La vie comme elle vient

Publié le par Michel Monsay

La vie comme elle vient

Cette romancière de 49 ans possède un parcours à part dans la littérature française, elle a en effet exploré de nombreuses formes d’écriture, du roman pour enfants, aux nouvelles, essais, pièces de théâtre, tout en étant également une brillante traductrice de l’anglais. Elle revient à la fiction avec ce remarquable roman qui sera assurément l’un de ceux dont on parlera le plus en cette foisonnante rentrée littéraire. Le grand bonheur de lecture que l’on ressent en suivant les péripéties d’une jeune femme au début du XXème siècle à Paris, tient autant au style d’Agnès Desarthe qu’à l’histoire en elle-même. D’abord la construction de ce roman, faite d’ellipses, de retours en arrière, de rebondissements, est admirable de fluidité. Quant à l’écriture, sensuelle, tantôt légère tantôt plus grave, elle nous enchante par ses associations, ses images, sa poésie, sa précision. A la fois roman d’apprentissage et fresque familiale, l’arrière-plan est par moments très présent avec l’affaire Dreyfus, la guerre de 14-18, les années folles, la naissance du féminisme. Tout commence au Danemark en 1887, où un capitaine français de 27 ans vient rencontrer sa promise, la benjamine d’une grande famille danoise. Après une promenade en barque où la jeune femme très séduisante se révèle provocante et fantasque, l’officier fait la connaissance de sa future belle-mère. Cette femme est devenue énorme à force de se gaver de desserts pour noyer son chagrin, causé par l’épidémie de choléra qui a emporté quatre de ses enfants quinze ans plus tôt. Leur entrevue en deux temps à la fois assez inattendue et cocasse aboutit à l’assentiment au mariage, qui donnera 19 mois plus tard la naissance de Rose. Cette œuvre d’un romanesque éblouissant, peuplée de personnages très bien dessinés, nous emporte avec finesse et un vrai sens de la dramaturgie où l’humour est présent, sur les traces de Rose et de son destin mouvementé.

                                                                                                                   

Ce cœur changeant – Un roman d’Agnès Desarthe – Editions de l’Olivier – 337 pages – 19,50 €.

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Bel hommage à des hommes épris de justice

Publié le par Michel Monsay

Bel hommage à des hommes épris de justice

Voilà un film ambitieux dans son sujet, mettant en lumière une période méconnue de l’Allemagne post-nazie, que le réalisateur italo-allemand, dont c’est le premier long-métrage, traite comme un thriller tout en étant au plus près de la réalité des faits. Il s’inspire pour cela de la longue enquête à la fin des années 1950 du procureur général de Francfort, Fritz Bauer, et de ses acolytes, sur les crimes nazis, particulièrement ceux perpétrés à Auschwitz. Son film passionnant et par moment très émouvant questionne la responsabilité individuelle, tant celle des soldats nazis d’appliquer la solution finale que celle de ses procureurs courageux qui ont brisé la loi du silence imposée à cette époque. Le comportement du peuple allemand pour ne rien savoir, beaucoup ne connaissaient même pas Auschwitz, et du gouvernement d’Adenauer pour oublier, sont pour le moins sidérants. Il est difficile de ne pas être écœuré en pensant à tous ces nazis qui ont réussi à échapper à la justice et ont coulé des jours paisibles après avoir ordonné ou exécuté les pires atrocités que l’Humanité ait connues. Dans la construction de son film, dans la mise en scène sobre mais efficace, le réalisateur apporte habilement une touche de fiction, et ses comédiens sont tous d’une grande justesse. En 1958 à Francfort, un homme reconnait dans la rue un de ses tortionnaires à Auschwitz devenu professeur de collège. Au parquet du tribunal, un jeune procureur fait ses premières armes sur des infractions routières jusqu’à ce qu’un journaliste, ami du rescapé, vienne proposer à l’ensemble des procureurs de s’occuper de cet assassin en liberté, vu que la police n’en a rien à faire. Ils refusent tous sous prétexte de ne pas vouloir remuer le passé, mais le plus jeune d’entre eux est intrigué par cette affaire et les déclarations virulentes du journaliste. Il faut absolument voir ce très beau film à la fois touchant et révoltant, non seulement pour ce que l’on y apprend mais aussi pour les réflexions qu’il induit, sans oublier une narration intelligente qui nous tient en haleine.

