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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 07:05

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:05

Arctic-Monkeys-AM

Beaucoup de grands noms de la musique rock sortaient un nouvel album en cette rentrée, mais force est de constater qu’il y a de nombreuses déceptions à l’arrivée. A croire qu’il est difficile de savoir se renouveler, d’avoir l’exigence de faire évoluer sa musique vers de nouveaux horizons sans pour autant se perdre. Un groupe l’a pleinement réussi et il n’est pas étonnant de s’apercevoir qu’il s’agit des Arctic Monkeys, peut-être le meilleur groupe rock actuel. Les quatre jeunes anglais de Sheffield installés dorénavant à Los Angeles en sont déjà à leur 5ème disque en 8 ans, et Alex Turner leur leader a même enregistré une musique de film et un magnifique album avec « The Last shadow puppets », groupe qu’il a créé en parallèle. Ce surdoué de 27 ans qui est auteur compositeur et chanteur des Arctic Monkeys, se nourrit de musiques très différentes et cela se ressent dans ce nouvel album, qui propose un rock dans tous ses états allant de rythmiques puissantes, à des sons plus groove et soul, voire des ballades d’une délicieuse suavité où les guitares sont bien présentes. Alex Turner incorpore judicieusement toutes ces influences au style du groupe sans se renier, permettant ainsi à ses compositions de proposer de nouvelles couleurs. Outre cette richesse musicale, l’autre atout est bien évidemment la superbe voix si reconnaissable du leader des Arctic Monkeys. Tantôt rock tantôt crooner ou les deux à la fois avec toujours un phrasé et des intonations bien à lui, sa voix sur les douze morceaux de ce superbe album donne souvent des frissons. En conservant leur sens inné de la mélodie, Alex Turner et ses camarades nous offre une collection de pépites innovantes et inspirées qui contribuent merveilleusement au renouvellement de la musique rock.

 

 Arctic Monkeys – AM – Domino records – 1 CD : 14,99 €.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 07:27

 
 

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L’univers carcéral a souvent inspiré les cinéastes. Beaucoup de grands films traitent de ce sujet, mais assez peu l’ont fait d’un point de vue féminin, qui plus est lorsque la détenue est enceinte et va élever son enfant en prison jusqu’à ses 18 mois, comme la loi l’y autorise. Sujet ambitieux pour un premier film, que le réalisateur aborde avec sensibilité mais aussi rigueur et justesse dans un style au réalisme poignant. A 29 ans, Stéphane Cazes montre déjà un admirable sens du cadre, sa caméra capte souvent en gros plan les moindres frémissements des visages, notamment celui de Mélanie Thierry qui exprime aussi bien une infinie douceur qu’une extrême dureté. La comédienne confirme ici avec ce rôle très difficile dans lequel elle s’est totalement investie, une étonnante capacité à jouer des personnages très différents avec une interprétation à fleur de peau. L’ensemble de la distribution, essentiellement féminine, est au diapason et contribue au même titre que la mise en scène et la réalisation, à accentuer le contraste saisissant entre l’innocence des scènes maternelles et l’âpreté de l’environnement. Le film démarre justement sur un joli moment de complicité entre une mère et son petit garçon, puis une porte s’ouvre et l’on s’aperçoit qu’ils sont dans une cellule. On retrouve la jeune femme face à la caméra, elle rend visite à quelqu’un que l’on ne voit pas. Tout en lui montrant la photo de son enfant, elle lui raconte comment le père de l’enfant est mort accidentellement sous ses yeux lors de son arrestation pour trafic de drogue, et que folle de rage elle a planté un couteau dans la cuisse d’un policier. Dès les premières images, le film nous prend aux tripes en s’emparant à bras le corps et sans manichéisme d’une réalité que l’on ne souhaiterait qu’à son pire ennemi.

