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Pekka Halonen, le plus beau poète des neiges

Publié le par Michel Monsay

Pekka Halonen, le plus beau poète des neiges
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Pekka Halonen, le plus beau poète des neiges

Il a étudié auprès de Gauguin avant de revenir en Finlande pour peindre la nature grandiose de son pays d’origine. Honoré d’une importante rétrospective au Petit Palais, Pekka Halonen révèle un rapport au paysage fait d’émerveillement et de sobriété. Le choix a été drastique dans la production pléthorique (2000 tableaux) de cette gloire nationale. Car le travail de Halonen participe de l’établissement d’une identité nordique à l’orée du XXe siècle, tandis que le pays des mille lacs et des grands hivers souffre du joug que lui impose l’Empire russe, son indépendance ne sera acquise qu’en 1917. Les branches qui croulent sous le poids de la neige, la surface paisible des lacs, la lumière blanche de l’hiver… Pekka Halonen (1865-1933) a peint la nature finlandaise et les saisons qui défilent comme personne. Issu du milieu agricole en Savonie du Nord, son univers pictural raconte la ruralité et les traditions finlandaises, participant à représenter un mode de vie finlandais romancé. Conçue comme une promenade dans l’univers du peintre, cette belle exposition met en lumière son apport à la modernité par sa capacité à synthétiser les diverses tendances picturales de la fin du XIXe siècle. Elle revient sur les années de formation du peintre, sur ses toiles monumentales, sur sa participation au pavillon finlandais à l’Exposition universelle de 1900, ou encore sur l’influence majeure de la musique dans son art, le peintre joue notamment du kantele, son frère est violoniste professionnel, son épouse pianiste. Et bien sûr, l’exposition nous promène dans une Finlande sauvage intacte et dénuée de présence humaine, entre paysages enneigés, forêts, et lacs aux eaux profondes. Passé par Paris à trois reprises et par l’enseignement de Gauguin, Halonen ne sera pourtant bien que chez lui, dans la maison qu’il a construite de ses mains, et dont une des salles du Petit Palais reproduit à peu près l’intérieur boisé avec la baie vitrée qui donne sur un lac gelé. Peintre d’extérieur que n’effrayaient pas les températures bien en dessous de zéro, il allait chercher autour de chez lui et dans diverses régions de Finlande les reflets de la lumière sur le blanc. Reconnu pour son exceptionnelle maîtrise, il fit du sujet un terrain d’expérimentation où s’exprimèrent différentes influences, naturalisme, symbolisme, japonisme, fauvisme, sans jamais se départir d’une grande authenticité. Les bottes enfoncées dans le blanc, perdu dans la forêt, au bord d’une rivière ou d’un lac, il était dans son élément. À travers deux cents toiles, on découvre les très belles peintures de ce grand artiste, qui sut embrasser merveilleusement le paysage comme l'âme de son pays blanc.

Pekka Halonen, un hymne à la Finlande est à voir jusqu'au 22 février au Petit Palais.

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Pekka Halonen, le plus beau poète des neiges
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Les peintures plus vraies que nature de Bila Hamdad

Publié le par Michel Monsay

Les peintures plus vraies que nature de Bila Hamdad
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Les peintures plus vraies que nature de Bila Hamdad
Les peintures plus vraies que nature de Bila Hamdad

