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La réjouissante liberté de regard de Denise Bellon

Publié le par Michel Monsay

La réjouissante liberté de regard de Denise Bellon
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Le Musée d'art et d'histoire du judaïsme a consacré une rétrospective à Denise Bellon (1902-1999), photographe humaniste et pionnière du photojournalisme dont le regard a traversé une partie du XXᵉ siècle, des années 1930 à 1970. À travers près de 300 œuvres et documents, l’exposition a révélé la force d’une femme qui a capté l’histoire, l’exil, l’art et l’inattendu avec curiosité. Photoreporter audacieuse, témoin de l’entre-deux-guerres, compagne de route des surréalistes, dont elle partageait le goût pour l’insolite et l’étrange, et observatrice attentive des communautés juives en Europe et en Méditerranée, Denise Bellon a composé une œuvre d’une grande diversité. C’est après son divorce à 28 ans, que la jeune femme, née dans une famille juive bourgeoise, s’initie à la photographie dans le studio fondé par René Zuber. Pendant l’Occupation, pour cacher sa judéité, la photographe, née Denise Hulmann, continue d’utiliser le nom de son premier mari, Jacques Bellon. Ce dernier offre d’ailleurs ses papiers d’identité au nouveau compagnon de Denise Bellon, le journaliste Armand Labin, juif de nationalité roumaine, qui va les utiliser pour ses activités de résistance. Cette belle exposition reconstitue le parcours de cette femme autodidacte, qui met en lumière un regard libre, vagabond et profondément humaniste, longtemps resté dans l’ombre : De ses débuts au Studio Zuber à Paris, à son engagement pendant la guerre, ses reportages à l’étranger, comme ses portraits d’écrivains, d’artistes et de cinéastes. Au sein de l’agence Alliance photo, qu’elle crée avec des amis photographes en 1934, elle réalise des reportages au Maroc (1936), en Finlande (1938), ou encore en Afrique-Occidentale française, où elle témoigne sans détour des méfaits du colonialisme, notamment à travers une série saisissante consacrée au quartier assigné aux prostituées à Casablanca, ou cette photo de 1939 montrant le recrutement de conscrits dont un médecin inspecte leurs dents comme on le faisait du temps de l’esclavage. Jusqu’ici, Denise Bellon n’a été que très peu exposée, son œuvre, riche et variée, reste méconnue. Elle avait pourtant enchaîné les commandes publicitaires et les reportages pour des magazines tels que Regards ou Paris Match. Ses photographies, qu’elles soient documentaires, sociales ou issues de commandes, sont toujours empreintes de dignité et de joie de vivre, même lorsqu’elles abordent des sujets difficiles. Elle avait une capacité à capter la vie quotidienne, les fêtes, le sport ou les portraits de femmes et d’enfants avec une modernité qui reste étonnamment actuelle. Dans les années 1970, Denise Bellon se fait photographe de plateau sur les tournages de sa fille Yannick Bellon, devenue cinéaste, ce seront ses dernières photos. Solaire est l’adjectif qui convient le mieux aux photographies et au sourire de Denise Bellon. Tout dans l’œuvre et dans la personnalité de cette photographe méconnue rayonne d’une joie diffuse et d’un optimisme entêtant.

L'exposition Denise Bellon est terminée, ci-dessus et dessous une large sélection de l'exposition.

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

La réjouissante liberté de regard de Denise Bellon
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Publié dans Expos

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Il était une fois Gerhard Richter

Publié le par Michel Monsay

Il était une fois Gerhard Richter
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Il était une fois Gerhard Richter

