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Impressionnant Maxime Grousset

Publié le par Michel Monsay

Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset

Premier sacre pour le clan français : Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Maxime Grousset et Marie Wattel ont décroché l'or sur le 4x100 m 4 nages mixte (3'39''64), ce mardi soir aux Championnats d'Europe, à Saint-Denis. Grâce à une remontée supersonique de Maxime Grousset, tout frais vice-champion d'Europe du 50 m papillon, les Tricolores ont devancé de plus d'une seconde les Pays-Bas (3'40''92) et l'équipe des athlètes russes sous bannière neutre (2'41''52). Troisième relayeur, le champion du monde du 50m papillon est passé de l'avant-dernière à la première place et a donc permis aux Bleus de se remettre dans le jeu. Marie Wattel bouclait le travail en nage libre, en résistant aux nations en chasse pour rapporter une première médaille d'or époustouflante. Les Français avaient opté pour une stratégie différente de la plupart des autres pays, en inaugurant leur effort avec une athlète féminine. Mary-Ambre Moluh était avant-dernière lorsque Carl Aitkaci lui a succédé, mais avait signé un temps remarquable de 57''99, autrement dit la 4e meilleure performance mondiale de l'année du 100m dos féminin et nouveau record d'Europe.

Une heure et demie plus tôt, après deux chronos impressionnants lors des séries et de sa demi-finale, Maxime Grousset a confirmé ce mardi soir en finale que sa fracture du pied gauche, en juin, n'était qu'un très lointain et vilain souvenir. Le Français de 27 ans n'est pas passé loin du titre mais s'est contenté de l'argent en 22''54, à cinq centièmes du temps de son sacre mondial l'été dernier à Singapour. Le Russe Egor Kornev s'est imposé en 22''52. Derrière le phénomène Léon Marchand, qui a éclaboussé de toute sa classe le bassin de Saint-Denis la veille lors du premier relais du 4x200m en plaçant la France largement en tête, il ne faut pas oublier Maxime Grousset, étincelant nageur de papillon.

Pour voir la victoire du relais français, cliquer sur Regarder sur Youtube

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Un grand jour pour le football français

Publié le par Michel Monsay

Un grand jour pour le football français
Un grand jour pour le football français
Un grand jour pour le football français
Un grand jour pour le football français

L'icône du football français, Zinedine Zidane, prend le relais de Didier Deschamps et ses 14 années passées comme sélectionneur de l'équipe de France avec un titre de champion du monde en 2018. Peu de joueurs ont autant marqué l’histoire du football français que Zinedine Zidane. Entre gestes de génie, matches historiques et émotions fortes, Zizou a laissé une empreinte unique chez les Bleus. De son propre aveu, il vit le plus beau jour de sa carrière d’entraîneur. Depuis son départ de Madrid il y a 5 ans, en 2021, il a refusé toutes les propositions de contrat pour l’équipe de France : « la seule chose que je voulais faire ». L'ancien entraîneur du Real Madrid, avec qui il a remporté trois Ligues des champions d'affilée (2016, 2017 et 2018), prendra place sur le banc de l'équipe de France pour la première fois lors d'un match en Turquie le 25 septembre, dans le cadre de la Ligue des nations. L’actualité offre assez de sujets angoissants pour se raccrocher à des moments comme celui-ci : Zidane assis derrière un bureau au siège de la Fédération française de foot. Rien ne manque dans le tableau. Le port impeccable du génie du foot qu’il fut sur le terrain, l’autorité du coach couvert de gloire dans le plus grand club du monde, l’homme élégant et jusqu’à ce sourire de bonheur à l’idée qu’il renoue avec ses rêves d’enfant. Un sans-faute à faire pâlir le peloton des candidats à l’indice de popularité qui envahit régulièrement nos écrans. Qu’a-t-il de plus ce fils de maçon algérien immigré grandi dans les quartiers de Marseille ? La sincérité tout simplement. Elle transpirait hier dans le peu de mots que Zidane a confié pour son intronisation au poste de sélectionneur des Bleus. Alors que les plus grands clubs lui proposaient des ponts d’or pour quitter sa retraite, Zinedine Zidane a attendu quatre ans que l’heure vienne où il pourrait renouer avec la folie bleue de 1998, le plus grand souvenir de sa vie de champion. Le monde du sport offre peu d’exemples d’une telle plénitude dans l’ambition. Comme si son image n’avait pas dû souffrir du fameux coup de tête asséné à un Italien qui avait insulté sa sœur et sa famille. Chuter et se relever font partie de la légende d’un timide qui se soigne en s’exposant aux micros et caméras du monde entier. Un exercice à hauts risques qu’il pratique sans les artifices d’usage de la com’ ultra formatée du foot. La cohabitation avec Kylian Mbappé, la superstar qui s’offre des pages de pub dans les journaux, s'annonce intéressante. Un taiseux et un roi de la com’ associés chez les Bleus, deux as du dribble pour nous offrir les parenthèses enchantées dont rêvent les amoureux du ballon rond. Quel bonheur de revoir ce footballeur exceptionnel, au charisme naturel impressionnant, associé à nouveau avec l'équipe de France.