Le peintre franco-algérien Bilal Hamdad dialogue avec Vélasquez, Courbet et Manet dans une exposition gratuite au sein des collections permanentes du Petit Palais. Une peinture virtuose de la vie d’aujourd’hui qui représente notamment les quartiers populaires de la capitale, animés, métissés. Jamais on n’avait vu de vendeur de maïs chauds au Petit Palais. Trônant avec son caddie à la sortie du métro Barbès-Rochechouart, il est le pendant contemporain des Halles, ventre grouillant de Paris, immortalisées par Léon Lhermitte en 1895 sur quatre mètres par six. Ailleurs, des coursiers Deliveroo se reflètent dans les miroirs de cafés parisiens. Puis, c’est un jeune garçon noir sur sa trottinette qui nous fixe, tel un petit prince des temps modernes. Les 21 toiles, que le peintre prodige de 37 ans Bilal Hamdad dévoile pour sa première exposition dans un musée, impressionnent. L’artiste diplômé des Beaux-Arts de Sidi Bel Abbès, en Algérie, et de ceux de Paris, à travers ses grands formats truffés de références artistiques et de citations, jette des ponts entre passé et présent. Bilal Hamdad photographie d’abord, inlassablement, le métro, les bars enfumés, les foules. Puis, dans son atelier de Pantin, il compose ses grandes toiles avec virtuosité et une patience d’orfèvre. D’ailleurs, sur Paname, une toile entamée en février dernier spécialement pour cette exposition, l’huile est encore fraîche. Chaque regard perdu, chaque silhouette fuyante et chaque jeu de lumière sur une carafe, un crâne chauve, une balustrade, est rendu avec un étonnant réalisme. Scrutant sa société comme le firent les impressionnistes au XIXe siècle, la peinture de Hamdad montre du vrai. Elle rend visible les invisibles, ceux qui traversent les gares et qui ne sont rien. Ils sont serveurs dans la pénombre, agents de nettoyage, vendeurs ambulants. Surtout, Bilal Hamdad ose se faire entrechoquer histoire de l’art et tragédies actuelles, notamment dans sa série en hommage aux migrants, où les corps flottants évoquent l’Ophélie de John Everett Millais. Une démonstration remarquable que la grande peinture sait mieux que nulle autre capturer notre époque.

Bilal Hamdad est à voir au Petit Palais uniquement aujourd'hui dimanche 8 février.

Les peintures plus vraies que nature de Bila Hamdad
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Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata

Publié le par Michel Monsay

Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
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Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata

La Maison de la culture du Japon à Paris consacre une belle exposition à un des maîtres de l’animation japonaise, Isao Takahata, décédé en 2018. Mélomane, omnivore littéraire et culturel, insatiable curieux de l’Occident, Isao Takahata se tourne vers l’animation après le choc que lui provoque la découverte du dessin animé La Bergère et le Ramoneur (1952) qui deviendra en 1980 le chef-d'œuvre Le Roi et l’Oiseau, de Paul Grimault. L’étudiant en lettres françaises de l’université de Tokyo s’entiche de Jacques Prévert, qui signe le scénario. Son chef-d'œuvre à lui sera Le Tombeau des lucioles, qu'il réalisera en 1988. Considéré comme l’un des films d’animation les plus déchirants jamais réalisés, il est basé sur une nouvelle d’Akiyuki Nosaka, qui relate la tentative de survie de deux enfants dans le Kobe bombardé de 1945. Takahata révélera à son équipe qu’il a lui-même survécu, enfant, au bombardement américain d’Okayama avec sa sœur aînée. Dès 1968, Isao Takahata brise les codes enfantins du dessin animé pour proposer un récit dense, traversé de tensions politiques et de préoccupations adultes. L'exposition retrace cette émancipation progressive, des contraintes hebdomadaires de la télévision des années 1970 pour laquelle il travaillait jusqu'aux chefs-d'œuvre du Studio Ghibli. Takahata n'a cessé de repousser les frontières de son art, et a transformé l'animation en un médium capable d'exprimer l'humanité dans toute sa complexité. Il devient en 1985 le cofondateur avec le maître incontesté Hayao Miyazaki du prestigieux studio d'animation Ghibli. En 1994, il réalise Pompoko, fable écologique sur des tanuki résistant à l'envahissement urbain de Tokyo, explorant avec sensibilité les cicatrices de l'histoire et les tensions entre tradition et modernité. C'est dans cette œuvre que Takahata évoque ces zones rurales où la nature et les humains cohabitent harmonieusement. Outre la très belle partie consacrée au sublime Tombeau des lucioles, l'un des points d'orgue de l'exposition sont les aquarelles tirées de ses carnets de repérage pour Pompoko, d'une délicatesse et d'une justesse poétique bouleversantes. Ces dessins préparatoires révèlent l'attention minutieuse que portait l'artiste au monde qui l'entourait. Le Conte de la princesse Kaguya (2013) est son testament artistique, il y restitue la fraîcheur du dessin à la main grâce à des outils numériques, et créé un style proche de l'aquarelle tout en préservant l'empreinte du geste, donnant une allure de peinture en mouvement. Bien plus qu’une rétrospective filmographique, c’est le geste artistique lui-même qui est mis à l’honneur. On découvre ainsi les étapes intermédiaires, souvent invisibles, qui précèdent la magie de l’animation : des esquisses initiales jusqu’aux scènes finalisées, au fil d’une élégante scénographie émaillée d’une foule de documents originaux. Par son regard humaniste, son sens du récit et ses expérimentations formelles, Isao Takahata a profondément transformé l’animation, l’émancipant de ses codes traditionnels pour en faire un art reconnu dans le monde entier.

