Overblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Impressionnant Maxime Grousset

Publié le par Michel Monsay

Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset

Premier sacre pour le clan français : Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Maxime Grousset et Marie Wattel ont décroché l'or sur le 4x100 m 4 nages mixte (3'39''64), ce mardi soir aux Championnats d'Europe, à Saint-Denis. Grâce à une remontée supersonique de Maxime Grousset, tout frais vice-champion d'Europe du 50 m papillon, les Tricolores ont devancé de plus d'une seconde les Pays-Bas (3'40''92) et l'équipe des athlètes russes sous bannière neutre (2'41''52). Troisième relayeur, le champion du monde du 50m papillon est passé de l'avant-dernière à la première place et a donc permis aux Bleus de se remettre dans le jeu. Marie Wattel bouclait le travail en nage libre, en résistant aux nations en chasse pour rapporter une première médaille d'or époustouflante. Les Français avaient opté pour une stratégie différente de la plupart des autres pays, en inaugurant leur effort avec une athlète féminine. Mary-Ambre Moluh était avant-dernière lorsque Carl Aitkaci lui a succédé, mais avait signé un temps remarquable de 57''99, autrement dit la 4e meilleure performance mondiale de l'année du 100m dos féminin et nouveau record d'Europe.

Une heure et demie plus tôt, après deux chronos impressionnants lors des séries et de sa demi-finale, Maxime Grousset a confirmé ce mardi soir en finale que sa fracture du pied gauche, en juin, n'était qu'un très lointain et vilain souvenir. Le Français de 27 ans n'est pas passé loin du titre mais s'est contenté de l'argent en 22''54, à cinq centièmes du temps de son sacre mondial l'été dernier à Singapour. Le Russe Egor Kornev s'est imposé en 22''52. Derrière le phénomène Léon Marchand, qui a éclaboussé de toute sa classe le bassin de Saint-Denis la veille lors du premier relais du 4x200m en plaçant la France largement en tête, il ne faut pas oublier Maxime Grousset, étincelant nageur de papillon.

Pour voir la victoire du relais français, cliquer sur Regarder sur Youtube

Publié dans Chroniques

Partager cet article
Repost0

Thriller psychologique sombre, brillant et hypnotique

Publié le par Michel Monsay

Thriller psychologique sombre, brillant et hypnotique

Nous sommes en 1977 aux États-Unis et la série Mindhunter nous invite à assister à la naissance du profil psychologique dans les enquêtes criminelles comme on le connait aujourd’hui, et la création du terme serial killer. A travers son histoire, cette passionnante série raconte la société américaine, et donc occidentale, d’aujourd’hui. Emaillée de tragédies, de scandales et de guerres, elle ne sait plus où elle en est et l’empreinte laissée par ces drames la change en profondeur. Logique donc que cette perte de repères donne naissance à un certain nombre de monstres. La grande intelligence de la série est de mettre au même niveau tueurs, agents fédéraux et simple citoyen. Nous avons tous en nous cette noirceur ancrée dans notre nature humaine qui peut nous pousser à commettre l’irréparable, à basculer dans l’horreur et ce n’est que grâce à un certain nombre de barrières sociales, morales et culturelles que nous maintenons le cap. Empreinte de l’expérience de deux authentiques agents du FBI, la série s’attache aux expérimentations de Holden et Bill (excellents Jonathan Groff et Holt McCallany, qui seront rejoints dès le troisième épisode par la non moins excellente Anna Torv) dans leurs volonté naissante d’aller au contact de meurtriers en série. Une révolution à cette époque où leur chef est capable dire : ''On est là pour électrocuter ces types, pas les écouter…" Mais comment prévenir ces crimes si on ne comprend pas le profil de leurs auteurs ? Les deux agents s'enfoncent dans les coins les plus sombres de la psyché humaine au cours des interrogatoires, et ce ne sera pas sans conséquence sur leurs propres esprits. Avec l’élégance et la sobriété musclées qui caractérisaient déjà l'impressionnant Zodiac, sur une palette gris-bleutée mi-documentaire mi-onirique, et sans se départir d’un humour acide, le grand David Fincher, qui réalise plusieurs épisodes, nousraconte ce qui va être un voyage initiatique au cœur des pulsions destructrices. Sur deux saisons, Mindhunter ne se contente pas d’observer les esprits tourmentés et brutaux des tueurs en série. Cette étude psychologique, intime, est aussi sociétale. Plus la série avance dans son récit, plus elle en dit sur l’Amérique. Et sous les dialogues et la mise en scène très travaillés naît, à chaque épisode, un drame bien plus en chair, bien plus vivant. Mindhunter ne représente pas un budget énorme, ne compte pas de stars au générique, mieux, cette série est un laboratoire formidable pour un raconteur d’histoires comme David Fincher.

