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Des anti héroïnes qu'on adore détester

Publié le par Michel Monsay

Des anti héroïnes qu'on adore détester

Créée en 2012 cette série est l’œuvre d’une jeune femme précoce, alors âgée d’à peine 25 ans, Lena Dunham. Elle nous raconte la vie de quatre copines qui ont la vingtaine, vivent dans le quartier new-yorkais de Brooklyn et évoluent dans cet entre-deux qui sépare la fin des études et l’entrée dans l’âge des responsabilités. Elles sont ballottées entre recherches de boulot et déboires sexuels, bohème cool et peur viscérale de l'avenir, dans cette série drôle et crue qui montre l’angoisse d’une partie de la jeunesse d’aujourd’hui. Ces femmes mises en avant ressemblent à celles que l’on croise dans la rue. Une idée neuve dans un monde des séries alors dominé par les voix masculines. Les physiques y sont imparfaits, parfois très beaux, mais surtout vivants. Le quotidien y est filmé avec une frontalité inédite, et la série dissocie volontiers nudité et sexualité. Girls prouve aussi que le sexe peut être raconté autrement que sous l’angle du dilemme avec ou sans sentiments, récurrent dans les séries de filles. Cette génération-là ne se préoccupe plus de savoir si elle doit coucher le premier soir. D’ailleurs, le sexe y est rarement satisfaisant. En revanche, la question du consentement est centrale dès les premiers épisodes. Lena Dunham prouvera d’ailleurs sa capacité à saisir l’air du temps dans le troisième épisode de la dernière saison, qui met en scène un écrivain célèbre accusé d’avoir contraint sexuellement plusieurs jeunes femmes. Cela en 2017, quelques mois avant que n’éclate l’affaire Weinstein, ce producteur américain accusé d’avoir agressé sexuellement et violé plusieurs femmes, et que n’explose le mouvement #metoo. Qui peut se targuer, à 30 ans, d’avoir fait tenir une série pendant six saisons sur HBO, avec une telle liberté ? Girls a la paternité des séries, où le personnage central est une jeune femme attachante mais un peu paumée, qui ont envahi les écrans, notamment au Royaume-Uni avec Fleabag. Ces séries ont toutes en commun d’être un peu autobiographiques et assez autocentrées, mais authentiques et sans filtre. Il y a une volonté de mettre en scène le chaos, un verrou a lâché, et personne n’oubliera que c’est Girls qui a forcé la porte. Auparavant, le plus gros de la production se révélait particulièrement stéréotypé et quasiment archaïque. Alors qu’avec Girls la créatrice et comédienne Lena Dunham révolutionne l’idée du désir : elle dévoile très souvent son corps en surpoids en tant que corps qui désire et qui est désiré. Un autre personnage de la série, Marnie, incarne cette génération de jeunes femmes qui se débat avec des images très contradictoires de la sexualité, entre éducation conservatrice et accès illimité au porno sur Internet. C’est la jeune fille prude au corps parfait, qui aura des scènes de sexe sans que l’on montre son corps, ce qui est particulièrement novateur parce que, pré­cisément, on n’utilise pas sa plastique parfaite. En six saisons, Girls n’a eu de cesse de souligner le gouffre entre fantasme et réalité, ses personnages se contentant de jouer une maturité qui leur manque cruellement. Portée aux nues par certains, descendue par d'autres, Girls a été un raz-de-marée médiatique et culturel pendant les cinq années de sa diffusion (2012-2017). Avec son humour subversif, ses scènes de sexe graphiques et ses protagonistes délicieusement insupportables, la série audacieuse a bousculé un bon nombre de conventions télévisuelles et déclenché un flux infini de controverses, d'attaques misogynes et autres réactions outrées. Mais rétrospectivement, elle s'est bien avérée aussi emblématique que son héroïne l'aurait souhaité.

Girls est à voir ici sur HBO Max pour 6,99 € un mois sans engagement avec pub, ou 10,99 € sans pub.