Figure majeure de l’art contemporain à la reconnaissance internationale, Gerhard Richter a investi la Fondation Louis Vuitton avec une exposition présentant 270 œuvres, qui a couvert plus de six décennies de création au travers de l'ensemble des espaces de la Fondation. Entre abstraction et figuration, aquarelles aux couleurs vibrantes, sculptures et dessins, l’artiste dévoile une œuvre plurielle. Des tableaux flous des années 1960 aux vastes couleurs raclées de ses abstractions récentes, le parcours met en lumière la diversité d’un artiste qui explore sans relâche les frontières de l’image. Celui qui aime l’infini et l’insécurité permanente interroge notre rapport à la mémoire, au réel et à la perception. Cette exposition a offert une occasion unique de saisir l’amplitude d’une œuvre en perpétuelle métamorphose qui ne se tient jamais loin de l'Histoire. Gerhard Richter est né à Dresde en 1932, d’un père enseignant et d’une mère libraire, qui transmet à son fils sa passion pour le piano et la lecture. La famille quitte Dresde en 1935 et se trouve relativement à l’abri pendant la Seconde Guerre mondiale. Le père, toutefois, est incorporé dans l’armée allemande puis fait prisonnier par les Américains, banni de la société après la guerre, il se suicidera en 1968. Ses deux oncles sont tués au combat. Sa tante, quant à elle, a été assassinée par les nazis dans le cadre de leur campagne d’euthanasie des malades. Dès ses premiers tableaux en grisaille inspirés par des photographies en noir et blanc, Gerhard Richter procède déjà par soustraction avec se rendu flou, comme une négation partielle de l'image figurative, maniant le torchon ou le racloir pour créer une certaine distance par rapport à ce qui nous est montré, en estompant les contours de l’ostentatoire netteté photographique, qui constituera sa méthode quasiment durant toute sa carrière dans son œuvre figurative. C'est le cas d'Uncle Rudi, réalisé d’après une photographie familiale, ce tableau peint dans les tonalités d’un cliché en noir et blanc met en scène un oncle de Richter, officier de la Wehrmacht, souriant. Rien ne le désigne comme un monstre mais rien ne vient non plus tempérer cette impression angoissante que laisse l’image floue, comme la réminiscence d’un souvenir, entre rêve et cauchemar. Dans le contexte d’une Allemagne déchirée, humiliée, divisée, honteuse de son histoire, de nombreux artistes allemands tels que Richter ont exploré d’une façon nouvelle, introspective, la mémoire de ce passé nazi. Quel que soit le sujet, Richter ne peint jamais directement d’après nature, ni d’après la scène qui se trouve devant lui : tout est filtré par un autre médium, une photographie ou un dessin, à partir duquel il crée une image indépendante et autonome. Gerhard Richter a toujours cru en la peinture. À l’inverse de la photographie, point de départ des tableaux floutés qui ont fait son succès, elle n’a pas vocation à reproduire fidèlement la réalité. C’est en tout cas l’avis de l’artiste, aujourd’hui âgé de 94 ans qui, depuis ses débuts, interroge la relation ambigüe qu’entretiennent les deux médiums. Le gracieux portrait de sa fille Betty est révélateur du jeu entre photographie et peinture au cœur de la démarche picturale de Richter. À la différence d’un portrait classique, le modèle tourne la tête au spectateur. Son visage échappe à notre regard. La chevelure, les textiles et les motifs sont figurés avec une précision illusionniste. Betty est proche et lointaine, inaccessible. Son portrait est à la fois mélancolique et mystérieux. À la fin des années 1970, il abandonne le photoréalisme flou qui caractérisait ses œuvres pour, une nouvelle fois, réinventer un mouvement à l’aide d’une technique novatrice. Ainsi, il épouse l’abstraction en étalant différentes couches de couleur sur ses toiles, patientant, rigoureux, que chaque strate soit sèche pour entamer la suivante. Une technique qui lui vaut de nombreux prix, jusqu’au Lion d'or de la 47ème Biennale de Venise en 1997. Sa capacité à passer sans effort des peintures photoréalistes aux compositions abstraites lui a valu la reconnaissance comme étant l'artiste vivant le plus influent au monde, ses œuvres atteignant des prix record aux enchères et étant exposées dans les musées les plus prestigieux à l'échelle mondiale. Cette riche exposition nous a fait découvrir une œuvre hantée par les traumatismes de l’histoire du XXe siècle, qui surprend et trouble le regard du visiteur avec délicatesse et force, avec finesse et radicalité.

Comme l'exposition est terminée, voici une large sélection des œuvres de Gerhard Richter.

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Il était une fois Gerhard Richter
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Dessins sans limite redonne au genre ses traits de noblesse

