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Kery James, le rap à son plus haut niveau

Publié le par Michel Monsay

Kery James, le rap à son plus haut niveau

Un charisme évident dès qu'il apparaît, une présence impressionnante, une économie de gestes à l'inverse de bien des rappeurs, une intensité d'interprétation qui donne des frissons, une scansion intelligible là aussi à l'inverse de beaucoup d'autres, et surtout des textes d'une puissance unique empreints d'une conscience politique qu'il exprime dans une magnifique langue prenant par moments une couleur poétique. A 43 ans, Kery James fait figure de maître du rap français, il a commencé à l'âge de 14 ans aux côtés de MC Solaar et depuis n'a cessé d'inventer et de renouveler le genre, en trouvant une osmose entre texte et musicalité. Il faut tendre l'oreille et bien écouter ses paroles d'une lucidité sans filtre sur notre société, il dépeint avec réalisme nos comportements, les banlieues, les injustices sociales, les violences policières, la notion de liberté. Accompagné par deux excellents musiciens, il nous offre un mini concert exceptionnel dans le cadre de Bâtiment B, le nouveau rendez-vous des musiques urbaines, qui s'ouvre et se referme avec la très belle voix de la chanteuse Narimène Bey. Même si vous n'aimez pas le rap, prenez le temps de regarder et écouter cet artiste majuscule, qui n'a rien à voir avec les pseudos stars de ce genre musical.

Publié dans Chroniques, replay

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Emouvant docu-fiction sur des jeunes martyrs en 1944

Publié le par Michel Monsay

Emouvant docu-fiction sur des jeunes martyrs en 1944

Si le 10 juin 1944 est associé pour toujours au massacre d'Oradour-sur-Glane, où 624 hommes, femmes et enfants sont assassinés par une division SS, le même jour 41 lycéens parisiens sont froidement exécutés en Sologne où ils devaient récupérer des armes parachutées par la Royal air force pour rejoindre le maquis, 15 autres sont arrêtés et mourront en déportation. Ces jeunes âgés de 15 à 17 ans faisaient partie du réseau de résistance Corps franc liberté, ils étaient environ 150 à se rendre en Sologne par petits groupes au lendemain du Débarquement. En se basant sur les écrits et récits des lycéens survivants, les lettres d'adieu et les confessions d'un traitre, le réalisateur David André, en l'absence d'archives photographiques et filmées, a redonné vie à ces héros en allant tourner sur les lieux du drame avec des jeunes acteurs du Cours Florent. Toutes les scènes et paroles du film sont reconstituées et jouées en étant totalement fidèle aux écrits dans une recherche de vérité, avec pudeur, retenue et émotion. En rendant hommage au courage et au sacrifice de ces lycéens, le grand documentariste David André, à qui l'ont doit notamment "Chante ton bac d'abord", les sort de l'oubli en mêlant habilement archives de l'époque, photographies des vrais protagonistes, textes originels dits face à l’objectif par les jeunes comédiens, et des scènes filmées en caméra à l'épaule, avec la voix off sobre et intense de Philippe Torreton. Son film de 60 minutes est prenant, efficace et peut trouver des résonances avec aujourd’hui où l’on voit des mouvements de jeunes qui se soulèvent contre le dérèglement climatique, certaines injustices économiques ou sociales, et comme l'a dit Bernanos : "C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le monde claque des dents."

