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Portrait élégant et profond du génial Jacques Audiard

Publié le par Michel Monsay

Portrait élégant et profond du génial Jacques Audiard

Reconnaissable entre mille avec son petit chapeau et ses lunettes noires, Jacques Audiard se tient volontairement loin des caméras et des projecteurs, malgré son succès. Palme d’or à Cannes pour Dheepan en 2015, son œuvre a également reçu une pluie de Césars : De battre mon cœur s’est arrêté en 2006, Un prophète en 2010 et Les Frères Sisters en 2019, son premier film en langue anglaise. Il a renouvelé le cinéma français avec chacun de ses films. Entre révélation d’acteurs tels que Tahar Rahim ou Matthias Schoenaerts, et éloges successifs de la critique, il mène un parcours sans faute. Commencée sur le tard, sa carrière n’en est pas moins fascinante. La voilà décryptée en 54 minutes par Pierre-Henri Gibert dans ce documentaire baptisé Le Cinéma à cœur. Il se rêvait d’abord professeur puis s’est ennuyé à la fac et s’est tourné vers le montage et l’écriture de scénario. Ce qui est loin d’être surprenant, sachant qu'il est le fils de Michel Audiard, grand dialoguiste du cinéma français. C’est avec lui qu’il signera l’un de ses scénarios les plus poignants, Mortelle Randonnée, inspiré de l’histoire de son frère suicidaire. Un sentiment qui l’a longtemps habité lui aussi. Alors qu’il devient officiellement scénariste à 33 ans, il confiera à la presse : "J’ai passé beaucoup de temps à faire ce que je n’avais pas envie de faire."Ce n’est qu’au début de sa quarantaine qu’il comprend que l’écriture de script n’est plus suffisante et qu’il doit s’emparer d’une caméra. Regarde les hommes tomber, Un héros très discret, Sur mes lèvres, De rouille et d’os, …  Sa courte mais remarquable filmographie englobe des thématiques récurrentes, comme le rapport malaisé au père et au monde, mais aussi le déclin de la virilité et la résilience. Ce merveilleux documentaire nous en apprend plus sur les intentions de cet éternel mélancolique, très méfiant envers les hommes qui avoue : « Filmer est le seul rapport possible que j’ai trouvé avec le monde. »

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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Emouvant documentaire sur une passion amoureuse

Publié le par Michel Monsay

Emouvant documentaire sur une passion amoureuse

Cette histoire d'amour, qui a fait coulé beaucoup d'encre, est raconté dans ce très beau documentaire à travers des extraits de la riche correspondance que François Mitterrand et Anne Pingeot ont entretenue. La plume de l'ancien chef de l’État est magnifique, poétique, puissamment littéraire, et c'est l'excellent Didier Sandre qui lit en voix off ces lettres enflammées. Durant les trente années de leur passion amoureuse restée dans l'ombre et qui ne s'est quasiment pas altérée jusqu'au dernier souffle du Président, ils s'échangeront 1200 lettres. Profondément romanesque, cette histoire est illustrée également par le journal intime qu'a écrit François Mitterrand, ainsi de nombreuses photos et bien évidemment des images d'archive, aucune interview ne venant rompre le charme du récit. Le sphinx, comme certains l'appelaient, apparaît ici sous un angle complètement différent de celui qu'il montrait en public et dans ses fonctions, et l'on ne peut qu'être touché par cet homme amoureux qui se livre intensément. Tout le matériau épistolaire et le journal intime, dont ce passionnant documentaire s'est nourri, va être remis par Anne Pingeot à la Bibliothèque nationale.

Le documentaire est à voir ici ou sur l’application FranceTv de votre télévision.

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Une peinture intimiste et mélancolique dans un pays déchiré et occupé

Publié le par Michel Monsay

Une peinture intimiste et mélancolique dans un pays déchiré et occupé

Une nouvelle fois Arte nous offre une très bonne série, qui nous emmène cette fois en 2003 dans l'Irak occupé par la coalition menée par les États-Unis et le Royaume-Uni après la chute de Saddam Hussein. Entre drame familial, politique et thriller, cette mini-série britannique de six épisodes est adapté d'un roman américain d'Elliot Colla, spécialiste du Moyen-Orient et dont la femme est irakienne. Cet épisode lamentable de l'histoire récente est pour la première fois vue du côté irakien, au travers de la famille du personnage central, un ancien inspecteur de police, mais aussi auprès des insurgés qui résistent à l'invasion américaine. Rivalités au sein des forces de la coalition, cupidité de certains et cynisme des autres, règlements de compte au sein de la population irakienne déchirée par des décennies de dictature, mais aussi portrait d'un pays qui ne s'appartient plus, il y a une tension permanente qui infuse "Baghdad central", dont la réalisation très convaincante d'Alice Troughton nous embarque dès les premières images. D'autant que les comédiens sont tous très justes, notamment Waleed Zuaiter, son interprétation poignante, de cet ancien policier qui se bat pour sauver ce qui lui reste de famille, crève l'écran.

