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Une saison 2 qui tient la route

Publié le par Michel Monsay

Une saison 2 qui tient la route

Après une première saison de haute volée avec d'excellents acteurs comme Mélanie Thierry et Reda Kateb, sans oublier la jeune Céleste Brunnquel, et une incroyable audience, la seconde saison était forcément très attendue et le public est toujours au rendez-vous. Il faut prendre la mesure de la prouesse que représente la popularité de cette série. Dans un dispositif très sobre, on voit juste deux personnes qui se parlent, face à face, dans un cabinet, et pourtant on est embarqué, touché, bousculé. Le psy est toujours très bien incarné par Frédéric Pierrot, mais les acteurs ont changé, mis à part Pio Marmaï et Clémence Poésy que l'on voit par moments. Les réalisateurs également ne sont plus les mêmes, mis à part le tandem à l'origine de l'adaptation française de cette série israélienne, Olivier Nakache et Eric Tolédano, à qui l'on doit "Le sens de la fête" ou "Intouchables" au cinéma. Nakache et Toledano sont restés fidèles aux règles du jeu qu’ils ont édictées : à chaque personnage son réalisateur. Il y a un couple largement au-dessus du lot dans cette deuxième saison, même si les autres sont également touchants, il s'agit des épisodes réalisés par Arnaud Desplechin et interprétés par Suzanne Lindon. Le génial cinéaste, par la magie de ses gros plans magnifiques ou de sa caméra en mouvement dans un cadre restreint, atteint des sommets d'autant que son actrice est bouleversante. L'alchimie est parfaite. Après le traumatisme des attentats de 2015 dans la première saison, cette fois c'est le Covid qui est en arrière -plan. Cette série parvient à mettre en parallèle les douleurs enfouies dans l’inconscient de chacun et le fracas du monde, dans des dialogues d'une grande qualité. A l'époque de l’instantanéité, du virtuel, du déluge d’informations contradictoires et de l’influence délirante des réseaux sociaux, une fiction où les mots échangés et les silences sont si importants vient combler un vide. Il y a quelque chose de beau et d’émouvant dans le succès de cette série.

Pour voir la série, cliquez ici ou regardez-la sur le replay d'Arte.

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Admirable documentaire d'animation

Publié le par Michel Monsay

Admirable documentaire d'animation

En choisissant l’image animée pour mettre en scène le récit d’Amin, parti enfant d’Afghanistan, arrivé adolescent au Danemark, le réalisateur danois Jonas Poher Rasmussen a ouvert un espace poétique à cette histoire d’exil, de perte et de reconstruction. S’échapper d’un pays tombé aux mains des talibans, subir la cruauté des passeurs, la brutalité des policiers, l’indifférence des populations, la peur, l’attente, l’incertitude, les séparations. Loin de n’être que la figure symbolique d’une juste cause ou d’un problème de société, Amin est à la fois personne et personnage, un homme blessé dans l’intimité duquel on s’avance, sur les traces du cinéaste. Le récit d’Amin est authentique, mais se pare des couleurs et des traits sensibles d’un beau film d’animation, à la fois poignant et pudique, dur et lumineux. Le filtre du dessin agit ici tout en délicatesse, protégeant l’anonymat du narrateur, tout en travaillant la matière subjective de la mémoire. Construit en équilibre entre flash-back et séances quasi thérapeutiques avec le réalisateur, Flee joue avec différentes formes d’animation, de la plus chatoyante à la plus inquiétante, et s’appuie aussi sur des images d’actualité. Le film est en couleurs, mais les événements les plus traumatiques sont racontés en noir et blanc, dans des superbes scènes dessinées au fusain, sobres et puissantes. Ce récit d’exil résonne, évidemment, avec des milliers d’autres. L’intime et le politique sont entremêlés. Flee est un grand film, bouleversant et pudique, tragique et lumineux. C’est l’histoire d’un homme qui décide d’affronter son passé pour mieux embrasser l’avenir.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé ou ordinateur.