Le film est à voir ici

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Acteur de père en fils

Publié le par Michel Monsay

Acteur de père en fils

Mon père avait raison, pièce de Sacha Guitry, est toute indiquée à la fois pour rendre hommage au talent de Claude Brasseur et pour illustrer la dynastie d'acteurs qui perdure avec son fils Alexandre. Récemment disparu à l'âge de 84 ans, le fils de Pierre Brasseur a mené durant toute sa vie une carrière à la fois au théâtre, au cinéma et à la télévision. Pour cette dernière, il a donné corps notamment à Vidocq pour 13 aventures, et Sganarelle dans le Don Juan avec Michel Piccoli réalisé par le grand Marcel Bluwal. Au cinéma il a remporté deux Césars, un pour le célébrissime "Un éléphant ça trompe énormément", et l'autre pour "La guerre des polices", son premier duo-duel avec Claude Rich avant de le retrouver 13 ans plus tard dans "Le souper" au théâtre et au cinéma. On peut citer également le très beau "Une histoire simple" de Claude Sautet avec Romy Schneider, et en tout une centaine de films dont les très populaires "La boum" et "Camping". Au théâtre, outre "Le souper" où il incarne Fouché, il y a notamment "A torts et à raisons" où il joue le commandant américain qui interroge le chef d'orchestre Wilhelm Furtwängler, interprété par Michel Bouquet, ou "La colère du tigre"dans laquelle il est Georges Clémenceau face à Michel Aumont jouant Claude Monet. Pour en revenir à "Mon père avait raison", au-delà de la misogynie outrancière et décomplexée de Sacha Guitry, qui avait écrit cette pièce en 1920 pour la jouer avec son propre père Lucien Guitry, le face à face tendre et complice de Claude et Alexandre Brasseur emporte l'adhésion. A la fois drôle et mélancolique, cette pièce enregistrée en 2008 au Théâtre Édouard VII nous offre un Claude Brasseur des grands soirs, son fils Alexandre et la piquante Chloé Lambert lui donnant une belle réplique.

Mon père avait raison est à voir ici

Claude Brasseur que l'on aperçoit à côté d'un Jean-Pierre Bacri irrésistible interviewé en 1986 par Pierre Tchernia. Immense tristesse à la suite de la nouvelle du décès de Jean-Pierre Bacri, on l'aimait tant et plus ! J'y reviendrai bien évidemment.

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On connait la chanson par les acteurs de la Comédie française

Publié le par Michel Monsay

On connait la chanson par les acteurs de la Comédie française

Une dizaine d'acteurs et actrices de la Comédie française revisitent avec talent des standards de la chanson, de Gainsbourg à Barbara en passant par Brel, Anne Sylvestre ou Christophe. Certains jouent des instruments et s'avèrent de très bons musiciens, comme Stéphane Varupenne et Sébastien Pouderoux, à qui l’on doit l'idée et la mise en place de ce projet, d'autres chantent et sont loin d'être ridicules, voire pour certains, comme Véronique Vella ou Jérémy Lopez, nous transportent littéralement. Une très bonne ambiance règne entre eux et chacun dans son rôle participe pleinement et montre des qualités qu'on ne leur connaissaient pas. On reconnaîtra parmi la joyeuse troupe, l'incontournable et excellent Benjamin Lavernhe (Le sens de la fête, Mon inconnue, entre autres au cinéma, Les fourberies de Scapin au théâtre), mais aussi Noam Morgensztern (impressionnant en Tony Meilhon dans Laëtitia, l'une des meilleures séries de 2020) qui est ici tout sourire. Dans une atmosphère tamisée et intimiste, ce bœuf est une vraie réussite.

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Un très grand Marivaux

Publié le par Michel Monsay

Un très grand Marivaux

Certainement le chef-d’œuvre du dramaturge, "Le jeu de l'amour et du hasard" est un régal de légèreté avec un soupçon de drame social où les personnages ne tombent finalement amoureux que de leurs semblables même lorsqu'ils sont déguisés. Le jeu de dupes parfaitement mis en scène par Catherine Hiegel, de la Comédie française, est servi par une distribution enthousiasmante qui nous entraîne avec talent au XVIIIe siècle, et on les suit avec bonheur. Clotilde Hesme est remarquable dans son jeu qui va de l'émotion pure à l'indignation avec une élégance, un charme et une justesse qui nous font craquer. Laure Calamy et Vincent Dedienne jouent sur tous les registres, de l'effronterie à la malice et donne chair à la verve comique de Marivaux. Sans oublier Alain Pralon de la Comédie française et Emmanuel Noblet, le prétendant romantique qui a remplacé avantageusement Nicolas Maury, qui faisait partie de la première distribution et n'était apparemment pas à sa place malgré le talent qu'il peut avoir par ailleurs. En humanisant et en rendant très accessible le très beau texte de Marivaux, Catherine Hiegel et sa troupe nous enchante avec cette comédie sociale où le cynisme de classe laisse un petit goût amer aux valets.