Publié le par Michel Monsay

Dessins sans limite redonne au genre ses traits de noblesse
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Avec Dessins sans limite, le Centre Pompidou révèle pour la première fois l’ampleur exceptionnelle de son cabinet d’art graphique, l’une des plus grandes collections de dessins modernes et contemporains au monde, qui contient 35 000 œuvres. Plus de 300 d'entre elles rarement montrées, de 120 artistes, retracent au Grand Palais, de Picasso à Balthus, de Modigliani à Chagall, de Kupka à Kandinsky, de Dubuffet à Alberola ou Kentridge, l’émancipation du dessin aux XXᵉ et XXIᵉ siècles. Pour raconter cet art du trait, cette profuse exposition fait le choix de l’éclectisme : les œuvres présentées témoignent du buissonnement de styles et de pratiques, de courants et d’inspirations réunis sous le même vocable. Le dessin s’y révèle acte politique, expression intime, expérimentation formelle, les époques et les courants se télescopant dans un esprit de dialogue. Tout commence dans l’antichambre de la création. Sur ce champ de bataille qu’est la genèse d’une toile dont le dessin apparaît comme le laboratoire, l’espace où s’esquisse l’alchimie à venir. Ainsi, cette Femme à la tête rouge (1906-1907) que Picasso ébauche à la gouache, au fusain et à l’encre dans ses carnets préparatoires aux Demoiselles d’Avignon (1907). À ce travail préliminaire, le maître catalan confère le statut d’œuvre à part entière, y apposant sa signature. Exercice préparatoire également quand Marc Chagall imagine, en 1921, à l’encre, à la gouache et à l’aquarelle, les costumes et les décors du Baladin du monde occidental, pour le théâtre de Stanislavski à Moscou. De ce projet avorté, le papier fige la mémoire. Préparatoire, le dessin devient alors conservatoire, et s’impose aussi comme archive précieuse pour éclairer la trajectoire d’un artiste. Ce geste immédiat et nécessitant peu de moyens constitue le mode d’expression de la spontanéité par excellence. Du croquis sur le vif et de la caricature. À l’image des voyageurs du métro saisis en 1943 par Jean Dubuffet avec sa touche enfantine et sa palette de gouaches colorées dans une série de planches navigant entre la BD et l’art brut. Quand Chagall saisit, lui, à l’aquarelle la vie quotidienne de sa famille dans le shtetl de Vitebsk, saynètes d’un conte à la poésie mélancolique, quelque part entre fiction et autobiographie illustrée. Cette liberté de forme et de ton fait du dessin l’outil propice pour raconter la vie moderne, les marges, le monde de la nuit. Telles ces Filles (1905-1906) croquées par André Derain d’une main rapide, visages stylisés, lignes hachurées et aplats de teintes primaires tracés à l’aquarelle. Sur la feuille s’expriment aussi ironie mordante ou cris de rage face aux absurdités et aux horreurs de l’époque, ce sera le terrain de prédilection des Dadaïstes au lendemain de la Grande Guerre. Le hurlement mêle l’universel à l’intime, quand Stéphane Mandelbaum, artiste en quête de son identité juive, trace à la mine graphite un portrait de Joseph Goebbels en orateur muet figé au paroxysme de la violence verbale. Ou lorsque Julio Gonzalez fige dans la douleur les femmes de Montserrat, ville martyre de la guerre civile espagnole, en 1940. Bien loin du bruit et de la fureur, c’est dans l’atmosphère boisée et cosy des tavernes british que nous plongent les fusains du duo Gilbert & George. Forme artistique spontanée par excellence et bien plus qu’une simple ébauche, le dessin, mis à l'honneur dans cette belle exposition, offre ce contact direct avec le talent de ces artistes qui vibre sur chaque coup de crayon ou de pinceau. Plus que jamais en 2026 le dessin se porte bien, Paris accueille fin mars trois événements majeurs autour du dessin, un marché qui atteint des records, dont certaines pièces comme des esquisses de grands maîtres se vendent pour des sommes mirobolantes.

Dessins sans limites est à voir au Grand Palais uniquement aujourd'hui dimanche 15 mars.

Dessins sans limite redonne au genre ses traits de noblesse
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Dessins sans limite redonne au genre ses traits de noblesse
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Passionnante ode à la nécessité d’écrire le monde portée par une très belle langue

Publié le par Michel Monsay

Passionnante ode à la nécessité d’écrire le monde portée par une très belle langue

