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La modernité d'un grand classique

Publié le par Michel Monsay

La modernité d'un grand classique

Cette nouvelle version de Madame Bovary offre une lecture inédite du chef-d'œuvre de Flaubert, plus sociétale et avec un écho contemporain. En plus de relater l'histoire d'Emma Bovary, le film nous transporte en plein cœur du procès de Gustave Flaubert, qui avait été jugé pour outrage à la moralité publique et religieuse et aux bonnes mœurs en 1857, après la publication de son ouvrage. Grâce aux nombreux allers-retours entre plaidoiries et scènes du roman qui structurent le téléfilm, Emma Bovary devient une héroïne féministe et non plus une figure de transgression. Le film évoque de nombreux thèmes qui retentissent encore dans notre époque, tels que la sexualité, le couple, la maternité, la condition de la femme, les déceptions amoureuses, les ambitions inachevées... Plus l’héroïne s’affirme, plus elle devient dangereuse aux yeux de la société. Ce qui lui vaut les attaques, réelles, du procureur Ernest Pinard, joué par Laurent Stocker, le même qui s’attaquera, quelques années plus tard, aux « Fleurs du mal », de Baudelaire. À ce jeu, Camille Métayer, interprète passionnée d’Emma Bovary, est impeccable, de même que Thierry Godard dans le rôle de son mari. La grâce enfantine de la comédienne, qu’on voit pour la première fois à l’écran, se mue petit à petit en sensualité affirmée. On réalise soudain que si Emma Bovary avait été un homme, il n’y aurait pas eu de procès, peut-être même pas de livre. Le suicide d’Emma Bovary prend le goût amer d’un féminicide, dont la société tout entière serait coupable.

Pour voir le téléfilm, c'est ici, ou sur l'application FranceTv de votre télé.

En voici un extrait très parlant :

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Un joli conte fantaisiste et féministe

Publié le par Michel Monsay

Un joli conte fantaisiste et féministe

Ceux qui connaissent l'œuvre de Valérie Donzelli savent que tout peut arriver dans son univers. Pour sa première incursion dans le petit écran, cela se confirme avec cette mini-série où une famille est bouleversée par l’annonce de la grossesse de Nona, 70 ans et déjà mère de trois filles. Voilà le point de départ de ce conte aussi surréaliste que drôle, tendre et touchant sur la maternité et le combat des femmes pour le droit à disposer de leur corps. La cinéaste aime être un peu décalée dans son propos et faire un pas de côté vers le burlesque comme pour mettre un voile de pudeur sur ce qu'elle raconte. Et ici, le thème principal est la sororité, que Valérie Donzelli voulait aborder, à la fois pour témoigner que cela existe au quotidien, mais aussi pour s'inscrire dans la veine de films qui l'ont marquée comme Thelma et Louise ou Hannah et ses sœurs, sur la relation entre les femmes, une relation de solidarité, d’écoute, de gentillesse, de générosité. La série n’est pas pour autant un pamphlet anti-mecs, on n’est pas dans un procès où la sororité ne serait que l’expression de la colère que les femmes auraient envers les hommes, et c’est pour cela qu’elle fonctionne. Sous ses atours vintage, du décor à la musique, comme dans les partis pris de la réalisation truffée de clins d’œil, cette série à la tonalité parfois mélancolique se révèle être un conte très contemporain et, mine de rien, assez politique sur la famille, interprété par une distribution irréprochable et dont la maîtrise dramaturgique nous fait adhérer totalement à cette histoire. Valérie Donzelli a réussi une odyssée chorale féministe et espiègle, aussi originale qu’émouvante.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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La force émotionnelle et politique du cinéma de Ken Loach

Publié le par Michel Monsay

La force émotionnelle et politique du cinéma de Ken Loach

En 2014, l'immense cinéaste Ken Loach signait un de ces vigoureux manifestes politiques, attachant, généreux, habité, ­et typique de notre humaniste préféré. Dans Le vent se lève (Palme d'or en 2006), Ken Loach filmait les convulsions de l'indépendance en Irlande au début des années 1920, alors que Jimmy's Hall se déroule en 1932, dans un jeune pays verrouillé à la fois par l'IRA et la trop puissante Église catholique. Ce film ne cède pas un pouce sur le terrain des idées tout en faisant une place inattendue à des sentiments et des sensations, la nostalgie, le plaisir, le découragement, plutôt inhabituels dans l'univers de Ken Loach. Le cinéaste dénonce ici l'influence délétère de la religion dans la vie publique et ne manque pas de relever la collusion d’intérêts de l’Église avec le pouvoir et les riches propriétaires fonciers. Tout cela pour interdire l'existence d'un foyer rural, formidable lieu de vie communautaire où l’on peut venir danser, écouter de la musique, étudier, s’initier à toutes sortes d’activités, échanger et débattre du sort réservé aux paysans pauvres. Moins violent que Le Vent se lève, tour à tour grave, drôle, enlevé, inquiet, tragique ou emmené sur les berges d’une romance inaccomplie, Jimmy’s Hall, avec ses paysages d'une mélancolique beauté, est avant tout un beau film, inspiré et inspirant, travaillé par cette question de l’amour et de la haine, de la justice et de l’émancipation des faibles. Merci encore une fois à Arte, non seulement pour sa programmation mais aussi pour nous offrir la possibilité de voir des films en replay, c'est la seule chaîne non payante à le proposer.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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Un téléfilm essentiel et remarquable