 

                                                                                                                  

Le labyrinthe du silence – Un film de Giulio Ricciarelli avec Alexander Fehling, André Szymanski, Bert Voss, Friederike Becht, … - Blaq Out – 1 DVD : 19,99 €.

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Aspirer à une vie normale

Publié le par Michel Monsay

Aspirer à une vie normale

Il est incontestablement un des tous meilleurs cinéastes français, ses films ont tous été primés, certains comme « Un prophète » ont reçu d’innombrables récompenses, et chaque nouvelle œuvre de Jacques Audiard est attendue avec passion et fébrilité. C’est évidemment le cas de son dernier, qui a reçu la Palme d’or du Festival de Cannes, où le réalisateur se réinvente une fois de plus et nous éblouit par sa capacité à s’approprier une histoire, même très loin de lui, et à la mettre en images si justement avec des idées de mise en scène et de cadrages dont il a le secret. Que ce soit dans le mouvement ou dans la sobriété, sa réalisation est magistrale. Qu’ils soient célèbres, en passe de le devenir ou totalement inconnus, Jacques Audiard obtient toujours de ses comédiens une partition remarquable, même quand la barrière de la langue pourrait être un obstacle, comme ici où le film est tourné principalement en langue tamoule. S’il évoque le douloureux problème des migrants, des guerres civiles des pays du Sud ou urbaines des cités ghettos de nos banlieues, il ne s’agit là que d’un arrière plan, le film accompagnant au plus près un homme, une femme et une enfant dans leur tentative de se reconstruire ailleurs. Cet homme au début du film allume le bucher où sont disposés les cadavres d’autres soldats tamouls. La guerre étant perdue, il se retrouve dans un camp de réfugiés où avec une jeune femme qu’il ne connaît pas et une fille de 9 ans orpheline, ils réussissent à convaincre le Haut commissariat aux réfugiés de récupérer les passeports d’une famille disparue en prenant leur identité. Ils quittent le Sri Lanka en bateau et sont parachutés quelques jours plus tard dans une cité très sensible de la grande banlieue parisienne, où l’homme obtient le poste de gardien. Jacques Audiard aime la difficulté, chacun de ses films en atteste, d’ailleurs qui d’autre que lui pouvait se lancer dans une telle aventure. Les sentiments qui dominent son cinéma sont bien présents, la peur, la violence mais aussi une douceur, une sensibilité qui créent un contraste vertigineux, même s’il les aborde ici différemment. En plus du formidable coup de projecteur sur ces réfugiés, que certains nomment avec mépris immigrés sans ne rien connaître de leur vie, ou au mieux que l’on croise chaque jour avec indifférence, cette œuvre majeure restera longtemps dans nos esprits.

 

                                                                                                                      

Dheepan – Un film de Jacques Audiard avec Jesuthasan Antonythasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby, Vincent Rottiers, ...

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Dénuement

Publié le par Michel Monsay

Dénuement

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Le chef-d’œuvre d’une artiste totale

Publié le par Michel Monsay

Le chef-d’œuvre d’une artiste totale

Dès les premières notes sur lesquelles Melody Gardot pose sa voix sublime, on est complètement sous le charme et cela ne va pas se démentir tout au long des dix morceaux de cet album indispensable. L’artiste américaine est revenue de très loin après avoir été percutée en vélo par un 4x4 en 2003, elle a failli restée paralysée et en garde aujourd’hui encore des séquelles, dont une hypersensibilité à la lumière. A 30 ans, elle sort un quatrième album éblouissant qui bouscule les frontières entre genres musicaux avec une aisance confondante. Passant naturellement du jazz au gospel, au blues, au rhythm and blues, à la pop voire à des ballades d’un romantisme bouleversant, Melody Gardot qui a décidément tous les talents a signé les merveilleuses compositions de cet album. Elle en a écrit également les paroles à forte connotation sociale, où elle rend hommage aux laissés pour compte croisés dans les rues de Los Angeles. Entourée d’excellents musiciens, dont des fabuleuses sections de cuivres et de cordes, l’artiste joue elle-même du piano et de la guitare. Mais la cerise sur ce gâteau exceptionnel est bien la voix de Melody Gardot, chaude, envoutante, puissante ou d’une douceur infinie, elle en joue sur tous les tempos et dans tous les styles avec un talent qui laisse sans voix. Pour cet album d’anthologie, l’artiste a refait appel à l’un des meilleurs producteurs américains de ces 20 dernières années, Larry Klein. Tout a été enregistré en analogique plutôt qu’en numérique et en prise directe avec tous les musiciens ensemble dans le studio. Le résultat est miraculeux et permet de mettre en valeur une voix au sommet de son art, des textes humanistes et une musique qui nous fascine à chaque écoute par sa richesse.

