Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

replay

Fascinant biopic musical

Publié le par Michel Monsay

Fascinant biopic musical
Fascinant biopic musical

Créé au Festival d'Avignon en 2018, cet excellent spectacle a été joué à Paris et en tournée, puis a remporté deux Molières en 2020, celui du meilleur spectacle musical et celui de la meilleure révélation féminine pour Élodie Menant qui, en plus d'interpréter merveilleusement Arletty, a coécrit ce biopic enthousiasmant. La vie d'Arletty n'a rien d'un long fleuve tranquille, ce serait plutôt un tourbillon fiévreux, Élodie Menant passe en revue son existence menée tambour battant, à la fois narratrice et actrice de cette épopée artistique et intimiste filant des années folles à une vieillesse plus sage, en passant par l'Occupation pendant laquelle elle aura une liaison avec un Allemand. Qu'elle assumera. « Si mon cœur est français, mon cul, lui est international », lancera-t-elle devant la cour spéciale qui la jugera à la Libération. La titi parisienne sera devenue star sans jamais renoncer à sa liberté, qu'importe le prix. De son Courbevoie natal aux cabarets des années 1930, en passant par les plateaux de cinéma, la mise en scène virevoltante joue pour nous une virtuose valse à mille temps des décors et des personnages de sa vie. Ça pulse, chante et danse. Ils sont trois à camper tous les autres personnages, parents, amis et amoureux, on y croise Marcel Carné, Michel Simon, Louis Jouvet, Jacques Prévert ou encore Colette… Un pétulant quatuor pour un spectacle drôle et touchant, coloré et enlevé.

Merci à France 5 de nous proposer cette belle captation du spectacle à voir ici ou sur l’application France Tv de votre télé.

 

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Une animation élégante et intelligente pour esquisser le portrait d'un cinéaste iconoclaste

Publié le par Michel Monsay

Une animation élégante et intelligente pour esquisser le portrait d'un cinéaste iconoclaste

Il est assez rare qu’un film d’animation brosse le portrait d’un cinéaste au travail. Buñuel après l’âge d’or, de Salvador Simo, est le récit original et passionnant du tournage de Terre sans pain, en 1932, un documentaire de vingt-sept minutes réalisé par Buñuel qui montre la misère dans le territoire des Hurdes, une région de l’Estrémadure, en Espagne. Luis Buñuel (1900-1983) était alors ruiné après le scandale de L’Age d’or (1930), brûlot surréaliste contre l’ordre bourgeois, son premier long-métrage après le court Un chien andalou (1929). Ce film d’animation aussi passionnant qu’atypique est autant un carnet de bord du tournage qu’un portrait de Luis Buñuel, alors que le jeune maître du surréalisme cherche son langage, où il se montre tour à tour insouciant, vulnérable, respectueux et arrogant. Pour le cinéaste en herbe, qui dans des cauchemars très surréalistes se débat contre les figures encombrantes de son père et de Salvador Dalí, c’est aussi une confrontation violente avec le réel, et la question morale qui en découle : comment filmer le pire, des villageois édentés dans des taudis, des enfants qui meurent ? Sa réponse, on le sait, fut de choisir parfois la provocation. Fort de la liberté de l’animation, Buñuel après L’Âge d’or réussit, mieux que beaucoup de biopics, à capter les tourments d’un artiste en train de devenir ce qu’il sera. Dans ce film, pas de 3D ni d’effets spéciaux, juste des crayons et des couleurs, une animation simple mais réussie, des personnages attachants, la bonne idée d’insérer des plans filmés de Terre sans pain, qui rehaussent le récit, lui confèrent sa vérité parfois crue, sans oublier la belle musique d'Arturo Cardelus. Une belle découverte.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Une passionnante approche littéraire et sociale d'un chef-d'œuvre