Baghdad central est à voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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Un documentaire fascinant né d'une rencontre improbable

Publié le par Michel Monsay

Un documentaire fascinant né d'une rencontre improbable

"La peintre et le voleur" est un documentaire norvégien récompensé au festival de Sundance 2020, le plus grand festival de cinéma indépendant créé par Robert Redford en 1985, et sélectionné pour les Oscars 2021. Très original dans la forme comme dans le fond, la rencontre entre une artiste peintre et le voleur de deux de ses tableaux dans une galerie d'Oslo, qui va se transformer en une profonde amitié. Ce film est construit intelligemment dans une narration en miroir des deux protagonistes afin d'avoir leurs deux points de vue. Le tournage qui s'est étalé sur trois années a donné lieu à de nombreux rebondissements que le réalisateur n'avait pas prévu, et qui apportent au film des moments poignants de cinéma vérité. En filmant ces deux cabossés de la vie, qui chacun à sa mesure s'en sort comme il peut avec un passé douloureux, le documentariste Benjamin Ree, qui a réussi à obtenir des scènes intimes d'une incroyable émotion, aborde finement de nombreux thèmes comme le pardon, la difficile reconstruction d'un être en perdition, les affres du métier d'artiste, le pouvoir de l'amitié mais aussi de l'art. Documentaire troublant qui vous embarque de la première à la dernière minute dans une intensité qui ne se dément pas, "La peintre et le voleur" est à la fois un condensé d'humanité et une histoire où la réalité a une nouvelle fois plus d'imagination que la fiction.

Le film est à voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

Un documentaire fascinant né d'une rencontre improbable

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Une série bouleversante qui dénonce le cynisme de la Suisse en 1945

Publié le par Michel Monsay

Une série bouleversante qui dénonce le cynisme de la Suisse en 1945

Cette minisérie suisse en six épisodes nous plonge au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans un pays où la neutralité affichée est mise à mal par les pratiques ambiguës voire volontairement négligentes du Ministère public envers d'anciens nazis, et plus globalement par les compromissions d’un pays antisémite qui dissimule à peine ses accointances avec l’Allemagne vaincue. Heureusement les personnages principaux de cette série véhiculent des idéaux d'une autre teneur mais ils sont confrontés à une réalité douloureuse pour l'héroïne, travaillant dans un foyer de la Croix-Rouge qui accueille de jeunes Juifs rescapés du camp de Buchenwald, mais avec pingrerie et pour un temps court. Une réalité obscène pour un jeune homme issu d'une famille modeste, qui va prendre les rênes d'une entreprise de textile en épousant la fille du patron, l'héroïne de la série, mais la suite va s'avérer bien plus scabreuse que ce qu'il pensait en échafaudant des plans ambitieux. Une réalité détestable pour son frère, qui traque des nazis ayant réussi à se réfugier clandestinement en Suisse avec leur argent, mais là aussi ce pays n'est pas clair dans sa stratégie, qui après avoir profité de la guerre veut également profiter de la paix. Le caléidoscope de ces personnages attachants et d'autres qui les entourent montre à différents niveaux et au fil de l'intrigue cette époque peu reluisante de l'histoire de la Suisse, qui a souvent préféré le profit à la justice. La réalisatrice suisse, Petra Volpe, a travaillé avec des historiens pour que sa fiction romancée soit au plus proche de la réalité, ce qui donne à cette édifiante série encore plus d'impact et la fait participer à l'essentiel devoir de mémoire, afin de ne jamais oublier ce qui s'est passé pendant et après la guerre.

