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Beauté et tragédie des Peuls du Sahel

Publié le par Michel Monsay

Beauté et tragédie des Peuls du Sahel

Peuple millénaire et traditionnellement nomade, les Peuls représentent environ 35 millions de personnes, réparties dans une quinzaine de pays d’Afrique, majoritairement au niveau de la bande sahélienne. Pascal Maitre, photographe du temps long, spécialiste du continent africain, côtoie ces populations depuis de nombreuses années. Lauréat pour ce projet de l’édition 2020 du Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière, en partenariat avec l’Académie des beaux-arts, il a passé deux ans à rencontrer les Peuls du Sahel, entre Mali, Niger, Burkina Faso et Bénin. Il expose à Paris, au Pavillon Comtesse de Caen, une quarantaine de photographies de ce projet. Un travail rendu possible grâce aux 30 000 euros de dotation et au financement de l’exposition, car dans certains pays comme au Niger, il était obligé d’avoir une escorte, ce qui lui coûtait 650 euros par jour. Avec trois thématiques : les fêtes, la vie quotidienne et les conséquences des tensions entre communautés, ces photos offrent un témoignage profond sur ces hommes et ces femmes se trouvant face aux turbulences terribles qui ébranlent la région du Sahel. Publié dans les plus grands magazines et quotidiens internationaux, à 67 ans Pascal Maitre s’est toujours attaché au reportage au long cours, à l’enquête géopolitique et au traitement d’une problématique dans son entièreté. Sorcier de la couleur, il documente de façon remarquable, toujours avec rigueur, une communauté qui a traversé les âges et qui se retrouve aujourd’hui confrontée au réchauffement climatique et aux tourments qui frappent cette région de l’Afrique, que lui-même qualifie de « bombe à retardement » avec le danger de la radicalisation djihadiste. Avec des textes et légendes détaillées, des cartes précises, il a voulu que cette exposition soit la plus complète et pédagogique possible.

Peuls du Sahel est à voir au Pavillon Contesse de Caen du Palais de l'Institut de France jusqu'au 4 décembre.

Beauté et tragédie des Peuls du Sahel
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Portraitiste au réalisme impressionnant de la société new-yorkaise

Publié le par Michel Monsay

Portraitiste au réalisme impressionnant de la société new-yorkaise

Le Centre Pompidou à Paris met en lumière l'art engagé d'Alice Neel, dont les toiles militantes invoquent aussi bien la lutte des classes que le féminisme ou la question des genres. Née en 1900 et décédée en 1984, cette figure majeure de l’art nord-américain a néanmoins été longtemps oubliée dans son pays d’origine, peut-être du fait de son engagement envers de nombreuses causes. Avec 75 peintures et dessins, l’exposition est esthétiquement forte. Pratiquant une peinture figurative aux couleurs vibrantes, Alice Neel a développé un art à contre-courant de la scène new-yorkaise, traversant les périodes de l’abstraction triomphante, du pop art, de l’art minimal et conceptuel. « Je n'aime pas peindre les gens ordinaires. disait-elle, J'aime peindre ceux que la vie a épuisés. Les images des gens reflètent l'époque d'une manière unique. Quand les portraits sont bons ils reflètent la culture, le temps et beaucoup d'autre chose ». Alice Neel a réussi à mettre sur toile avec une grande acuité l'esprit d'un New York désormais révolu. Et sa production est enfin très prisée. En parcourant cette exposition, au fil de ces portraits frontaux, sans compromis, dénués de sentimentalité, de ces scènes de rue d’une extraordinaire vitalité, de ces mères à l’enfant rarement épanouies, se dessine aussi la figure d’une femme libre et indépendante, adulée des artistes de son temps, et de son engagement sans faille contre la misère et la discrimination, et pour l’égalité des genres. On lit surtout dans ces toiles un bonheur de peindre qui s’accroît d’année en année. La touche se fait alors plus légère, la couleur plus intense, donnant une rare puissance à cette œuvre toujours en quête de vérité. disait-elle,