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Passionnant final du Tour de France

Publié le par Michel Monsay

Passionnant final du Tour de France
Passionnant final du Tour de France

À l'issue d'une bagarre époustouflante dans l'ambiance impressionnante de la Butte Montmartre, Mathieu Van der Poel a conquis la 21e et dernière étape, ce dimanche. Le Néerlandais, petit-fils de Raymond Poulidor, a été accompagné dans son échappée par l'immense Tadej Pogacar, qui remporte son 5e Tour de France. En binôme avec un Pogacar déchaîné, qui a fait preuve une nouvelle fois d'un incroyable panache dans la bouillante rue Lepic, Mathieu Van der Poel a montré aussi qu'il était un formidable champion. Les deux rivaux des grandes classiques du printemps, Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar, chacun triple vainqueur du Tour des Flandres et habitués à se tirer la bourre, étaient décidés à faire de la butte Montmartre un vrai mont flandrien. Ils se sont fait la malle une première fois dans la deuxième des trois ascensions de la rue Lepic, avant d'être repris par le peloton. Le dernier passage sous le Sacré-Cœur aura été le bon pour s'échapper définitivement. Cette fois, c'est Mathieu van der Poel qui a pris les devants, avec un Tadej Pogacar souffrant comme rarement dans sa roue mais décidé à débouler en tête devant l'Arc de Triomphe. Au moment où ses dernières forces le quittaient, avant de se faire engloutir par la meute, grand seigneur, le Maillot Jaune a offert un dernier relais à Mathieu Van der Poel, pour l'aider à signer sa deuxième victoire sur cette Grande Boucle. L'image, dantesque, restera gravée dans la légende des arrivées sur les Champs-Elysées : un Mathieu van der Poel aux cuisses brûlantes, lancé dans un dernier sacrifice par son plus grand adversaire, qui résiste au bout de l'acide lactique, jusqu'à la photo-finish, au retour de sprinteurs décidés à ne plus laisser Montmartre les priver de l'emballage final le plus prestigieux du monde. Tadej Pogacar, l'autre grand bonhomme de cette joute monumentale, rejoint le légendaire quatuor Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain dans le cercle ultra-fermé des quintuples vainqueurs du Tour de France. Chapeau Messieurs !

À voir ci-dessous un résumé de cette mémorable dernière étape, cliquez sur Regarder sur YouTube.

Passionnant final du Tour de France

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David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie

Publié le par Michel Monsay

David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie
David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie

Peintre britannique à l’œuvre solaire, David Hockney est mort chez lui, à Londres, à l’âge de 88 ans, après avoir passé plusieurs années en Normandie. Infatigable expérimentateur, théoricien érudit, artiste novateur, il a profondément marqué l’histoire de l’art, et plus largement notre époque. On le croyait immortel, peut-être parce qu’il avait toujours l’air d’un jeune homme. Avec ses grosses lunettes rondes aux montures colorées, ses gilets vert tendre, bleu vif ou rose bonbon, ses cardigans rayés, ses casquettes de gentleman anglais et ses éternelles cigarettes, David Hockney semblait défier le temps avec la même insolence joyeuse que ses tableaux. Malgré une audition déclinante et quelques apparitions en fauteuil roulant, il conservait cette étincelle dans le regard, ce sourire malicieux et cette curiosité intacte de l’artiste en perpétuelle réinvention, qui aura traversé plus de six décennies de création sans jamais céder aux modes, ni renoncer à son plaisir de peindre et d’expérimenter. Dans les années 1960, il se fait rapidement remarquer par ses peintures mêlant figuration, humour, culture populaire et références autobiographiques, à une période où l’abstraction domine encore largement. Mais c’est la Californie qui va le rendre célèbre. Fasciné par la lumière de Los Angeles, où il s’installe à partir de 1964, il découvre un univers radicalement opposé à la grisaille du nord de l’Angleterre. Les villas modernistes, les palmiers, le ciel bleu et surtout les piscines deviennent ses motifs de prédilection. Avec leurs surfaces d’eau turquoise limpides traversées d’ondulations festives, les pelouses vert vif arrosées de jets triomphants et géométriques, ses tableaux aux couleurs vibrantes capturent l’esprit d’une époque tout en renouvelant profondément la peinture figurative. Des œuvres comme A Bigger Splash (1967) ou Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) (1972) comptent aujourd’hui parmi les images les plus emblématiques de l’art du XXe siècle. Lorsque ce dernier tableau est adjugé 90,3 millions de dollars chez Christie’s en 2018, David Hockney devient alors l’artiste vivant le plus cher du monde lors d'une vente aux enchères. Pourtant, ces piscines iconiques ne sont qu’un point de départ auquel la production du peintre ne se résumera jamais. Derrière leur apparente simplicité se cache une interrogation qui traversera toute sa carrière : comment représenter le réel ? Comment traduire la profondeur, le mouvement, le temps qui passe ? Toute son œuvre est une tentative de répondre à cette question.  En 2025, la fondation Louis Vuitton lui consacrait une exposition exceptionnelle, conçue avec sa participation active et offrant un panorama spectaculaire de ses 25 dernières années de création. Jusqu’au bout, David Hockney est resté fidèle à lui-même : un artiste intensément vivant, qui continuait à s’émerveiller comme un enfant devant la lumière traversant les branches d’un arbre, un crayon à la main.

David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie
David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie
David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie
David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie
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David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie
David Hockney ou la disparition d’un peintre amoureux de la vie

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Le monde de la voile pleure l’un de ses plus grands marins

Publié le par Michel Monsay

Le monde de la voile pleure l’un de ses plus grands marins

Charlie Dalin avait réalisé un incroyable exploit en remportant le Vendée Globe 2025 en un temps record. Il livrait en même temps une bataille contre le cancer. Une maladie qui vient de l'emporter à l’âge de 42 ans. Impossible d’oublier le sourire du skipper perché en haut de son mât au beau milieu de l’Atlantique, livrant bataille contre l’océan et dominant la concurrence. Qui pouvait imaginer qu’une autre bataille, indicible, se jouait à cet instant… Une bataille intime contre la maladie, contre ce cancer qui avait été diagnostiqué au jeune quadragénaire quelques mois plus tôt, avec avec une tumeur de la taille d'un pamplemousse dans le ventre. Charlie Dalin avait choisi de prendre la mer coûte que coûte, bravant autant les éléments que la maladie, en allant faire le tour du monde et remporter l'une des épreuves les plus éprouvantes qui soient. Diminué par la maladie, le marin a pourtant remporté ce tour du monde à la voile en solitaire, sans escale, sans assistance mais sous traitement en seulement 64 jours, un record. Lui qui a survolé les quarantièmes rugissants et dominé les cinquantièmes hurlants a été rattrapé par un mal plus silencieux. Durant sa carrière, Charlie Dalin a aussi remporté la Transat Jacques-Vabre en double avec Yann Eliès en 2019, la course New York Vendée-Les Sables d'Olonne en 2024, ou encore la Fastnet Race en 2021 et 2023, et avait décroché le titre de champion du monde Imoca en 2021 et 2022. En décembre dernier, le skipper avait été désigné marin de l'année à l'unanimité, une première depuis la création du trophée. Nous restons terriblement choqués par la nouvelle de sa disparition. 