La série est à voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

Une série bouleversante qui dénonce le cynisme de la Suisse en 1945
Une série bouleversante qui dénonce le cynisme de la Suisse en 1945

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Un téléfilm essentiel et glaçant

Publié le par Michel Monsay

Un téléfilm essentiel et glaçant

Le fait divers révoltant, que raconte ce téléfilm admirablement construit et très prenant, a eu lieu en 2006 en Angleterre où une jeune femme de 20 ans d'origine kurde irakienne disparaissait. Honour retrace l’affaire du point de vue de l’inspectrice en chef de la brigade criminelle de Londres, perspicace, opiniâtre et à fleur de peau, qui enquête sur cette disparition. Remarquablement interprétée par Keely Hawes, que l'on avait déjà apprécié en ministre de l'intérieur qui avait une relation avec son garde du corps dans la série Bodyguard, l'actrice apporte avec subtilité ce mélange de force et de sensibilité qui caractérise cette policière, décorée par la suite de la plus haute distinction de la police britannique. La comédienne anglaise qui a été terriblement affectée par ce fait divers, l'a été tout autant par le tournage de ce téléfilm qui lui laissera indéniablement des traces. Honour lève le voile sur les crimes d'honneur, ces pratiques épouvantables et arriérées pour préserver la réputation d'une famille, qui font 5000 victimes chaque année dans le monde. Il pointe aussi les graves défaillances de l’institution policière en Grande-Bretagne, qui n'a pas réagi alors que la jeune Kurde s’est rendue dans un commissariat à cinq reprises et a même fourni une liste de personnes de son entourage voulant sa mort. Ce téléfilm précieux et poignant met aussi en lumière la terrible condition de nombreuses femmes kurdes, mais malheureusement cela existe dans de nombreux pays, mariées de force, réduites au silence, humiliées et maltraitées, en toute impunité.

Honour est à voir ici

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Un poète musicien incomparable

Publié le par Michel Monsay

Un poète musicien incomparable

Longtemps, lorsque l'on évoquait Charles Trenet, il n'y avait pas le même enthousiasme ni la même admiration que pour Gainsbourg, Brel, Aznavour, Barbara ou Ferré pour ne citer qu'eux, et pourtant le fou chantant a tellement apporté à la chanson française qu'il y avait une injustice dans cette perception. Son exceptionnel répertoire fourmille de perles euphorisantes, mélange de swing et de poésie, mais aussi de chansons plus mélancoliques tout aussi remarquables, comme "L'âme des poètes" ou "Que reste-t-il de nos amours". Des années 30 jusqu'en 1999 et son dernier concert à la salle Pleyel, Charles Trenet a enchanté plusieurs générations par sa vitalité, sa joie de vivre qu'il cultivait comme un sport, et son génie créatif qui lui permit de réinventer la chanson française en y introduisant du jazz. Ce très beau documentaire tente de percer le mystère de cet artiste bien plus complexe que sa jovialité affichée, il fait aussi revivre toute une époque à travers des images d'archive que les chansons de Trenet habillent parfaitement, aborde toutes les périodes et tous les aspects de la vie du chanteur, même les plus sombres. Ceux qui le trouvaient ou le trouve encore désuet avec son chapeau calé en arrière, ne savent peut-être pas que cet accessoire était un pied de nez à Maurice Chevalier, qui mettait son chapeau sur l’œil pour faire le joli cœur, quand Trenet voulait incarner la joie, l’insouciance et la folie. N'oublions jamais que sans les chansons de Trenet, comment auraient écrit Brassens, Brel, Nougaro ou Higelin, qui lui vouaient une éternelle reconnaissance ? Longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu, les chansons de Charles Trenet courent encore dans les rues, et ce bel hommage en témoigne.

Le documentaire est à voir ici

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Une femme extraordinaire

Publié le par Michel Monsay

Une femme extraordinaire

Ce très beau documentaire est composé en grande partie d'images d'archives inédites des années 60 que l'on croyait perdues, filmées par Hugo Van Lawick, grand cinéaste animalier et mari de Jane Goodall, mais aussi d'une interview de cette exceptionnelle primatologue pour narrer sa propre histoire, en voix off et devant la caméra du réalisateur Brett Morgen. La qualité des images en Tanzanie, formidable témoignage de cette époque où Jane Goodall fit des découvertes révolutionnaires sur les chimpanzés, et les confidences de cette anglaise, âgée de 86 ans aujourd'hui, sur sa vie de femme et de mère en Afrique, rendent ce film exceptionnel malgré tout ce qui a déjà été dit sur cette pionnière. Elle rêvait depuis toute petite de partir en Afrique vivre avec les animaux, et grâce à un paléontologue de renom, elle eu pour mission d'étudier le comportement des chimpanzés dès 1960. Toute sa vie y sera consacrée, elle créera même en 1977 l’Institut Jane Goodall pour la Recherche de la faune, l’éducation et la conservation, aujourd'hui encore elle continue de militer à travers le monde pour défendre les animaux sauvages en péril. Au-delà de l'importance de ses découvertes, le courage et la détermination de cette belle jeune blonde de 25 ans qui débarque dans la jungle africaine en 1960 forcent l'admiration, et ce film lui rend un bel hommage bien mérité.