Isao Takahata est à voir à la Maison de la culture du Japon à Paris jusqu'à samedi 7 février. 

Ci-dessus et dessous une large sélection de l'exposition, et pour finir deux estampes, Maison de la culture du Japon oblige. 

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
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Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
Passionnante immersion dans l’atelier d’Isao Takahata
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Berthe Weill, le regard affûté d'une très grande galeriste

Publié le par Michel Monsay

Berthe Weill, le regard affûté d'une très grande galeriste
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Berthe Weill, le regard affûté d'une très grande galeriste

Le musée de l'Orangerie a rendu hommage à Berthe Weill, célèbre marchande d'art parisienne avant-gardiste et visionnaire, mais injustement oubliée après sa mort. Elle fut la première femme galeriste à Paris, et a contribué à lancer la carrière d'artistes incontournables du XXe siècle, dont Picasso et Matisse. L'exposition qui vient de se terminer, a rassemblé une centaine de peintures, dessins, sculptures et archives qui montrent à la fois les artistes prestigieux repérés par Berthe Weill, la personnalité et le parcours de cette femme importante dans le monde de l'art parisien du début du XXe siècle. Dès 1901, dans sa galerie du quartier de Pigalle qu'elle ouvre avec l'argent de sa dot, elle ne se mariera jamais, Berthe Weill choisit de se tourner vers des artistes nouveaux et novateurs. Au cours de sa carrière, elle a accueilli les œuvres de plus de 300 artistes, a organisé des centaines d'expositions, et ouvert quatre galeries d'art à différentes adresses dans Paris, avant de faire face aux affres de la Seconde Guerre mondiale, où étant juive, elle fut cachée par une amie et tomba dans la misère, avant d'être aidée par ses pairs qui lui ont permis de finir sa vie plus confortablement. Le parcours de l'exposition abrite ainsi plusieurs chefs-d'œuvre des plus grands artistes du siècle dernier, dont certains que l'on a jamais ou rarement vus : des Picasso, Matisse, Modigliani, Van Dongen, Valadon, Derain, Dufy,... Il y a cent vingt-cinq ans, Berthe Weill exposait ces peintures avec audace, à peine secs, parfois accrochés à une corde avec des pinces à linge faute de place. Telle La Chambre bleue (1901), un Picasso de la période bleue, repéré dans l’atelier du peintre de 20 ans. Ou les paysages aux couleurs cinglantes des fauves, Matisse, Derain, montrés dès 1902 avant même l’invention de leur appellation, ou encore un nu frontal hypnotique (Nu au collier de corail, 1917) de Modigliani, qui connut sa première et unique exposition de son vivant grâce à Berthe Weill. Les femmes seront toujours présentes sur ses cimaises, c’est rare, telles son amie Émilie Charmy, qui la portraiture songeuse, ou Suzanne Valadon la fidèle. La méthode Weill ? Protéger, encourager, nourrir même, les artistes, ne faire peser aucuns frais ni contrats d’exclusivité sur eux, contrairement aux confrères, organiser régulièrement des expositions. Berthe Weill a toujours pris des risques, hors des modes, a découvert des centaines de créateurs. Tous l’ont quitté au fur et à mesure pour des galeristes payant mieux. Plus tard, en 1946, alors qu'elle est démunie et aveugle, une vente aux enchères est organisée pour la sortir de la panade. Les œuvres sont offertes par ses amis artistes, en reconnaissance des efforts désintéressés qui ont aidé leurs débuts. Berthe Weill apparaît comme une véritable pionnière, qui s’est battue contre vents et marées pour imposer sa vision de la peinture. Elle écrivait d’ailleurs dans son autobiographie une phrase qui la résume parfaitement : « Cette vie, je me la suis faite. » La très belle exposition qui lui a été conscacrée a permis de mesurer l’ampleur de son engagement et de son avant-gardisme, un hommage d’autant plus précieux qu’il est rare que les galeristes en soient les héros. 