Mindhunter est à voir ici sur Netflix pour 7,99 € avec pub et 14,49 € sans pub, un mois d'abonnement sans engagement, ou en profitant de l'offre d'essai gratuite de 30 jours.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Chloé Cruchaudet croque avec élégance la relation entre Proust et sa servante et amie

Publié le par Michel Monsay

Chloé Cruchaudet croque avec élégance la relation entre Proust et sa servante et amie

Cette bande-dessinée au dessin délicat et au propos enlevé s'intéresse au lien qui unit la gouvernante Céleste Albaret à Marcel Proust. Quand l’admiration tient lieu de vie par procuration. Fâchée avec le ménage, incapable de préparer une soupe, nonchalante et sans grande instruction, cette fille de paysans lozériens n’avait pourtant pas l’étoffe d’une femme de chambre. L’épouse du chauffeur du grand écrivain ne sait rien faire, et ne s’intéresse à pas grand-chose. Proust lui propose de s’occuper de son courrier. C’est ainsi que Céleste Albaret est entrée en 1913 au service de l’auteur d’À la recherche du temps perdu. De porteuse de courrier, elle est petit à petit devenue sa domestique. Très discrète, ne maitrisant pas les codes du milieu de son patron, c’est sur la pointe des pieds, qu’elle a découvert les usages et les mœurs de l’homme qui vit reclus. Mais elle a vite appris : à répondre au téléphone, à faire barrage à ceux qui forcent le passage pour accéder à son maître, à fermer les yeux sur ses relations homosexuelles… Entre l’écrivain dandy qui vient de faire paraître Du côté de chez Swann et la jeune provinciale mal dégrossie, se noue un lien étrange dont la dessinatrice Chloé Cruchaudet a tiré la matière de ce très bel album, qui relate cette relation particulière faite, pour elle, d’une admiration qui transparaît à chaque scène, et, pour lui, de la nécessité d’avoir une personne à son service, qui plus est dont l'imagination et la fraîcheur plaisent à l’écrivain, que Céleste accompagnera jusqu’à sa mort en 1922. Chloé Cruchaudet a dessiné à la tablette, une Céleste d’abord évanescente comme à l’aquarelle, mais qui, petit à petit, s’affirme et se déploie. A travers le parcours de la domestique, le livre met aussi le projecteur sur l’envers du décor de la création littéraire. Ces huit ans passés au côté de l’écrivain n’ont pas été une sinécure, Céleste a vécu cloîtrée dans une ambiance poussiéreuse, et austère, et s’est pliée à toutes ses volontés. Mais elle a assuré vivre, à travers la vie de Marcel Proust, une aventure exceptionnelle, dont elle a été aussi l'amie, la nounou, la confidente. La dessinatrice explore toutes les nuances et les ambiguïtés de cette relation en la confrontant à la réalité sociale de l’époque, à ce vieux monde finissant et corseté dont Proust est à la fois le chantre et le détracteur. Céleste ne célèbre pas tant le génie de l’écrivain que la possibilité d’une rencontre hautement improbable et, au-delà des codes, un de ces heureux hasards qui rendent l’humanité sympathique. Le dessin est vif, enlevé, Chloé Cruchaudet croque saynètes et personnages avec une finesse et une pertinence dignes de Sempé.