Publié le par Michel Monsay

Un téléfilm essentiel et remarquable

C’est une fiction adaptée d’une histoire vraie, celle de Lyès Louffok, ancien enfant placé. Cet homme est aujourd'hui un lanceur d’alerte, en plus de siéger au Conseil National de la Protection de l’Enfance. Il dénonce depuis quelques années les graves défaillances de l’ASE, l’aide sociale à l’enfance. "L'enfant de personne" est une adaptation de son livre intitulé « Dans l’enfer des foyers ». S'il serre souvent le cœur, ce téléfilm pétri d'humanité laisse de la place à la nuance et la complexité, c'est aussi un cri d’alarme, un manifeste, pour que changent les choses. Pourquoi l’institution cherche-t-elle à tout prix à maintenir un lien avec les parents biologiques, parfois au détriment de l’enfant ? C’est la question compliquée qui est posée. Récompensé au festival de la fiction de La Rochelle, "L'enfant de personne" résume avec intelligence et sensibilité l'enfance de Lyès Louffok sans rien gommer des violences subies : Carences affectives, maltraitances, ballottage de familles d’accueil en foyers, maintien du lien avec sa mère à ses dépens alors qu'une solution bien meilleure pour l'enfant était possible…  Doté d'une très belle réalisation avec des plans d'une force émotionnelle prenante, ce téléfilm est également remarquablement interprété, autant par les enfants que par des comédiennes confirmées comme Isabelle Carré et Andréa Bescond. On ne peut que ressentir de la colère devant l'histoire de Lyès Louffok, qui malheureusement est loin d'être une exception chez les enfants placés, et ce téléfilm réussit pleinement à réveiller les consciences. En espérant un changement profond dans un système qui ne fonctionne pas, la puissance publique aujourd’hui ne protégeant pas ses enfants alors même qu’elle en a la mission.

A voir ici ou sur le replay de France 2.

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Un très beau portrait tout aussi bienveillant que critique

Publié le par Michel Monsay

Un très beau portrait tout aussi bienveillant que critique

Ce beau documentaire très complet dessine, à travers des images inédites et d’autres que l’on avait oubliées,  un portrait touchant d’une icône française. Grand documentariste, orfèvre dans l’art des archives, Yves Jeuland s’est révélé un portraitiste incisif et inspiré de la société française, du monde politique et artistique, à qui l'on doit de très beaux films sur Chaplin, Gabin, Piccoli, Georges Frêche, sur les cabarets rive-gauche de l'après-guerre, mais aussi une semaine en immersion à l'Elysée sous François Hollande. Son travail est un sillon creusé inlassablement, depuis des années, autour des thèmes qui lui sont chers : la chanson, le cinéma et la politique. Et dans ce triptyque, Montand tient une place à part, celle d'une sorte de "premier amour artistique", né d'un disque offert par ses parents pour son quinzième anniversaire, le "Montand à l'Olympia" de 1981. Les chansons ne quitteront jamais le réalisateur, qui va mettre un point d'honneur, dans chacun de ses films, à faire une référence à Montand. Le chanteur, l'acteur, l'ancien "compagnon de route" du Parti communiste, le Montand de la tournée en URSS après les chars à Budapest comme celui qui dénonçait violemment les crimes communistes aux "Dossiers de l'écran", le Montand à la fois pathétique et magnifique de "César et Rosalie" comme celui de "L'aveu", le Montand qui aima Piaf et Marylin mais surtout Simone Signoret, le petit immigré italien des rues de Marseille comme le châtelain d'Autheuil qui pose devant sa maison avec l'air de ne pas réaliser ce qu'il est devenu. Tout y est dit, son souci de l’extrême perfection, son angoisse de n’être pas à la hauteur, on découvre aussi une lettre de Simone Signoret où elle dit de Montand qu'il est égocentrique, cruel, blessant les gens qui l’aiment. S’il est irritant, Montand est aussi touchant parce que beaucoup d’intellectuels et d’artistes vont se moquer de lui, de ses fautes de français. C'est un film fin, intelligent, sensible mais sans sensiblerie, critique et bienveillant, émouvant, qui nous  restitue Yves Montand en homme entier, forcément imparfait et terriblement attachant. Yves Jeuland peut être heureux, il a réussi à saisir l'essence de son idole.