À défaut de voir l'exposition, en voici une large sélection.

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Berthe Weill, le regard affûté d'une très grande galeriste
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À Troyes, l'un des musées d'art moderne les plus cotés de France

Publié le par Michel Monsay

À Troyes, l'un des musées d'art moderne les plus cotés de France
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Il y avait une arlésienne à Troyes : le Musée d’art moderne. Fermé en 2018 pour rénovation, sa réouverture était crânement mais imprudemment annoncée pour 2019. Elle a eu lieu en 2024, et il vaut vraiment le détour pour ses collections permanentes. Cela grâce à un industriel du textile, Pierre Lévy, qui en accord avec son épouse, Denise, a fait don à l’Etat en 1976 d’une partie de sa collection, soit environ 2 000 œuvres, dont 1 200 dessins, sous réserve qu’elle soit présentée dans sa ville de Troyes. Elle est installée en 1982 dans les bâtiments de l’ancien palais épiscopal, avec pour principale modification un bel escalier à vis réalisé par des compagnons. Cette toute récente rénovation du bâtiment des XVIe et XVIIe siècles est réussie, et la scénographie, utile aux œuvres et respectueuse de son environnement architectural. Pour les amateurs de chronologie, on conseille de démarrer plutôt par le deuxième étage, le rez-de-chaussée accueillant une belle et grande sculpture, Un Lutteur, d’Ousmane Sow (1935-2016), inséré dans une cheminée monumentale qui lui sert d’écrin, un achat de la ville de Troyes en 1990, ce qui en fait le premier musée français à avoir acquis une œuvre de l’artiste sénégalais. A l’étage, on commence au milieu du XIXe siècle, avec Courbet, Daumier, Degas ou Rodin entre autres, on continue avec Seurat, Vuillard, puis des nabis avec Bonnard, Gauguin, Vallotton, Matisse… avant d’arriver à la section consacrée aux fauves avec Derain, très présent tout au long du musée en peintures et sculptures, il fut ami des Lévy, mais aussi Van Dongen, de Vlaminck, Braque, Dufy, Marquet, dans un choc des couleurs. Citons également Dufy, Picasso, Modigiani, Bernard Buffet ou Balthus, mais aussi des peintres moins connus, dont les œuvres nous enchantent. Parmi eux, une très belle découverte, Maurice Marinot, peintre et maître verrier de grand talent. Avec cet enchaînement d'œuvres plus belles les unes que les autres, ce musée est clairement une des très belles collections d’art moderne de province. 

À Troyes, l'un des musées d'art moderne les plus cotés de France
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Jean-Baptiste Greuze, le peintre qui jeta une lumière crue sur l’enfance

Publié le par Michel Monsay

Jean-Baptiste Greuze, le peintre qui jeta une lumière crue sur l’enfance
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Jean-Baptiste Greuze, le peintre qui jeta une lumière crue sur l’enfance
Jean-Baptiste Greuze, le peintre qui jeta une lumière crue sur l’enfance
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Jean-Baptiste Greuze, le peintre qui jeta une lumière crue sur l’enfance

