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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 07:16
Tournedos sur des braises
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 08:38
Mélange de styles
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 08:23
L’écologie, les océans et les enfants
L’écologie, les océans et les enfants

Depuis 2008, Maud Fontenoy, avec la volonté sans faille qui la caractérise, propose une écologie positive et efficace, loin du dogmatisme des partis politiques. Que ce soit avec sa fondation, à l’Unesco, au Conseil économique, social et environnemental, dans ses livres ou films documentaires, l’ancienne championne des océans s’est mise à leur service et plus globalement à celui de l’environnement pour sensibiliser petits et grands à leur préservation.

 

Outre sa fondation, Maud Fontenoy se bat sur plusieurs fronts pour que l’on parle des océans et que leur préservation soit au centre des débats. Porte parole de la commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco, elle rappelle que : « 60% de la haute mer est aujourd’hui sans juridiction, il n’y a pas réellement de règles, ni de lois. Il va falloir impérativement gérer cette question, et pour cela la commission de l’Unesco est fondamentale puisqu’elle essaie de mettre d’accord tous les états ayant un littoral, sur ce genre de problématique. De même, la lutte de certains pays pour l’extension de leur souveraineté sur des terres émergées, avec toutes les ressources que cela représente, est une des questions cruciales du XXIe siècle. » Avec cette commission de l’Unesco, dans un rôle diplomatique, l’ancienne navigatrice contribue à remettre les océans au cœur d’un système afin que chaque décision les concernant aille dans le bon sens. L’Unesco, toujours concernée par la sensibilisation de la jeunesse, est par ailleurs partenaire des programmes éducatifs de la Fondation Maud Fontenoy

 

Son expertise pour aider à la décision

Parallèlement, Maud Fontenoy est membre du Conseil économique, social et environnemental en tant que personnalité qualifiée dans la section de l’environnement depuis octobre 2010. Elle y siège trois fois par semaine, après avoir quitté son petit paradis de Carqueiranne pour monter à Paris, aux côtés d’une trentaine d’autres membres afin d’apporter ensemble leur expertise et auditionner toutes les personnes susceptibles de fournir un complément d’information sur un dossier. Le gouvernement saisit cette section sur tous les sujets liés à l’environnement, et juste avant la trêve estivale la section a rendu un rapport sur un projet de loi pour la transition énergétique.

Comme elle ne pouvait pas continuer à tout assumer de front, elle n’est plus vice-présidente du conservatoire du littoral, même si elle continue à travailler avec cette institution dans le cadre d’un partenariat avec sa fondation, et à promouvoir son action : « Ce conservatoire, qui a près de 40 ans, permet en rachetant des territoires de préserver des zones de littoral afin qu’elles ne soient pas constructibles. »

 

Sensibiliser tous les enfants

Si les défis personnels qui ont fait sa réputation ne sont plus d’actualité depuis qu’elle est maman de deux enfants et d’un troisième à venir, elle ne dit pas qu’un jour, les deux ou trois idées qui lui trottent dans la tête ne se concrétiseront pas. Cependant, chaque été elle traverse l’Atlantique avec son voilier de course pour faire naviguer des enfants en rémission de cancer, et tout au long de l’année ce bateau permet à des gamins souvent défavorisés de découvrir la mer.

La jeunesse est bien au cœur de l’action de Maud Fontenoy, qui avec sa fondation a élaboré des programmes facultatifs d’éducation à l’environnement, adressés à tous les lycées, collèges et écoles primaires de France avec un courrier du Ministre de l’éducation nationale pour en souligner l’intérêt : « Ces programmes ont pour thématiques, l’eau, la biodiversité, les métiers liés à l’environnement, réapprendre à vivre ensemble dans le respect de l’environnement, faire que l’écologie ne soit ni culpabilisante, ni anxiogène mais ouverte à tous. Nous démarrons un nouveau programme à la rentrée dans les 55 000 écoles primaires, sur l’agriculture et l’alimentation, pour mieux faire connaître le monde agricole et comprendre comment mieux se nourrir et comment nourrir le monde. Ce programme a été conçu avec l’Unicef et le CNRS. Les collèges auront un programme sur le littoral, la biodiversité et l’engagement citoyen. Quant aux lycées, ce sera les métiers liés à l’environnement et les énergies renouvelables. »

 

Le fruit de son travail

D’une année sur l’autre, Maud Fontenoy a la satisfaction de voir les écoles de plus en plus attentives aux programmes et aux défis lancés par sa fondation. Ces défis participatifs, récompensés par des prix, proposent à chaque classe d’école primaire, de collège et de lycée, de travailler tout au long de l’année scolaire sur une thématique donnée. Lors de la dernière édition, 450 000 élèves ont participé aux trois défis. Ses efforts portent leurs fruits aussi auprès de l’Education nationale, dont les programmes scolaires sont très lourds à changer, et pourtant aujourd’hui le développement durable fait partie des programmes obligatoires, de même pour l’océan au collège et en seconde.