Le film est à voir ici ou sur l'apllication FranceTv de votre télé.

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Fascinant biopic musical

Publié le par Michel Monsay

Fascinant biopic musical
Fascinant biopic musical

Créé au Festival d'Avignon en 2018, cet excellent spectacle a été joué à Paris et en tournée, puis a remporté deux Molières en 2020, celui du meilleur spectacle musical et celui de la meilleure révélation féminine pour Élodie Menant qui, en plus d'interpréter merveilleusement Arletty, a coécrit ce biopic enthousiasmant. La vie d'Arletty n'a rien d'un long fleuve tranquille, ce serait plutôt un tourbillon fiévreux, Élodie Menant passe en revue son existence menée tambour battant, à la fois narratrice et actrice de cette épopée artistique et intimiste filant des années folles à une vieillesse plus sage, en passant par l'Occupation pendant laquelle elle aura une liaison avec un Allemand. Qu'elle assumera. « Si mon cœur est français, mon cul, lui est international », lancera-t-elle devant la cour spéciale qui la jugera à la Libération. La titi parisienne sera devenue star sans jamais renoncer à sa liberté, qu'importe le prix. De son Courbevoie natal aux cabarets des années 1930, en passant par les plateaux de cinéma, la mise en scène virevoltante joue pour nous une virtuose valse à mille temps des décors et des personnages de sa vie. Ça pulse, chante et danse. Ils sont trois à camper tous les autres personnages, parents, amis et amoureux, on y croise Marcel Carné, Michel Simon, Louis Jouvet, Jacques Prévert ou encore Colette… Un pétulant quatuor pour un spectacle drôle et touchant, coloré et enlevé.

Merci à France 5 de nous proposer cette belle captation du spectacle à voir ici ou sur l’application France Tv de votre télé.

 

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Une animation élégante et intelligente pour esquisser le portrait d'un cinéaste iconoclaste

Publié le par Michel Monsay

Une animation élégante et intelligente pour esquisser le portrait d'un cinéaste iconoclaste

Il est assez rare qu’un film d’animation brosse le portrait d’un cinéaste au travail. Buñuel après l’âge d’or, de Salvador Simo, est le récit original et passionnant du tournage de Terre sans pain, en 1932, un documentaire de vingt-sept minutes réalisé par Buñuel qui montre la misère dans le territoire des Hurdes, une région de l’Estrémadure, en Espagne. Luis Buñuel (1900-1983) était alors ruiné après le scandale de L’Age d’or (1930), brûlot surréaliste contre l’ordre bourgeois, son premier long-métrage après le court Un chien andalou (1929). Ce film d’animation aussi passionnant qu’atypique est autant un carnet de bord du tournage qu’un portrait de Luis Buñuel, alors que le jeune maître du surréalisme cherche son langage, où il se montre tour à tour insouciant, vulnérable, respectueux et arrogant. Pour le cinéaste en herbe, qui dans des cauchemars très surréalistes se débat contre les figures encombrantes de son père et de Salvador Dalí, c’est aussi une confrontation violente avec le réel, et la question morale qui en découle : comment filmer le pire, des villageois édentés dans des taudis, des enfants qui meurent ? Sa réponse, on le sait, fut de choisir parfois la provocation. Fort de la liberté de l’animation, Buñuel après L’Âge d’or réussit, mieux que beaucoup de biopics, à capter les tourments d’un artiste en train de devenir ce qu’il sera. Dans ce film, pas de 3D ni d’effets spéciaux, juste des crayons et des couleurs, une animation simple mais réussie, des personnages attachants, la bonne idée d’insérer des plans filmés de Terre sans pain, qui rehaussent le récit, lui confèrent sa vérité parfois crue, sans oublier la belle musique d'Arturo Cardelus. Une belle découverte.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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Une passionnante approche littéraire et sociale d'un chef-d'œuvre