Il fut adulé et riche, puis oublié, et il mourut dans la misère. Trois cents ans après sa naissance, Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) fait l’objet d’une rétrospective à Paris, au Petit Palais. Réputé pour ses portraits et scènes de genre, cet artiste audacieux du siècle des Lumières est ici exposé à travers le prisme de l’enfance, un thème central du XVIIIe siècle : les débats autour du lait maternel et des nourrices, la place de l’enfant dans la famille, l’importance de l’éducation dans la construction de la personnalité, ainsi que la responsabilité des parents dans son développement. L’artiste peint une société en changement. Ses portraits d’enfants traduisent de nouvelles conceptions éducatives et sociales tout autant qu’esthétiques. La peinture de Greuze fait écho à une piété rurale, un sentiment familial et la vertu domestique. Il se concentre sur les visages et leurs regards spécifiques éclairés comme par une une source émanant de l’intérieur. Pinceau virtuose, carnations délicates, Greuze n’a pas son pareil pour exprimer les pensées insondables de ces petits êtres. Ami intime de Diderot, proche des encyclopédistes, franc-maçon issu d’un modeste milieu bourguignon, Greuze prône une morale et une philosophie détonantes en plein triomphe de la peinture rococo et des polissonneries façon Fragonard, son contemporain. Au fil du parcours, proposant une centaine d’œuvres, très belles peintures, dessins exceptionnels et gravures réalistes, apparaissent non seulement ses convictions progressistes mais, en revers, une radiographie de la structure familiale de l’Ancien Régime : Trauma de la mise en nourrice, allaitement maternel inexistant, pères défaillants ou violents, adolescence à risque, viol. Dans une dernière salle stupéfiante, toutes les œuvres dénoncent une prédation systématique et la destruction psychologique des victimes. Tel ce tableau venu du Louvre, La Cruche cassée (1771-1772). Une jeune fille, regard triste et teint de porcelaine, agrippe sa robe au niveau du pubis. Le bouquet de fleurs est défait, la robe dépenaillée, le sein dévoilé et le trou dans la cruche à son bras, frappée d’un coup fort, atrocement évocateur. L’artiste a admiré toute sa vie durant la tendresse de l’enfance dans un monde brutal, et a su faire cohabiter dans ses toiles leur innocence et la dureté de la réalité. Greuze est le peintre qui a probablement le plus représenté les enfants dans son œuvre. Qu’ils soient méchants, paresseux, inquiets, aimants, candides, espiègles, les enfants sur les toiles de Greuze se présentent sous toutes sortes de facettes. Il montre les rituels familiaux, les drames domestiques et les relations complexes qui animent cette mini-société qu’est la famille. Les enfants sont ballottés par des mouvements paradoxaux caractéristiques de l’univers familial : amours et violences, sérénité et angoisse, compassion et jalousie. Les peintures de Greuze semblent porter l’ambition de dénoncer les climats familiaux tendus, célébrer les foyers apaisants et semble faire le vœu de la tranquillité et la liberté pour les enfants.

Jean-Baptiste Greuze, l'enfance en lumière est à voir au Petit Palais jusqu'à demain, 25 janvier.

Jean-Baptiste Greuze, le peintre qui jeta une lumière crue sur l’enfance
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John Singer Sargent a magnifiquement peint le tout-Paris des années 1870-1880

Publié le par Michel Monsay

John Singer Sargent a magnifiquement peint le tout-Paris des années 1870-1880
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John Singer Sargent a magnifiquement peint le tout-Paris des années 1870-1880
John Singer Sargent a magnifiquement peint le tout-Paris des années 1870-1880
John Singer Sargent a magnifiquement peint le tout-Paris des années 1870-1880
John Singer Sargent a magnifiquement peint le tout-Paris des années 1870-1880

