Un album solaire à la saveur cuivrée, mixant bossa sensuelle, folk et soft rock
Sur les huit chansons de l'album AFIM, paru il y a un an, le guitariste et chanteur Zé Ibarra rayonne de toutes ses facultés à multiplier les arrangements élégants et les atmosphères, de la douceur intimiste de ballades guitare-voix aux orchestrations cinématographiques de cordes et aux soupirs vintages des cuivres. Aussi sophistiquée qu'enchanteresse, sa musique se nourrit avec dextérité et audace d'une abondance de strates sonores et d'influences comme la musique populaire brésilienne, le jazz, la bossa, la pop, le rock progressif ou encore la caresse de ballades folk. Impossible de ne pas succomber à ce second album de Zé Ibarra, qui à 29 ans est l'une plus belles découvertes du renouveau des artistes brésiliens. Beau garçon, la crinière ondulante, le Carioca, qui touche ici à toute une panoplie d’instruments (synthétiseur, guitare, boîte à rythmes…), s’entoure d’une quinzaine de musiciens et se révèle aussi être un chef d’orchestre formidable, aux côtés de celui qui assure une grande partie des arrangements orchestraux, Jacques Morelenbaum, immense violoncelliste, qui a notamment travaillé pour Sting, Cesária Évora, Henri Salvador, David Byrne,... Sur 30 minutes et huit chansons, Zé Ibarra mélange compositions originales et reprises de ses contemporains dans une bossa intemporelle, aussi funky que mélancolique au groove aiguisé et psychédélique. L'album idéal pour nous accompagner cet été.
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