 

                                                                                                                      

Melody Gardot – Currency of man – Decca Records – 1 CD : 13,99 €.

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Comédie humaine dans un Pérou en plein boom

Publié le par Michel Monsay

Comédie humaine dans un Pérou en plein boom

Quel bonheur de se plonger dans le dernier roman de Mario Vargas Llosa, le premier que le grand écrivain ait écrit depuis le Prix Nobel de littérature reçu en 2010. A 79 ans, il n’a rien perdu de son immense talent de conteur, de chroniqueur lucide et caustique d’une société péruvienne en pleine mutation, et de maître du bouillonnement romanesque en alternant deux histoires parallèles aussi captivantes l’une que l’autre. La peinture qu’il nous livre de son pays laisse entrevoir une pauvreté qui semble avoir quelque peu reculé, mais avec le développement économique sont venus se greffer une corruption, des mafias locales, des valeurs morales vacillantes notamment auprès de la jeune génération, et une presse qui ne s’intéresse qu’aux faits divers. Malgré cet arrière-plan au constat mitigé, les deux principaux protagonistes de ce magnifique roman ont quelque chose d’héroïque, d’admirable, un héroïsme ordinaire, invisible, notamment l’un d’eux capable de dire non au chantage même lorsqu’un danger de mort le guette. Il ne faut pas croire pour autant qu’il s’agit d’un roman noir, sinistre, bien au contraire il est truculent, l’humour y est souvent présent, et il est surtout remarquablement écrit et construit. Le patron d’une entreprise de transport à Piura dans le Nord du Pérou, un homme intègre, droit, qui s’est fait tout seul à force de travail, découvre un matin une lettre clouée sur sa porte, dans laquelle une organisation sans-doute mafieuse lui propose la protection de son entreprise fleurissante contre la somme de 500 dollars par mois. Il va porter plainte au commissariat pour cette tentative de racket, puis rend visite à une amie qui a des dons de voyance et en laquelle il a une confiance totale pour ses conseils toujours avisés. C’est là le point de départ d’une des deux intrigues que l’on suit avec la même jubilation alternativement d’un chapitre à l’autre. Les deux histoires, truffées de nombreux rebondissements, oscillent entre vaudeville et drame sous la plume virtuose d’un grand monsieur de la littérature.

                                                                                                                     

Le héros discret – Un roman de Mario Vargas Llosa – Gallimard – 479 pages – 23,90 €.

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Veste léopard et regard complice

Publié le par Michel Monsay

Veste léopard et regard complice

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Alignement

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Bien vérifier l’arnachement avant de grimper

Publié le par Michel Monsay

Bien vérifier l’arnachement avant de grimper

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« Je veux que les jeunes générations puissent découvrir ces beaux métiers artisanaux »

Publié le par Michel Monsay

« Je veux que les jeunes générations puissent découvrir ces beaux métiers artisanaux »

Nommée le 17 juin, Secrétaire d’Etat au commerce, à l’artisanat, à la consommation et à l’économie sociale et solidaire, Martine PInville nous accorde en exclusivité sa première interview. La députée de Charente dresse un bilan des actions menées dans ces secteurs sous François Hollande et nous confie ses projets.

 

En cette période de soldes, comment se porte le pouvoir d’achat des français ?