 

 

 Ombline – Un film de Stéphane Cazes avec Mélanie Thierry, Nathalie Becue, Corinne Masiero, Catherine Salée, … -  ZED – 1 DVD : 19,99 €.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:05

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Lorsqu’un écrivain de la stature de Richard Ford, l’un des tous meilleurs américains, publie chose assez rare un nouveau roman, il est fortement conseillé de se le procurer dare-dare et de bien prendre le temps de le savourer. A 69 ans, l’ancien lauréat du Prix Pulitzer nous offre, avec un talent remarquable pour décrire autant les personnages que l’environnement dans lequel ils évoluent, une histoire troublante faite de solitude et de vies gâchées par un acte stupide perpétré en dépit du bon sens. La peinture des petites villes de la ruralité américaine et canadienne, de la nature dans toute sa beauté et sa rudesse, mais surtout l’incroyable sens des détails physiques et psychologiques dont l’auteur habille tous ses protagonistes, même les secondaires, contribuent à donner au roman une force qui enfle au fil des pages, à travers une construction rétrospective très originale et une fluidité qui accentue le plaisir de lecture. Le narrateur, un professeur de littérature de 66 ans, va nous raconter à la première personne les quelques mois qui ont bouleversé son existence et celle de sa famille alors qu’il avait 15 ans dans une petite ville du Montana. Il démarre son récit en nous annonçant que ses parents ont commis un hold-up et qu’un peu plus tard dans sa vie il y eu des meurtres. Une fois le décor planté, nous allons faire connaissance en amont des faits avec le père, la mère et la sœur jumelle de ce gamin de 15 ans qui formaient une famille ordinaire, et dont personne n’aurait pu imaginer que les parents puissent dévaliser une banque. L’écrivain ausculte au plus profond des êtres le douloureux apprentissage de la vie que va vivre ce jeune adolescent, se révélant plus aguerri qu’il n’y paraît, en nous livrant un magnifique roman sans fioritures ni concessions, d’une vérité parfois brutale mais avec une plume laissant entrevoir une belle humanité.

 

 Canada – Un roman de Richard Ford – Editions de l’Olivier – 476 pages – 22,50 €.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 06:57

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Depuis deux mois qu’il a été élu à la tête du Medef pour succéder à Laurence Parisot, Pierre Gattaz tient un discours résolument offensif. Rencontre avec le patron des patrons pour avoir sa vision des sujets majeurs de l’actualité.

 

Repères biographiques

Le moins que l’on puisse dire est que le fils a suivi la voie du père. Pierre Gattaz, à l’image d’Yvon son père, est devenu en 1994 chef de l’entreprise familiale Radiall, spécialiste de composants électroniques, qui est aujourd’hui une importante société internationale. A 54 ans, il est également patron du Medef sous une présidence socialiste, comme Yvon le fut à la tète du CNPF (l’ancêtre du Medef) en 1981 sous François Mitterrand. 

 

Quelle est aujourd’hui l’identité du Medef et votre objectif à sa tête ?

Pierre Gattaz : Le Medef, c’est plus de 700 000 entreprises rassemblées dans 80 fédérations, auxquelles adhèrent 600 syndicats professionnels, et 148 Medef territoriaux et régionaux. Ces deux réseaux complémentaires assurent une représentativité maximale des entreprises partout en France et dans tous les secteurs d’activité. Nous sommes le premier réseau professionnel et territorial de France.

Je veux aujourd’hui un Medef de combat mais de combat pour l’emploi, pour l’économie, je suis bien évidemment contre les combats de rue. Ma méthode, c’est la pédagogie, le dialogue et l’action pragmatique mais concrète en prise avec l’entreprise. Notre objectif est de remettre la France en mouvement et redonner confiance à chaque Français. C’est dans cet esprit que j’ai lancé le projet « France 2020 - Faire gagner la France » à l’Université d’été du Medef. Nous avons 5 défis à relever : celui du futur à inventer, celui du numérique, celui de la mondialisation avec 3 milliards de personnes à équiper, l’Europe à finir de construire et le défi de l’audace créatrice. Mais ces défis, nous ne pourrons les relever que si la classe politique s’emploie à nous donner un environnement fiscal, social et environnemental attractif.