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Un chef d’œuvre d’une sensibilité et d’une délicatesse absolues

Publié le par Michel Monsay

Un chef d’œuvre d’une sensibilité et d’une délicatesse absolues

Le sol français accueille l'admirable cinéaste japonais Ryusuke Hamaguchi, qui nous avait déjà éblouis avec Asako et Contes du hasard ou Drive my car pour ne citer qu'eux, et lui permet d’y inscrire le cadre de son nouveau chef-d’œuvre : Soudain, au cœur duquel la formidable Virginie Efira trouve l'un de ses plus beaux rôles. Il y a au cœur de ce film deux femmes qui se rencontrent, et quasi instantanément se met à circuler une énergie singulière, et rarement filmée pour le grand écran : soit une relation dénuée de tout érotisme, mais entièrement focalisée sur l’écoute entière, l’échange, le dialogue, la conversation, le partage, le soutien mutuel, et, chose miraculeuse : une réelle compréhension. Tout, dans ce film bouleversant, participe ainsi de ce mouvement perpétuel, dont on sent l’élan naissant à l’instant précis de la rencontre. Tout dans ce récit repose sur une cadence douce, maîtrisée, apaisante, qui croit manifestement en un monde où la concorde aura damé le pion à la frénésie, où les névroses collectives auront trouvé leur antidote, où la mélancolie reculera au profit de l’entraide. Rien, jamais, ne vient troubler la beauté fulgurante qui se déploie à l’écran car Ryusuke Hamaguchi, en réponse à notre réalité capitaliste qui, au-dehors de la salle, se dévitalise de toute bienveillance et de toute recherche d’altérité, érige, lui, une douceur et une humanité fulgurantes. Voir ces deux femmes discuter, se comprendre et s’aimer, plonger leurs regards dans celui d’une vieille dame dévaste, terrasse, car cette douceur est une gifle rappelant tout ce dont on nous prive. Tout ce dont on se prive. Tout, dans Soudain, est vecteur d’émotion sans que l’on puisse toujours, ou tout à fait, savoir comment, pourquoi. Peut-être parce que, raconteur de génie, le cinéaste capte les vibrations invisibles du monde et crée la sidération avec rien ou si peu. Quand tout, au-dehors, pousse à la résignation, avec un talent très rare, Ryusuke Hamaguchi tente, pendant 3h16, de rendre possible l’impossible, de soigner le monde. Comment ne pas le suivre ? Soudain aurait dû avoir la Palme d’or du Festival de Cannes 2026. Au final, il est reparti avec un double prix d’interprétation féminine amplement mérité pour Virginie Efira et Tao Okamoto, deux actrices en état de grâce dans cette rencontre bilingue, entre français et japonais. Ryusuke Hamaguchi confirme une nouvelle fois sa place essentielle sur la carte du cinéma mondial.

Publié dans Films

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Ingmar Bergman a de l’humour et il le prouve