Martine Pinville - La moitié des Français s’est rendue dans les magasins dès le premier jour des soldes et leur affluence est stable par rapport à l’été dernier. Le contexte économique est difficile, mais la croissance repart et elle permettra aux Français de retrouver confiance, de retrouver du pouvoir d’achat et de mieux profiter de tout ce que les commerçants leur proposent. En tant que Ministre de la consommation, je suis très attentive à ces questions et c’est pourquoi la loi Consommation, qui redonne des marges de manœuvre, du pouvoir d’achat et des protections aux consommateurs, est un réel levier de transformation de la vie de nos concitoyens.

 

Où en sont les promesses de François Hollande dans les domaines dont vous avez la charge ?

M.P. - La mission qui m’a été confiée par le Premier Ministre au sein de ce Gouvernement, est plurielle : le commerce, l’artisanat, la consommation, l’économie sociale et solidaire et la démocratisation du tourisme et des vacances. Tous ces secteurs concernent l’économie de la proximité. Dans presque tous ces domaines, comme le Président de la République s’y était engagé pendant sa campagne, une loi a été votée. Une loi est un outil pour changer les choses, pour améliorer la réalité de chacun. Telle est ma conception de la politique, telle est la volonté de notre Gouvernement, au service de la Cité.

La loi Consommation permet par exemple de résilier son assurance-emprunteur pour une autre offre moins coûteuse, de trouver des tests de grossesse et du liquide d’entretien pour lentilles de contact dans n’importe quel commerce, ou de savoir si des pièces détachées seront disponibles pour réparer le produit que l’on achète. Il s’agit de la vie quotidienne et concrète, cela concerne tout le monde !

 

Y-a-t-il eu des avancées significatives en matière d’artisanat et de commerce ?

M.P. - La loi Artisanat-Commerce-TPE permet de limiter la hausse des loyers commerciaux, d’étendre le bail dérogatoire de 2 à 3 ans pour aider les jeunes commerçants qui veulent s’installer, de clarifier la qualité du statut d’artisan, de reconnaître les métiers d’art et ainsi de les valoriser, ou encore de protéger les produits manufacturés des artisans par des Indications Géographiques.

Promouvoir des savoir-faire est une chose, il faut aussi favoriser leur transmission. Je veux que les jeunes générations puissent découvrir ces beaux métiers artisanaux et qu’ils puissent être accueillis et formés par des maîtres d’apprentissage. Le Président de la République a fait de la jeunesse sa priorité, et les mesures en faveur de l’apprentissage sont nombreuses et concrètes.

Avec la mention Fait Maison, le titre rénové de Maître-Restaurateur, la Fête de la Gastronomie, le nouveau statut d’artisan pour les cuisiniers et les fromagers, je veux mener une politique de valorisation globale. La gastronomie est une marque de fabrique pour notre pays, je dirais même qu’elle est notre identité, au sens fort de ce mot. Elle a une dimension économique, en rassemblant de nombreux professionnels dans des filières d’excellence, de la terre à l’assiette, à qui je veux rendre hommage. Elle a aussi une dimension civique, en rassemblant nos concitoyens autour de valeurs de convivialité, de culture, de partage.

 

Qu’apporte la loi Economie Sociale et Solidaire ?

M.P. - Le sens de la coopération, nous le retrouvons aussi dans cette loi qui permet de reconnaître, de soutenir et de valoriser des entreprises qui allient performance économique et utilité sociale, dans un esprit collectif, démocratique et participatif. La loi modernise le régime des coopératives, sécurise les financements des associations, favorise le recours aux entreprises d’insertion par l’activité économique, promeut l’entreprenariat social, ou encore donne la possibilité aux consommateurs de vérifier auprès des distributeurs, des fabricants ou des producteurs les conditions dans lesquelles les produits qu’ils commercialisent en France sont fabriqués. Il y a beaucoup d’autres mesures qui sont prises et la publication des décrets se terminera bientôt. 

En particulier, dans le domaine agricole, la loi a permis de compléter l’action des coopératives agricoles à destination d’action d’intérêt collectif. Les coopératives d’utilisation de matériel agricole peuvent désormais réaliser des travaux agricoles ou d’aménagement rural pour le compte des communes, celles de moins de 3 500 habitants, ou de leur intercommunalité. De même, les exploitants agricoles et les sociétés d’exploitation agricole peuvent réaliser, depuis le 1er aout 2014, des opérations de déneigement ou de salage, au profit des communes ou des départements.