Portraitiste au réalisme impressionnant de la société new-yorkaise
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L'univers génial et empreint de liberté de Garouste

Publié le par Michel Monsay

L'univers génial et empreint de liberté de Garouste

Le Centre Pompidou propose, en plus de 120 tableaux, sculptures et installations, une rétrospective de l'œuvre de Gérard Garouste, l'un des plus célèbres peintres français au monde, dont le style inclassable puise aux sources de la mythologie, la littérature, la Bible et les études talmudiques. Toute la première partie de l’exposition, montée par Sophie Duplaix, conservatrice en cheffe des collections contemporaines au Musée national d’art moderne, fait la part belle à ses Don Quichotte, sainte Thérèse d’Avila et autres personnages de la Bible ou de la Kabbale. Elle rappelle les interventions de Gérard Garouste au Palace, temple des nuits parisiennes dans les années 1980, au Palais de l’Élysée, où l’artiste crée un ensemble de fresques pour la chambre à coucher de Danielle Mitterrand, ou encore au théâtre du Châtelet lorsqu’il répond à la commande de la Ville de Paris d’un nouveau rideau de scène dans le cadre du bicentenaire de la Révolution française. A 76 ans, Gérard Garouste bénéficie enfin d'une exposition digne de ce nom, axée sur le rêve et la magie des contes, et où l'on reconnait ses personnages espiègles, un nez allongé, un regard rieur, un sourire malicieux. Une œuvre théâtralisée et tourmentée pour cet artiste génial qui se joue des apparences dans un coup d’éclat digne d’un magicien virtuose. L'exposition résume près d’un demi-siècle de création, où l'on admire cette capacité incroyable de celui que l’on surnomme l’intranquille à puiser dans des imageries grinçantes, légendes et autres fables pour inventer un monde nouveau, faisant du spectateur le complice d’une vaste descente aux enfers au cœur d’un imaginaire mêlant cruellement le rêve au cauchemar. La couleur est toujours somptueuse chez Garouste. Soyeuse, envoûtante, parfois brûlante, elle séduit immédiatement le spectateur, l’accroche pour mieux l’aider à entrer dans l'œuvre du peintre, truffée de références. Qu’importe si l’on ne comprend pas tout, si ces allusions nous échappent. C’est parce que ses tableaux regorgent de mystères, d’énigmes irrésolues, de secrets impossibles à percer qu’on les regarde, et qu’ils finissent toujours par nous emporter et nous éblouir.

L'exposition Gérard Garouste est à voir au Centre Pompidou jusqu'au 2 janvier 2023.

L'univers génial et empreint de liberté de Garouste
L'univers génial et empreint de liberté de Garouste
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Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine

Publié le par Michel Monsay

Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine
Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine

C'est incontestablement la grande exposition de la rentrée, celle qui attire les foules, c'est d'ailleurs le seul bémol, parce qu'au final après l'avoir vue, elle nous a procuré un bonheur infini. Le Musée d'Orsay consacre en effet une exposition au génial peintre norvégien, Edvard Munch, artiste de la mélancolie et explorateur de l’âme humaine dont l’œuvre immense, 60 ans de création et 1700 toiles, est trop souvent résumée à sa célèbre toile, Le cri. Son œuvre entière est un cri ! Alors inutile de chercher la toile du même nom dans l’exposition. La Norvège ne la prête plus, traumatisée par son vol en 2004. Peu importe, la puissance de la peinture d'Edvard Munch saute aux yeux dès les premiers tableaux qui nous sont proposées parmi la centaine d'œuvres qui composent cette rétrospective. L’art de Munch est un art de l’esprit qui opère une distorsion du visible par l’effet puissant des sensations intimes. Les paysages, les êtres, les couleurs sont modifiés par l’état d’âme, les circonstances, l’inquiétude, l’angoisse ou le malheur. Son œuvre occupe dans la modernité artistique une place charnière. Elle plonge ses racines dans le XIXe siècle pour s’inscrire pleinement dans le suivant jusqu'en 1944. Plus encore, sa peinture est innervée par une vision du monde singulière lui conférant une puissante dimension symboliste, mouvement qu'il dépassera pour aller vers l'expressionnisme. Douleur de la mort d'un proche, amours difficiles et malheureuses, l'émotion est au centre de cette exposition, qui s'intitule Un poème de vie, d'amour et de mort, et nous montre comment le peintre, toute sa vie, reprend les mêmes thèmes, parfois les mêmes compositions, jusqu'à l'obsession, en variant les couleurs ou la façon de peindre. Edvard Munch a aussi souvent pratiqué l'autoportrait, en forme d'introspection, où il exprime généralement le tourment, et tous ceux qui sont exposés ici sont à la fois puissants et fascinants. Ce sont d'ailleurs les deux adjectifs qui correspondent le mieux pour définir la quasi totalité, chose assez rare dans une exposition, des œuvres que le musée d'Orsay nous propose d'admirer.

A voir au Musée d'Orsay jusqu'au 22 janvier.

Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine
Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine
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L'amour dans tous ses états

Publié le par Michel Monsay

L'amour dans tous ses états

Véritable voyage sentimental, l'exposition Love songs réunit des images de 14 photographes datant des années 1950 à nos jours et présente la façon dont la photographie peut écrire le récit d’une relation amoureuse ou représenter l'intime. En diversifiant les représentations de schémas amoureux, les artistes plongent les visiteurs dans les fragments de leur intimité. Bien plus qu’une succession d’images rassemblées autour de la même thématique, Love Songs interroge l’essence même de la photographie et le pouvoir mémoriel qu’elle exerce. En effet, les photographes traduisent les émotions vécues à un instant T et partagent avec les visiteurs ce qu’ils traversent, ce qui les habitent. En dévoilant ces scènes de vie, ils tissent en réalité un lien entre leur histoire et celles des spectateurs, et alimentent ainsi cette idée forte du partage et du don de soi inhérente à l’art. Les relations amoureuses et les sentiments évoqués par Love songs varient bien sûr selon les époques, l’évolution des mœurs, et la technique photographique employée. Citons un gros coup de cœur pour « L’œil de l’amour », magnifique poème visuel de René Groebli adressé à Rita en 1952, qui raconte leur lune de miel dans le huis clos d’un hôtel parisien : un drap froissé, un dos endormi, Rita qui se maquille ou étend ses dessous sur un fil improvisé. Le photographe a beau dévoiler ses secrets, on n’y voit rien ou presque, si ce n’est une tendresse pudique et une langueur amoureuse à travers ces détails ordinaires. Parmi les autres photographes, certains sont très connus comme Nan Goldin ou Larry Clark, d'autres moins comme Collier Schorr ou RongRong&Inri, mais leurs images sont toutes aussi fortes et belles, même si sur les 14 artistes, certains ne procurent pas la même émotion. Aujourd’hui, l’exhibition de l’intime, dont tout le monde peut être témoin, donne la nausée tant il est le reflet d'un narcissisme décomplexé. Face au flot indigeste de ces images souvent sans intérêt qui inondent les réseaux sociaux, cette exposition nous offre à contrario un voyage émouvant, sensuel et poétique au pays de l'intime par le prisme du regard que ces photographes ont sur leurs proches et sur l’amour, et qui fait profondément écho à nos propres émotions.

L'exposition Love Songs est à voir à la Maison européenne de la photographie jusqu'au 21 août.