Publié le par Michel Monsay

Ingmar Bergman a de l’humour et il le prouve

L'immense Ingmar Bergman l’a reconnu, ses rapports avec la comédie ont longtemps été compliqué. On a toujours dit de lui qu'il n'avait pas d’humour. Il prouve le contraire avec brio dans ce film dont le thème est éminemment bergmanien : La conscience effarante qu’on puisse s’aimer et qu’on ne puisse pas pour autant vivre ensemble. De ce constat qui nourrit, sur un mode tragique, la plupart de ses chefs-d’œuvre, le cinéaste a fait exceptionnellement un vaudeville champêtre et ironique où femmes, maris, futurs amis et ex-maîtresses s’affrontent, se séparent ou se retrouvent une nuit de la Saint-Jean. Le titre fait évidemment référence au Songe d’une nuit d’été, la pièce la plus fantaisiste de Shakespeare, mais ces Sourires d'une nuit d'été rappellent tout autant les jeux de l’amour et du hasard chers à Marivaux, avec des dialogues cinglants dignes de Beaumarchais. Le cinéaste, qui reçut le Prix de l’humour poétique au festival de Cannes 1956, connaissait à l’époque une grave dépression et songeait au suicide. Il a déclaré qu’il hésitait entre mettre fin à ses jours ou réaliser une comédie. Sourires d’une nuit d’été prend donc racine dans les tortures psychiques du cinéaste. Le film reste pour Bergman l’occasion de réaliser une comédie et de jouer avec les codes du genre, en déclinant les combinaisons de couples dans un cercle appartenant pleinement au marivaudage, tout en insérant ses angoisses et ses démons, avec comme grand et hideux démon surplombant les autres, cette peur impossible à contrôler le fossé qui sépare les hommes des femmes. Les protagonistes de cette histoire, quasiment tous en couple avec la mauvaise personne, vont entrer au fil de l'intrigue dans une sorte de ronde tragi-comique, qui n’épargnera personne. Les événements principalement orchestrés par les femmes vont souligner tout le ridicule des hommes, tout imbus d’eux-mêmes et empêtrés dans leurs certitudes. Ingmar Bergman connaîtra le succès international avec ce film qui déjà contenait un superbe noir et blanc et des cadrages qui feront sa réputation. Le cinéaste deviendra par la suite un habitué du festival de Cannes, et en 1997, il se verra remettre la Palme des Palmes pour l’ensemble de sa carrière. Woody Allen, grand admirateur, s’inspirera de cette œuvre pour son film Comédie érotique d’une nuit d’été.

Sourires d'une nuit d'été ici pour 2,99 € en location ou sur certaines plateformes de VOD.

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Humour noir

Publié le par Michel Monsay

Humour noir

Publié dans Chroniques

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Souvenir de Covid !

Publié le par Michel Monsay

Souvenir de Covid !

Publié dans Photos

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Une voix inoubliable s'est éteinte

Publié le par Michel Monsay

Une voix inoubliable s'est éteinte
Une voix inoubliable s'est éteinte
Une voix inoubliable s'est éteinte

Elle a fait danser la France entière avec les chansons puissantes et engagées de son groupe les Rita Mitsouko, la grande Catherine Ringer est morte à 68 ans d'un cancer foudroyant. C’est la mort qui l’a assassinée chantait-elle dans Marcia Baila, tube phénoménal des années 1980. L'artiste est partie à cause de cette même maladie qui avait contribué à la gloire des Rita Mitsouko, tout comme Fred Chichin, l'autre moitié du duo et son compagnon : un cancer. En effet, on se souvient qu'elle avait écrit cette chanson à propos du cancer qui emporta Marcia, amie et prof de danse de Catherine Ringer. Symbole fort des années 1980, Catherine Ringer avait posé la possibilité de s’émanciper, grandir, réussir, demeurer intransigeante tout en ayant du succès. C'est peu dire que les Rita Mitsouko sont devenus un groupe considérable pour ce qu'ils apporté, et que l'on n'est pas près d'oublier. Après sept albums qui donneront naissance à de nombreuses chansons entrées au Panthéon du rock français, telles que Marcia Baila, C’est comme ça ou Le petit train, pour ne citer qu'elles, les Rita Mitsouko disparaîtront brutalement en 2007, année du décès de Fred Chichin en pleine tournée du groupe. Cette année-là, Catherine Ringer terminera finalement la tournée sans lui, sous le nom Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko. À propos de la chanson Le petit train, il faut se souvenir d’avoir dansé, et peut-être même fait la chenille sur cette musique entraînante, sans écouter son texte : « Où t’en vas-tu ? Train de la mort ? » Elle y raconte l’histoire de son père, Polonais d’origine juive ashkénaze, rescapé après cinq ans de détention dans neuf camps de concentration. L'une de ses dernières apparitions eu lieu le 8 mars 2024 pour chanter avec le chœur de l’armée française Place Vendôme, lors de la cérémonie de constitutionnalisation de l’IVG présidée par Emmanuel Macron. Icône féminine et indépendante, elle avait alors repris La Marseillaise, féminisée pour l’occasion, avant d’éconduire le chef de l’État qui avait tenté de l’enlacer après sa prestation. Tout Catherine Ringer était encore là, dans cet instant de liberté et d’insoumission politique. Mais cette formidable chanteuse a réussi à renaître quatre ans après la fin des Rita Mitsouko, en sortant un magnifique album Ring n'Roll. La sublime voix de Catherine Ringer était hors norme, solide, avec plusieurs octaves qu’elle savait parfaitement utiliser, et son talent de scène était aussi assez unique. Chaque fois qu'elle reprenait une chanson d'un autre artiste, elle nous en offrait une version inoubliable. À une époque où l’on aurait tellement besoin de sa liberté et de sa créativité, elle s'en est allée. Notre tristesse est profonde.