La France le connaît mal, et pourtant son histoire est celle d’un Américain à Paris, celle, surtout, de l’un des plus grands peintres américains du XIXe siècle. John Singer Sargent est une icône pour le monde anglo-saxon. En éclairant ses années de formation à Paris, le musée d'Orsay permet de plonger dans l’univers de ce nomade qui connut à peine son pays d’origine et, contemporain des impressionnistes, sut allier les influences de Vélasquez et de Manet. Cette décennie parisienne s’avère remarquablement diverse et audacieuse. Au-delà de ses impressionnants talents de portraitiste, John Singer Sargent fait preuve d’une incroyable connaissance de la tradition picturale. Il est issu d’une famille d’expatriés fortunés originaires de Philadelphie venus s’installer en Europe. Lui est né à Florence, ses sœurs dans d’autres villes italiennes ou suisses. Leur éducation nomade est nourrie par les arts, la musique et les musées européens. Il arrive en famille à Paris en 1874 pour se former dans ce qui est alors la capitale mondiale des arts. Le jeune homme, âgé de 18 ans, intègre alors l'atelier d'un portraitiste très apprécié dans la haute société : Carolus-Duran, et réussit le concours des Beaux-Arts. Il se lie d'amitié avec plusieurs artistes, notamment Claude Monet. John Singer Sargent est brillant, son style arrive très tôt à maturité, possède une technique déjà assise et ne tarde pas à éblouir Paris. S’il sait flatter ses modèles, le jeune portraitiste sait également s’émanciper des conventions artistiques et sociales, avec des compositions empreintes d’étrangeté où le vide happe l’espace. Il poussera la provocation un peu plus loin en présentant au Salon de 1884, Madame X, le portrait épuré, voire stylisé, de sa compatriote Virginie Avegno Gautreau (1859-1915), mariée à un banquier parisien, mêlant profil hautain, carnation poudrée et robe décolletée dont une bretelle a glissé sur l’épaule dénudée. Évidemment cela fit scandale et il dût repeindre la bretelle à sa juste place. Les 90 œuvres présentées dans cette très belle exposition ont été exécutées en l'espace de dix ans, avant ses 30 ans. Elles illustrent le talent prodigieux du jeune peintre. Ses portraits repoussent toutes les conventions de l'époque. Il a parfois un goût pour le bizarre et une esthétique qui se nourrit d'ombre et de lumière, et sa technique lui permet de cerner la psychologie de ses modèles. Celle des hommes et des femmes qu’il magnifie dans ses portraits en pied, mais plus encore celle de ces enfants qui prennent la pose dans leur luxueuse demeure et dont le regard nous fixe avec une intensité troublante. Entre sensualité et étrangeté, sens naturaliste du détail et liberté impressionniste, la palette de cet artiste, aussi nomade que mondain, est à l'honneur au musée d’Orsay un siècle après sa mort, en 1925, dans cette très belle exposition dont le titre sonne comme une conquête : Éblouir Paris. Mission accomplie pour John Singer Sargent, dont la virtuosité nous a éblouit.

John Singer Sargent - Éblouir Paris est à voir au Musée d'Orsay jusqu'au 11 janvier.

Ci-dessus et dessous une large sélection de l'exposition. Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

John Singer Sargent a magnifiquement peint le tout-Paris des années 1870-1880
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Tyler Mitchell joue parfaitement sur la puissance des contrastes à la fois esthétiques et symboliques

Publié le par Michel Monsay

Tyler Mitchell joue parfaitement sur la puissance des contrastes à la fois esthétiques et symboliques
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Tyler Mitchell joue parfaitement sur la puissance des contrastes à la fois esthétiques et symboliques

Depuis dix ans, le photographe Tyler Mitchell, installé à New York, travaille à construire un nouveau regard sur la communauté noire, une utopie en forme d’Eden contemporain. Son exposition à la Maison européenne de la photographie (MEP) déploie tout le langage visuel du jeune artiste de 30 ans dont les travaux de commande pour les magazines et les images plus personnelles à l’esthétique champêtre, pleine d’élégance et de douceur, sont inspirées de la peinture. Très prisé par les marques de mode et la publicité, Tyler Mitchell est surtout le premier photographe afro-américain à avoir fait la couverture de Vogue en 2018, avec la pop star Beyoncé, au naturel, en couronne de fleurs. Un tournant pour une génération de photographes avide de changements qui fait aujourd’hui bouger les lignes des représentations noires avec des images plus proches de la vie réelle et moins retouchées. Tyler Mitchell sort sa communauté d’une vision tragique, en l’inscrivant dans la désirabilité, en rendant le rêve réel. Sublimés par la lumière naturelle et une palette de couleurs vives, les modèles afro-américains posent, avec triomphe. Né dans l’Etat de Géorgie, au cœur de ce Sud des Etats-Unis qui fut l’épicentre de la ségrégation, Tyler Mitchell est nourri de l’histoire noire. L’artiste revient sur un passé oppressant, et dépeint l’espoir d’un futur plus clément. Il évoque sur une photo exposée, Tamir Rice, un enfant de 12 ans, assassiné par la police de Cleveland, aux États-Unis, alors qu’il jouait avec un pistolet en plastique. Une allusion rappelant que les inégalités sont toujours bien présentes. Dans un autre style, sur une photographie de trois femmes noires vêtues de longues robes blanches, Tyler Mitchell fait pendre un voile blanc, légèrement transparent, sur lequel est imprimé le même cliché. Le résultat est étonnant. Ou encore ce splendide tableau bucolique, aux accents impressionnistes, que cet amateur du peintre Georges Seurat dresse d'une communauté un dimanche au bord de l'eau, en terre sudiste. Le surgissement dans l'art d'une représentation apaisée qui en a été absente. Si la beauté des images est indiscutable, les œuvres du jeune photographe se transforment en témoignage. Alors que la photographie, notamment de mode, a pris l’habitude d’utiliser le noir et blanc pour représenter les corps noirs, unifiant ainsi les teintes des peaux, et diluant donc leur diversité et leur richesse, les images en couleurs de Tyler Mitchell les révèlent. La délicatesse de son travail est politique. Montrer un individu noir dans un moment de tendresse, de repos, c’est affirmer qu’il a aussi droit à cette délicatesse, qu’il peut être représenté comme autre chose qu’un corps qui souffre. Cette tranquillité est une résistance. À tout juste 30 ans, il est le photographe que tout le monde s’arrache. Les créateurs et les magazines de mode, auprès desquels le jeune prodige a d’abord forgé sa solide réputation, mais aussi les collectionneurs. Cette belle exposition permet de découvrir un photographe qui parvient à concilier exigence esthétique et engagement politique sans sacrifier l’une à l’autre. Tyler Mitchell invente une forme de photographie qui mise sur la force performative des images plutôt que sur leur capacité dénonciatrice. En créant visuellement le monde qu’il souhaite voir advenir, il participe à sa réalisation effective. Une stratégie d’autant plus efficace qu’elle opère par séduction plutôt que par culpabilisation, touchant ainsi des publics habituellement imperméables aux discours militants traditionnels. 