Dans la perspective de la grande conférence mondiale sur le climat qui aura lieu à Paris fin 2015, Maud Fontenoy a rencontré Laurent Fabius pour évoquer une action commune : « Cela pourrait être un programme sur le changement climatique et un grand défi national sur cette thématique, lancé à toutes les écoles de France l’année prochaine. Ce serait une très bonne chose, car pour mobiliser la société civile, il faut sensibiliser sa jeunesse. »

 

Convaincre aussi avec des mots et des images

Pour autant, elle ne néglige pas le grand public qu’elle essaie de toucher à travers ses livres et ses films documentaires, en essayant d’insuffler un message écologique différent. Elle a d’ailleurs écrit il y a quelque mois un essai intitulé « Ras-le-bol des écolos - pour qu’écologie rime enfin avec économie », avec la volonté d’affirmer que l’écologie ne doit pas être politique mais appartenir à tout le monde. En mettant en avant et en expliquant tout ce qui fonctionne à travers le monde, notamment au niveau des transports, de l’urbanisme et de l’énergie, elle en a fait un livre engagé pour donner envie et non pour culpabiliser le lecteur. L’écriture est très importante pour Maud Fontenoy, qui d’ailleurs aime beaucoup lire. Elle lui permet de concentrer ses idées et donner des raisons d’espérer, comme dans son prochain livre à paraître début 2015 sur le principe d’innovation. Sur cette même thématique, elle a accepté d’être une des porte-paroles du comité de soutien de la candidature de la France à l’organisation de l’exposition universelle de 2025.

Des projets de documentaires, elle en a plein ses tiroirs, mais il faut trouver le temps et l’argent pour les monter. Dans le dernier en date, « Paradis blanc », elle a réussi à associer son rêve d’aller en Antarctique avec son engagement, en emmenant avec elle quatre adolescents sourds-muets afin qu’ils deviennent ambassadeurs de la biodiversité.

 

Penser différemment l’écologie

Cette écolo pas comme les autres n’hésite pas à rencontrer le patron de la FNSEA pour envisager un éventuel partenariat, et faire partie d’un comité éthique mis en place par le syndicat agricole. Ses prises de position font aussi des remous, notamment celle sur le gaz de schiste, où elle a voulu clarifier cette problématique dont beaucoup ne savent pas ce qu’il y a derrière : « Tout d’abord, de quoi parle-t-on quand les gens s’énervent ? La recherche étant interdite, nous ne savons même pas si nous en avons en France. En plus, il faut savoir que c’est un gaz similaire au gaz naturel utilisé dans nos cuisines, la seule différence est que l’on va le chercher dans une roche appelée schiste. Ouvrons donc la recherche, et si jamais il y a du gaz, qu’il est exploitable et économiquement viable, il existe aujourd’hui des techniques non-polluantes alternatives à la fracturation hydraulique. »

Le dogmatisme en écologie et la chape de plomb posée sur certains sujets désolent Maud Fontenoy, surtout lorsque l’on surfe sur les peurs des français. Cependant, la question de la recherche sur le gaz de schiste est en train d’évoluer dans les mœurs, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius et Ségolène Royal n’y sont pas opposés. Mais la politique n’intéresse pas pour le moment l’ambassadrice des océans, malgré les rumeurs qui la voyaient s’engager, notamment au moment des élections européennes.