Prix Goncourt 2021, La plus secrète mémoire des hommes est l'œuvre de Mohamed Mbougar Sarr, auteur d'origine sénégalaise de 31 ans au moment de la sortie du livre. Il s'agit de son quatrième roman, qu'il a construit d'une narration virtuose dans un livre-monde, qui nous entraîne à Paris, Dakar, Amsterdam et Buenos Aires, et où l’on traverse les apocalypses du XXe siècle, de la colonisation à l'émancipation, en passant par la boucherie de 14-18, et par la Shoah, comme on croise Borges, Sábato et Gombrowicz. Cette densité sert des propos foisonnants et brillants, le romancier respire la littérature et sa maîtrise impressionne autant que son refus des concessions. La plus secrète mémoire des hommes raconte comment un jeune écrivain sénégalais contemporain, Diégane Latyr Faye, s’étant pris de passion pour un livre culte publié en 1938 et désormais quasi introuvable, Le Labyrinthe de l’inhumain, part sur les traces de son auteur, T. C. Elimane, mystérieusement disparu après qu’une violente polémique a terni sa réputation à Paris. Le roman de Mohamed Mbougar Sarr n’est pas déguisé, rien n’y est futile, et même les moments d’humour ont la densité de la nécessité. A l’instar du livre objet de la quête, il se présente comme un vaste labyrinthe, mais un labyrinthe de l’humain, généalogique, politique, esthétique, où l’auteur, sans nous tenir par la main, ne nous perd pourtant jamais. Dans cette construction qui a quelque chose d’une enquête policière, récits et témoignages se tissent et s’enchevêtrent, laissant le narrateur et le lecteur cerner ensemble un peu mieux, au fil de conjectures bientôt démenties et d’interprétations flottantes, le fantôme d’Elimane. Les femmes qui l’ont aimé, les amis qui l’ont connu, lui et ses proches, ses écrits eux-mêmes dressent de lui un portrait ambigu, parcellaire. Qui détient le fin mot de ce destin opaque, placé dès l’origine sous le signe de la mélancolie ? Le roman propose des récits enchâssés dans lesquels le glissement d’un narrateur à l’autre, d’une époque à l’autre, n’est souvent signalé par aucune marque particulière. Nous éprouvons ainsi ce vertige attachant que suscitent les grands livres, complexes mais pas compliqués, où il n’est pas nécessaire de tout comprendre. Il y est question d'aventures où les sortilèges des contes africains s’adossent aux cauchemars de la colonisation et de la guerre. La mémoire des milliers de tirailleurs sénégalais morts hante le texte avec la force du réel, celle des esclaves ou des bâtards civilisationnels nés de l’histoire coloniale lui imprime sa violence, mais aucune ligne idéologique n’impose sa loi. S'il creuse l'histoire intime de ses deux personnages d'écrivains africains, Mohamed Mbougar Sarr scanne aussi, en faisant un pas de côté avec une distance teintée d'humour, l'histoire de la relation tumultueuse entre l'Afrique et l'Occident, la fascination réciproque mêlée de peur qui lie l'homme africain et l'homme blanc, revisitant ainsi brillamment l'éternel face à face Nord/Sud. D'une plume lyrique, inventive, Mohamed Mbougar Sarr déploie en de multiples récits, sous toutes sortes de formes, ce grand roman qui est à lui seul un thriller, un conte philosophique, un hymne à la littérature et à la liberté, une ode à la vie, avec des personnages féminins magnifiques.

Publié dans Livres

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Un esprit, des trouvailles, des dialogues bien aiguisés et beaucoup de sourires

Publié le par Michel Monsay

Un esprit, des trouvailles, des dialogues bien aiguisés et beaucoup de sourires

Bourré de charme, le premier film de Victor Rodenbach sur l’explosion d’un couple d’artistes fusionnels est porté gracieusement par William Lebghil et la toujours extraordinaire Vimala Pons, qui vient de recevoir le César du meilleur second rôle pour L'attachement. Drôle, rythmé, vibrant et juste, Le beau rôle interroge les aléas de la création artistique autour d’un couple. Saisissant l’opportunité de la satire chaque fois qu’il le faut, Victor Rodenbach unit le plaisir du dialogue et l’élégance de ne jamais trop en faire. Une des belles trouvailles du film est celle des conversations télépathiques entre Henri et Nora, échange d’informations muet filmé en gros plan sur leurs visages et sous-titrés à l’écran pour dire l’osmose qui se passe de mots. Ces deux-là forment un duo spontané, romantique et terriblement attachant. Le beau rôle est celui qui est donné à une idée moderne de l’amour : moins proche d’un rêve de symétrie parfaite que d’une réciprocité amicale, chacun offrant à l’autre le regard ému devant lequel grandir. Excellent dialoguiste, Victor Rodenbach orchestre sa comédie avec une verve langagière pas si fréquente dans le cinéma français, privilégie l’épure et dirige un impeccable duo d’acteurs. Le Beau Rôle n’est pas seulement un film sur le couple, c’est aussi une longue réflexion quant au quotidien des acteurs, leur doute, les rôles qui n’arrivent pas, les tournages qui ne se passent pas comme prévu, la difficulté physique et mentale d’enchaîner les contrats. Et de poser sans cesse la question de la création, du pourquoi de ce métier et de la place qu’il prend au jour le jour chez ceux qui l’exercent. Au final, une délicieuse comédie romantique inventive, fine et moderne avec une profonde et très belle douceur.

Le beau rôle est à voir ici pour 2,99 € en location ou sur toute plate forme de VOD.