Tyler Mitchell est à voir à la Maison européenne de la photographie jusqu'au 25 janvier. 

Ci-dessus et dessous une large sélection de l'exposition. Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Tyler Mitchell joue parfaitement sur la puissance des contrastes à la fois esthétiques et symboliques
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Edward Weston, la modernité à bras le corps

Publié le par Michel Monsay

Edward Weston, la modernité à bras le corps
Edward Weston, la modernité à bras le corps
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Edward Weston, la modernité à bras le corps
Edward Weston, la modernité à bras le corps
Edward Weston, la modernité à bras le corps

Du flou ouaté et doux à une netteté sculpturale et sensuelle, l’exposition consacrée à l’œuvre du photographe américain Edward Weston (1886-1958) décrit le glissement qu’il opéra dans les années 1920, passant du pictorialisme, un courant photographique en vogue au tournant du XXᵉ siècle, inspiré de la peinture, au modernisme. Il devint ainsi l’un des maîtres de la photographie pure, sans recadrage ni retouche. Cette révolution du regard est ici révélée en 115 images réalisées entre 1908 et 1945. Natures mortes, objets du quotidien, nus, portraits, paysages, tous ces sujets, le photographe les a embrassés avec un sens de la précision et du détail inédit pour l'époque, dans des compositions reflétant son obsession : traduire la vie. Sa volonté de capturer l’essence intemporelle des paysages, des éléments de la nature, du corps féminin, ou simplement des visages, son esthétique épurée appliquée à deux coquillages, à une souche ou à la courbe d’un sein ont redéfini les contours de la photographie moderne et inspiré des générations entières de suiveurs prosélytes, explorateurs de la forme et de la lumière qui la révèle. Edward Weston simplifie ses cadrages, élimine les artifices, privilégie les lignes, les formes, la lumière. Là, un coquillage devient architecture. Plus loin, un corps nu s’efface dans la lumière crue, jusqu’à ne plus être qu’une ligne. On croyait connaître la matière, Edward Weston la réinvente. Tout, sous son objectif, devient sculpture. La peau, le sable, le métal, les feuilles, les seins, les ombres. Il regarde comme un sculpteur, photographie comme un poète. Atteint de la maladie de Parkinson en 1947, Edward Weston a consacré les dix dernières années de sa vie à superviser le tirage de ses images emblématiques. Plusieurs y sont exposées dans leur version originale , tirées à la main par ses soins. Cette belle exposition permet de découvrir une approche novatrice de la photographie opérée dans les années 1920 par Edward Weston, où sa recherche obstinée de pureté formelle, son attention portée à la lumière et aux textures en s’appuyant sur la matière expressive du noir et blanc, ont fait de lui une référence.

