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Notre société manque de nuances et souffre de trop d'avis tranchés

Publié le par Michel Monsay

Notre société manque de nuances et souffre de trop d'avis tranchés

A lire le très bon article d'Emmanuelle Bouchez de Télérama ici

Publié dans Chroniques

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Tout terrain avec le sourire

Publié le par Michel Monsay

Tout terrain avec le sourire

Publié dans Photos

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Merveilleux portrait d'une femme imprévisible mais si touchante

Publié le par Michel Monsay

Merveilleux portrait d'une femme imprévisible mais si touchante

Ce nouveau film de l'excellent cinéaste norvégien, Joachim Trier, dont on avait adoré "Oslo 31 août", oscille entre comédie romantique, quête existentielle et drame amoureux, comme un mélange de Woody Allen, Ingmar Bergman et Jean-Luc Godard. Illuminée par l'éblouissante Renate Reinsve à la palette de jeu impressionnante, Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes ô combien mérité, ce film, à travers un scénario d'une finesse psychologique remarquable et une mise en scène très inventive, brosse le portrait sublime dans sa simplicité et pertinent dans sa modernité d'une femme contemporaine et indépendante, aussi solaire que mélancolique et pour le moins indécise, mais avec un appétit de vivre qui la pousse à ne faire aucun compromis ni avec elle, ni avec les autres, au risque de se perdre. Cette Anaïs Demoustier nordique traîne tous les cœurs après elle. Ils en sortent en morceaux. On lui pardonne tout. Ses caprices sont la règle. Le sérieux sera pour demain. Julie est libre, changeante, irrésistible. Le film embrasse son époque et en particulier la génération des trentenaires, pour souligner ses doutes, ses vertiges et ses aspirations avec un élan vital communicatif. Joachim Trier, qui excelle à analyser la psychologie humaine, signe un mélodrame bouleversant, qui brille par la justesse et le réalisme des situations et par ses dialogues percutants. Une douce mélancolie plane sur les douze chapitres encadrés d'un prologue et un épilogue, que le réalisateur enchaîne avec l’aisance d’un romancier touché par la grâce.

Publié dans Films

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Une femme en éclats

Publié le par Michel Monsay

Une femme en éclats
Une femme en éclats
Une femme en éclats

Écrite en 1929 alors que Mussolini est déjà solidement installé au pouvoir, « Comme tu me veux » est une pièce inclassable qui donne le vertige, sur fond de ruines et de désastre de l'après-guerre, dans une Europe au bord d’un nouveau naufrage. Sous ses allures désuètes de drame bourgeois, l’œuvre de Pirandello prend les détours d'une farce noire pour aborder des sujets cruciaux : le déni, la manipulation des faits et les dommages psychologiques irréparables infligés par la violence et la Grande guerre. C'est par cet angle poignant que Stéphane Braunschweig a choisi d'aborder cette pièce féroce, dans une mise en scène d'une éblouissante clarté qui met en lumière la puissance de l'écriture de Pirandello. Dans une scénographie aussi belle qu'épurée, mais néanmoins inquiétante, où dans la deuxième partie sont projetées en arrière-plan sur des gigantesques rideaux des images d'archives de villes bombardées, on découvre le mystère de Lucia, une femme que l'on croyait morte après avoir été violée par des soldats d'une garnison autrichienne dans sa villa d'Udine en Italie du Nord durant la guerre. Elle réapparaît pourtant dix ans plus tard en danseuse de cabaret glamour à Berlin. Le metteur en scène installe une atmosphère de transgression, de décadence dans cette ville grouillante de liberté, de provocation et de sexualité débridée, qui sert superbement l'ambiguïté de la pièce. Dès la première scène, la frénésie inquiète, commence alors un jeu de simulacres dont le dramaturge a le secret, entre soupçons, souvenirs tragiques et écho historique pour explorer le relativisme de la vérité. L'ensemble de la troupe, Chloé Réjon en tête, qui ne cesse de se réinventer par-delà illusions et mensonges, passant de l'hystérie à la nuance, portent merveilleusement l'écriture de Luigi Pirandello, entre noirceur et éclat de lumière. En remettant remarquablement le dramaturge au goût du jour, Stéphane Braunschweig, qui pour la quatrième fois monte une pièce de Pirandello, tend un miroir saisissant à notre monde de peurs, de doutes et de fake news.

