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Ce roman puissant et poétique nous tend un miroir d'une netteté implacable

Publié le par Michel Monsay

Ce roman puissant et poétique nous tend un miroir d'une netteté implacable

Laura Vasquez, qui avait reçu le Prix Goncourt de la poésie il y a trois ans pour l'ensemble de son œuvre, avait publié l'année dernière un deuxième roman, Les Forces, Prix Décembre 2025. Ce prix a été créé en 1989 pour récompenser un roman oublié des autres grands prix littéraires de l’automne. La narratrice y explore un monde de mensonges et de forces imposées, questionnant la littérature et la société. Mêlant tragédie et humour, essai philosophique, politique, conte, poème en prose, ce roman protéiforme trouve sa force dans sa diversité et dénonce pas seulement le capitalisme, mais aussi la langue morte et les expressions prêtes à l'emploi. Laura Vazquez pétrit les mots comme elle explore les profondeurs de notre société, plongeant dans les marges auprès des agonisants et des drogués. Elle prend une des formes les plus anciennes de la littérature, le récit d'apprentissage, le récit initiatique, et elle en fait quelque chose d'extrêmement contemporain. On s'approche d'un visage, on pénètre dans les pores, dans le corps, jusqu'aux viscères et au sang. Les images surgissent avec une violence poétique saisissante. Laura Vazquez nous fait redécouvrir les mots comme s'ils étaient neufs, sans aucune prétention, en tissant naturellement dans son texte les voix de Thomas Bernhard, Kierkegaard, Nietzsche, Rousseau ou Simone Weil. Les Forces retrace avant tout l’histoire d'un corps qui, au gré du voyage et des soubresauts du roman, se réveille, expérimente l’usure et la tristesse, la paix et la beauté. Mais c’est aussi une aventure de la pensée. A mesure qu’elle avance, l’héroïne voit sa manière d’appréhender le monde se défaire. Avec intensité, Laura Vazquez explore les forces qui nous traversent et nous constituent, forces obscures ou lumineuses, assourdissantes ou silencieuses. C'est une plongée par palier vers les profondeurs de l’âme humaine. Explorant au fil de quelques rencontres nos contradictions, nos paradoxes, nos aliénations, nos fuites en avant, notre superficialité, elle nous convie à une vaste critique du monde contemporain. Son écriture, terriblement vivante, se déploie en boucles et accélérations, en flux et reflux. Les Forces s’attaque à des questions immenses : Comment vivre sans répéter, sans imiter, sans refaire ? Et qu’est-ce que vivre ?, non pas en prétendant leur trouver des réponses, mais en éprouvant leur épaisseur, leur densité. Laura Vazquez s’engage dans le puits de nos angoisses avec pour seule lumière une langue venue du fond du corps. Ses mots s’apparentent à des muscles, ils tiennent la phrase, la rendent mobile, explosive, organique et juste.

Publié dans Livres

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Loufoque et esthétiquement éblouissant

Publié le par Michel Monsay

Loufoque et esthétiquement éblouissant

Entre film d’espionnage et comédie dramatique familiale, The Phoenician Scheme est l’oeuvre la plus linéaire de Wes Anderson à ce jour, dotée de cadres et de détails incroyables dans des plans fabuleusement composés par ce surdoué de l'image. Dès le générique la caméra en plongée depuis le plafond, on admire un Benicio del Toro dans sa salle de bains, entouré d’un essaim d’infirmières soignant ses blessures, tandis que, cigare au bec et œufs brouillés dans son assiette, il lit les nouvelles du monde. Ce grand acteur trimballe sa silhouette massive avec un mélange de fatigue et de tristesse rentrée, d’assurance et d’hébétement, son visage à la Droopy fait preuve d’une souplesse de traits qui colore à merveille les plans de Wes Anderson. Quant aux séquences dans le paradis imaginé par l’inconscient du héros, elles surprennent par le magnétisme de leur noir et blanc mystique. Wes Anderson, dont on avait adoré The grand Budapest Hotel, revient en forme. Sans doute apaisé avec ses névroses, il fait finalement ce qu’il sait faire de mieux : raconter des histoires avec un peu d’humour, d’émotions et un style unique en son genre. Le cinéaste américain peut se targuer d’avoir créé un imaginaire esthétiquement reconnaissable au premier coup d’œil, avec des plans au graphisme géométrique et des protagonistes aux visages impassibles parlant souvent face caméra, incarnés par des hordes de vedettes : ici Scarlett Johansson, Tom Hanks, Benedict Cumberbatch, Willem Dafoe, Mathieu Amalric, Charlotte Gainsbourg,... Sous son vernis ludique, Wes Anderson croque avec acuité la mégalomanie des puissants, évoquant des figures contemporaines comme Elon Musk ou Donald Trump. La folie du monde atteint ici un paroxysme où la raison vacille face à l’avidité démesurée du pouvoir. La performance pleine de panache de Benicio Del Toro et la fausse ingénuité de Mia Threapleton, fille de Kate Winslet, font merveille dans cette fantaisie colorée, plus mélancolique qu'il n'y paraît. Cette réjouissante comédie d’aventure, qui pourrait s’intituler « Tintin au pays des capitalistes », renouvelle brillamment le petit théâtre de l'unique Wes Anderson.