Edward Weston, modernité révélée est à voir à la Maison européenne de la photographie jusqu'au 25 janvier.

Ci-dessus et dessous une large sélection de l'exposition. Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Edward Weston, la modernité à bras le corps
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Délicieuse plongée dans l'empire du sommeil

Publié le par Michel Monsay

Délicieuse plongée dans l'empire du sommeil
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Délicieuse plongée dans l'empire du sommeil
Délicieuse plongée dans l'empire du sommeil
Délicieuse plongée dans l'empire du sommeil

La belle exposition L’Empire du sommeil présentée au musée Marmottan explore ce moment particulier de l’existence humaine qui occupe plus d’un tiers de notre temps. Entre la vie et la mort, le soin et le plaisir, 130 œuvres nous entraînent vers des au-delà insoupçonnés. Avec à la clef, plusieurs peintures jamais exposées en France d’artistes italiens, anglais ou autrichiens. À travers tableaux, dessins et sculptures, on dort dans tous les états : dans son lit comme cet enfant peint par Monet, mais aussi couchée sur un banc un été en plein après-midi, ou par terre dans la nature comme Rousseau. On dort assis, comme cette jeune fille endormie près de la cheminée ou épuisé comme ce petit vendeur de violettes, ou encore debout sur la corniche d'un immeuble comme la belle somnambule de Maximilian Pirner. Abandon confiant ou oubli des peines, porte ouverte vers le rêve ou le tourment, de la douceur de la sieste à l'effroi du cauchemar, l'exposition présente le sommeil dans ses ambivalences et montre la richesse d'un thème qui traverse les époques. Sans doute parce que le modèle qui dort est idéal. Il ne bouge pas et, dans son corps abandonné, le peintre peut capter un peu de son intimité, de son inconscient. Les œuvres exposées traversent cinq siècles d'histoire de l'art, de la fin du Moyen Âge à l'époque contemporaine, avec un focus sur le XIXe siècle. La dangereuse ivresse de Noé est ainsi évoquée par un tableau de Giovanni Bellini datant de 1515. Une étonnante sculpture médiévale de la dormition de la Vierge, où les apôtres sont joyeusement groupés le long de son lit, introduit la partie consacrée au Nouveau Testament. Non loin, un Christ ressuscitant la fille de Jaïre témoigne, sous le pinceau du peintre autrichien Gabriel von Max (1878), que la mort n'est qu'un sommeil transitoire en attendant la Résurrection. Les mythes antiques et les contes de fées sont quant à eux souvent prétexte à dévoiler la dimension érotique du sommeil, comme la belle Vénus assoupie. Naissance, mort, repos ou troubles du sommeil, le parcours puise à toutes les étapes de la vie, et à l'inverse de tout voyeurisme, ces œuvres nous touchent justement par l'intimité tendre qu'elles révèlent. Ce voyage artistique rejoint alors notre humaine expérience. C'est la première fois qu'une exposition parisienne est consacrée au sommeil. Pour montrer l'universalité du thème dans l'art occidental, les commissaires ont obtenu des prêts exceptionnels de la part de grands musées, en France mais aussi en Écosse, en Italie, en Irlande, en Espagne, au Danemark, au Canada. À côté de grands noms comme Rodin, Monet, Delacroix, Munch, Rembrandt, Redon, Vallotton, Picasso,... ces prêts nous permettent de découvrir des artistes que nous connaissons peu, comme la Britannique Evelyn De Morgan avec La Nuit et le Sommeil, une allégorie peinte en 1878 mais très influencée par la Renaissance italienne. La Nuit, encore rose du soleil couchant, étend son manteau pour obscurcir le ciel, et entraîne le Sommeil, semeur de coquelicots pour endormir les mortels. Le marchand de sable est passé dans le bel hôtel particulier du musée Marmottan, et après la visite de cette exposition, vous aurez de grandes chances de faire de beaux rêves.

L'empire du sommeil est à voir jusqu'au 1er mars au Musée Marmottan.

Ci-dessus et dessous une large sélection de l'exposition. Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Délicieuse plongée dans l'empire du sommeil
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