Chloé Cruchaudet croque avec élégance la relation entre Proust et sa servante et amie
Chloé Cruchaudet croque avec élégance la relation entre Proust et sa servante et amie
Chloé Cruchaudet croque avec élégance la relation entre Proust et sa servante et amie
Chloé Cruchaudet croque avec élégance la relation entre Proust et sa servante et amie

Publié dans Livres

Partager cet article
Repost0

Saisissante plongée dans la communauté tamoule parisienne

Publié le par Michel Monsay

Saisissante plongée dans la communauté tamoule parisienne

Dans Little Jaffna, Lawrence Valin interprète et réalise un polar vibrant et personnel au cœur de la mafia tamoule à Paris en 2008. Il y incarne Michael, un flic infiltré confronté à une double identité entre loyauté à la France et redécouverte de ses racines sri-lankaises. Inspiré par les cinémas indien, américain et français, le film mêle action stylisée, quête identitaire et tension sociale dans un univers exubérant et singulier. Premier long-métrage audacieux, Little Jaffna bouscule les codes du genre et propose un regard neuf sur la communauté tamoule, porté par une mise en scène inventive et une interprétation intense. On est impressionné par le magnétisme et la placidité inquiétante dégagés par le parrain tamoul, Vela Ramamoorthy, de même que l'interprétation de Lawrence Valin, à la présence troublante, incarnation timide, effacée, silencieuse de l'opposition de deux sociétés qui vivent ensemble sans jamais essayer de se comprendre. Citons aussi Raadhika dans le rôle de la grand-mère, qui, en une caresse, un regard, en dit plus que vingt minutes de dialogue, et le charismatique Puviraj Raveendran au regard de granite. Tandis qu’au Sri Lanka, les Tigres de la libération, organisation séparatiste qui lutte pour la création d'un État indépendant dans l’Est et le Nord du pays, à Paris, un groupe mafieux pratique le trafic des clandestins et extorque des fonds aux membres de la communauté tamoule dans le but d’aider au financement de ces Tigres. Le film comporte un récit policier, à l’instar des scènes d’affrontement et de poursuites rondement menés dans une mise en scène nerveuse, mais les aspirations les plus solides de Lawrence Valin sont liées à l’intime : les questions liées à la double-identité, le trouble du respect des racines comme de la nécessaire intégration, comprendre les évènements qui ont  bouleversé l’histoire de son pays d’origine et nous ouvrir les yeux sur un drame humanitaire qui est loin d’être terminé. Le film opère une véritable plongée dans un quartier parisien avec ses problématiques religieuses, culturelles et sociales, mais également politiques en raison de l'instabilité au Sri Lanka. Avec également ses petits commerces, lieux de rencontres, d'échanges ou de chantages en tout genre. Le naturalisme brut presque documentaire de ce premier film prometteur, avec les acteurs non-professionnels de la communauté qui jouent au milieu d’une distribution tamoule aguerrie, renforce une dramaturgie tendue, où le réalisme côtoie la stylisation. On reproche parfois au cinéma français son uniformité et son manque d'audace, ce n'est clairement pas le cas de Lawrence Dalin, qui, outre le contenu de son film, n'a pas posé sa caméra, à l'inverse de beaucoup de cinéastes, dans les zones touristiques parisiennes ni dans les territoires arpentés par les bobos ou intellectuels.

Little Jaffna est à voir ici pour 2,99 € en location ou sur toute plateforme de VOD.