L'amour dans tous ses états
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Une œuvre fascinante qui se mérite

Publié le par Michel Monsay

Une œuvre fascinante qui se mérite

Eugène Leroy a traversé avec discrétion le XXe siècle (né en 1910 et mort en 2000), hors des modes, des mouvements, et des circuits traditionnels. Cette liberté a évidemment retardé sa reconnaissance. Faite d’épaisses couches de peinture, son œuvre capture l’ineffable mystère de la présence humaine. Ni abstrait, ni vraiment figuratif, il a cherché toute sa vie à peindre le réel en faisant disparaître l'image dans la matière tout en lui donnant une essence étonnante. Dans la très belle exposition que propose le Musée d'art moderne de Paris, la traversée de l'œuvre d'Eugène Leroy, proposée en 150 tableaux et dessins, est une expérience sensitive à nulle autre pareil. L'artiste peint de façon classique, à l'huile, et visite les sujets traditionnels, le paysage, le portrait, le nu, la nature morte, mais loin de tout académisme, à la fois unique et inclassable. Au début de sa carrière, on reconnaît distinctement les figures, peintes en couches successives fines. Puis, progressivement, elles disparaissent sous des épaisseurs ajoutées les unes aux autres pendant des mois, parfois des années. Ses toiles refusent au regard la commodité d’une reconnaissance immédiate du motif. Celui-ci est indubitablement présent dans la gestation de l’œuvre, et Eugène Leroy travaille souvent d’après modèle, que ce soit son épouse Valentine, la mer du Nord, la campagne de Flandres ou des fleurs. Il lui est nécessaire de les avoir près de lui. Mais ce qu’il en fait est extrêmement éloigné de toute représentation, au sens commun du mot. Ce ne sont pas des images des êtres et des choses, mais les inscriptions, dans la matière picturale, des sensations successives qu’ils suscitent en lui. Les notations de couleur et de lumière se superposent longuement jusqu’à recouvrir entièrement la surface. Celle-ci est accidentée, creusée ou écrasée. De près, c’est une paroi marquée d’aspérités et d’irrégularités, et il est impossible de déchiffrer des formes. D’un peu plus loin, elles commencent à se dégager, et les contrastes chromatiques permettent de distinguer le spectre d’un corps à la peau claire ou une masse de feuillages aux nuances de verts et d’ocres. De plus loin encore, apparaissent plus nettement un visage, un poisson ou la campagne. Le rapport au sujet s’accomplit ainsi alternativement entre apparition et dispersion et entre vue et toucher. On a l'étrange impression, en revenant plusieurs fois devant les tableaux, que les figures semblent en émerger plus clairement. Un phénomène qui confirme qu'il faut passer du temps à regarder la peinture d'Eugène Leroy, dont certains considèrent qu'elle est l'une des plus remarquables de la seconde moitié du XXe siècle.

A voir au Musée d'art moderne de Paris jusqu'au 28 août.

Une œuvre fascinante qui se mérite
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La collection somptueuse d'Hubert de Givenchy

Publié le par Michel Monsay

La collection somptueuse d'Hubert de Givenchy
La collection somptueuse d'Hubert de Givenchy

Jamais Christie's Paris ne s'était lancé dans une telle reconstitution des intérieurs d'un collectionneur au sein de ses locaux de l'avenue Matignon. Il faut dire que le collectionneur s'appelle Hubert de Givenchy et sa collection riche de plus de 1200 pièces, provenant de son hôtel particulier rue de Grenelle et de son manoir dans l'Eure et Loir, est à la mesure de la passion du grand couturier pour l'art sous toutes ses formes. Esthète passionné, profondément enraciné dans la culture française, le couturier considérait sa passion pour l’art, la décoration et les jardins comme une extension de son travail de couturier avec le vert, l'or, le blanc et le noir comme couleurs de prédilection. Estimée à 50 millions d'euros, sa collection contient quelque 200 tableaux de maîtres anciens et modernes, une centaine de sculptures, des meubles français et européens et de nombreux objets décoratifs. Cette superbe collection a été exposée du 10 au 14 juin pour le plus grand bonheur des amateurs d'art, et la vente aux enchères a démarré ce mardi 14 au théâtre Marigny par les chefs-d’œuvre de la collection, dont "La femme qui marche" d'Alberto Giacometti (voir la photo ci-dessus) qui a été vendue à 27 millions d'euros. La vente qui va durer jusqu'au 23 juin, dont une partie se fera chez Christie's et une autre sur Internet pour les lots de moindre importance, devrait largement dépasser les 50 millions, vu que la plupart des œuvres vendues le 14 ont largement dépassé les estimations, et sera l'une des plus importantes de l'année. Cette exposition impressionnante aura permis de mesurer le goût éclectique et sûr d'un homme qui représentait l'élégance incarnée, le grand couturier Hubert de Givenchy, qui habilla entre autre son amie Audrey Hepburn, Jackie Kennedy, la princesse Grace de Monaco, ... et qui s'en est allé en 2018 à l'âge de 91 ans, laissant toutes ces merveilles.