Publié le par Michel Monsay

Une passionnante approche littéraire et sociale d'un chef-d'œuvre

Outrage à la morale publique et à la religion ». Tel fut le motif qui conduisit Gustave Flaubert devant la justice le 31 janvier 1857. Emma Bovary, cette femme de désirs et d’insatisfactions, valut en effet à son créateur les foudres des esprits conservateurs, choqués par la manière dont ce personnage de fiction outrageait l’ordre social bien établi. Dans une société patriarcale col montant en colère contre tant d’audace, l’auteur a osé raconter l’histoire d’une femme indépendante, Emma Bovary, une femme immorale qui mène son amour à volonté et dans les bras de plusieurs hommes. C’est une société masculine qui est hantée par l’idée de perdre sa domination, que Flaubert, mais surtout son héroïne moderne, attaque. Flaubert fut finalement acquitté, et Emma Bovary est devenu immortelle. Si Flaubert n’avait pas écrit un chef-d’œuvre absolu, le procès d’Emma ne mériterait sans doute pas qu’on y revienne ainsi. Mais il suffit d’ouvrir le volume et d’en lire quelques lignes pour se sentir subjugué par la perfection du style, l’acuité du regard, la puissance de l’analyse, toutes qualités très intelligemment décryptées dans le documentaire d’Audrey Gordon. Souligné par la voix de la comédienne Natalia Dontcheva, qui jouait la mère de Mademoiselle de Joncquières dans le très beau film d'Emmanuel Mouret,  et un commentaire superbement écrit, ce passionnant documentaire s’appuie tout le long sur d'innombrables extraits de films qui, toutes époques confondues, ont mis en scène le roman de Flaubert. Les différentes Emma se succèdent dans les scènes clés mises en cause par le juge. Et dans des documents d’archives, des écrivains tels que Nathalie Sarraute, Julian Barnes, Mario Vargas Llosa, ou le réalisateur Jean Renoir, soulignent la force de ce roman d'une incroyable modernité. Un documentaire essentiel et malheureusement toujours actuel dans notre société où le partiarcat est toujours bien présent.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Admirable Robert Badinter

Publié le par Michel Monsay

Admirable Robert Badinter

Durant 45 minutes, Robert Badinter, invité exceptionnel de l'émission C ce soir, délivre à 93 ans une parole rare et si précieuse d'une remarquable lucidité sur la peine de mort, la responsabilité de Pétain et de Vichy sur le sort des juifs, la laïcité comme synonyme de liberté, égalité et fraternité, mais aussi son histoire personnelle. Le vieux lion rugit toujours dès lors qu'on le lance sur des sujets qu'il porte en lui viscéralement, et c'est remarquable d'intelligence et d'humanité. Merci Monsieur Badinter d'avoir existé et de continuer à porter ces valeurs qui sont le socle de notre démocratie, sans jamais vouloir tirer la couverture. Si seulement les politiques pouvaient prendre exemple, et toutes les personnes qui se laissent berner par des discours démagogiques et dangereux pouvaient écouter vos paroles lumineuses et essentielles.

L'entretien est à voir ici ou sur le replay de France 5.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Exceptionnel spectacle de flamenco classique et contemporian

Publié le par Michel Monsay

Exceptionnel spectacle de flamenco classique et contemporian

Il est très rare à la télévision de voir des spectacles de flamenco. C’est l’irradiante Maria Pages qui mène la danse dans son superbe spectacle « Una Oda al Tiempo ». En douze tableaux, Maria Pages et les membres de sa compagnie font vibrer les planches de la scène du Teatro campoamor à Oviedo, en Espagne. Toutes les formes du flamenco nous sont ici présentées sous le thème du temps qui passe inexorablement. Un spectacle puissant, à la sensualité débordante. María Pagés a fait de la danse et du flamenco sa patrie poétique. Créatrice infatigable, iconoclaste par nature, elle est une pionnière qui considère le flamenco comme un art en constante évolution, vivant et contemporain, sans jamais renoncer à l’utilisation des codes fondamentaux de la tradition. Prix National de Danse et Médaille d’Or des Beaux-arts en Espagne, María Pagés a débuté sa carrière professionnelle auprès du grand Antonio Gades, et aujourd'hui à 58 ans elle continue de se produire avec sa compagnie dans le monde entier. Entourée de huit danseurs et sept musiciens, elle nous offre ici un spectacle très visuel où le travail de lumière prend une place essentielle pour magnifier une chorégraphie et une scénographie à couper le souffle. La musique est omniprésente durant les douze tableaux, où tous les styles de flamenco s'enchaînent, et par moments des éléments de musique classique viennent s'intégrer à la partition. Maria Pages dépoussière le flamenco et le rend vibrant de modernité dans ce spectacle fascinant traversé de moments de joie, de tristesse, d'exaltation, de mélancolie, de solitude et de fraternité, c'est somptueux.

A voir uniquement aujourd'hui ici ou sur l’application FranceTv de votre télé.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Emouvant portrait d'un grand homme