 

L’amour de la nature

Sa participation à l’opération « Ma France en photo » n’est pas étonnante pour celle qui aime tant mettre en valeur le patrimoine naturel de notre pays. Ébahie tous les jours par la beauté des paysages de Carqueiranne et de ses environs, elle a photographié le 14 juillet une crique de Porquerolles, la mer turquoise. Lorsqu’elle a un peu de temps, c'est-à-dire pas souvent, elle aime cuisiner avec ses enfants pour leur apprendre la qualité des produits et se promener avec eux dans la nature. Cette boulimie d’activités dans un cadre commun, menée avec le courage et la ténacité de ses exploits passés, a pour unique but de démontrer que l’écologie est source d’inspiration, d’innovation, de rêve et qu’elle ne comporte pas que des contraintes. A près de 37 ans, ses souhaits présents et futurs se tournent aussi vers sa petite famille : « Tout d’abord, mettre au monde un petit garçon plein d’énergie et de bonne santé, puis que mes enfants aiment toujours autant la nature lorsqu’ils seront grands. »

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 07:27
« Le Pacte de responsabilité et de solidarité doit engager l’ensemble de la Nation »

Après avoir été plusieurs fois ministre, déjà sous François Mitterrand puis dans le gouvernement de Lionel Jospin et récemment dans celui de Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin s’occupe depuis le mois d’avril des finances de la France. A 62 ans, ce proche de François Hollande nous éclaire sur les nouvelles orientations du gouvernement

 

Pourquoi le problème du chômage paraît-il insoluble et comment la politique économique du gouvernement espère-t-elle inverser la tendance ?

Michel Sapin - Après les années de crise que nous avons traversées, la croissance est encore trop faible. L’objectif du Pacte de responsabilité et de solidarité voté fin juillet est de nous donner les moyens de renouer durablement avec plus de croissance et plus d’emploi. Notre politique économique marche sur ses « deux jambes » : D’une part, baisser les charges des entreprises pour qu’elles retrouvent les marges qu’elles ont perdues au cours de ces cinq dernières années, afin de pouvoir embaucher et investir. D’autre part, assainir nos finances publiques à travers un plan d’économie inédit de 50 milliards d’euros en 3 ans, gage de crédibilité pour la France. Nous avons aussi entamé la baisse des impôts et des cotisations sociales pour les ménages qui ont des revenus proches du SMIC. Ce Pacte, nous l’avons voté avant l’été afin de donner de la visibilité et de la stabilité aux entreprises le plus tôt possible et pour les trois années à venir à partir du 1er janvier 2015.

 

Le Pacte de responsabilité et de solidarité avec sa difficile mise en œuvre apportera-t-il les résultats espérés ?

M.S. - Le Pacte de responsabilité et de solidarité doit engager l’ensemble de la Nation : C’est un effort en faveur des entreprises pour leur permettre de retrouver de la compétitivité et d’utiliser les marges reconquises pour être plus performantes et grandir, en embauchant, en innovant et en investissant.

Avec ce Pacte, les entreprises du secteur agricole, riches en main d’œuvre non délocalisable, seront elles aussi plus compétitives ! Les agriculteurs bénéficieront pleinement des exonérations de charges et de la suppression de la C3S votée cet été, qui s’appliquera intégralement dès 2015 pour les sociétés coopératives agricoles et leurs unions. Quand je parle des entreprises, je parle des entrepreneurs et des salariés qui y travaillent. Il y a des intérêts communs et un besoin d’avancer ensemble. Le premier accord dans le secteur de la chimie est encourageant. Les discussions branche par branche et au sein des entreprises vont se poursuivre et il revient désormais au patronat de se saisir du Pacte de responsabilité et de solidarité. Les entrepreneurs eux aussi, doivent passer du Pacte aux actes.

 

Pourquoi vouloir mettre en avant l’apprentissage ?

M.S. - L’apprentissage, c’est une des entrées les plus efficaces dans la vie active. 65% des apprentis sont embauchés à l’issue de leur contrat ! Le Président de la République et le Premier ministre ont notamment annoncé des mesures exceptionnelles en la matière, avec 200 millions d’euros qui permettront de financer une aide de 1000 euros pour chaque embauche d’un premier apprenti. Nous croyons à l’apprentissage, et nous y mettons les moyens.

 

Comment vont se présenter les baisses d’impôts annoncées ?

M.S. - Comme vous le savez, environ 50% des ménages ne paient pas d’impôts sur le revenu. Payer des impôts c’est être de fait dans la classe moyenne, ou aisée. Dès cette année, 3,7 millions de personnes vont sortir de l’impôt ou le voir diminuer. L’objectif est d’alléger la pression fiscale des ménages. Cette baisse d’impôts sera pérennisée l’an prochain et, comme l’a précisé le Président de la République le 14 juillet dernier, elle profitera à quelques centaines de milliers de foyers supplémentaires. Avec le Pacte de responsabilité et de solidarité, nous concilions des baisses d’impôts pour stimuler plus de croissance avec des économies pour continuer à assainir nos finances publiques. Nous gardons le cap.