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Profondément choqué par la mort de cette grande artiste

Publié le par Michel Monsay

Profondément choqué par la mort de cette grande artiste
Profondément choqué par la mort de cette grande artiste

Marjane Satrapi était l’une des voix précieuses d’un Iran rêvé, libre et démocratique. L’auteure de l’excellent Persépolis est décédée ce 4 juin 2026, à l’âge de 56 ans, morte de tristesse un peu plus d’un an après la disparition de Mattias Ripa, son mari et compagnon de vie. Dans Persepolis, elle s’en prenait avec force et causticité au terrible régime des Mollahs. Elle n’aura donc pas assisté à la chute de ces tyrans, qui ont survécu une fois de plus à la dernière révolution du mois de janvier et semblent même s’être renforcés après les attaques récentes d’Israël, en collaboration avec les Etats-Unis d’un Trump peu disposé à reconnaître qu’il s’est totalement fourvoyé. Née en Iran, Marjane Satrapi fut élevée dans une famille progressiste et cultivée, et grandit sous le régime du Shah puis sous la République islamique après la révolution de 1979. Adolescente, elle est envoyée seule à Vienne pour ses études, avant de revenir en Iran, puis s’installer définitivement en Europe, d’abord à Strasbourg, puis à Paris. C’est avec Persepolis qu’elle s’impose sur la scène internationale. Il existe des œuvres qui s’inscrivent instantanément dans l’Histoire, parce qu’elles capturent quelque chose de profondément et d’universellement juste, parce qu’elles rendent leur humanité aux hommes. Cette autobiographie en bande dessinée retrace son enfance et son adolescence entre Iran et Europe, sur fond de révolution islamique et de guerre Iran-Irak. Le succès est mondial : traduit dans une trentaine de langues, l’ouvrage devient une référence du genre. Elle en réalise avec Vincent Paronnaud une très belle adaptation animée au cinéma en 2007 avec les voix entre autres de Catherine Deneuve et Danielle Darrieux, qui remporte le Prix du Jury à Cannes, deux Césars, est nommée aux Oscars et obtient un triomphe critique et public avec 1,2 million d’entrées. Au-delà de Persepolis, elle coréalise, toujours avec Vincent Paronnaud, Poulet aux prunes (2011), film en prises de vues réelles mêlant onirisme et mélancolie, adapté de sa bande dessinée du même nom, Prix du meilleur album au Festival international d’Angoulême. Celle qui bouscula son confortable statut d’auteure de BD à succès pour se réinventer sans cesse derrière la caméra, a toujours préféré l’aventure aux honneurs, l’irrévérence à la routine, et tourna quatre autres films. Voix importante de la diaspora iranienne, elle s’est exprimée régulièrement sur les droits des femmes, la liberté d’expression et la situation politique en Iran, notamment lors du mouvement Femme, Vie, Liberté à partir de 2022. Marjane Satrapi était aussi peintre et il y a cinq ans ses magnifiques toiles étaient exposées dans une galerie parisienne. Dans l’un de ses plus beaux albums, Poulet aux prunes (2004), elle mettait en scène un grand musicien iranien qui se laisse mourir après que son instrument, un târ, sorte de luth persan, s’était cassé. L’artiste franco-iranienne semble malheureusement avoir fait de même.

Ci-dessous les merveilleuses peintures de Marjani Satrapi, dont je disais dans un précédent article : L'exposition intitulée Femme ou rien comporte 15 tableaux grand format aux couleurs éclatantes de femmes qui échappent au conformisme et prennent leur destin en main, dans un style figuratif sublime dont elle a le secret. Avec un art du glamour scénarisé, des traits nets, des silhouettes sensuelles aux bouches écarlates, l'artiste peint des femmes qui lui ressemblent. C'est aussi un hymne à la beauté des femmes, à leur indépendance d'esprit, leur mystère.