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Une satire politique subtile, attachante et drôle

Publié le par Michel Monsay

Une satire politique subtile, attachante et drôle

Cette série imaginée par Noé Debré, jeune scénariste talentueux à qui l'on doit « Dheepan », de Jacques Audiard, est une comédie politique drôle et moderne, rythmée et instructive. La série, coécrite avec deux eurocrates, raconte avec légèreté sur la forme et rigueur sur le fond les tribulations d'un jeune assistant parlementaire qui découvre les rouages complexes et la comédie humaine qui régentent les institutions européennes, de Bruxelles à Strasbourg, sur fond de Brexit. Les dialogues, efficaces, sont mis au service d'un comique de situation servi sur un plateau par un protocole déroutant et les différences de cultures entre les membres de cette fourmilière. Loin de l'image d'une technocratie grisonnante, la série met en lumière de jeunes assistants français, allemands, anglais, scandinaves… L’idée n’est pas de porter aux nues ou de descendre en flèche l’Union européenne mais de montrer comment elle fonctionne, comment des gens venus d’une trentaine de pays essaient tous les jours de donner vie à une idée abstraite. C’est cette possibilité de montrer à l’écran leur mission et leur quotidien qui a convaincu l'administration bruxelloise d’autoriser le tournage dans leurs locaux. Le problème de l’Europe, d'après Noé Debré, ce n’est pas seulement un déficit d’amour, c’est aussi un déficit de présence et de visibilité. La série réussit un tour de force : nous faire rire avec l'Europe. Le fonctionnement improbable des institutions est moquée sans complaisance dans cette farce qui ne mâche pas ses mots et joue à fond la carte de l'humour grinçant. Drôle, cinglante, mais aussi attachante, grâce à une galerie de personnages improbables, venus des quatre coins du Continent. Les comédiens participent pleinement à cette réussite, avec une mention particulière pour l'extraordinaire William Nadylam. Deux saisons sont disponibles et la seconde est encore meilleure que la première, plus nuancée et avec un nouveau personnage pétillant et ambitieux superbement interprété par la grande actrice de théâtre Georgia Scalliet, ancienne sociétaire de la Comédie française. "Parlement" est à coup sûr l'une des toutes meilleures séries françaises de ces dernières années.

A voir ici ou sur l'application France Tv de votre télé ou ordianteur.

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Superbe ballet magnifié par les danseurs de l'Opéra de Paris

Publié le par Michel Monsay

Superbe ballet magnifié par les danseurs de l'Opéra de Paris

Premier ballet de Roland Petit créé pour le Ballet de l’Opéra de Paris en 1965, Notre-Dame de Paris a été dansé à huis clos (pandémie oblige) en mars 2021 et heureusement fait l’objet de cette captation à l’Opéra Bastille, à l’occasion du dixième anniversaire de la disparition du chorégraphe. Cette fresque théâtrale recentre l’histoire sur le quatuor composé de Quasimodo, Frollo, Phœbus et bien sûr, Esmeralda. Servie par une distribution élégante, mention spéciale à la vibrante Amandine Albisson et à l'excellent Mathias Heymann dans le rôle du torturé Frollo, cette histoire de passion et de mort se déploie dans les décors magnifiques du peintre et cinéaste René Allio. Roland Petit s'était pour l'occasion merveilleusement entouré, puisqu'en plus des décors, les très beaux costumes colorés et graphiques sont signés Yves Saint-Laurent et la musique, Maurice Jarre. La chorégraphie se révèle un défi de folie pour les interprètes. Classique dans ses bases, elle est ici bousculée par des gestes nerveux et secs, et des évolutions en groupe aux accents gymniques donnent à l'ensemble une puissance fascinante. Vu le prix des places à l'Opéra si l'on veut être bien placé, on ne peut que remercier France Télévision pour cette captation particulièrement bien filmée, qui nous permet de nous plonger pleinement dans ce spectacle d'envergure et d'en apprécier toute sa beauté.

A voir ici ou sur l’application France Tv de votre télé ou votre ordinateur.