A voir ici

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Bernard Blier, quel grand comédien

Publié le par Michel Monsay

Bernard Blier, quel grand comédien

Cet excellent documentaire coécrit par un spécialiste de Bernard Blier, Jean-Philippe Guerand à qui l'on doit déjà un livre sur l'immense acteur, qui pouvait tout jouer de la comédie au drame avec le même talent, nous permet de survoler 50 ans de carrière de Hôtel du Nord à Buffet froid pour ne citer qu'eux, et se délecter d'anecdotes croustillantes qui ont jalonné son parcours. D'abord avec son maître Louis Jouvet, qui lui a tout appris, puis avec ses nombreux partenaires de Jean Gabin à Lino Ventura, mais aussi Simone Signoret, Pierre Richard, et bien évidemment Michel Audiard dont les succulents dialogues ont accompagnés Bernard Blier dans 20 films durant les années 60 et 70. Outre les nombreux extraits de films, les archives bien choisies, il y a les interviews savoureuses de Bernard Blier et les témoignages précieux de son fils Bertrand Blier et de Fabrice Luchini. Il savait comme nul autre jouer le français moyen, la crapule, le mari cocu, le flic, et bien d'autres personnages comme nous le rappelle ce documentaire, tout en soulignant que sa carrière fut partagée entre le cinéma en France et en Italie et le théâtre. Entre émotion, tendresse et rigolade, passer une heure avec Bernard Blier nous procure un grand bonheur.

A voir ici

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Un peu d'évasion avec la panthère du Serengeti

Publié le par Michel Monsay

Un peu d'évasion avec la panthère du Serengeti

Ce remarquable documentaire nous emmène dans les plaines du Serengeti entre Tanzanie et Kenya sur les traces d'une panthère femelle, que le réalisateur allemand Reinhard Radke a suivi pendant deux ans. Grand spécialiste de cette région d'Afrique de l'Est, le documentariste a déjà filmé des singes et des guépards entre autre dans cet immense parc national, et une fois de plus il nous offre de superbes images en nous faisant découvrir au plus près la vie de ce fascinant félin. La savane qui l'entoure ainsi que toutes sortes d'animaux (antilopes, gazelles, hyènes, zèbres, girafes, éléphants, singes, oiseaux, crocodiles et parfois de redoutables lionnes) peuplent ce film que le réalisateur et son équipe ont façonné comme une aventure passionnante bien supérieure au documentaire animalier classique. En prenant le temps nécessaire ainsi qu'en faisant preuve de la patience indispensable pour capter les moments précieux qui jalonnent ce documentaire, notamment avec les petits ou durant les stratagèmes que doit déployer la mère pour ne pas revenir bredouille de sa chasse, le réalisateur nous permet de comprendre et mieux connaître les pérégrinations de la panthère dans des paysages d'une grande beauté, qui nous donnent à rêver en ces temps sinistres.

A voir ici

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CirkAfrika, un spectacle chaleureux et enthousiasmant

Publié le par Michel Monsay

CirkAfrika, un spectacle chaleureux et enthousiasmant
CirkAfrika, un spectacle chaleureux et enthousiasmant

Rien de tel pour clore et oublier cette année désastreuse que ce spectacle créé par le cirque Phénix. La troupe composée uniquement d'artistes africains, une cinquantaine au total, des acrobates, jongleurs, contorsionnistes, musiciens, danseurs, chanteurs, illuminent de leur talent 1h50 de numéros qui allient virtuosité et poésie. Créé en 2012, ce spectacle connait depuis un formidable succès à travers le monde, à la fois pour ses performances de cirque pur mais aussi pour ses chorégraphies et la musique omniprésente, par le biais d'un excellent orchestre de huit musiciens qui reprennent certains des grands standards africains (Miriam Makeba, Youssou N’Dour, Touré Kunda, Mory Kanté, ...) régulièrement accompagnés par un joueur de kora, ce formidable luth géant au son cristallin. Cirque sans animaux, comme la plupart des grands noms aujourd'hui, le cirque Phénix ne pouvait pas évoquer l'Afrique sans représenter sa faune sauvage, qu'à cela ne tienne il nous est offert une parade bon enfant d'animaux fabriqués en caoutchouc recyclé par un sculpteur tanzanien et articulés par des artistes montés sur échasses. Ce cocktail de couleurs et de rythmes mêlé aux étonnants numéros des circassiens donne un spectacle à la fois différent des autres cirques, mais où l'on retrouve certains classiques revus avec une touche africaine irrésistible. Couvre-feu oblige, n'hésitez pas à vous plonger au cœur de l'Afrique, vous en ressortirez plus léger et le sourire aux lèvres ...