Publié dans replay

Partager cet article
Repost0

Un grand film d’illusionniste pour retrouver la possibilité d’un regard innocent

Publié le par Michel Monsay

Un grand film d’illusionniste pour retrouver la possibilité d’un regard innocent

Après Rencontres du troisième type, E.T, La Guerre des mondes, ou Minority Report, Steven Spielberg est de retour avec un film de science-fiction. Le génial cinéaste braque de nouveau sa caméra sur les lumières dans le ciel pour mieux sonder notre besoin, voire notre devoir, d’altérité, de communication et d’empathie. Comme tous ses films, Disclosure Day ne parle finalement pas tant d’autres mondes que du nôtre. La question qu’il nous pose peut paraître extravagante, d’autant plus qu’il ne fait pas mystère de sa croyance en une telle éventualité : comment réagirait-on si la présence d’extraterrestres parmi nous était révélée ? La réponse de Spielberg est profondément empathique, parvenant à relier dans un même mouvement l’intime et le cosmique, le politique et l’artistique. Il est savoureux d’être encore agréablement surpris par l’œuvre d’un cinéaste aussi important que Steven Spielberg, dont on avait adoré ses deux derniers films, The Fabelmans et West side story, quand il s’empare d’une thématique aussi souvent déclinée sur grand écran. Disclosure Day (le jour de la révélation) évite les écueils dans lesquels un blockbuster sur les extraterrestres aurait pu tomber. À rebours d’une science-fiction invraisemblable, le film revendique un ancrage réaliste et met en lumière la diversité des réactions humaines (fascination, peur, combat) face à ce qui relevait jusqu’alors de l’impensé, voire de l’impensable. Ce nouveau film de Steven Spielberg, qui offre plusieurs niveaux de lecture et d'interprétations, concentre toutes les marottes et préoccupations du réalisateur américain depuis ses débuts : le cosmos, l'enfance, la famille, la tolérance et le cinéma dans sa capacité à nous émerveiller et à nous faire comprendre qui nous sommes. La question de la manipulation et de la vérité, ici inscrits de la sphère intime jusqu'au champ politique, irriguent le scénario de Disclosure Day. Les gens ont le droit de connaître la vérité : cette injonction renvoie également à l'Amérique de Trump, et plus largement au monde d'aujourd'hui, où la manipulation est devenue, plus que jamais, une arme politique. Mais derrière cette aventure, pleine de mystère, de rebondissements, de suspense et d'effets spéciaux, se cache également une réflexion humaniste. Chaque nouveau film de Steven Spielberg est un événement auquel on assiste perchés sur nos bagages cinéphiles, espérant tout à la fois un éblouissement inédit et d’affectueuses retrouvailles avec la magie du grand conteur hollywoodien. Disclosure Day récompense pleinement nos attentes. 

Publié dans Films

Partager cet article
Repost0

Un regard frais et joyeux sur un monument de la culture française avec un sens du rythme imparable

Publié le par Michel Monsay

Un regard frais et joyeux sur un monument de la culture française avec un sens du rythme imparable

Une troupe de prestige, une représentation imminente, des imprévus en cascade : De la Comédie-Française, premier long-métrage de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, emballe par son humour irrésistible, ses interprètes virtuoses et sa vitalité contagieuse. Menée tambour battant avec une fluidité grisante, cette comédie respire un amour du spectacle, de celles et de ceux qui en forment le cœur battant, et une foi dans le collectif capable de remuer des montagnes face aux contingences du réel. On se délecte de ses dialogues ciselés, de ses trouvailles, de l’écriture des personnages jusqu'aux détails saugrenus de cette plongée hilarante et documentée dans les coulisses de l'institution. À trois heures de la première de Macbeth, la tension monte et personne, à commencer par l’agent à l’accueil, n’est décidé à aider Nina, la comédienne et metteuse en scène, à ce qu’elle se détende. Entre l’ego des uns, les problèmes perso des autres, et les galères techniques, Nina va vivre l’enfer. Cette comédie de coulisses, filmée comme un thriller tambour battant, parle avec finesse et éclats de rire de charge mentale, de gestion des autres et de tout ce qui pourrait bien un jour nous faire craquer. Mais à voir la troupe du Français s’amuser ainsi sur l’écran, c’est aussi la démonstration de la joie de fabriquer avec les autres et du besoin salvateur d’autodérision. Autour de l’extraordinaire et irrésistible Pauline Clément, également coscénariste, à la force comique naturelle, Marina Hands, Christian Hecq, Laurent Stocker, Florence Viala, Guillaume Gallienne et tous les autres donnent à ces caricatures le supplément d’âme qui font les grandes comédies. Un hommage aussi espiègle qu’affectueux à la Maison de Molière qui peut apparaître secrète pour le grand public, alors que ceux qui la représentent n'en restent pas moins des hommes et des femmes d'aujourd'hui, avec leurs joies et leurs problèmes. Cette très bonne comédie, tellement meilleure que celles qui font des cartons au box-office, parvient à composer un portrait si ludique et joyeux de la Comédie-Française, à rebours de tout préjugé sur son image prétendue compassée, qu'il est difficile de résister, à la fin de la projection, au désir impérieux de revoir tous ces comédiens dès que possible sur scène.