The Phoenician Scheme est à voir ici pour 4,99 € en location ou sur toute plateforme de VOD.

Publié dans replay

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Quand la fougue combat le sexisme dans les cuisines

Publié le par Michel Monsay

Quand la fougue combat le sexisme dans les cuisines

Bistronomia, qui a remporté le prix du meilleur scénario au Festival de la Fiction de La Rochelle, est une série en neuf épisodes de 26 minutes. Pétillante, sociétale, féministe et savoureuse, elle est portée par des acteurs très justes, notamment Louise Labèque, éclatante de justesse et d’émotion, ou Jean-Hugues Anglade et Nicolas Briançon dans des rôles moins sympathiques, et nous entraîne en 2005 dans les coulisses de la naissance de la bistronomie, cette nouvelle façon de cuisiner moins élitiste. Il en ressort une série richement documentée et passionnante car elle porte aussi une ambition sociale : La gastronomie a été pensée comme un monde fermé, réservé à ceux qui en ont les moyens, le genre ou les codes. Avec la bistronomie, la cuisine est pour tout le monde, pas seulement pour une élite sociale ou culturelle. Bistronomia pointe aussi la différence de traitement entre hommes et femmes dans la valorisation du travail, et dénonce les violences sexistes ou racistes en cuisine, à travers des dialogues aux petits oignons et une partition physique, car cet univers reste dur et violent à chaque instant. Bistronomia restitue avec panache et réalisme cette petite révolution des fourneaux. Très ancrée dans son époque avec ses archives des émeutes à Clichy sous bois, la série n’élude rien de la toxicité du métier : l’usure des corps, la cocaïne pour tenir debout, le cynisme des actionnaires… Si le trio d’acteurs se révèle attachant, la réalisation confine à l’épure. Les neuf épisodes, par leur concision, ne laissent aucun temps mort à cette épopée douloureuse et pourtant follement romanesque.

Bistronomia est à voir ici ou sur le replay de France Tv.

!!

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Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis

Publié le par Michel Monsay

Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis
Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis
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Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis
Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis
Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis
Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis

Près de deux ans après une première exposition couronnée de succès au Petit Palais, un nouvel accrochage met à l'honneur 75 artistes issus de la scène contemporaine du street art. L'exposition We are [still] here (nous sommes toujours là) s'installe dans la salle Concorde du musée et ponctuellement dans les collections permanentes, et dévoile près de 200 œuvres réalisées par de grands noms du street-art français et international. Ces cadors de l'art urbain dévoilent des installations monumentales et des œuvres plus discrètes, qui créent un dialogue nouveau et inattendu avec les chefs-d'œuvre des Beaux-Arts exposés dans le musée. Souvent, ces artistes sont aussi des créateurs engagés, qui utilisent leur art pour exprimer leur vision du monde, dénoncer des abus, faire entendre les voix des minorités. Dans cet art de la rue, on retrouve des œuvres profondes, aux multiples lectures. Inégalités et droits civiques, grands événements mondiaux, quête d'identité, revendication : l'exposition rappelle l'âme de cet art de rue, qui s'est développé des murs des quartiers populaires aux murs des plus grands musées parisiens. We Are [still] Here incarne la vitalité d’un mouvement global, puissant et multiculturel, profondément connecté à notre époque. Cette nouvelle fascinante exposition ancre le street art sur notre territoire, contribuant à faire de Paris le cœur de sa dynamique internationale.