 

Le dialogue est-il plus difficile avec un gouvernement socialiste ?

P.G. : Le Medef a toujours travaillé avec les gouvernements quels qu’ils soient. Notre mouvement, par définition, ne fait pas de politique, sa mission est de défendre l’entreprise et de tout mettre en œuvre afin qu’elle puisse se développer pour créer de la richesse et de l’emploi. Or il est de la responsabilité du gouvernement de mettre en place un environnement fiscal, social, environnemental favorable. A partir de là,  la nécessité d’entretenir un dialogue constant avec le gouvernement et de travailler avec lui s’impose. Lorsqu’un gouvernement agit pour l’emploi, nous applaudissons. Lorsqu’il met l’emploi en danger, nous réagissons, mais dialoguons efficacement. Pierre Moscovici est venu débattre avec moi à Jouy-en-Josas lors de la dernière université d’été du Medef. Nous avons convenu de travailler, lui et moi,  tous les 15 jours à Bercy. C’est également dans cet esprit que j’ai proposé à François Hollande, lors de notre rencontre en juillet, un « Pacte de confiance » : Le gouvernement nous crée un environnement réglementaire, économique et législatif propice,  les entreprises, elles, s’engagent à construire un avenir pour notre pays et à tout mettre en œuvre pour ramener le taux de chômage à 7 % à l’échéance 2020. Ce dialogue, je veux aussi le mener avec les organisations syndicales, de manière ouverte. Nous devons tous avoir le même objectif : mener la bataille de l’emploi.

 

Quel est l’état de santé des entreprises françaises ?

P.G. : Les entreprises françaises sont asphyxiées par une fiscalité et des charges sociales beaucoup trop élevées, ligotées par un environnement législatif et réglementaire paralysant.  Elles sont terrorisées par un code du travail trop complexe générateur  d’erreurs et  trop contraignant. Cette accumulation est contre-productive et quand l’entreprise et l’esprit d’entreprendre sont en danger, c’est notre avenir commun qui est compromis. Un chiffre résume tout : Les entreprises françaises ont une marge de 28 % contre 40 % en moyenne dans l’UE. Elles supportent 100 milliards de charges de plus que leurs homologues européennes : 50 milliards en impôts et 50 milliards liés au coût du travail. Alors certes, le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) va dans le bon sens, mais ce n’est qu’un premier pas, c’est  insuffisant. Quant au choc de simplification annoncée, il doit aller au-delà de la seule simplification administrative. Les entreprises françaises ont besoin d’un environnement que j’appelle « 5S », c’est-à-dire simplifié, stabilisé, souple socialement, serein fiscalement et sécurisé.

 

Quelle sont les solutions pour faire baisser le chômage ? 

P.G. : Il n’y a pas 36 solutions, il n’y en a qu’une : l’entreprise. L‘entreprise est LA solution au chômage. Qui crée de l’emploi ? Ce sont les entreprises. Cessons de jouer sur les mots, de parler « d’emplois aidés », financés par les impôts. Le seul emploi qui vaille, le seul qui soit pérenne, le seul qui rapporte et ne coûte rien à la collectivité, est un emploi créé par le marché, par les clients, donc par l’entreprise. Un emploi qui soit lui-même créateur de richesses, non pas un emploi financé par nos impôts et par nos charges. Mais pour créer de l’emploi, il faut de la croissance. Et pour créer de la croissance, il faut des entreprises compétitives, innovantes, qui aient le soutien et la confiance de la puissance publique. Cette logique pragmatique devrait être l’obsession de notre gouvernement, sa ligne de conduite. Pour relancer durablement l’emploi, les pouvoirs publics doivent agir sur la compétitivité coût, qui regroupe quatre paramètres : le coût du travail, le coût de la fiscalité, le coût de la complexité et de la rigidité administrative et  le coût de l’énergie. Il y a un lien direct entre l’emploi et la compétitivité coût.