Publié dans Chroniques

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Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière

Publié le par Michel Monsay

Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière

Dans les années 1970, la photographe Madeleine de Sinéty s’est immergée dans la vie de paysans et d’ouvriers. D’un village breton à New York, elle a immortalisé des mondes aujourd’hui révolus. Une rétrospective lui est consacrée au Jeu de Paume, à Paris. Illustratrice de mode, elle travaillait au début des années 1970 pour des magazines féminins comme Marie Claire. Elle vivait à Paris avec son compagnon. En 1972, revenant seule des Côtes-d’Armor, fatiguée, elle prend une petite route et s’arrête pour la nuit dans un village en Ille-et-Vilaine : Poilley, cinq cents habitants. Après cette halte, elle décide, très vite, d’emménager dans le hameau, elle y restera huit ans. Elle se met alors à documenter de façon exhaustive, plus de 50 000 photographies, et avec une tendresse lumineuse, le quotidien de la vie rurale. C'est le cœur de cette très belle exposition, auquel s’ajoutent des séries inédites réalisées avant son installation et après son départ de Bretagne, en 1980. Un élargissement rendu possible grâce à l’envoi par conteneur, l’an passé, de quelque cent cinquante mille diapositives et négatifs stockés jusqu’alors aux États-Unis, dans le Maine, où elle s’est éteinte, victime d’un cancer du sein à 77 ans. Ce panorama complet de son œuvre, allant de ses premières photos prises dans le quartier de Montparnasse en pleine mutation, aux dernières réalisées aux États-Unis, montre le talent de cette autodidacte, amatrice de peinture et nourrie de références picturales, cultivant les clairs obscur ou des scènes bien composées, guidée par une ambition artistique, où elle utilise beaucoup la couleur, à une époque où les photographes français privilégient encore le noir et blanc. Fille d’un comte et d’une comtesse désargentés, Madeleine de Sinéty avait l’interdiction de visiter la ferme et de fréquenter les familles qui s’occupaient des bêtes autour du château familial. Il semble que la photographe ait consacré sa vie à transgresser cet interdit. Elle est une transfuge de classe à l’envers, et ne sera jamais dans une position surplombante par rapport à celles et ceux qu’elle photographie. Elle saisit sans les voler des moments de vie quotidienne et s’intéresse sans misérabilisme à des mondes en voie de disparition : les trains à vapeur, le vieux Paris, le village agricole breton de Poilley, le quartier des abattoirs de New York… Partout, cette femme, issue d’un milieu aristocratique qu’elle a rejeté, se lie aux gens du coin, se fait accepter. Son travail, jusqu’à sa mort en 2011, est resté confidentiel de son vivant, et pourtant il s’avère bouleversant à travers cette plongée dans une époque et une France rurale qui n’existent plus, mais qui renaît soudainement sous nos yeux grâce à la puissance d’interpellation des photos de Madeleine de Sinéty.

Madeleine de Sinéty, une vie est à voir au Jeu de Paume jusqu'au 24 septembre.

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
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Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
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Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
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Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
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Madeleine de Sinéty, la tendresse en bandoulière
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Publié dans Expos

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Si on ne les protège pas, c'est la fin !

Publié le par Michel Monsay

Si on ne les protège pas, c'est la fin !