We are [still] here est à voir au Petit Palais jusqu'au 20 septembre.

Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis
Quand le Petit Palais propose une expo de street-art, on est conquis
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Formidable Arthur Fils

Publié le par Michel Monsay

Formidable Arthur Fils
Formidable Arthur Fils
Formidable Arthur Fils
Formidable Arthur Fils

Une première pour un Français depuis Jo-Wilfrid Tsonga en 2014 : Arthur Fils remporte le tournoi de Cincinnati, à 22 ans, son premier Masters 1000. Il pouvait tranquillement lever les bras devant son clan après la victoire : c'est un très grand coup qu'a frappé Arthur Fils en triomphant de Frances Tiafoe en finale, ultra dominateur dans les deux sets qu'il a remportés grâce à son terrible punch pour conquérir son premier titre en Masters 1000 (6-3, 1-6, 6-0). Un grand coup non seulement à l'échelon national puisqu'en succédant ici à Guy Forget au palmarès, il devient le cinquième, et plus jeune Français, à remporter un titre de cette dimension. Mais aussi, dans la sphère internationale, puisqu'au terme d'un tournoi où c'était la toute première fois qu'il battait deux top 10 (Alex De Minaur, 8e, et Flavio Cobolli, 10e), il pointe désormais au 5e rang à la Race dans la course au Masters 2026, qui réunira en fin d'année à Turin les huit meilleurs joueurs de la saison, et qu'il est assuré de son meilleur classement lundi où il figurera au 11e rang mondial, si près du top 10. Le Français fait partie de la liste des favoris de l'US Open qui s'annonce (le 30 août). Audacieux sans surjouer, solide au service, et parfait dans la gestion émotionnelle du match le plus important de sa carrière impeccable, il a d'abord impeccablement maîtrisé ses fondamentaux pour se détacher, sans faille dans sa diagonale en revers et surpuissant pour prendre le jeu à son compte en coup droit, dans cette méthode estampillée ''AF''. Malmené dans le deuxième set, il a su retrouver tout son punch dans le troisième set. Le match fut principalement un bras de fer avec des fulgurances et des points qui défilaient vite. À ce jeu du rentre-dedans, c'est le Français qui s'est montré le plus pointu, surfant sur sa dixième victoire de la saison, en dix occasions, au set décisif. Avec cette victoire, sa 20e en Masters 1000 en 2026, il dépasse Gaël Monfils (19, en 2016) au sommet du classement des Français ayant remporté le plus de matches dans cette catégorie au cours d'une même saison. Arthur Fils entre définitivement dans la cour des Grands et confirme l'énorme potentiel que l'on avait pressenti avant sa blessure au dos l'an dernier, qui l'avait éloigné des cours durant plusieurs mois. un vrai bonheur de le voir jouer à ce niveau.

Impérial pendant la quasi-totalité de sa demi-finale contre le n°10 mondial Flavio Cobolli, samedi, à Cincinnati (6-3, 6-4), Arthur Fils atteint à 22 ans sa première finale en Masters 1000. C'est un grand pas de plus en avant qu'a effectué Arthur Fils, il a en effet poussé le bouchon plus loin qu'à Miami et à Madrid, où il s'était arrêté en demi-finales, plus tôt dans la saison. Cette fois, il tient sa première grande finale, après une démonstration de force et de contrôle face au finaliste du dernier Roland-Garros. Dans la première manche, de 3-3 à 6-3, Arthur Fils a marqué vingt points sur vingt-cinq ! Le trou était fait et il allait tenir jusqu'au bout, tant le français a su rester sur les rails sans jamais se laisser distraire par la perspective d'un dimanche glorieux. Aucune alerte, jamais. Mais aussi une différence hallucinante au bilan des coups gagnants : 22 à 3. Et pour finir, une victoire en seulement 1h07, qui fait écho à ses succès en quarts contre Alex De Minaur (1h22) et en demies contre Thiago Agustin Tirante (1h04). 