Publié dans Films

Partager cet article
Repost0

Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse

Publié le par Michel Monsay

Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse

C’est peu dire que Lee Miller a eu plusieurs vies : modèle photo, mannequin, photographe avec les surréalistes, photographe d'art, portraitiste, photographe de mode, puis photographe de guerre… La très belle exposition au Musée d’Art moderne de Paris est l’occasion de découvrir tout cela et d'apprécier la richesse et la précision de son travail. À travers un parcours de 248 photographies, la plus importante rétrospective en France, dont 173 d'époque, des pièces rares, des tirages pour la plupart réalisés par Lee Miller elle-même, où on s'aperçoit que la photographe ne se contentait pas d'appuyer sur le déclencheur, elle développait, tirait, et maîtrisait chaque étape. Lee Miller et Man Ray. Pendant trop longtemps, le nom de la première a été accolé au second. Comme si elle n'avait existé qu'en satellite d'un astre plus brillant. L'exposition en finit avec cette vision réductrice et replace Lee Miller là où elle doit être : au cœur du modernisme photographique naissant. Avant cela, sa beauté, son indépendance et sa fougue font d’elle la mannequin la plus prisée de New York. Farouchement indépendante, elle abandonne le mannequinat new-yorkais pour Paris où elle devient photographe. Son Rolleiflex sous le bras, elle pose un regard cru sur le monde. Après avoir été modèle, elle passe donc de l’autre côté de l’objectif et ouvre son propre studio photo. Son œil interpelle. Elle se lie au magazine Vogue et parallèlement est exposée aux côtés des plus grands artistes de l’époque, tels que Germaine Krull et Brassaï. Correspondante de guerre pour Vogue, Lee Miller aurait pu être cantonnée à l'arrière, à cette époque, être femme suffit pour se voir fermer certaines portes. Or, c'est cette contrainte qui forge la singularité de son regard. Là où ses confrères masculins courent après l'héroïsme et les images spectaculaires, elle s'arrête sur les détails, les visages des femmes, l'envers du décor. Ce sont souvent des cadrages simples, mais qui vont avoir une force et une poésie qui lui sont tout à fait propres. Pourtant, cette apparente sobriété n'atténue rien : En s'attachant aux détails, elle fait surgir toute la violence, toute la cruauté de la guerre, mais avec un autre vocabulaire. Et puis, il y a ce fameux autoportrait dans la baignoire d'Hitler, symbole de provocation et de libération face à l’inhumanité nazie : "Je me suis lavée de la boue de Dachau dans la baignoire d’Hitler", dira-t-elle. La guerre terminée, Lee Miller est célébrée, puis elle reprend sa collaboration avec Vogue et continue à faire le portrait d'artistes amis comme Picasso, mais quelque chose s'est fissuré. Les images des camps de concentration qu'elle a photographiés ne la quittent plus. Cette passionnante exposition évoque toutes les périodes de la vie de cette femme, éminemment libre, et stupéfiante par son talent, son courage et sa capacité à se réinventer.

Lee Miller est à voir au Musée d'art moderne de Paris jusqu'à dimanche 2 août.