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Beau portrait d'une actrice libre qui n'a cessé de se réinventer

Publié le par Michel Monsay

Beau portrait d'une actrice libre qui n'a cessé de se réinventer

Après avoir dressé le portrait de Brigitte Bardot et Jeanne Moreau, la documentariste Virginie Linhart fait l’ascension d’un autre Everest de la profession avec Deneuve, la Reine Catherine. Et il faut y aller au piolet, tant celle qui prit le nom de sa mère pour mieux se distinguer de sa sœur, l’actrice Françoise Dorléac, semble prise dans la glace d’un épais mystère, dont elle dit qu’il est « un terrain très extensible ». Dans la lumière depuis soixante années, Catherine Deneuve a le sens de l’esquive. Elle maîtrise l’art majeur de brouiller les pistes et de parler librement : cinéma, rôles, enfants, amours, famille, argent… mais sans tout révéler. Au fil d’une carrière sans éclipse depuis ses premiers rôles, après avoir tourné plus de cent trente longs métrages, la star internationale a répondu à des centaines d’interviews. Une somme de sources et de documents filmés, de confidences radiophoniques et écrites dans laquelle Virginie Linhart a plongé pour réaliser ce portrait tout en archives de la comédienne, qui frôle l’intime, révèle le fond, au détour d’une phrase ou d’une réplique. « Je suis quelqu’un d’assez secret mais il se trouve que je parle quand même beaucoup », reconnaît par ailleurs Catherine Deneuve. L’hypothèse se vérifie dans ce récit chronologique où tout démarre sur un coup du hasard, un enchaînement de rencontres, pour cette fille de comédiens. Puis sur les chapeaux de roue avec deux films de Jacques Demy, Les Parapluies de Cherbourg d'abord et ensuite Les Demoiselles de Rochefort tournées avec Françoise Dorléac, sa sœur adorée qui disparait tragiquement en 1967. Carrière hors norme marquée par Luis Buñuel, François Truffaut, André Téchiné et tant d’autres durant laquelle la comédienne a tout joué avec quel que soit le rôle un talent remarquable. Ce documentaire raconte une émancipation féminine et une indépendance d’esprit dont l'actrice a toujours fait preuve. Deneuve la flamboyante, Deneuve l’insoumise n’attend pas Mai-68. Elle s’affranchit des codes d’emblée en devenant fille-mère à l’âge de 20 ans, en refusant d’épouser Roger Vadim : « Il se conformait à ce que la société attendait de lui. On ne se marie pas pour obéir » ; en signant dès 1971, « le Manifeste des 343 » Françaises qui revendiquaient avoir avorté clandestinement, en se séparant de Marcello Mastroianni quand sa fille Chiara avait 2 ans et en opérant des choix de cinéma en phase avec les mœurs de l’époque. L’actrice se dévoile au fil des interviews, réaffirmant sa liberté, sans renier son statut d’icône ni son extrême popularité. Un portrait tout en fluidité, et paradoxes, où elle se livre, sans jamais renier Catherine la privée ni Deneuve la publique. Ni choisir entre la vie et le cinéma.

A voir ici ou sur l'application France Tv de votre télé ou ordinateur.

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Très beau documentaire sur ce géant de la chanson française

Publié le par Michel Monsay

Très beau documentaire sur ce géant de la chanson française

Poète de jazz, boxeur de mots et swingueur de la langue, Claude Nougaro fut un artiste total à l’inspiration puissamment romanesque. De son enfance solitaire, passée à attendre le retour de tournée de ses parents devant un poste de radio, à ses désespoirs d’adulte, de la fibre réaliste de ses chansons-films à ses poèmes épiques et autres rêves d’Afrique, ce documentaire décrypte quarante ans de carrière à l’aune d’un imaginaire foisonnant. Dans un va-et-vient intimiste entre différents entretiens du chanteur et ses grands succès, on assiste ainsi à la mue d’un être timide et complexé qui, en proie au doute, s’est laissé guider par ses passions amoureuses et ses fantasmes d’acteur, se rêvant en héros de série B, en chanteur noir de Harlem, en boxeur, en taureau occitan, en père parfait, en don Juan, tout en faisant fi des modes et des pressions. Claude Nougaro a raconté sa vie dans ses chansons : celle qu’il a vécue et celle qu’il a rêvée. Ce portrait s’approche au plus près de ce qu’il fut : un être lumineux et séducteur tout autant qu’angoissé, parfois jusqu’au désespoir, un homme bouillonnant, perpétuellement en quête de reconnaissance et d'amour, qui n'a jamais cessé de se renouveler, assoiffé de musique et d’émotions, animé par la fougue, la rage et la souffrance. Précurseur, embrassant toutes les musiques du monde, il est l'inventeur d'une chanson ouverte et métissée, inscrite à jamais dans notre patrimoine. Toulouse et sa mélancolie joyeuse, Armstrong devenu hymne antiraciste et hommage enamouré à l’immense trompettiste et chanteur américain, son amour pour le septième art avec Le cinéma et l’écran noir de mes nuits blanches, Bidonville, fraternel et puissant, Paris Mai qui fixe le souvenir de Mai 68, Tu verras, écrit comme une malédiction amoureuse, Nougayork à l’incroyable énergie, Cécile, ma fille, vibrante romance d’amour paternel… et tellement d'autres merveilles. On avait presque oublié l’ampleur du legs inestimable de cet artiste de génie, libre, insatiable, intranquille et flamboyant qui possédait l'une des plus belles voix de l'histoire de la chanson française. Quel bonheur de le revoir.