Ci-dessous, un résumé de la finale et de lademi-finale :

Publié dans Chroniques

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Savoureuse comédie humaine où il est indispensable d'accorder ses violons

Publié le par Michel Monsay

Savoureuse comédie humaine où il est indispensable d'accorder ses violons

La grâce et l’élégance de l’écriture, signée par le réalisateur Grégory Magne et l'humoriste Haroun, qui joue des stéréotypes pour mieux les retourner et aller chercher la nuance et la demi-mesure, évitent au film de tomber dans le piège de la comédie pleine de clichés sur la musique classique et ses artistes capricieux. À travers l’histoire d'un quatuor virtuose, mais dans lequel l’intérêt personnel domine, Grégory Magne aborde avec réussite le thème du vivre ensemble. Comme le dit le compositeur Charlie Beaumont, incarné par un Frédéric Pierrot au sommet de son art, qui réussit ce prodige d’être à la fois bougon et solaire, parfois dans la même phrase : "Un quatuor n’est pas un club de foot dans laquelle on prend les joueurs les plus chers dans l’espoir d’en faire une équipe." En organisatrice, la délicieuse Valérie Donzelli, est tout à la fois concentrée et légère, sérieuse et irrésistible. Pour que tout ce petit monde arrive à se mettre au diapason, chacun devra apprendre des autres et de soi-même. Mathieu Spinosi, Emma Ravier, Daniel Garlitsky et Marie Vialle, tout quatre, musiciens dans la vraie vie, déploient leurs différences avec un sens aigu du tempo, faisant sonner les cordes comme les pointes saillantes des dialogues. Presque invisible, la mise en scène de Grégory Magne scrute les visages pour mieux les réinsérer dans un ensemble. Et puis, il y a la musique de Grégoire Hetzel, compositeur attitré des films d'Arnaud Desplechin entre autres. Joyeuse et discrète, complexe et prétexte à des joutes d’archet, emballante et sujette à des envolées légères, la musique, sujet et objet, aiguise tous nos sens dans Les Musiciens. Elle accompagne, projette, met en lumière et exalte dans un final émouvant tout ce à quoi l’humain aspire. Ne serait-ce que le temps d’un concert ou juste pour un instant, parfois. La paix, la beauté, la volupté. Ce très joli film dépeint avec finesse l’univers de la musique et ses tensions humaines, mêlant émotion, comédie et précision, pour parvenir à l'interprétation idéale d'une œuvre, obtenue par la vibration entre les êtres. Dans cette époque où personne ne semble s’entendre, le film crie haut et fort que les accords parfaits sont avant tout une affaire d’écoute.

Les musiciens est voir ici pour 2,99 € en location ou sur toute plateforme de VOD.

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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy

Publié le par Michel Monsay

La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy

Né en 1862 et mort en 1917, Károly Ferenczy est un des artistes majeurs de la peinture hongroise. Il reste pourtant mal connu en France. La rétrospective au Petit Palais propose 140 toiles qui permettent de découvrir un artiste passionné par les scènes de nature et la représentation des corps, baignés de lumière. On y découvre des paysages vert dru où s’épanouit la vie en plein air, de multiples portraits familiaux, des scènes de baignade, quelques nus masculins ou féminins et des sujets bibliques. Car Ferenczy fait son miel de tous les sujets, empruntant un peu au naturalisme, flirtant avec l’impressionnisme, aimant l’art nabi, tout en restant lui-même. Un artiste cosmopolite au pinceau sensible, figure majeure de la modernité en Europe centrale, à la croisée des XIXᵉ et XXᵉ siècles. Le parcours révèle un peintre profondément européen. Les toiles de jeunesse témoignent d’une fascination pour la nature, observée avec une précision presque tactile. L’une des réussites majeures de cette rétrospective est de montrer combien l’artiste dépasse le seul statut de peintre paysagiste auquel on l’a parfois réduit. Les portraits familiaux comptent parmi les œuvres les plus bouleversantes du parcours. L’épouse, les enfants, les proches apparaissent dans une intimité dépourvue de toute sentimentalité facile. Károly Ferenczy scrute les visages avec une attention presque psychologique, révélant les silences, les fragilités et les mystères qui habitent les êtres. Cette belle exposition rappelle que les innovations artistiques ne se sont pas uniquement élaborées à Paris, Londres ou Berlin, mais également dans ces foyers créatifs d’Europe centrale où se sont inventées d’autres réponses aux bouleversements de la fin de siècle. Peintre de la lumière mais aussi de l’intériorité, Károly Ferenczy apparaît comme l’un des plus subtils interprètes de cette modernité inquiète et lumineuse qui marque l’entrée de l’Europe dans le XXe siècle.