Publié le par Michel Monsay

Une passionnante approche littéraire et sociale d'un chef-d'œuvre

Outrage à la morale publique et à la religion ». Tel fut le motif qui conduisit Gustave Flaubert devant la justice le 31 janvier 1857. Emma Bovary, cette femme de désirs et d’insatisfactions, valut en effet à son créateur les foudres des esprits conservateurs, choqués par la manière dont ce personnage de fiction outrageait l’ordre social bien établi. Dans une société patriarcale col montant en colère contre tant d’audace, l’auteur a osé raconter l’histoire d’une femme indépendante, Emma Bovary, une femme immorale qui mène son amour à volonté et dans les bras de plusieurs hommes. C’est une société masculine qui est hantée par l’idée de perdre sa domination, que Flaubert, mais surtout son héroïne moderne, attaque. Flaubert fut finalement acquitté, et Emma Bovary est devenu immortelle. Si Flaubert n’avait pas écrit un chef-d’œuvre absolu, le procès d’Emma ne mériterait sans doute pas qu’on y revienne ainsi. Mais il suffit d’ouvrir le volume et d’en lire quelques lignes pour se sentir subjugué par la perfection du style, l’acuité du regard, la puissance de l’analyse, toutes qualités très intelligemment décryptées dans le documentaire d’Audrey Gordon. Souligné par la voix de la comédienne Natalia Dontcheva, qui jouait la mère de Mademoiselle de Joncquières dans le très beau film d'Emmanuel Mouret,  et un commentaire superbement écrit, ce passionnant documentaire s’appuie tout le long sur d'innombrables extraits de films qui, toutes époques confondues, ont mis en scène le roman de Flaubert. Les différentes Emma se succèdent dans les scènes clés mises en cause par le juge. Et dans des documents d’archives, des écrivains tels que Nathalie Sarraute, Julian Barnes, Mario Vargas Llosa, ou le réalisateur Jean Renoir, soulignent la force de ce roman d'une incroyable modernité. Un documentaire essentiel et malheureusement toujours actuel dans notre société où le partiarcat est toujours bien présent.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

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Admirable Robert Badinter

Publié le par Michel Monsay

Admirable Robert Badinter

Durant 45 minutes, Robert Badinter, invité exceptionnel de l'émission C ce soir, délivre à 93 ans une parole rare et si précieuse d'une remarquable lucidité sur la peine de mort, la responsabilité de Pétain et de Vichy sur le sort des juifs, la laïcité comme synonyme de liberté, égalité et fraternité, mais aussi son histoire personnelle. Le vieux lion rugit toujours dès lors qu'on le lance sur des sujets qu'il porte en lui viscéralement, et c'est remarquable d'intelligence et d'humanité. Merci Monsieur Badinter d'avoir existé et de continuer à porter ces valeurs qui sont le socle de notre démocratie, sans jamais vouloir tirer la couverture. Si seulement les politiques pouvaient prendre exemple, et toutes les personnes qui se laissent berner par des discours démagogiques et dangereux pouvaient écouter vos paroles lumineuses et essentielles.

L'entretien est à voir ici ou sur le replay de France 5.

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Exceptionnel spectacle de flamenco classique et contemporian

Publié le par Michel Monsay

Exceptionnel spectacle de flamenco classique et contemporian

Il est très rare à la télévision de voir des spectacles de flamenco. C’est l’irradiante Maria Pages qui mène la danse dans son superbe spectacle « Una Oda al Tiempo ». En douze tableaux, Maria Pages et les membres de sa compagnie font vibrer les planches de la scène du Teatro campoamor à Oviedo, en Espagne. Toutes les formes du flamenco nous sont ici présentées sous le thème du temps qui passe inexorablement. Un spectacle puissant, à la sensualité débordante. María Pagés a fait de la danse et du flamenco sa patrie poétique. Créatrice infatigable, iconoclaste par nature, elle est une pionnière qui considère le flamenco comme un art en constante évolution, vivant et contemporain, sans jamais renoncer à l’utilisation des codes fondamentaux de la tradition. Prix National de Danse et Médaille d’Or des Beaux-arts en Espagne, María Pagés a débuté sa carrière professionnelle auprès du grand Antonio Gades, et aujourd'hui à 58 ans elle continue de se produire avec sa compagnie dans le monde entier. Entourée de huit danseurs et sept musiciens, elle nous offre ici un spectacle très visuel où le travail de lumière prend une place essentielle pour magnifier une chorégraphie et une scénographie à couper le souffle. La musique est omniprésente durant les douze tableaux, où tous les styles de flamenco s'enchaînent, et par moments des éléments de musique classique viennent s'intégrer à la partition. Maria Pages dépoussière le flamenco et le rend vibrant de modernité dans ce spectacle fascinant traversé de moments de joie, de tristesse, d'exaltation, de mélancolie, de solitude et de fraternité, c'est somptueux.

A voir uniquement aujourd'hui ici ou sur l’application FranceTv de votre télé.

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