A voir ici ou sur l'application France Tv de votre télé ou ordinateur.

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L'engrenage infernal de la machine judiciaire

Publié le par Michel Monsay

L'engrenage infernal de la machine judiciaire

Cette minisérie a de nombreux atouts sur le papier qui se concrétisent à l'écran au fil des quatre épisodes. D'abord la capacité du scénariste Antoine Lacomblez, qui fait souvent équipe avec l'excellent Jean-Xavier de Lestrade (Manon, Jeux d’influence, Laëtitia), à décrypter la dimension psychique de l’existence, ainsi que la précision sociologique avec laquelle il expose, dans toute sa violence contemporaine, la lutte des classes. L'acuité et la complexité du regard qu'il porte sur l'intimité des êtres, et l'écriture très fine des personnages, loin de tout manichéisme, est assez rare à la télévision pour s'en réjouir. Deuxième atout, la belle réalisation de Rodolphe Tissot, à qui l'on doit la série Ainsi soient-ils. Enfin, cette fiction cérébrale et pourtant viscérale bénéficie d’une distribution de haut vol sur laquelle brille Ophélia Kolb. Sans esbroufe, l’actrice découverte dans la série Dix pour cent déploie une fascinante envergure dans ce rôle d’une épouse brisée par des années de mépris, capable d’incarner l’effondrement intérieur comme la vie qui revient. Avec rigueur, les quatre épisodes infiltrent l’engrenage de la machine judiciaire, mécanique alimentée par les passions humaines et dévoyée par les manipulations. Cette minisérie dresse aussi cinq beaux portraits de femme qui cherchent comment trouver leur place dans la société, comment résister face à l’autorité, à la hiérarchie, aux pressions dans la vie professionnelle ou familiale.

Ce que Pauline ne vous dit pas est à voir ici ou sur le replay de France Tv

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Une fiction âpre et salutaire sur un sujet tabou

Publié le par Michel Monsay

Une fiction âpre et salutaire sur un sujet tabou

Avec ce personnage enfermé dans son armure de virilité, ce téléfilm s’empare ambitieusement d’une situation douloureuse et taboue. Du viol à la violence du déni, de la honte sociale à la souffrance intime, le parcours de l’homme abîmé est accompagné par une mise en scène attentive du réalisateur Philippe Triboit, une référence de la fiction télé, et trouve une résonance impressionnante dans l’interprétation de Yannick Choirat. À chaque étape, c’est aussi l’identité masculine qui est questionnée, de façon très vivante, à travers les relations du personnage principal avec sa femme, sa fille, son fils, son propre père. À travers aussi une histoire émouvante, celle d'une mue forcée mais nécessaire d’un battant en victime, revendiquant le droit de dénoncer son agresseur. Les enjeux ne manquent pas dans cette confrontation entre le Mâle, institution vieillissante, et les bouleversements d’une société en mouvement. Ce téléfilm, récompensé dans plusieurs festivals de fictions télé, traite de manière subtile un sujet délicat et difficilement audible dans le contexte #metoo des violences sexuelles faites aux femmes. Ce qui explique probablement sa première diffusion environ quatre ans après son tournage. La notion de virilité est clairement remise en question dans cette fiction autant touchante que dérangeante, et il serait temps que les hommes évacuent tous les comportements toxiques qui vont avec.