Publié le par Michel Monsay

Emouvant portrait d'un grand homme

Dans ce documentaire, le réalisateur Romain Icard revient sur les principaux obstacles à l’abolition de la peine capitale en France, qui fête ses 40 ans, et éclaire l’origine de l’engagement de son principal artisan, Robert Badinter. On a aujourd’hui oublié combien le combat pour l’abolition de la peine de mort avait été d’une violence inouïe, Robert Badinter n’avait que des coups à prendre dans cette lutte, d’abord judiciaire puis politique. S’il s’y plonge, c’est par conviction, bien sûr, mais aussi parce qu’il se fait une haute idée de la République française. Ce film nous permet de comprendre d’où lui venait cet amour indéfectible pour son pays, en mettant en lumière les ressorts intimes de son engagement. Robert Badinter est le reflet de son époque et les combats qu’il a mené, pas seulement l’abolition de la peine de mort, trouvent bien souvent leur source dans des blessures plus anciennes, principalement le 9 février 1943, lorsque le jeune Robert qui a 14 ans, assiste impuissant à l'arrestation par les hommes de Klaus Barbie de son père Simon, déporté et gazé à Sobibor. Le documentaire montre aussi comment l’avocat, spécialisé dans le droit des affaires, est devenu « l’honneur de la gauche » et une figure incontournable de la Ve République. La vie de Robert Badinter est une leçon pour mieux comprendre le passé, et un récit qui éclaire comme rarement ce que veut dire le mot engagement. Profondément humaniste et passionné par la Justice, il marquera  son ministère par de nombreux autres combats, avant de se retirer doucement de la sphère politique et refuser un destin qui aurait pu être national. Quel dommage qu'il n'ait pas accepté. Ce très beau documentaire déploie les événements privés et professionnels qui ont forgé le sens de la justice de Robert Badinter, narrés par Elsa Lepoivre, de la Comédie française, avec les interventions d'Elisabeth Badinter, de Robert Badinter en voix-off, et de ses amis et collaborateurs.

Le documentaire est à voir sur le replay de France 3 ou ici

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Magnifique documentaire sur une expédition fascinante

Publié le par Michel Monsay

Magnifique documentaire sur une expédition fascinante

Battue par les vents des cinquantièmes hurlants, plongée sous la pluie trois cents jours par an, l’île de Madre de Dios en Patagonie, est restée jusqu'en 2010 totalement inexplorée et n’est connue que grâce à une série d’explorations initiées par l’association française Centre Terre. Ce film raconte la dernière expédition en date, qui a réuni, début 2019, quarante-trois scientifiques, très sportifs pour la plupart, suffisamment fous et passionnés pour autofinancer cette périlleuse aventure. Leur mission : déchiffrer et comprendre l’histoire géologique unique de cette île inhospitalière, ceinte de gigantesques « glaciers de marbre ». Deux mois durant, cette équipe franco-chilienne de spéléologues, géologues, ­botanistes, archéologues et plongeurs a donc arpenté et scruté l’île sous tous ses angles pour en découvrir les secrets. Au cœur d’une forêt aux allures de décor de science-fiction, les chercheurs se réjouissent comme des enfants : « Et dire que c’est l’une des dernières forêts primaires de la planète. C’est un peu l’enfer et le paradis en même temps », s’exclame le géomorphologue Stéphane Jaillet, qui partage avec le géographe Richard Maire la direction scientifique de l’expédition. Filmé au plus près de ces chercheurs à l’étoffe de héros, dans leurs périples montagnards, souterrains et sous-marins, ce palpitant documentaire nous fait parfois trembler au vu des risques pris par les protagonistes, et livre avec beaucoup de justesse la dimension vivante et humaine de cette aventure scientifique aux conditions extrêmes sur cette île d'un autre monde.

A voir ici .

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Un docu-fiction très original

Publié le par Michel Monsay

Un docu-fiction très original

Face caméra, fixant posément l’objectif, les comédiens interprétant Danton, Marat, Robespierre ou Desmoulins, pour ne citer qu’eux, expliquent leurs actions, exposent leurs craintes, développent leurs espérances. On est loin des documentaires ampoulés avec le témoignage d'experts qui se succèdent et parfois nous endorment. Ce procédé couplé à des scènes d’actions caméra à l’épaule, des séquences en immersion au cœur de quartiers populaires parisiens et d’étonnantes images d’archives créées grâce à des gravures d’époque, colorisées, animées et sonorisées, font de cet ambitieux documentaire scindé en deux parties (Entre peur et espérance, 1789-1791 puis De l’ardeur à l’effroi, 1792-1795) une réussite. Filmer la Révolution française comme un reportage, avec des apartés des protagonistes célèbres ou anonymes, nous plonge au cœur de cet événement de notre Histoire en renouvelant complètement l'écriture documentaire. Notamment en sentant la présence de la caméra dans les images de fiction, où les comédiens, très impliqués, l'interpellent par moments. Pour montrer toute la complexité de la période, le réalisateur met en avant des personnages qui défendent des voies différentes et changent parfois de position en cours de route. Réaliste et très documentée, cette reconstitution pédagogique et surprenante, qui nous est contée par l'excellent Philippe Torreton, réussit à abolir la distance temporelle de l'événement historique en nous le rendant très présent.