 

Comment voyez-vous la réforme des retraites qui se profile ?

P.G. : Nous avons besoin d’une vraie réforme structurelle qui remette les choses dans l’ordre pour plusieurs  années. La situation est dramatique, la France est à la croisée des chemins : nos régimes sont déficitaires de 15 milliards d’euros par an et si rien n’est fait d’ici à 2020, nous allons accumuler un déficit de 200 milliards d‘euros. Nous devons donc agir et agir en profondeur. Dans cette perspective, la seule solution acceptable et durable est de jouer sur deux paramètres : la durée de cotisation qu’il faut augmenter de 41 à 43 ans à l’horizon 2020 et  l’âge légal qu’il faut faire passer de 62 à 63 ans. Or que nous propose le gouvernement ? Une hausse des taxes et des cotisations. C’est-à-dire une non-réforme. Ce faisant, on ne règle rien. Comment croire en effet que seules les cotisations des entreprises et des salariés vont pouvoir combler les 200 milliards de déficit ? En cédant une fois de plus à la facilité de la hausse des cotisations, le gouvernement obère la relance et donc l’emploi : 0,1 % de hausse de cotisation, c’est à terme 6 à 10 000 chômeurs supplémentaires.

 

Le projet de loi de Finances 2014 tel qu’il se dessine vous paraît-il bon ? 

P.G. : Le PLF 2014 est un mauvais signal envoyé aux entreprises, qui devrait se traduire pour elles par une augmentation de 2,5 milliards de prélèvements supplémentaires. Cela montre une fois de plus l’incapacité du gouvernement à s’engager dans une véritable politique de réduction des dépenses publiques. Je préconise une baisse de charges de 100 milliards d’euros sur 5 ans, soit une diminution de 1,7 % du budget de l’Etat. N’importe qui dans son entreprise, ou même dans son foyer, est capable de baisser ses dépenses de 1,7 %. Mais pas les pouvoirs publics ? A qui peut-on faire croire cela ? Nous attendons du gouvernement l’engagement d’ouvrir des Assises de la fiscalité, nous sommes prêts à y participer. A une condition, toutefois : elles doivent être corrélées à un engagement résolu de baisse des prélèvements, et donc des dépenses publiques. Il est indispensable de  revoir notre fiscalité avant le PLF 2015. Il existe actuellement 147 taxes diverses qui pèsent sur les facteurs de production. Cette surtaxation généralisée des entreprises entretient de manière dramatique la dynamique du chômage. 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:42

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 07:21

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Durant 15 ans, Franck Louvrier a été en charge de la communication de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly, au Ministère de l’Intérieur, au Ministère de l’économie et bien sûr à la Présidence de la République. A 45 ans, il a clos le volet politique de sa carrière pour prendre des responsabilités dans le groupe Publicis.

 

Avant même l’élection présidentielle de 2012 dans laquelle il s’est investi pleinement aux côtés de Nicolas Sarkozy, et quel qu’en était le résultat, Franck Louvrier savait qu’il voulait changer d’environnement. Même s’il a adoré toutes ces années avec l’ancien chef de l’Etat, où il a été l’un de ses plus proches collaborateurs, il souhaitait tourner la page en revenant à sa première passion, la communication, mais dorénavant sans la politique. C’est donc la proposition du groupe français Publicis qu’il a retenue, dont le rayonnement international s’est encore plus élargi depuis la récente fusion avec l’américain Omnicom, qui fait aujourd’hui de Publicis  le premier groupe de communication au monde. En l’intégrant, Franck Louvrier fait clairement le choix de continuer à traiter des dossiers très variés avec des problématiques bien différentes : « La diversité des sujets contribue à la richesse du quotidien, et de ce fait le matin vous partez heureux au travail. Mon objectif lorsque j’étais étudiant allait dans ce sens : Trouver un métier dans lequel je ne me dise pas le lundi matin, vivement le vendredi soir. »