Károly Ferenczy, Modernité hongroise est à voir au Petit Palais jusqu'au 6 septembre.

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
La peinture lumineuse de Károly Ferenczy
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Fabuleux Léon et Marie-Ambre

Publié le par Michel Monsay

Fabuleux Léon et Marie-Ambre
Fabuleux Léon et Marie-Ambre
Fabuleux Léon et Marie-Ambre
Fabuleux Léon et Marie-Ambre
Fabuleux Léon et Marie-Ambre
Fabuleux Léon et Marie-Ambre
Fabuleux Léon et Marie-Ambre
Fabuleux Léon et Marie-Ambre

Il ne lui manquait plus qu'une médaille européenne à ajouter à ses multiples sacres mondiaux et olympiques. C'est chose faite ! Déjà titré à quatre reprises aux Jeux Olympiques et septuple champion du monde, Léon Marchand a poursuivi sa moisson ce samedi soir en prenant place sur le toit de l'Europe au terme de la finale du 200 m papillon en 1'51'72 . Déjà le plus rapide en demi-finales (1'53''95), le nageur de 24 ans n'a pas semblé plus gêné que cela par les restes de sa blessure à l'adducteur droit, contractée le 30 juin et qui l'handicape moins en papillon que lorsqu'il pratique la brasse. Passé en tête dans le deuxième 50 mètres, il a devancé le Hongrois Richard Marton et le Grec Apostolos Siskos. 

Une nouvelle médaille pour Mary-Ambre Moluh ! La Française de 20 ans a remporté la finale du 100 m dos, ce samedi à Saint-Denis aux Championnats d'Europe, avec un temps exceptionnel de 57''94, améliorant ainsi son record d'Europe. Elle est la seule nageuse européenne à être descendue sous les 58 secondes et rapporte une 3e médaille d'or à la France, sa 2e personnelle après le relais mixte 4x100 m 4 nages, ainsi qu'une médaille d'argent sur 50m dos. Pauline Mahieu a également rapporté une médaille de bronze, sa 2e de ces Championnats.

Dimanche, sur 400 m nage libre, Léon Marchand, impressionnant, s'est offert une nouvelle médaille d'or continentale. Il s'est imposé en 3'43''14, devant le Hongrois Oliver Papai (3'44''46) et l'Allemand Lukas Martens (3'44''57), champion olympique et recordman du monde. C'est un nouveau record de France pour Léon Marchand, qui efface des tablettes la marque de Yannick Agnel (3'43''85 en 2011). Ligne d'eau n°6, il a archidominé la course : il a pris les devants dès le départ, a touché en tête aux 50 m et n'a plus jamais été rejoint ensuite. Une performance qu'il a accomplie comme à son habitude grâce aux parties non nagées, ses coulées signature. Dès qu'il plonge dans une piscine pour une compétition internationale, c’est un géant, un monstre. Sans limite, sans barrière. Ce dimanche, il nageait le premier 400 m nage libre de sa carrière en grand championnat. Il assurait qu’il ne connaissait rien à la tactique de cette course, qu’il y allait à l’aveugle. Il jurait que se qualifier pour la finale des championnats d'Europe serait déjà une réussite. Il n’a pas seulement participé à la finale mais il l’a écrasée du début à la fin pour décrocher l’un des titres les plus inattendus de son ébouriffante carrière.

Entre le phénomène de la natation mondiale, notre Léon Marchand, qui nous avait ébloui aux Jeux Olympiques, et la nouvelle pépite Mary-Ambre Moluh, qui a déjà un niveau incroyable à 20 ans, ils nous ont régalé ce week-end.

