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Un documentaire fascinant né d'une rencontre improbable

Publié le par Michel Monsay

Un documentaire fascinant né d'une rencontre improbable

"La peintre et le voleur" est un documentaire norvégien récompensé au festival de Sundance 2020, le plus grand festival de cinéma indépendant créé par Robert Redford en 1985, et sélectionné pour les Oscars 2021. Très original dans la forme comme dans le fond, la rencontre entre une artiste peintre et le voleur de deux de ses tableaux dans une galerie d'Oslo, qui va se transformer en une profonde amitié. Ce film est construit intelligemment dans une narration en miroir des deux protagonistes afin d'avoir leurs deux points de vue. Le tournage qui s'est étalé sur trois années a donné lieu à de nombreux rebondissements que le réalisateur n'avait pas prévu, et qui apportent au film des moments poignants de cinéma vérité. En filmant ces deux cabossés de la vie, qui chacun à sa mesure s'en sort comme il peut avec un passé douloureux, le documentariste Benjamin Ree, qui a réussi à obtenir des scènes intimes d'une incroyable émotion, aborde finement de nombreux thèmes comme le pardon, la difficile reconstruction d'un être en perdition, les affres du métier d'artiste, le pouvoir de l'amitié mais aussi de l'art. Documentaire troublant qui vous embarque de la première à la dernière minute dans une intensité qui ne se dément pas, "La peintre et le voleur" est à la fois un condensé d'humanité et une histoire où la réalité a une nouvelle fois plus d'imagination que la fiction.

Le film est à voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

Un documentaire fascinant né d'une rencontre improbable

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Une série bouleversante qui dénonce le cynisme de la Suisse en 1945

Publié le par Michel Monsay

Une série bouleversante qui dénonce le cynisme de la Suisse en 1945

Cette minisérie suisse en six épisodes nous plonge au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans un pays où la neutralité affichée est mise à mal par les pratiques ambiguës voire volontairement négligentes du Ministère public envers d'anciens nazis, et plus globalement par les compromissions d’un pays antisémite qui dissimule à peine ses accointances avec l’Allemagne vaincue. Heureusement les personnages principaux de cette série véhiculent des idéaux d'une autre teneur mais ils sont confrontés à une réalité douloureuse pour l'héroïne, travaillant dans un foyer de la Croix-Rouge qui accueille de jeunes Juifs rescapés du camp de Buchenwald, mais avec pingrerie et pour un temps court. Une réalité obscène pour un jeune homme issu d'une famille modeste, qui va prendre les rênes d'une entreprise de textile en épousant la fille du patron, l'héroïne de la série, mais la suite va s'avérer bien plus scabreuse que ce qu'il pensait en échafaudant des plans ambitieux. Une réalité détestable pour son frère, qui traque des nazis ayant réussi à se réfugier clandestinement en Suisse avec leur argent, mais là aussi ce pays n'est pas clair dans sa stratégie, qui après avoir profité de la guerre veut également profiter de la paix. Le caléidoscope de ces personnages attachants et d'autres qui les entourent montre à différents niveaux et au fil de l'intrigue cette époque peu reluisante de l'histoire de la Suisse, qui a souvent préféré le profit à la justice. La réalisatrice suisse, Petra Volpe, a travaillé avec des historiens pour que sa fiction romancée soit au plus proche de la réalité, ce qui donne à cette édifiante série encore plus d'impact et la fait participer à l'essentiel devoir de mémoire, afin de ne jamais oublier ce qui s'est passé pendant et après la guerre.

La série est à voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

Une série bouleversante qui dénonce le cynisme de la Suisse en 1945
Une série bouleversante qui dénonce le cynisme de la Suisse en 1945

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Un téléfilm essentiel et glaçant

Publié le par Michel Monsay

Un téléfilm essentiel et glaçant

Le fait divers révoltant, que raconte ce téléfilm admirablement construit et très prenant, a eu lieu en 2006 en Angleterre où une jeune femme de 20 ans d'origine kurde irakienne disparaissait. Honour retrace l’affaire du point de vue de l’inspectrice en chef de la brigade criminelle de Londres, perspicace, opiniâtre et à fleur de peau, qui enquête sur cette disparition. Remarquablement interprétée par Keely Hawes, que l'on avait déjà apprécié en ministre de l'intérieur qui avait une relation avec son garde du corps dans la série Bodyguard, l'actrice apporte avec subtilité ce mélange de force et de sensibilité qui caractérise cette policière, décorée par la suite de la plus haute distinction de la police britannique. La comédienne anglaise qui a été terriblement affectée par ce fait divers, l'a été tout autant par le tournage de ce téléfilm qui lui laissera indéniablement des traces. Honour lève le voile sur les crimes d'honneur, ces pratiques épouvantables et arriérées pour préserver la réputation d'une famille, qui font 5000 victimes chaque année dans le monde. Il pointe aussi les graves défaillances de l’institution policière en Grande-Bretagne, qui n'a pas réagi alors que la jeune Kurde s’est rendue dans un commissariat à cinq reprises et a même fourni une liste de personnes de son entourage voulant sa mort. Ce téléfilm précieux et poignant met aussi en lumière la terrible condition de nombreuses femmes kurdes, mais malheureusement cela existe dans de nombreux pays, mariées de force, réduites au silence, humiliées et maltraitées, en toute impunité.