 

La finance était pour François Hollande un adversaire, vous même l’avait qualifiée d’amie, qu’en est-il ?

M.S. - La finance est utile pour rapprocher la capacité de certains à financer des projets, utile aussi pour placer son épargne. Cependant, elle est capable du meilleur en étant encadrée par des règles solides, comme du pire lorsqu’elle est dévoyée vers des spéculations non maîtrisées voire frauduleuses. Elle n’est rien sans les règles qui doivent lui donner un sens, et ces règles ne peuvent pas venir des marchés financiers eux-mêmes, dont l’expérience a prouvé qu’ils n’étaient pas capables de s’autoréguler, ni même de se protéger de leurs propres excès. Voilà pourquoi le Gouvernement a bien l’intention de poursuivre ses efforts de régulation financière et de continuer à en faire une priorité politique, avec toujours ce même objectif qui guide son action depuis deux ans : encadrer les activités les plus risquées pour protéger celles qui sont utiles à l’économie réelle - ce sont ces activités que j’appelle pour ma part la « bonne finance ».

 

Que va changer la nouvelle taxe sur les transactions financières ?

M.S. - Dans le cadre du Conseil ECOFIN qui réunit chaque mois à Bruxelles les ministres des Finances des 28 Etats membres de l’Union européenne, nous avons en effet trouvé un accord concernant la Taxe sur les Transactions Financières qui concernera un groupe de 11 pays. C’est une victoire. Cette TTF entrera en vigueur dès 2016 et concernera les actions et un certain nombre de produits dérivés. Je suis attentif à ce que la place de Paris ne soit pas désavantagée. 

 

Pourquoi s’attaquer aux professions règlementées ?

M.S. - Ces professions réglementées ont généré ce que certains appellent des situations de rente ou de bénéfices excessifs. Le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a annoncé travailler sur une loi pour restituer du pouvoir d'achat  aux Français. Il va falloir évidemment le faire dans la concertation et trouver les bons équilibres, mais je soutiens la démarche d’ensemble.

 

Où en est votre croisade contre l’hégémonie du dollar dans les échanges internationaux ?

M.S. -  Je préfère parler d’un objectif de rééquilibrage au profit de l’euro dans les échanges internationaux. Aujourd’hui, l’utilisation du dollar dans les échanges permet à la justice américaine de se saisir et à la loi américaine de s’appliquer dès que le dollar est utilisé. Quand Airbus vend à des compagnies européennes des avions en dollars, ne peut-on pas se demander s’il ne serait pas plus simple d’employer la monnaie européenne ? La question est posée, et nous allons travailler sur ce sujet, au niveau national comme au niveau européen.

 

Pourquoi la France a-t-elle autant de mal à se réformer alors que de nombreux pays y arrivent très bien ?

M.S. - La réforme est toujours difficile ! Mais je constate que depuis deux ans nous avons fait avancer la France et que la dynamique de réformes est en œuvre. Quand j’étais ministre du travail j’ai ainsi pu faire la réforme du marché de l’emploi. L’Assemblée vient de voter la réforme ferroviaire. Avec le Pacte, qui complète le CICE, nous faisons ce que d’autres n’ont pas fait – redonner aux entreprises la compétitivité perdue entre 2002 et 2012, c’est Louis Gallois qui le dit. C’est bien la preuve que le volontarisme politique que nous déployons produit des résultats.

 

Est-ce que la réforme territoriale tourne le dos à la décentralisation comme l’a dit Hervé Gaymard ?

M.S. - C’est tout le contraire ! Nous avons besoin de régions fortes, à dimension européenne, avec des compétences renforcées, pour porter le développement économique des territoires. C’est essentiel, y compris pour la ruralité. Au-delà des discussions sur le redécoupage, il y a une volonté de réforme que beaucoup d’élus partagent. Les débats à l’Assemblée nationale, qui se sont conclus par un vote positif, l’ont démontré.