Le documentaire est à voir ici

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Ce sont ses acteurs qui en parlent le mieux

Publié le par Michel Monsay

Ce sont ses acteurs qui en parlent le mieux

Cela fait 50 ans que l'on adore ses films sans vraiment connaître André Téchiné. Sensible, pudique, il s'est peu livré durant sa carrière, voilà pourquoi ce documentaire qui lui ressemble, construit par petites touches où les propos du cinéastes sont mêlés à ceux de quelques uns des plus grandes actrices et acteurs du cinéma français qui ont tourné devant sa caméra, est un moment précieux et intense. Même s'il y a des films que l'on aime un peu moins, la plupart des autres sont tellement forts qu'il est à jamais l'un des plus grands cinéastes français, et pourtant il n'a obtenu que trois Césars, mais pour le même film "Les roseaux sauvages", et un Prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour "Rendez-vous". Que de merveiolles dans sa filmographie, de "Barocco" à "Quand on a 17 ans", en passant par "Hôtel des Amériques" ou "Ma saison préférée" pour ne citer qu'eux. Le cinéaste évoque dans ce documentaire son Sud-Ouest natal, son enfance et l'imposante figure maternelle, il a attendu la mort de celle-ci pour évoquer son homosexualité à travers les amours adolescentes de ses personnages, son arrivée à Paris et son désir d'émancipation. Les secrets du désir, les relations familiales en souffrance, les blessures sociales, sont quelques uns des thèmes que l'on retrouve souvent dans ses films d'une beauté plastique et d'un romanesque remarquables. Catherine Deneuve, bien entendu, mais aussi Sandrine Kiberlain, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart, Juliette Binoche, Guillaume Canet, Isabelle Adjani, Patrick Dewaere ont tous des mots d'une sincérité attendrie voire amoureuse à l’égard du talent et de la personnalité d'André Téchiné. Un beau portrait et un bel hommage à ce cinéaste de 77 ans, dont on espère encore beaucoup de films.

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Une pièce qui mêle subtilement intelligence, émotion et sourire

Publié le par Michel Monsay

Une pièce qui mêle subtilement intelligence, émotion et sourire

Créée en 2017 au Festival off d'Avignon, cette pièce a rencontré dès le début un très beau succès public et critique, avant de se voir définitivement consacrer en remportant 4 Molières qui récompensent son originalité, son humour parfois très noir et cynique, son efficacité, son suspense et sa délicatesse. "Adieu Monsieur Haffmann", parfaitement captée par huit caméras au Théâtre du Châtelet quasiment sans public en juillet 2020, qui aborde l'antisémitisme à Paris en 1942 en pleine occupation allemande par le biais de l'histoire d'un bijoutier juif obligé de se cacher, donne toute ses dimensions intimes et politiques, notamment dans les gros plans sur le visage des comédiens. Parmi eux, Julie Cavanna, lumineuse et sensible, Molière de la révélation féminine, Grégori Baquet tout en retenue, Franck Desmesdt, impressionnant et imprévisible ambassadeur nazi à Paris, Molière du comédien dans un second rôle, tous contribuent à nous replonger dans cette ambiance délétère près de 80 ans en arrière. L'auteur et metteur en scène, Jean-Philippe Daguerre, a souhaité écrire une pièce qui parle d'amour, de courage, de peur, sans complaisance émotionnelle, les situations auxquelles sont confrontées les personnages se suffisant à elles-mêmes, en introduisant le thème de la stérilité masculine dans le contexte particulièrement tourmenté de l'occupation. Ce qu'il en fait et ce qu'il ose, notamment dans la longue scène finale, est saisissant de sarcasme glaçant sur un sujet ô combien délicat, mais Jean-Philippe Daguerre évite tous les pièges et propose un récit empreint d'humanité. En attendant de voir si le film, avec Daniel Auteuil, Gilles Lellouche et Sara Giraudeau, dont la sortie a été repoussée pour cause de Covid, sera à la hauteur de la pièce, dont le découpage et les dialogues ont déjà une rythmique cinématographique, profitons de cette excellente captation.

La pièce est à voir ici

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