En voici quelques unes :

Vous pouvez suivre la vente sur le site de Christie's ici en cliquant sur join auction, puis view sale

 

La collection somptueuse d'Hubert de Givenchy
La collection somptueuse d'Hubert de Givenchy
La collection somptueuse d'Hubert de Givenchy
La collection somptueuse d'Hubert de Givenchy
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La collection somptueuse d'Hubert de Givenchy
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Un trait de génie

Publié le par Michel Monsay

Un trait de génie

Le Musée de l’Homme, temple dédié à l’humanité et à son évolution, a accueilli Enki Bilal pour une attirante carte blanche. Cet artiste pluridisciplinaire, à la fois peintre, dessinateur, auteur, réalisateur, joue avec les frontières et les supports, et brouille les pistes pour nous livrer un art aussi large que possible, en marge de toute classification. Dans son œuvre, l’humain, souvent tourmenté, mutilé et en quête d’ailleurs, tient une place prépondérante. Évoluant dans un chaos permanent, il porte en lui la notion de frontière. Une frontière multiple, qui effraie autant qu’elle fascine. Une frontière qu’il est essentiel de traverser pour évoluer. Cette exposition nous proposait une immersion dans l’atmosphère des albums d'Enki Bilal, d’une beauté glaçante mais aussi d’une force fascinante et non dénué d’une forme d’humour. S'il dessine un monde assez noir où les hommes et les femmes se perdent dans les bras des machines, il demeure une part d'humanité dans ses esquisses du futur. Cette petite exposition d'une trentaine d’œuvres a permi d'admirer dessins originaux, tableaux inédits, reproductions grand format et extraits de films, qui témoignent des préoccupations de l’artiste quant au devenir de notre espèce, et surtout qui rappellent l'immense talent de celui qui a marqué à jamais de son l'histoire du neuvième art.

Si l’exposition est terminée, on peut retrouver le génie d'Enki Bilal dans ses BD.

Un trait de génie
Un trait de génie
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Charles Ray, un fabuleux sculpteur érudit, facétieux et pointilleux