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse
Fabuleuse Lee Miller, de mannequin magnétique à photographe intrépide et si talentueuse

Publié dans Expos

Partager cet article
Repost0

Un grand jour pour le football français

Publié le par Michel Monsay

Un grand jour pour le football français
Un grand jour pour le football français
Un grand jour pour le football français
Un grand jour pour le football français

L'icône du football français, Zinedine Zidane, prend le relais de Didier Deschamps et ses 14 années passées comme sélectionneur de l'équipe de France avec un titre de champion du monde en 2018. Peu de joueurs ont autant marqué l’histoire du football français que Zinedine Zidane. Entre gestes de génie, matches historiques et émotions fortes, Zizou a laissé une empreinte unique chez les Bleus. De son propre aveu, il vit le plus beau jour de sa carrière d’entraîneur. Depuis son départ de Madrid il y a 5 ans, en 2021, il a refusé toutes les propositions de contrat pour l’équipe de France : « la seule chose que je voulais faire ». L'ancien entraîneur du Real Madrid, avec qui il a remporté trois Ligues des champions d'affilée (2016, 2017 et 2018), prendra place sur le banc de l'équipe de France pour la première fois lors d'un match en Turquie le 25 septembre, dans le cadre de la Ligue des nations. L’actualité offre assez de sujets angoissants pour se raccrocher à des moments comme celui-ci : Zidane assis derrière un bureau au siège de la Fédération française de foot. Rien ne manque dans le tableau. Le port impeccable du génie du foot qu’il fut sur le terrain, l’autorité du coach couvert de gloire dans le plus grand club du monde, l’homme élégant et jusqu’à ce sourire de bonheur à l’idée qu’il renoue avec ses rêves d’enfant. Un sans-faute à faire pâlir le peloton des candidats à l’indice de popularité qui envahit régulièrement nos écrans. Qu’a-t-il de plus ce fils de maçon algérien immigré grandi dans les quartiers de Marseille ? La sincérité tout simplement. Elle transpirait hier dans le peu de mots que Zidane a confié pour son intronisation au poste de sélectionneur des Bleus. Alors que les plus grands clubs lui proposaient des ponts d’or pour quitter sa retraite, Zinedine Zidane a attendu quatre ans que l’heure vienne où il pourrait renouer avec la folie bleue de 1998, le plus grand souvenir de sa vie de champion. Le monde du sport offre peu d’exemples d’une telle plénitude dans l’ambition. Comme si son image n’avait pas dû souffrir du fameux coup de tête asséné à un Italien qui avait insulté sa sœur et sa famille. Chuter et se relever font partie de la légende d’un timide qui se soigne en s’exposant aux micros et caméras du monde entier. Un exercice à hauts risques qu’il pratique sans les artifices d’usage de la com’ ultra formatée du foot. La cohabitation avec Kylian Mbappé, la superstar qui s’offre des pages de pub dans les journaux, s'annonce intéressante. Un taiseux et un roi de la com’ associés chez les Bleus, deux as du dribble pour nous offrir les parenthèses enchantées dont rêvent les amoureux du ballon rond. Quel bonheur de revoir ce footballeur exceptionnel, au charisme naturel impressionnant, associé à nouveau avec l'équipe de France.