Après avoir été joué durant un mois à l'Odéon, cette excellente pièce sera en tournée en 2022, les 26 et 27 avril à Orléans, du 27 au 29 mai à Turin et le 29 juin à Berne.

Publié dans Théâtre

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L'humour cinglant et efficace de Florence Foresti

Publié le par Michel Monsay

L'humour cinglant et efficace de Florence Foresti

Quand la parole des femmes se libère, l'humoriste fait mouche :

Publié dans Chroniques

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Formidable, Stromae est enfin de retour

Publié le par Michel Monsay

Formidable, Stromae est enfin de retour

Huit ans que l'on attendait une nouvelle chanson de Stromae, depuis la sortie de son magnifique album "Racine carrée", 4 millions d'albums vendus et 6,5 milliards de streaming, et en attendant le prochain qui devrait sortir d'ici la fin de l'année, on ne peut que se réjouir de ces deux nouvelles qui confirment le retour du génial artiste belge. Ce nouveau titre est à la gloire de ceux qui ne font pas la fête, les petits, les sans-grade qui servent ceux qui s’amusent, Rosa qui nettoie, Albert qui ramasse les verres, les travailleurs de l’aube, les malheureux qui n’ont pas le moral, les célibataires qui se prennent « des vestes au vestiaire », les jeunes parents bercés par les cris de leur enfant… Cette chanson pourrait servir de bande-son à toutes les revendications des héros de la première ligne, ces métiers essentiels, applaudis, puis retombés dans l’oubli. Côté musique, ce mélange de rythme cubain et d'électro est toujours aussi efficace, et le clip est réussi.

Publié dans Chroniques

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Fascinant biopic musical

Publié le par Michel Monsay

Fascinant biopic musical
Fascinant biopic musical

Créé au Festival d'Avignon en 2018, cet excellent spectacle a été joué à Paris et en tournée, puis a remporté deux Molières en 2020, celui du meilleur spectacle musical et celui de la meilleure révélation féminine pour Élodie Menant qui, en plus d'interpréter merveilleusement Arletty, a coécrit ce biopic enthousiasmant. La vie d'Arletty n'a rien d'un long fleuve tranquille, ce serait plutôt un tourbillon fiévreux, Élodie Menant passe en revue son existence menée tambour battant, à la fois narratrice et actrice de cette épopée artistique et intimiste filant des années folles à une vieillesse plus sage, en passant par l'Occupation pendant laquelle elle aura une liaison avec un Allemand. Qu'elle assumera. « Si mon cœur est français, mon cul, lui est international », lancera-t-elle devant la cour spéciale qui la jugera à la Libération. La titi parisienne sera devenue star sans jamais renoncer à sa liberté, qu'importe le prix. De son Courbevoie natal aux cabarets des années 1930, en passant par les plateaux de cinéma, la mise en scène virevoltante joue pour nous une virtuose valse à mille temps des décors et des personnages de sa vie. Ça pulse, chante et danse. Ils sont trois à camper tous les autres personnages, parents, amis et amoureux, on y croise Marcel Carné, Michel Simon, Louis Jouvet, Jacques Prévert ou encore Colette… Un pétulant quatuor pour un spectacle drôle et touchant, coloré et enlevé.

Merci à France 5 de nous proposer cette belle captation du spectacle à voir ici ou sur l’application France Tv de votre télé.