Chaque des années des millions d'arbres disparaissent en fumée, sans parler des maladies et parasites dus au réchauffement climatique et la sécheresse, avec eux c'est le poumon de l'humanité qui rétrécit à vue d'œil. Que faut-il de plus pour que les responsables politiques agissent ...?

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Est-ce que le petit Sacha deviendra aussi fort que le grand Sascha ...?

Publié le par Michel Monsay

Est-ce que le petit Sacha deviendra aussi fort que le grand Sascha ...?
Est-ce que le petit Sacha deviendra aussi fort que le grand Sascha ...?
Est-ce que le petit Sacha deviendra aussi fort que le grand Sascha ...?

Trois mois après son sacre à Roland-Garros, l'Allemand Sascha Zverev s'est offert, à l'US Open, sa deuxième couronne en Grand Chelem. Des années qu'il courait après, et voilà qu'en trois mois, il a accompli par deux fois ce qui lui semblait désespérément inaccessible. Considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de l'histoire à n'avoir jamais remporté un titre du Grand Chelem jusqu'au printemps, l'Allemand de 29 ans en possède désormais deux dans sa collection. En finale ce dimanche à New York, le numéro 2 mondial a nettement dominé l'Américain Ben Shelton (6-3, 7-6 [2], 5-7, 6-2). Libéré par son titre à Roland-Garros en juin dernier, Sascha Zverev a abordé cette finale de Grand Chelem sans stress. C'est l'une des clefs de sa victoire face à Ben Shelton, dans une fin de match où il avait oublié le score au point de ne pas se rendre compte qu'il avait gagné... Il est indéniable que le grand Sasha a franchi un palier cette année, il est le seul joueur à avoir disputé trois finales de Grand Chelem en 2026 et en avoir remporté deux. Il confirme ainsi son emprise actuellement, et sera à la lutte pour ravir à Jannik Sinner la première place mondiale en fin de saison. Quelle année pour le grand Sascha mais aussi le petit Sacha ...

Publié dans Chroniques

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Une réjouissante comédie familiale sexy portée par Elle Fanning

Publié le par Michel Monsay

Une réjouissante comédie familiale sexy portée par Elle Fanning

Margo a des problèmes d’argent est la nouvelle création de David Edward Kelley, l'un des scénaristes les plus prolifiques des plateformes et de la télé américaine, à qui l'on doit notamment Ally McBeal, Big Little Lies, ou l'excellent Présumé innocent. Sous couvert de comédie, et au-delà des galères du personnage central, la série est un petit traité des relations mère-fille et père-fille. Une étudiante fait face à une grossesse inattendue et décide de se mettre en scène sur une plateforme aux contenus érotiques pour gagner de l’argent. La série raconte aussi le rapport à l’intimité, aux injonctions sociales, et la liberté des jeunes femmes à disposer de leur corps comme elles l’entendent, qu’il s’agisse de garder ou non un futur bébé ou de trouver du plaisir et de l’indépendance dans une activité choisie de travailleuse du sexe. Margo a des problèmes d’argent offre ainsi un regard sensible, doté d’une ironie mordante, sur ce que peut-être une famille dysfonctionnelle, en dévoilant les fragilités et les forces des personnages admirablement incarnés.  Au centre, il y a Elle Fanning, toute en douceur et détermination, que l'on avait adoré dans Un parfait inconnu ou Valeur sentimentale. En jeune mère qui s’épanouit dans la monétisation de sa créativité érotique, s’extirpe des injonctions, et décide de reprendre le narratif de son existence, de réécrire son histoire après en avoir été dépossédée, elle est éblouissante. Margo a des problèmes d’argent est une minisérie surprenante, qui déjoue la plupart des attentes et traite ses sujets avec finesse et humour.

Margo a des problèmes d’argent est à voir ici sur Apple Tv+ pour 9,99 € un mois sans engagement ou en profitant de l'essai gratuit.

La bande-annonce ci-dessous est en vo, mais en regardant la série sur Apple Tv+ vous aurez les sous-titres en français.

Publié dans replay

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