A voir ici ou sur l'application FranceTV de votre télé.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Le difficile exercice du pouvoir

Publié le par Michel Monsay

Le difficile exercice du pouvoir

Ce documentaire offre un moment de rare sincérité dans le monde politique, plus habitué à la langue de bois, et l’une des principales vertus du film est qu'il donne à voir l’usure du pouvoir, l’extrême pénibilité du métier de chef du gouvernement. Edouard Philippe répond à son vieux camarade de lycée, le documentariste Laurent Cibien, qui après l'avoir filmé au Havre et dans l'ombre d'Alain Juppé, le retrouve au coeur du pouvoir à Matignon. Entre familiarité et gravité, légèreté et tragique, les confidences se succèdent, dessinant le portrait d’un homme aux multiples facettes, qui se dévoile peu à peu, et dont les propos sont parfois prémonitoires. Ainsi, évoquant un jour de l’automne 2018 les contraintes du réel et les arbitrages à opérer entre économie, santé, écologie, il prononce une phrase qui résonne étrangement aujourd’hui : « Peut-être que dans cinq ans on me reprochera de ne pas avoir augmenté les efforts dans la recherche médicale, parce qu’il y aura un virus qu’on n’a pas vu venir. » De mai 2017 à juillet 2020, Laurent Cibien franchira trente-trois fois le porche de la rue de Varenne, son pesant matériel de tournage sur le dos, pour discuter dans le même cadre, sous le même lustre, les mêmes dorures, des événements saillants des dernières semaines. Au total, il aura tourné 250 heures dont il extraira deux heures 54, où en plus des entretiens mensuels, le documentariste aura filmé le Premier Ministre en se faisant oublier, lors de déplacements ou à Matignon, en obtenant des moments volés comme on en voit quasiment jamais. Au fil du temps, Edouard Philippe est délesté de son assurance flegmatique, il est moins prompt à blaguer, faisant face aux différentes crises et à l'énorme charge de travail, de responsabilités et de décisions à prendre, il semble presque soulagé de pouvoir se confier à cette caméra familière, et laisse paraître une sensibilité qu’on ne lui soupçonnait pas. Tout à la fois réflexion sur la fabrication d’une carrière politique et portrait d’un homme qui a voué sa vie à un but, exercer des responsabilités au plus haut niveau de l’État, ce documentaire montre au final le quotidien d’un Premier ministre souvent malmené par les événements, mais qui au final restera comme le meilleur Premier Ministre de ces vingt dernières années.

Le documentaire est à voir ici ou sur l’application FranceTV de votre télé.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

La voix puissante de l'Afrique

Publié le par Michel Monsay

La voix puissante de l'Afrique

Angélique Kidjo a remporté quatre Grammy Awards, s’est produite devant les plus grands chefs d’Etat, et fait partie de la playlist fétiche de Barack Obama. Depuis plus de trente ans, la chanteuse béninoise s’est taillé une place de choix au panthéon des divas en enflammant la planète avec ses rythmes endiablés. Convaincue qu’ « il faut désacraliser la musique sinon elle meurt », elle a révolutionné la world music en mixant ses inspirations traditionnelles africaines avec le jazz, le funk, la rumba... Et porté haut et fort la voix de l’Afrique. Ce documentaire foisonnant revient sur son parcours prodigieux, de sa naissance, deux semaines avant l’indépendance du Bénin proclamée le 1er août 1960, une facétie de l’histoire qui lui a valu d’avoir la nationalité française pendant quinze jours, à ses 60 ans, célébrés le 14 juillet dernier sous la tour Eiffel, en interprétant « la Marseillaise », à l’invitation d’Emmanuel Macron. Élevée dans une famille de musiciens, celle qui déclare avoir « le rythme absolu » comme d’autres ont l’oreille absolue revient sur ses influences : Billie Holiday et Ella Fitzgerald, qui lui ont permis de réaliser que « les femmes noires ont le droit de faire des albums », la chanteuse d’origine sud-africaine Miriam Makeba, qui fut un déclencheur de sa vocation, ou encore la reine de la salsa Celia Cruz, qui lui a ouvert la voie en lui montrant comment on peut évoluer en tant que femme dans un monde d’hommes et « être la patronne ». Féministe engagée, ambassadrice de l’Unicef, avocate d’une Afrique qui se tient debout, la musicienne est aujourd’hui reconnue comme l’une des 100 femmes les plus influentes du monde. Installée à New York, à la recherche perpétuelle de nouveaux sons, elle cultive une énergie inégalable mise au service de collaborations prestigieuses et originales, que ce soit avec Peter Gabriel, Ibrahim Maalouf ou Philip Glass. Un documentaire à la mesure de cette reine africaine à la voix d’or.

Le documentaire est à voir ici ou sur l'application FranceTv de votre télé.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 > >>