Par ailleurs, dans l’accès au tourisme et aux vacances pour tous, l’Agence Nationale des Chèques-Vacances a par exemple créé des plateformes numériques pour promouvoir des offres accessibles et de qualité pour les familles et pour les jeunes de 18 à 25 ans. Un autre exemple qui relie les différents volets de mon portefeuille ministériel : les chèques-vacances, dont nous avons simplifié l’accès dans les TPE et les PME.

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vos projets ?

M.P. - Beaucoup a été fait, beaucoup reste à faire ! Je vais vous donner quelques pistes en cours au sein de ma feuille de route. Dans le commerce par exemple, nous poursuivrons le travail engagé pour favoriser la revitalisation commerciale et artisanale de nos centres-bourgs. Pour l’ensemble des TPE et des PME, nous allons continuer à travailler sur le régime social des indépendants, avec la deuxième phase de la Mission parlementaire de septembre, et renforcer le développement du numérique. Dans l’artisanat, je veux poursuivre la politique de valorisation des métiers et des savoir-faire, je veillerai également à préparer la modernisation de certaines professions ou encore à mettre en place de nouveaux Pôles d’Innovation pour l’Artisanat dans les prochains mois. Dans la Consommation, de nombreux décrets sont en cours de publication, comme la liste d’opposition au démarchage téléphonique ou l’extension de la garantie légale des produits de 6 mois à 2 ans.

Dans le « tourisme pour tous », je veux que nous puissions renforcer les liens entre les ministères, notamment sociaux, pour accentuer le soutien au départ en vacances. Enfin, dans l’Economie Sociale et Solidaire, je souhaite mener des actions qui améliorent le quotidien de nos concitoyens, car c’est un domaine où mon intervention est transversale. Au niveau national, je veux que l’ESS puisse se développer davantage, et au niveau international, je ferai la promotion de la loi française pour convaincre nos partenaires de notre modèle et développer les coopérations. Nous sommes un pays pionnier, donc je veux porter ici et dans le monde, ces valeurs qui nous définissent et qui nous aideront à mieux nous inscrire dans l’avenir.

 

Les TPE et PME respirent-elles mieux sous François Hollande ?

M.P. - Les TPE ont un rôle précieux dans notre paysage économique et social, parce qu’elles sont des viviers d’emplois et de savoir-faire dans nos territoires. Cette dynamique des TPE, nous la soutenons, nous l’accompagnons.

Grâce au Crédit d’Impôt-Compétitivité-Emploi, les TPE peuvent réduire depuis le 1er janvier l’équivalent de 6% de la masse salariale de 2014 pour tous les salaires inférieurs à 2,5 SMIC.

Le Pacte de responsabilité s’inscrit dans la politique de compétitivité des entreprises que notre Gouvernement mène depuis le début du quinquennat, en supprimant la cotisation à la sécurité sociale de l’employeur d’un salarié au SMIC. La C3S est également supprimée pour les TPE, ainsi que pour de nombreuses PME.

Le plan présenté par le Premier Ministre le 9 juin a un seul objectif : l’emploi. Il s’agit d’abord de faciliter l’embauche du premier salarié, et le franchissement ensuite des seuils de 11, 20 ou 50 salariés. Nous voulons également apporter plus de souplesse dans l’utilisation des contrats de travail, et lever les incertitudes liées au recours aux prud’hommes. Nous renforçons enfin notre dispositif de lutte contre les fraudes au détachement. Ces mesures sont complémentaires de toutes celles qui concernent la simplification, la transmission et la reprise des TPE.

 

                                                                                  

Quelques repères

Fidèle à son département de naissance, la Charente, Martine Pinville en est députée depuis 2007 et réélue dès le 1er tour en 2012. Lors des législatives 2007, elle est exclue du PS pour s’être maintenue face au candidat parachuté par le parti, avant d’être réintégrée en 2009. Tant à l’Assemblée nationale qu’au sein du PS, elle est une spécialiste des questions sociales et de santé. Fidèle également à François Hollande, elle vient d’être nommée Secrétaire d’Etat à 56 ans. L’ancienne contrôleuse des impôts connait bien les TPE-PME et la législation fiscale.

 

Interview parue dans L'Information Agricole

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