Publié le par Michel Monsay

Charles Ray, un fabuleux sculpteur érudit, facétieux et pointilleux

Moins médiatique qu'un Jeff Koons ou scandaleux qu'un Damien Hirst, Charles Ray n'en est pas moins une figure majeure de la sculpture contemporaine. A 69 ans, l'artiste américain fait l'objet d'une double exposition à Paris, au Centre Pompidou et à la Bourse de commerce - Collection Pinault. Ce nouveau haut-lieu de l'art contemporain, inauguré il y a tout juste un an dans une Bourse de commerce métamorphosée après cinq ans de travaux, accueille 17 œuvres de Charles Ray dont six présentées pour la première fois. Dans la très belle grande rotonde, on découvre une camionnette accidentée faisant penser à celle des "Raisins de la colère", appartenant à l'artiste et qu'il a mis cinq ans à méticuleusement reformer après l'avoir compressée, laissant la trace des chocs subis par le véhicule. L’artiste métamorphose tel un alchimiste les matériaux, sculptant aussi bien le marbre, le bois ou le béton, la fibre de verre ou le papier, l'acier ou l'aluminium. Charles Ray travaille avec des modèles, qu'il scanne avant de façonner à l'argile, puis de faire un modèle en mousse. Là, il peut passer un an à décider quels aspects il va rendre plus réalistes en affinant les moindres détails, les proportions, et quelle est l'intention de la sculpture. Ici, ce sera l'attention de l'enfant à sa petite voiture, là le regard d'un homme pour le burger qu'il est en train de manger. Il peut décider d'agrandir, de réduire, d'alourdir la figure. Et puis, finalement, il choisit la matière. Avant même de pénétrer dans ce nouveau magnifique espace d'expositions, où l'on peut voir aussi des œuvres d'autres artistes, dont certaines valent vraiment le coup, à l'extérieur devant l'entrée se tient un fascinant cavalier en acier inoxydable réalisé par Charles Ray, se prenant lui-même pour modèle afin de figurer en Don Quichotte métallique un peu loser, voûté sur une monture fatiguée et tenant des rênes invisibles. En jouant avec les matières, les échelles et les références à l'histoire de l'art, les sculptures très réalistes de C harles Ray composent une exposition qui nous fait découvrir la puissance de son œuvre.  

A voir à la Bourse de commerce - Collection Pinault jusqu'au 6 juin.

Charles Ray, un fabuleux sculpteur érudit, facétieux et pointilleux
Charles Ray, un fabuleux sculpteur érudit, facétieux et pointilleux
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Les pionnières de l'art moderne

Publié le par Michel Monsay

Les pionnières de l'art moderne

Elles se nomment Tamara de Lempicka, Germaine Dulac, Marie Laurencin, Jacqueline Marval ou encore Suzanne Valadon. Peintres, sculptrices, photographes, réalisatrices… elles ont choisi Paris, ville de la liberté, pour exercer leur art et vivre à l’égal des hommes. Au sortir de la Première Guerre mondiale, les femmes ont gagné en pouvoir, en visibilité et en pluridisciplinarité, et les années 1920 sont une période d’effervescence culturelle où elles peuvent s’exprimer sans entrave. Cette exposition nous replonge dans le Paris artistique de ces années folles où les avant-gardes se conjuguaient au féminin. Liberté artistique, individuelle, sexuelle… Même la mode s’en mêle, qui a raccourci les robes, décorseté les tailles et coupé les cheveux. Gabrielle Chanel lance sa célèbre petite robe noire, dont on peut admirer un modèle ici. À Paris, les artistes femmes ont accès aux ateliers de nu et peuvent représenter le corps avec un regard féminin, plus réaliste, éloigné du regard masculin désirant. Comme les superbes nus de Tamara de Lempicka, dont les corps sans fard restituent l’émotion d'une radicale modernité, ou sous le pinceau de Suzanne Valadon, l’odalisque façon Ingres n’est plus ce qu’elle était : un canon de beauté livré au regard des hommes par un artiste homme. Dans La Chambre bleue (1923), ladite odalisque, Valadon en personne, se représente paressant au lit en pyjama masculin, la clope au bec et des bouquins à côté. À travers une sélection de 150 peintures, sculptures, photographies, films, œuvres textiles et littéraires, l’exposition convoque une quarantaine de ces esprits libres à venir témoigner de leur rôle fondamental joué dans le développement des grands mouvements artistiques de la modernité, du fauvisme à l’abstraction, en passant par le cubisme et le surréalisme. Un bel hommage à ces pionnières, sulfureuses, émancipées et provocantes, mondialement connues ou totalement oubliées, qui retrouvent ainsi leur place dans l’histoire de l’art.

Pionnières est à voir au Musée du Luxembourg jusqu'au 10 juillet.

Les pionnières de l'art moderne
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