Pour voir les trois courses qui ont sacré ces deux magnifiques athlètes, cliquez sur Regardez sur Youtube :

Publié dans Chroniques

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Didier Decoin, un conteur né

Publié le par Michel Monsay

Didier Decoin, un conteur né

L'écrivain et scénariste Didier Decoin, Prix Goncourt en 1977 pour John l'enfer et ancien président de l’Académie Goncourt de 2020 à 2024, est décédé à l’âge de 81 ans. Sa carrière d'écrivain démarre alors qu'il a 20 ans avec un premier roman, Le Procès à l’amour, qui sera suivi par une trentaine d’autres, dont La Femme de chambre du TitanicL’Enfant de la mer de Chine, Meurtre à l’anglaise ou Madame Seyerling. Fils du cinéaste Henri Decoin, il a été par ailleurs un scénariste prolifique pour le cinéma, travaillant pour des réalisateurs tels que Marcel Carné, Robert Enrico ou Henri Verneuil, mais aussi beaucoup pour la télévision. Il a dirigé la fiction de France 2 et a reçu en 1999 le 7 d’Or du meilleur scénario pour une mini-série sur Le Comte de Monte-Cristo. Passionné de faits divers, il a publié en avril son dernier roman, Maypops, inspiré d’une histoire vraie dans le sud des États-Unis, et en 2009, le bouleversant Est-ce ainsi que les femmes meurent ?, dont voici la chronique que j'avais écrite à l'époque :

Une noirceur éprouvante

Lauréat du prix Goncourt en 1977 avec John l'enfer, auteur de nombreux romans, essais et scénarios de films, à 64 ans Didier Decoin nous offre un livre poignant, qui reste longtemps dans nos esprits après l'avoir refermé. Nous sommes dans les années 1960 à New York, un homme noir de 29 ans achète une voiture blanche pour passer inaperçu, et se fondre ainsi dans les paysages enneigés des rues désertes de l'hiver new-yorkais. Parallèlement, nous faisons la connaissance d'une jeune femme du même âge, d'origine italienne qui tient un bar dans le quartier du Queens. Enfin, un troisième personnage, voisin de celle-ci, rentre de voyage et apprend que la charmante italienne a été assassinée. Si l'on croit tout savoir dès le début de cet incroyable récit, on est loin d'en deviner tous les aspects et sa funeste dramaturgie. Grâce à une étonnante construction et une science de la description, l'auteur nous familiarise avec chacun des protagonistes, ce qui a pour effet d'accentuer la portée de cette terrible histoire vraie. Au-delà d'une très fine analyse des différents comportements humains, Didier Decoin dissèque avec un réalisme glaçant cette violence sourde qui frappe au hasard. On en sort bouleversé.                                                    

Didier Decoin, un conteur né

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Impressionnant Maxime Grousset

Publié le par Michel Monsay

Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset
Impressionnant Maxime Grousset

Premier sacre pour le clan français : Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Maxime Grousset et Marie Wattel ont décroché l'or sur le 4x100 m 4 nages mixte (3'39''64), ce mardi soir aux Championnats d'Europe, à Saint-Denis. Grâce à une remontée supersonique de Maxime Grousset, tout frais vice-champion d'Europe du 50 m papillon, les Tricolores ont devancé de plus d'une seconde les Pays-Bas (3'40''92) et l'équipe des athlètes russes sous bannière neutre (2'41''52). Troisième relayeur, le champion du monde du 50m papillon est passé de l'avant-dernière à la première place et a donc permis aux Bleus de se remettre dans le jeu. Marie Wattel bouclait le travail en nage libre, en résistant aux nations en chasse pour rapporter une première médaille d'or époustouflante. Les Français avaient opté pour une stratégie différente de la plupart des autres pays, en inaugurant leur effort avec une athlète féminine. Mary-Ambre Moluh était avant-dernière lorsque Carl Aitkaci lui a succédé, mais avait signé un temps remarquable de 57''99, autrement dit la 4e meilleure performance mondiale de l'année du 100m dos féminin et nouveau record d'Europe.

Une heure et demie plus tôt, après deux chronos impressionnants lors des séries et de sa demi-finale, Maxime Grousset a confirmé ce mardi soir en finale que sa fracture du pied gauche, en juin, n'était qu'un très lointain et vilain souvenir. Le Français de 27 ans n'est pas passé loin du titre mais s'est contenté de l'argent en 22''54, à cinq centièmes du temps de son sacre mondial l'été dernier à Singapour. Le Russe Egor Kornev s'est imposé en 22''52. Derrière le phénomène Léon Marchand, qui a éclaboussé de toute sa classe le bassin de Saint-Denis la veille lors du premier relais du 4x200m en plaçant la France largement en tête, il ne faut pas oublier Maxime Grousset, étincelant nageur de papillon.

Pour voir la victoire du relais français, cliquer sur Regarder sur Youtube

Publié dans Chroniques

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