 

De nouveaux défis

Depuis un an, il est président de Publicis Events, une agence d’une cinquantaine de personnes qui s’occupe de la création d’événements pour les entreprises, et de lancements de produits ou de services. En juin dernier, il s’est vu confier également la responsabilité du pôle influence de Publicis Consultants, agence dont il est devenu vice-président et qui appartient aussi au groupe. Ce pôle où travaillent 80 personnes, accompagne les entreprises dans leur stratégie de communication à travers les relations avec les médias, la réputation sur les réseaux sociaux, la communication financière, la gestion de crise et les affaires publiques. Tous ces domaines d’intervention, il les a expérimentés au plus haut niveau de l’Etat avec Nicolas Sarkozy, la pression médiatique étant remplacée maintenant par celle du business. D’une certaine manière il reproduit aujourd’hui ce qui a fait sa force hier : Une grande proximité avec ses équipes et une disponibilité totale avec ses interlocuteurs.

 

Le choix de la communication politique

Après des études de droit et sciences politiques à l’université de Nantes, ville dont il est originaire, et avoir intégré l’école supérieure de gestion à Paris où il se spécialise dans la communication, Franck Louvrier démarre sa carrière professionnelle en 1994 comme assistant parlementaire de la députée de Loire-Atlantique Elisabeth Hubert. Il la suit un an plus tard lorsqu’elle est nommée Ministre de la santé pour s’occuper de sa communication, responsabilité qu’il exerce aussi auprès de Dominique Perben, Ministre de la fonction publique. Puis en 1997, alors qu’il est en charge du service de presse du RPR, il accepte la proposition de Nicolas Sarkozy de se consacrer à sa communication. Une confiance s’instaure progressivement entre les deux hommes qui va leur permettre de franchir ensemble toutes les étapes, de la tête du RPR en passant par la mairie de Neuilly, le ministère de l’Intérieur, celui de l’économie, jusqu’à la Présidence de la République.

D’autant que peu de temps après le début de leur collaboration, la défaite aux élections européennes de 1999 pousse Nicolas Sarkozy à démissionner de la présidence du RPR et entamer ce que certains appellent sa traversée du désert. Cet épisode les rapproche et leur permet d’affiner leur méthode : « C’est quelqu’un qui travaille énormément en équipe, j’étais donc présent quasiment à toutes les réunions stratégiques, ce qui permettait d’avoir un volet communication en amont et savoir ainsi comment traiter les sujets. Nous avons procédé de la même manière aussi bien à la mairie de Neuilly, que dans les ministères et qu’à l’Elysée. »

 

Optimiste et raisonnable

Lorsqu’on lui demande quels ont été les moments pénibles, à part les défaites électorales Franck Louvrier n’en retient pas, jugeant que tout est compliqué à ce niveau de responsabilités. Il précise cependant : « Ce qui est difficile au Ministère de l’Intérieur, c’est que vous êtes au plus près de la misère humaine. » Tout au long de ces 15 années, où qu’il se soit trouvé, il s’est efforcé d’appliquer une règle : « Toujours aborder les problèmes par votre métier, le plus professionnellement possible, et après viendra la passion, si vous choisissez l’inverse vous risquez de faire des erreurs. » En arrivant à l’Elysée, il s’aperçoit rapidement qu’il va être sous pression permanente et va devoir élaborer une stratégie de communication : « Il s’agissait de répondre dans l’instant à toutes les problématiques qui se présentaient sans en négliger aucune. J’ai compris aussi que la question n’était pas de se demander si telle chose allait se savoir mais plutôt quand elle allait se savoir. Il n’y a pas de secret, ou il est très relatif. Tout est à gérer quotidiennement en ayant à la fois le nez sur le guidon mais en regardant aussi le bout de la piste pour éviter de tomber. »