Honour est à voir ici

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Un poète musicien incomparable

Publié le par Michel Monsay

Un poète musicien incomparable

Longtemps, lorsque l'on évoquait Charles Trenet, il n'y avait pas le même enthousiasme ni la même admiration que pour Gainsbourg, Brel, Aznavour, Barbara ou Ferré pour ne citer qu'eux, et pourtant le fou chantant a tellement apporté à la chanson française qu'il y avait une injustice dans cette perception. Son exceptionnel répertoire fourmille de perles euphorisantes, mélange de swing et de poésie, mais aussi de chansons plus mélancoliques tout aussi remarquables, comme "L'âme des poètes" ou "Que reste-t-il de nos amours". Des années 30 jusqu'en 1999 et son dernier concert à la salle Pleyel, Charles Trenet a enchanté plusieurs générations par sa vitalité, sa joie de vivre qu'il cultivait comme un sport, et son génie créatif qui lui permit de réinventer la chanson française en y introduisant du jazz. Ce très beau documentaire tente de percer le mystère de cet artiste bien plus complexe que sa jovialité affichée, il fait aussi revivre toute une époque à travers des images d'archive que les chansons de Trenet habillent parfaitement, aborde toutes les périodes et tous les aspects de la vie du chanteur, même les plus sombres. Ceux qui le trouvaient ou le trouve encore désuet avec son chapeau calé en arrière, ne savent peut-être pas que cet accessoire était un pied de nez à Maurice Chevalier, qui mettait son chapeau sur l’œil pour faire le joli cœur, quand Trenet voulait incarner la joie, l’insouciance et la folie. N'oublions jamais que sans les chansons de Trenet, comment auraient écrit Brassens, Brel, Nougaro ou Higelin, qui lui vouaient une éternelle reconnaissance ? Longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu, les chansons de Charles Trenet courent encore dans les rues, et ce bel hommage en témoigne.

Le documentaire est à voir ici

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Une femme extraordinaire

Publié le par Michel Monsay

Une femme extraordinaire

Ce très beau documentaire est composé en grande partie d'images d'archives inédites des années 60 que l'on croyait perdues, filmées par Hugo Van Lawick, grand cinéaste animalier et mari de Jane Goodall, mais aussi d'une interview de cette exceptionnelle primatologue pour narrer sa propre histoire, en voix off et devant la caméra du réalisateur Brett Morgen. La qualité des images en Tanzanie, formidable témoignage de cette époque où Jane Goodall fit des découvertes révolutionnaires sur les chimpanzés, et les confidences de cette anglaise, âgée de 86 ans aujourd'hui, sur sa vie de femme et de mère en Afrique, rendent ce film exceptionnel malgré tout ce qui a déjà été dit sur cette pionnière. Elle rêvait depuis toute petite de partir en Afrique vivre avec les animaux, et grâce à un paléontologue de renom, elle eu pour mission d'étudier le comportement des chimpanzés dès 1960. Toute sa vie y sera consacrée, elle créera même en 1977 l’Institut Jane Goodall pour la Recherche de la faune, l’éducation et la conservation, aujourd'hui encore elle continue de militer à travers le monde pour défendre les animaux sauvages en péril. Au-delà de l'importance de ses découvertes, le courage et la détermination de cette belle jeune blonde de 25 ans qui débarque dans la jungle africaine en 1960 forcent l'admiration, et ce film lui rend un bel hommage bien mérité.