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Si attachante Marie Laforêt, chanteuse malgré elle

Publié le par Michel Monsay

Si attachante Marie Laforêt, chanteuse malgré elle

Écrit et raconté par son ami Laurent Ruquier, ce documentaire uniquement constitué d'images d'archives d'interviews, de concerts, d'extraits de film, d'émissions de télé, révèle une Marie Laforêt très touchante d'une timidité maladive, farouche, secrète, complexe, et persuadée qu'elle ne méritait pas un tel succès. D'une beauté renversante, la fille aux yeux d'or, qui a vendu 35 millions de disques durant sa carrière et a interprété 35 rôles au cinéma, ne se prenait pas au sérieux, c'est le moins que l'on puisse dire, elle a mené sa carrière avec beaucoup de liberté et un certain dilettantisme. Pionnière de la world music en France, Marie Laforêt s'est souvent inspiré de différents folklores dans ses chansons, elle était également polyglotte et sa voix vibrante et lumineuse a enchanté les publics du monde entier. Ce documentaire tendre et émouvant donne à voir une artiste polymorphe modeste, qui après 15 années de succès, durant lesquelles elle enchaîne les tubes, décide en 1977 d'arrêter la scène, elle ne fît qu'un bref retour en 2005 sous l'impulsion de Laurent Ruquier. A voir pour ceux qui l'aiment déjà mais aussi pour ceux qui ne la connaissent pas bien, vous aurez une tout autre perception de Marie Laforêt après avoir goûté à son naturel désarmant et son humour corrosif.

Le documentaire est à voir ici

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Excellent documentaire sur les Rolling Stones

Publié le par Michel Monsay

Excellent documentaire sur les Rolling Stones

Disponible jusqu'à jeudi 31, je vous conseille vivement de voir ce documentaire réalisé en 2012 pour les 50 ans de carrière du plus grand groupe de l'histoire du rock, par sa longévité au plus haut niveau, la révolution musicale que leurs compositions ont générée, le charisme de Mick Jagger, la réputation sulfureuse de leurs débuts, les icônes qu'ils sont rapidement devenus pour plusieurs générations, les morceaux inoubliables écrits par le tandem Jagger/Richards et le son inimitable de leur musique. L'une des très bonnes idées de ce film est que les Stones de 2012 témoignent en voix off sur les innombrables images d'archives, parfois inédites malgré les nombreux films qui existent déjà sur leur parcours, cela évite le côté ancien combattant que l'on retrouve dans beaucoup de documentaires. On se délecte des extraits de concerts mémorables, d'interviews d'époque, de films qui les suivent en coulisses, en studio et un peu partout d'ailleurs, et on revoit avec stupeur l'hystérie que ces anti Beatles provoquaient dans les années 1960. Les problèmes de drogue ne sont pas occultés, notamment ceux de Keith Richards, la mort de Brian Jones en 1969, le concert d'Altamont avec un spectateur tué par les Hells angels censés assurer la sécurité de cet événement qui avait rassemblé 300 000 personnes. Se concentrant principalement sur leurs vingt premières années d'existence, ce documentaire nous replonge dans le tourbillon émotionnel qu'ont provoqués les Rolling Stones à chaque concert qu'ils ont donné, notre plaisir est infini d'y goûter à nouveau et le pouvoir de fascination de leur musique et du phénomène Mick Jagger est intact.

C'est à voir ici

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