                                                                                

A lire : « L’écume et l’océan » de Michel Sapin chez Flammarion.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 07:44
A la ligne et alignés
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 07:25
Homme dans l'immensité d'un paysage
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:06
Au cœur d’un scandale révoltant

Après avoir été un très bon journaliste politique, Robert Harris est devenu romancier depuis une vingtaine d’années, en recueillant un succès international qui ne va pas se démentir avec son dernier chef-d’œuvre. A 57 ans, cet anglais à l’écriture incroyablement addictive nous fait vivre l’affaire Dreyfus sous un angle nouveau et palpitant, avec une précision remarquable ainsi qu’un sens du récit et du suspense à couper le souffle. Comme plusieurs de ses romans, D. va aussi être adapté au cinéma, une nouvelle fois par Roman Polanski comme pour l’excellent « The ghost writer ». C’est d’ailleurs le cinéaste qui lui a suggéré d’écrire un roman sur l’affaire Dreyfus. En lisant ce livre inoubliable, on ne peut que remercier Polanski de sa bonne idée, tant l’écrivain parvient admirablement à recréer le Paris de la fin du XIXe siècle et le climat nauséeux qui régnait autour de l’affaire Dreyfus. Dans ce sombre épisode de l’Histoire française, l’auteur explore minutieusement l’écœurante erreur judicaire pour mettre en lumière la honte de l’armée française, et l’épouvantable antisémitisme présent dans toutes les couches de la population. Le commandant Picquart, qui va être le fascinant narrateur de toute cette histoire, arrive chez le ministre de la guerre pour lui raconter par le menu, ainsi qu’au chef d’état-major, la dégradation publique devant 20 000 personnes du capitaine Dreyfus. Ce spectacle, de l’abominable humiliation d’un homme devant un parterre complètement hostile, a été organisé par le ministre mais il n’a pas pu y assister à cause du protocole. Il a donc chargé Picquart, qu’il estime et considère comme un officier littéraire, de lui rapporter moult détails et commentaires. A la fin du récit de Picquart, le ministre lui annonce que Dreyfus va être envoyé sur l’île du diable près de Cayenne pour y être incarcéré dans les pires conditions. Si tous les romans historiques pouvaient être aussi passionnants, aussi bien construits, aussi riches d’un arrière-plan intime des personnages tout en étant parfaitement documentés, on ne lirait plus que cela. Du grand art !

 

                                                                                                                      

D. – Un roman de Robert Harris – Plon – 483 pages – 22 €.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 07:39
Beauté à son balcon
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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 07:31
Reggae africain de toute beauté

Dès les premières notes de ce superbe album, on se laisse convaincre par Tiken Jah Fakoly pour embarquer à bord de ce vol Africa, tant les mélodies, les rythmes et l’ambiance générale sont une totale réussite. Son huitième et sans doute meilleur album studio confirme bien qu’il est aujourd’hui l’un des plus grands artistes africains. A 46 ans, l’ivoirien exilé au Mali suite à des menaces de mort en 2002, reste un combattant infatigable contre les régimes corrompus et exhorte les pays africains à s’unir pour se faire entendre et réussir leur développement économique. Chanté en français, anglais et malinké, la langue maternelle de Tiken Jah Fakoly, de sa voix si reconnaissable, tantôt très émouvante, tantôt d’une chaleur dynamisante, cet album à l’équilibre parfait a le pouvoir de tous nous toucher, que nous soyons occidentaux ou africains. A la fois par la portée de son message mais aussi par la richesse musicale de ses dix morceaux. Le reggae que nous offre l’artiste ivoirien est proprement irrésistible, et certainement le plus attirant qu’il nous soit donné d’écouter aujourd’hui. Tiken Jah Fakoly marie admirablement les beats jamaïcains aux sonorités africaines avec une dizaine d’instruments traditionnels, dont la sublime kora, pour réinventer une musique dont on pensait avoir fait le tour. Même des cuivres et des cordes viennent s’ajouter à l’enchantement que procure ce mélange, qui dégage une cohérence et une évidence stupéfiantes. Au milieu de ces tempos enthousiasmants de reggae, deux ballades purement africaines nous donnent le frisson. Espérons que le porte-voix tenu par le chanteur sur la pochette de cet album indispensable, aura l’effet escompté et que le plus grand nombre découvrira l’appel de cet artiste précieux et sa musique si enthousiasmante.

                                                                                                                      

Tiken Jah Fakoly – Dernier appel – Barclay – 1 CD : 15,99 €.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 09:51
Portrait au soleil couchant
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