Le documentaire est à voir ici

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Ce sont ses acteurs qui en parlent le mieux

Publié le par Michel Monsay

Ce sont ses acteurs qui en parlent le mieux

Cela fait 50 ans que l'on adore ses films sans vraiment connaître André Téchiné. Sensible, pudique, il s'est peu livré durant sa carrière, voilà pourquoi ce documentaire qui lui ressemble, construit par petites touches où les propos du cinéastes sont mêlés à ceux de quelques uns des plus grandes actrices et acteurs du cinéma français qui ont tourné devant sa caméra, est un moment précieux et intense. Même s'il y a des films que l'on aime un peu moins, la plupart des autres sont tellement forts qu'il est à jamais l'un des plus grands cinéastes français, et pourtant il n'a obtenu que trois Césars, mais pour le même film "Les roseaux sauvages", et un Prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour "Rendez-vous". Que de merveiolles dans sa filmographie, de "Barocco" à "Quand on a 17 ans", en passant par "Hôtel des Amériques" ou "Ma saison préférée" pour ne citer qu'eux. Le cinéaste évoque dans ce documentaire son Sud-Ouest natal, son enfance et l'imposante figure maternelle, il a attendu la mort de celle-ci pour évoquer son homosexualité à travers les amours adolescentes de ses personnages, son arrivée à Paris et son désir d'émancipation. Les secrets du désir, les relations familiales en souffrance, les blessures sociales, sont quelques uns des thèmes que l'on retrouve souvent dans ses films d'une beauté plastique et d'un romanesque remarquables. Catherine Deneuve, bien entendu, mais aussi Sandrine Kiberlain, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart, Juliette Binoche, Guillaume Canet, Isabelle Adjani, Patrick Dewaere ont tous des mots d'une sincérité attendrie voire amoureuse à l’égard du talent et de la personnalité d'André Téchiné. Un beau portrait et un bel hommage à ce cinéaste de 77 ans, dont on espère encore beaucoup de films.

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Une pièce qui mêle subtilement intelligence, émotion et sourire

Publié le par Michel Monsay

Une pièce qui mêle subtilement intelligence, émotion et sourire

Créée en 2017 au Festival off d'Avignon, cette pièce a rencontré dès le début un très beau succès public et critique, avant de se voir définitivement consacrer en remportant 4 Molières qui récompensent son originalité, son humour parfois très noir et cynique, son efficacité, son suspense et sa délicatesse. "Adieu Monsieur Haffmann", parfaitement captée par huit caméras au Théâtre du Châtelet quasiment sans public en juillet 2020, qui aborde l'antisémitisme à Paris en 1942 en pleine occupation allemande par le biais de l'histoire d'un bijoutier juif obligé de se cacher, donne toute ses dimensions intimes et politiques, notamment dans les gros plans sur le visage des comédiens. Parmi eux, Julie Cavanna, lumineuse et sensible, Molière de la révélation féminine, Grégori Baquet tout en retenue, Franck Desmesdt, impressionnant et imprévisible ambassadeur nazi à Paris, Molière du comédien dans un second rôle, tous contribuent à nous replonger dans cette ambiance délétère près de 80 ans en arrière. L'auteur et metteur en scène, Jean-Philippe Daguerre, a souhaité écrire une pièce qui parle d'amour, de courage, de peur, sans complaisance émotionnelle, les situations auxquelles sont confrontées les personnages se suffisant à elles-mêmes, en introduisant le thème de la stérilité masculine dans le contexte particulièrement tourmenté de l'occupation. Ce qu'il en fait et ce qu'il ose, notamment dans la longue scène finale, est saisissant de sarcasme glaçant sur un sujet ô combien délicat, mais Jean-Philippe Daguerre évite tous les pièges et propose un récit empreint d'humanité. En attendant de voir si le film, avec Daniel Auteuil, Gilles Lellouche et Sara Giraudeau, dont la sortie a été repoussée pour cause de Covid, sera à la hauteur de la pièce, dont le découpage et les dialogues ont déjà une rythmique cinématographique, profitons de cette excellente captation.

La pièce est à voir ici

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Un documentaire exemplaire à la fois pédagogique et historique