Publié dans Chroniques

Partager cet article
Repost0

Passionnant final du Tour de France

Publié le par Michel Monsay

Passionnant final du Tour de France
Passionnant final du Tour de France

À l'issue d'une bagarre époustouflante dans l'ambiance impressionnante de la Butte Montmartre, Mathieu Van der Poel a conquis la 21e et dernière étape, ce dimanche. Le Néerlandais, petit-fils de Raymond Poulidor, a été accompagné dans son échappée par l'immense Tadej Pogacar, qui remporte son 5e Tour de France. En binôme avec un Pogacar déchaîné, qui a fait preuve une nouvelle fois d'un incroyable panache dans la bouillante rue Lepic, Mathieu Van der Poel a montré aussi qu'il était un formidable champion. Les deux rivaux des grandes classiques du printemps, Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar, chacun triple vainqueur du Tour des Flandres et habitués à se tirer la bourre, étaient décidés à faire de la butte Montmartre un vrai mont flandrien. Ils se sont fait la malle une première fois dans la deuxième des trois ascensions de la rue Lepic, avant d'être repris par le peloton. Le dernier passage sous le Sacré-Cœur aura été le bon pour s'échapper définitivement. Cette fois, c'est Mathieu van der Poel qui a pris les devants, avec un Tadej Pogacar souffrant comme rarement dans sa roue mais décidé à débouler en tête devant l'Arc de Triomphe. Au moment où ses dernières forces le quittaient, avant de se faire engloutir par la meute, grand seigneur, le Maillot Jaune a offert un dernier relais à Mathieu Van der Poel, pour l'aider à signer sa deuxième victoire sur cette Grande Boucle. L'image, dantesque, restera gravée dans la légende des arrivées sur les Champs-Elysées : un Mathieu van der Poel aux cuisses brûlantes, lancé dans un dernier sacrifice par son plus grand adversaire, qui résiste au bout de l'acide lactique, jusqu'à la photo-finish, au retour de sprinteurs décidés à ne plus laisser Montmartre les priver de l'emballage final le plus prestigieux du monde. Tadej Pogacar, l'autre grand bonhomme de cette joute monumentale, rejoint le légendaire quatuor Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain dans le cercle ultra-fermé des quintuples vainqueurs du Tour de France. Chapeau Messieurs !

À voir ci-dessous un résumé de cette mémorable dernière étape, cliquez sur Regarder sur YouTube.

Passionnant final du Tour de France

Publié dans Chroniques

Partager cet article
Repost0

Magnifique album où le jazz rencontre la musique orientale

Publié le par Michel Monsay

Magnifique album où le jazz rencontre la musique orientale

Ce musicien touche-à-tout, qui a collaboré avec énormément de grands noms de la musique française, nous livre un album d'excellente facture, où il continue d’explorer ses racines arméniennes à travers le jazz, les improvisations, les musiques traditionnelles et même le classique. C’est un voyage dès les premières notes. Avec La sultane, André Manoukian a composé un disque dont la douceur et l’émotion vous étreignent instantanément. Sur les douze titres, deux sont chantées par Arpi Alto, célèbre mezzo-soprano et contralto arménienne, et sur les autres morceaux on apprécie la présence de plusieurs instruments assez rares chez nous comme les tablas, percussions très présentes dans la musique indienne notamment, ou le cajon, instrument à percussion qui nous vient d'Amérique latine. Portés par un bel ensemble de cordes et de chœurs, interprétés avec l’orchestre Appassionato, certains morceaux résonnent d’une somptueuse ampleur symphonique. Avec La Sultane, André Manoukian déroule le long fil de sa mémoire musicale. Après Anouch (2022), dédié à sa grand-mère rescapée du génocide arménien, le pianiste revient avec un album inspiré, plus rythmique, plus incarné, où se mêlent les parfums d’Orient et les accents du jazz, dans un carrefour de cultures où les frontières s’effacent pour laisser place à un dialogue entre les peuples et les sons. La sultane, c’était le mot que sa mère employait pour parler tendrement à sa sœur. Derrière ce titre, se cache un hommage intime aux femmes de sa famille, à leur douceur, leur force, leur beauté souveraine. Chaque morceau raconte une histoire, chaque note tisse un lien. André Manoukian s’inscrit ici dans une tradition de passeurs, d’artisans du son. Il explore les textures, les rythmes, les résonances, et son piano qui puise dans le folklore pour créer du neuf, n’impose pas : il interroge, il caresse, il écoute, en cherchant la nuance plus que l’éclat dans cet album vibrant, entre mémoire et métissage, porté par un musicien qui n’a jamais cessé de chercher le lien entre les peuples et les âmes.

Publié dans Disques

Partager cet article
Repost0