 

Publié dans replay

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Une comédie musicale tendre, déjantée et mélancolique

Publié le par Michel Monsay

Une comédie musicale tendre, déjantée et mélancolique

Les frères inclassables du cinéma français, Jean-Marie et Arnaud Larrieu, de "Peindre ou faire l'amour" à "21 nuits avec Pattie", fidèles à leur patte fantaisiste, mettent en scène, pour leur septième film,  une comédie musicale drôle et attachante à la nonchalance poétique, dont les chansons sont écrites par la fine fleur des auteurs-compositeurs français : Dominique A, Jeanne Cherhal, Etienne Daho, Philippe Katerine, et Bertrand Belin, qui pour la première fois fait l'acteur et s'en sort merveilleusement bien. Les frères Larrieu enchantent leur ville natale, Lourdes, d’un charme de guinguette qui donne envie de croire aux miracles. Le regard pétillant, les réalisateurs s’amusent de l’aspect gentiment désuet de cette ville de pèlerinage et multiplient les clins d’œil vers la bigoterie organisée. On peut penser à Jacques Demy sur plusieurs aspects, notamment pour le romanesque provincial, mais ici ce sont les comédiens qui chantent eux-mêmes et de ce fait cela est moins léché, mais plus naturel et plus touchant. Chapeau à eux de s'être prêté au jeu, et derrière l'excellent Mathieu Amalric, complice de longue date des cinéastes, chacun des comédiens apporte sa dinguerie comme l'indispensable Denis Lavant, ou son émotion à l'image de la lumineuse Mélanie Thierry et l'étonnante Josiane Balasko. Les faux- semblants, les mensonges qu’on préfère s’inventer pour fuir une réalité trop morose sont au pouvoir dans cette comédie touchée par la grâce qui nous enchante autant qu'elle nous émeut, et dont on apprécie le ton et la saveur.

Publié dans Films

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La chasse n'est PAS un sport ! Prenez une photo, pas une vie

Publié le par Michel Monsay

La chasse n'est PAS un sport ! Prenez une photo, pas une vie

Cette excellente formule vient de PETA, une ONG internationale dont l'objet est de défendre le droit des animaux.

Dans la même idée :

Publié dans Chroniques

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Une animation élégante et intelligente pour esquisser le portrait d'un cinéaste iconoclaste

Publié le par Michel Monsay

Une animation élégante et intelligente pour esquisser le portrait d'un cinéaste iconoclaste

Il est assez rare qu’un film d’animation brosse le portrait d’un cinéaste au travail. Buñuel après l’âge d’or, de Salvador Simo, est le récit original et passionnant du tournage de Terre sans pain, en 1932, un documentaire de vingt-sept minutes réalisé par Buñuel qui montre la misère dans le territoire des Hurdes, une région de l’Estrémadure, en Espagne. Luis Buñuel (1900-1983) était alors ruiné après le scandale de L’Age d’or (1930), brûlot surréaliste contre l’ordre bourgeois, son premier long-métrage après le court Un chien andalou (1929). Ce film d’animation aussi passionnant qu’atypique est autant un carnet de bord du tournage qu’un portrait de Luis Buñuel, alors que le jeune maître du surréalisme cherche son langage, où il se montre tour à tour insouciant, vulnérable, respectueux et arrogant. Pour le cinéaste en herbe, qui dans des cauchemars très surréalistes se débat contre les figures encombrantes de son père et de Salvador Dalí, c’est aussi une confrontation violente avec le réel, et la question morale qui en découle : comment filmer le pire, des villageois édentés dans des taudis, des enfants qui meurent ? Sa réponse, on le sait, fut de choisir parfois la provocation. Fort de la liberté de l’animation, Buñuel après L’Âge d’or réussit, mieux que beaucoup de biopics, à capter les tourments d’un artiste en train de devenir ce qu’il sera. Dans ce film, pas de 3D ni d’effets spéciaux, juste des crayons et des couleurs, une animation simple mais réussie, des personnages attachants, la bonne idée d’insérer des plans filmés de Terre sans pain, qui rehaussent le récit, lui confèrent sa vérité parfois crue, sans oublier la belle musique d'Arturo Cardelus. Une belle découverte.

A voir ici ou sur l'application Arte de votre télé.

Publié dans replay

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