Publié le par Michel Monsay

Un documentaire exemplaire à la fois pédagogique et historique

On a tous en mémoire le traumatisme provoqué par l'attentat terroriste contre Charlie hebdo le 7 janvier 2015, la tristesse infinie, la colère insondable et l'incompréhension face à l'assassinat de Cabu, Wolinski, Charb, Honoré, Tignous, Bernard Maris, Elsa Cayat, Mustapha Ourrad, Franck Brinsolaro, Michel Renaud, Frédéric Boisseau. Ce documentaire forcément émouvant n'est pas militant ni provocateur, il témoigne pour l'Histoire avec mesure et intelligence à la fois sur un journal satirique presque marginal que des fanatiques ont voulu anéantir, sur la liberté d'expression dont Charlie est devenu le symbole, sur la parole très forte des survivants qui s'expriment pour la première fois, sur l'attentat en lui-même, et sur le procès en septembre 2020 des complices présumés des attentats contre Charlie, l'hyper casher et la policière de Montrouge, pour tenter de comprendre ce qui s'est passé. Hugues Nancy, à qui l'on doit déjà de nombreux documentaires de qualité qui apportent un éclairage nouveau permettant un recul sur les événements ou personnalités dont ils sont le sujet, trouve ici le ton juste pour aborder cette page si douloureuse de notre Histoire récente. Il mêle habilement des archives et des témoignages qui mettent en lumière l'irrévérence des dessinateurs envers les pouvoirs autant politiques qu'économiques et envers toutes les religions, et ce dès le premier numéro en 1970. Cette bande de copains ne supportait pas la bêtise et s'en moquait sans limites, en la dénonçant avec une liberté précieuse qui malheureusement leur a valu procès et menaces de mort de la part d'intégristes de tous bords. Le documentaire témoigne également du terrorisme qui a encore frappé au moment du procès,  avec une nouvelle attaque contre les anciens locaux de Charlie, l'horrible assassinat de Samuel Paty et l'attentat à la basilique de Nice. Autre point intéressant mis en exergue dans le film est la responsabilité des uns et des autres face à l'exacerbation de la haine envers Charlie, sentiment que ses dessinateurs ne connaissaient pas, dixit Wolinski au lendemain de la publication de la caricature de Mahomet. Comme le dit le titre et le démontre une partie du film, Charlie n'est pas mort et une nouvelle génération de dessinateurs est venue se greffer à Riss, blessé lors de l'attentat et qui dirige le journal aujourd'hui, pour faire vivre ce dessin caricatural qui fait autant rire qu'il questionne la société, et maintenir la ligne éditoriale sans concessions qui rend perpétue la mémoire de tous les morts du 7 janvier 2015.

Le documentaire est à voir ici

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Un documentaire musical incomparable et somptueux

Publié le par Michel Monsay

Un documentaire musical incomparable et somptueux
Un documentaire musical incomparable et somptueux

Très rarement voire jamais, la musique et son interprétation n'auront été aussi bien filmées. Dès le générique avec son très beau graphisme et les premières magnifiques images de l'orchestre de Paris dans un mystérieux clair obscur, nous plongeons dans une symphonie musicale et visuelle absolument sublime, et notre émerveillement durera tout le long des 45 minutes de ce petit bijou. Il ne ressemble à aucune captation de concert ou autre documentaire existant. Tout ici est d'une incroyable créativité artistique, des cadrages serrés avec très peu de profondeur de champ, une netteté sur un détail, un geste, et le reste de l'image étant composée de superbes flous, aux envolées avec un drone dans des plans plus larges autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Philharmonie qui virevoltent, partent en piqué, les contre-jours, les pénombres, les changements de lumière, les couleurs. Toutes ces propositions s'enchaînent avec fluidité et suivent harmonieusement le mouvement de la musique, c'est magistral. D'autant que la partition est à la hauteur avec Stravinsky, des extraits de l'Oiseau de feu et du Sacre du printemps, et La mer de Debussy, admirablement interprétée par les 80 musiciens de l'Orchestre de Paris. Ce film, qui fera référence, est au plus près des musiciens, comme jamais, et nous emmène dans tous les espaces du bâtiment, en démarrant dans les sous-sols pour finir sur le toit où les interprètes continuent de jouer, comme par un tour de magie. Bravo aux réalisateurs François-René Martin et Gordon, au directeur de la photo Christophe Graillot et aux cadreurs qui ont tous fait un travail exceptionnel.

Le film est à voir ici

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Kery James, le rap à son plus haut niveau

Publié le par Michel Monsay

Kery James, le rap à son plus haut niveau

Un charisme évident dès qu'il apparaît, une présence impressionnante, une économie de gestes à l'inverse de bien des rappeurs, une intensité d'interprétation qui donne des frissons, une scansion intelligible là aussi à l'inverse de beaucoup d'autres, et surtout des textes d'une puissance unique empreints d'une conscience politique qu'il exprime dans une magnifique langue prenant par moments une couleur poétique. A 43 ans, Kery James fait figure de maître du rap français, il a commencé à l'âge de 14 ans aux côtés de MC Solaar et depuis n'a cessé d'inventer et de renouveler le genre, en trouvant une osmose entre texte et musicalité. Il faut tendre l'oreille et bien écouter ses paroles d'une lucidité sans filtre sur notre société, il dépeint avec réalisme nos comportements, les banlieues, les injustices sociales, les violences policières, la notion de liberté. Accompagné par deux excellents musiciens, il nous offre un mini concert exceptionnel dans le cadre de Bâtiment B, le nouveau rendez-vous des musiques urbaines, qui s'ouvre et se referme avec la très belle voix de la chanteuse Narimène Bey. Même si vous n'aimez pas le rap, prenez le temps de regarder et écouter cet artiste majuscule, qui n'a rien à voir avec les pseudos stars de ce genre musical.

Publié dans Chroniques, replay

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