Profondément choqué par la mort de cette grande artiste
Profondément choqué par la mort de cette grande artiste
Profondément choqué par la mort de cette grande artiste
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Profondément choqué par la mort de cette grande artiste
Profondément choqué par la mort de cette grande artiste
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Profondément choqué par la mort de cette grande artiste
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Génial sociologue et philosophe, Edgar Morin s'en est allé

Publié le par Michel Monsay

Génial sociologue et philosophe, Edgar Morin s'en est allé

Analyste assidu de la société contemporaine, Edgar Morin, qui fut de tous les combats pendant un siècle, est mort vendredi à l'âge de 104 ans. Il était notamment connu pour sa théorie de la "pensée complexe", où l'humain, l'éducation et la préservation de la nature étaient au cœur de sa réflexion. Il y a encore quelques années, il courait les conférences malgré son âge avancé, témoignant d'une urgence à transmettre. Ni vraiment sociologue, ni tout à fait philosophe, ni historien, ni économiste, ni sémiologue, mais chercheur sans frontières dans toutes ces disciplines, Edgar Morin a été, jusqu’à son dernier livre, sa dernière conférence, sa dernière apparition télévisée, son dernier tweet, un intellectuel engagé dans son temps et un exceptionnel penseur sans frontières du monde contemporain. Edgar Nahoum, de son vrai nom, jeune juif parisien d’origine séfarade, qui perdit sa mère avant son 10ᵉ anniversaire, s'engage à 20 ans dans la Résistance comme combattant volontaire puis devient lieutenant des Forces françaises combattantes en 1942. Le nom Morin, qu'il gardera pour le reste de sa vie, est un dérivé d'une de ses couvertures lors de l'Occupation. Le communisme, auquel il adhère, se confondit d’abord avec la résistance au nazisme pour le jeune Edgar Morin, mais écœuré il s'en éloigne dès 1951, avant d'être définitivement exclu du parti après une vive critique du totalitarisme stalinien. Il aura traversé le XXe siècle et les 26 années du XXIe sans jamais se laisser enfermer dans une discipline, une école ou un camp. Il aura été l'un des rares intellectuels qui a su se remettre en cause, faire son autocritique. Il a créé une sociologie de l’empathie, de la fraternité, opposée à une sociologie de surplomb. Au-delà de la figure intellectuelle se trouvait un homme au charme pétillant profondément attaché à la vie : il aimait manger, danser, rire, chanter. Il y avait un instinct de vie chez Edgar Morin qui était très contagieux et très joyeux. Auteur d'une petite centaine d'ouvrages, il a été l’objet de thèses nombreuses, le bénéficiaire de titres et d’honneurs dans le monde entier, et docteur honoris causa de trente-quatre universités. Un hommage national amplement mérité lui est rendu aujourd'hui. Son œil malicieux, son sourire, sa pensée complexe et si clairvoyante vont terriblement nous manquer pour nous éclairer. En voici un exemple parmi tant d'autres : "À force d'oublier l'essentiel pour l'urgent, on oublie l'urgence de l'essentiel."

Ci-dessous, un extrait de La grande librairie pour le plaisir de revoir Edgar Morin durant 6 minutes. Cliquez sur regarder sur YouTube.

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Deux géants du jazz

Publié le par Michel Monsay

Deux géants du jazz

Hier, c'était le centenaire de la naissance du génial Miles Davis, et nous apprenions la disparition d'un autre génie du jazz, Sonny Rollins, à 95 ans.

Pour le plaisir, réécoutons les lorsqu'ils jouaient ensemble dans les années 1950 sur But not for me et sur Out of the blue, et pour finir le formidable Tutu de Miles Davis.

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Le miracle de la vie

Publié le par Michel Monsay

Le miracle de la vie

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Prince, 10 ans déjà

Publié le par Michel Monsay

Prince, 10 ans déjà

Il y a dix ans, Prince Rogers Nelson nous quittait, à 57 ans, et pourtant il suffit d'entendre un accord de guitare, ou sa voix pour nous enchanter et comprendre qu'il a marqué à jamais l'histoire de la musique. Il n’était plus en pleine gloire comme dans les années 1980-90, mais son œuvre fascinait encore. Sa dernière chanson mémorable date de 2004, il s'agit de Musicology, qui donne son titre à l’album éponyme, auréolé de deux Grammys awards. Ce superbe morceau à l'atmosphère impeccable, au riff élastique en boucle sur une guitare basse, et aux cuivres en ponctuation, qui résume parfaitement l'œuvre de Prince, est certainement en matière de funk l'un des meilleurs qui soit. James Brown, Earth, Wind and Fire, Public Enemy : en nommant explicitement ici les grandes figures noires qu’il considère comme références, le Kid de Minneapolis livre un morceau groove d’anthologie, et inscrit son nom dans leur lignée.

Ci-dessous l'excellent clip :

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