plan, la deuxième partie de cette superbe exposition propose des estampes de paysages enneigés avec ou sans personnages, quelques anciennes photographies et un vase somptueux. Cet art de l'estampe qui mobilise un dessinateur, un graveur et un imprimeur atteint ici des sommets, notamment dans la représentation de la neige avec 55 nuances de blanc et dans les dégradés. Tous les grands maîtres sont là : Hiroshige, Hokusai, Hasui, ... Un pur régal empreint de poésie !

Fuji, pays de neige
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Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme

Publié le par Michel Monsay

Très belle exposition à la galerie fondation Azzedine Alaïa jusqu'au 4 janvier 2021, où les deux grands créateurs dialoguent à travers 56 modèles dont certains sont d'une beauté éblouissante. Ces deux maîtres de la Haute-couture, à deux époques différentes, ont poursuivi un idéal de perfection intemporel. Ils étaient tous deux des architectes de la coupe, des volumes, des formes avec une incroyable précision où la moindre couture et le moindre pli servent à mettre en valeur les lignes du corps. D'un côté, Cristobal Balenciaga, qui a décidé de fermer sa maison de couture en 1968 ne se reconnaissant plus dans l'évolution du monde de la mode, et dont les créations sont encore aujourd'hui d'une élégance incomparable. De l'autre, Azzedine Alaïa, héritier spirituel du premier, qui crée sa maison un peu plus de dix ans plus tard, en inventant une mode près du corps qui fera sa réputation avec des robes moulantes avec des tissus stretch. L'un et l'autre, travaillaient outils à la main à la différence de nombreux stylistes qui ne maîtrisaient pas la réalisation, étaient très discrets et rejetaient les conventions de leur époque. Les superbes modèles exposés, robes, tailleurs, boléros, manteaux, donnent un bel aperçu de leur génie. En voici quelques uns :

Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme
Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme
Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme
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La collection de Madame

Publié le par Michel Monsay

La collection de Madame

Prolongée jusqu'au 27 septembre, cette très belle exposition du Musée du Quai Branly, consacrée à la passion d'Helena Rubinstein pour l'art africain, réunit 65 pièces d'exception datant du XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Grande collectionneuse d'art extra-européen, elle posséda 400 oeuvres de grande valeur, cette femme d'affaires et pionnière des cosmétiques apporta un regard féminin dans un univers très masculin. En plus de décorer abondamment ses appartements de Paris, New-York et Londres avec ces masques, figures, statues et autres objets, elle en met dans ses salons de beauté du monde entier pour sensibiliser sa clientèle. Un an après sa mort à 93 ans en 1965, des ventes aux enchères historiques à New-York ont dispersé toutes ces merveilles. Cette petite femme de 1 mètre 47, partie de rien dans le quartier juif de Cracovie, a non seulement bâti un empire cosmétique mais a aussi été visionnaire en matière d'art grâce à un flair sans pareil et a contribué à la reconnaissance des arts africains dès le début du XXe siècle. C'est toujours un bonheur de déambuler au milieu des chefs-d'oeuvre du musée du Quai Branly et dans ses magnifiques jardins, et une fois de plus le musée propose une exposition temporaire de grande qualité qui nous permet d'admirer cet art africain magnifique sélectionné et acheté par l'impératrice de la beauté, comme la nommait Cocteau, mais aussi de découvrir de nombreuses photos d'oeuvres, d'intérieurs des appartements impressionnants d'Helena Rubinstein, et des portraits. Démarrée en novembre dernier, cette exposition nous a sagement attendu durant le confinement pour permettre à ceux qui n'avaient pu s'offrir ce merveilleux voyage à travers l'Afrique des siècles derniers de venir en prendre plein les mirettes.

La collection de Madame
La collection de Madame
La collection de Madame

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Le modèle noir

Publié le par Michel Monsay

Le modèle noir

Plus que 11 jours pour aller voir cette très belle exposition au Musée d'Orsay, qui redonne vie à tous ces modèles noirs anonymes ou oubliés, de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises aux muses qui ont inspirés les grands artistes exposés ici, de Géricault à Matisse. Outre la beauté des toiles, sculptures, photos, gravures qui composent cette exposition, les modèles sortent de l'anonymat et l'oubli en retrouvant leur nom et leur ancrage social, à l'image de ce tableau initialement intitulé "Portrait d'une négresse", rebaptisé "Portrait de Madeleine". Qu'elles soient célèbres, comme "Olympia" de Manet avec la servante Laure qui tient le bouquet de fleurs en second plan, ou inconnues, ces œuvres témoignent de l’évolution de la représentation des Noirs dans l'art, sur une période allant de la Révolution française aux années 1930 avec les premières remises en cause de la colonisation de l'Afrique, en passant par les caricatures racistes d'Alexandre Dumas et l'arrivée en France des noirs américains avec Joséphine Baker et les peintures de Matisse lors de ses voyages à Harlem.

Le modèle noir
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Le modèle noir
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