 

Au sommet de l’Etat

Dans les moments forts des 5 années à l’Elysée, il cite la libération d’Ingrid Betancourt qui paraissait tellement improbable, la gestion de la crise financière, la médiation de Nicolas Sarkozy pour faire cesser l’intervention de la Russie en Géorgie en août 2008 : « Vous voyez dans ces moments-là que l’être humain a un rôle sur l’évolution de l’Histoire. » Etant de tous les déplacements du chef de l’Etat, Franck Louvrier se rappelle des rencontres qui l’ont marqué : « Nelson Mandela, Barack Obama dans l’impressionnant bureau ovale de la Maison-Blanche, des pilotes de Canadair qui tentent d’éteindre des feux au péril de leur vie, des policiers de la brigade anti-criminalité du 93 qui se battent chaque jour et chaque nuit pour la loi républicaine sans être démotivés malgré la difficulté de la tâche. »

Sur l’omniprésence de Nicolas Sarkozy, son conseiller y voit une présidentialisation du pouvoir à cause du quinquennat, et un bouleversement de la communication avec l’information continue. Il considère d’ailleurs que François Hollande est dans la même logique.

 

Une pression quotidienne

Franck Louvrier avait donc en charge avec son équipe l’orchestration de l’action présidentielle, qui consistait à expliquer aux français sous différentes formes toutes les décisions prises par le Président. Ses journées commençaient à 7h où il prenait le pouls politico-économique du moment en arrivant à l’Elysée, puis enchaînait les réunions, les déplacements, et une centaine d’appels téléphoniques qu’il prenait chaque jour pour répondre entre autres à tous les journalistes. Sa plus grande fierté est d’avoir aidé Nicolas Sarkozy à créer son territoire de marque, à être connu dans le monde entier, à intéresser les français à chacun de ses passages télévisés, et à incarner l’action en politique.

Moments à part dans cette aventure, les deux campagnes présidentielles de 2007 et 2012 où il s’est agi d’élaborer une communication de conquête avec encore plus de pression. Même s’il veut bien entendre qu’il y a peut-être eu des erreurs lors de la deuxième campagne, il reste persuadé que le fait d’être président et candidat est un statut très compliqué à gérer, et que la défaite s’explique en bonne partie à cause de cela. Franck Louvrier a aussi conseillé le Président sur la communication de sa vie privée, en tâchant de fixer une frontière entre montrer trop et pas assez, mais comme il le souligne : « La multiplication des médias et la concurrence qui en découle fait que la peopolisation est devenue incontournable. Nombre de politiques transgresse aujourd’hui les limites entre vie privée et vie publique, pour être un peu plus visible que son concurrent, même ceux qui disaient ne pas vouloir y toucher. Au sommet de l’Etat, votre vie ne vous appartient plus totalement, et penser que vous pouvez en avoir la maîtrise est un leurre. »

 

Des choix raisonnés et exigeants

S’il se perçoit comme un bon métronome, un facteur de stabilité, quelqu’un de raisonnable qui sait écouter et prendre une décision après avoir bien pesé le pour et le contre, il sait aussi être très réactif lorsqu’il le faut. Pour ne pas être déconnecté de la réalité, ne pas s’enfermer dans la tour d’ivoire de l’Elysée, et concrétiser son attachement charnel à Nantes et sa région, il a été élu conseiller régional des Pays de Loire en 2010. Cela lui permet aujourd’hui d’avoir encore un lien avec la politique, même s’il n’envisage pas d’y revenir pleinement. Sa décision s’explique par le refus de s’installer dans le confort de ce qu’il a déjà fait durant plus de 15 ans, il se sent bien dans la pure communication et aime l’idée d’avoir de nouveaux challenges.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 06:46

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