Un homme abîmé est à voir ici ou sur le replay de France 2 ou l'application France.Tv

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Un tableau réaliste et poignant du monde agricole

Publié le par Michel Monsay

Un tableau réaliste et poignant du monde agricole

Avec une puissance rare, "Au nom de la terre" s'inscrit dans une mouvance du cinéma français qui, loin de Paris et de l'intimisme en chambre, observe le pays réel et ses souffrances. Ce film fort et sensible dit, à travers l'histoire tragique d'une famille, toute la détresse du monde paysan auquel on a tant demandé. Fils de paysan, Édouard Bergeon, dont c'est le premier long-métrage de fiction, avait auparavant réalisé plusieurs documentaires et reportages sur le sujet, d'où la bouleversante authenticité qui ressort à la vision de son film, d'autant qu'il nous raconte l'histoire de son père. La réalisation est sobre, avec de très beaux plans larges et fixes de la campagne, en cinémascope façon western, et aussi des plans plus serrés, qui capturent les corps à l'ouvrage, la joie et la souffrance. La caméra prend son temps, le temps de la terre. Guillaume Canet trouve ici son meilleur rôle, on le sent entièrement impliqué dans son personnage qu'il habite avec passion, et Anthony Bajon (Ours d'argent du meilleur acteur à la Berlinale 2018 pour son rôle dans La prière de Cédric Kahn) est très émouvant dans son interprétation de l'adolescent impuissant face au désespoir de son père. Citons aussi Rufus dans le rôle du patriarche intransigeant, amer et rugueux, qu'il joue parfaitement. Ce film, qui a obtenu un étonnant succès en salles avec 2 millions de spectateurs malgré un sujet difficile, est un hommage très émouvant au difficile métier d’agriculteur, et le réalisateur espère par son histoire éveiller les consciences sur le devenir de cette profession essentielle mais aussi sur les habitudes de consommation. Avec l'ouverture du salon de l'agriculture, "Au nom de la terre" tombe à pic pour mieux appréhender la réalité quotidienne de ces passionnés qui ne ménagent pas leur peine.

Le film est à voir ici ou sur le replay de France Tv.

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Un authentique bijou de minisérie

Publié le par Michel Monsay

Un authentique bijou de minisérie

Réalisation millimétrée, dialogues d’une incroyable justesse, performance inouïe des interprètes : tout est réussi dans « Normal People ». La sobriété de l’ensemble renforce sa beauté. Le phénoménal duo d’acteurs quasi inconnus qui porte la série est composé de Daisy Edgar-Jones, jeune femme de 23 ans lumineuse et bouleversante d'intensité, de sensualité, de grâce et d'émotion, et de Paul Mescal d'une vérité confondante, qui tient ici son premier rôle à l’écran, on l’a vu depuis dans l'excellent film de Jane Campion « The Lost Daughter » sur Netflix. D'un récit sur plusieurs années d’une relation amoureuse et des jeux de domination sociale et intellectuelle qui s’y perpétuent, les réalisateurs de cette série irlandaise ont tissé avec une sensibilité exacerbée une fresque d’une grande élégance admirablement bien filmée. C’est une romance de jeunesse infiniment complexe, où désirs, espoirs et déchirements se mêlent. Un drame bouleversant, qui met à nu l’intimité émotionnelle et physique de deux héros tourmentés avec une délicatesse et une précision rares. Adaptée du deuxième roman de l’Irlandaise Sally Rooney, comparée à Jane Austen et dont l’intelligence et l’acuité à sonder les émois, les abîmes et les souffrances de ses protagonistes est remarquable, « Normal People » est devenu un phénomène mondial en 2020, battant des records d’audience sur les plates-formes de la BBC en Grande-Bretagne et Hulu aux États-Unis. En 12 épisodes de 26 minutes, le charme, l’intelligence, la lucidité de cette série en font une des toutes meilleures de ces dernières années. Un pur régal.

A voir ici ou sur le replay de France 5.

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