Publié dans replay

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Formidable jeu de ping-pong entre l’aigle américain et le dragon chinois

Publié le par Michel Monsay

Formidable jeu de ping-pong entre l’aigle américain et le dragon chinois

Jalon important de l’art lyrique à la fin du XXe siècle, Nixon in China (1987) du compositeur américain John Adams, a fait entrer l’histoire immédiate à l’opéra. Valentina Carrasco signe une mise en scène intelligente, qui produit des images fortes et une excellente utilisation du chœur de l'Opéra de Paris, mais aussi des images plus poétiques comme l’improbable et jolie rencontre de Pat Nixon, interprétée par Renée Fleming, et d’un dragon de parade. Dans la distribution, le baryton Thomas Hampson, Richard Nixon plus vrai que nature, et le ténor John Matthhew Myers, imposant Mao Zedong, sont de l’aventure, et il y a surtout Caroline Wettergreen, flamboyante, éclatante de vocalises avec une enthousiasmante dextérité pour interpréter une Jiang Q’ing (Madame Mao) très en verve dans la deuxième partie de l'opéra. Dans la fosse, le chef d'orchestre américain Kent Nagano fait entendre toute la mécanique, les couleurs et les clins d’œil de la superbe partition de John Adams. L'orchestre inclut à son effectif quatre saxophones, un piano et un synthétiseur. Les rythmes à contretemps et la participation active des cuivres laisse éclater l'influence du jazz, celui d'un Duke Ellington que John Adams a beaucoup écouté, tandis que les accents et la métrique bousculée regardent davantage vers Stravinsky. En faisant du plateau de l'Opéra Bastille un vaste terrain de tournoi sportif, la metteuse en scène argentine Valentina Carrasco renvoie à la diplomatie du ping‑pong et à la métaphore de manière opportune. Particulièrement riche d’un point de vue esthétique, dramaturgique, son travail aussi poétique que politique fourmille de références culturelles à l’époque. Sa mise en scène assume un mélange de brutalité effroyable et de distance ironique bienvenue pour mettre en avant, à travers un trépidant spectacle, la violence et la vanité du pouvoir. Sur scène, révolution rime avec répression. Les gardes rouges dansent non sans désinvolture comme à Broadway, l’élite devise dans un vaste salon-bibliothèque, et la vie locale s’affiche sous la forme d’un factice spectacle propagandiste. La persécution est à l’œuvre et s’incarne autour d’une figure : celle d’un violoniste emprisonné dans un sous-sol surchauffé où il est passé à tabac par la milice maoïste, qui brûle aussi des piles entières de livres. On découvrira plus tard qu’il s’agit d’un professeur ayant réellement existé et exercé dans un conservatoire de musique fermé au début de la révolution culturelle. L’homme témoigne de la barbarie dont il a été victime dans le film documentaire From Mao to Mozart: Isaac Stern in China. D’autres documents d’archives nourrissent le propos du spectacle et font revivre intelligemment, loin de tout manichéisme, une époque pas si ancienne dont les préoccupations politiques et civilisationnelles demeurent pleinement actuelles. Il est rare d’avoir une aussi grande œuvre d’art lyrique faisant référence à des faits historiques que le public a pu connaître. Intellectuellement et visuellement très abouti, avec un plateau vocal de première classe et une musique limpide qui emprunte aux modernes comme aux postromantiques merveilleusement dirigée par Kent Nagano, Nixon in China est un grand et beau spectacle.

Nixon in China est à voir à l'Opéra Bastille jusqu'au 20 mars.

Publié dans Spectacles

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Une doyenne en or

Publié le par Michel Monsay

Une doyenne en or
Une doyenne en or
Une doyenne en or
Une doyenne en or

À 51 ans, la porte-drapeau des Bleus aux Jeux paralympiques, Cécile Hernandez, a conservé son titre de championne paralympique de snowboard cross, ce dimanche à Cortina et ramène la première médaille d'or de ces Jeux pour l'équipe de France. Dossard rouge, elle a pris la tête de la finale dès le départ pour ne plus jamais la quitter. L'Américaine Kate Delson a remporté la médaille d'argent, tandis que la Chinoise Wang Xinyu a terminé avec le bronze. Après sa victoire, Cécile Hernandez peinait à marcher, prouvant l'évolution de cette sclérose en plaques qui s'est déclarée le 21 octobre 2002. Ce jour-là, elle se réveille avec une paralysie soudaine et totale des membres inférieurs qui durera plusieurs mois : la manifestation d’une sclérose en plaques (SEP) qui l’a laissée depuis handicapée. Trois années passées en fauteuil roulant, de nombreuses autres de traitement, avant que cette grande sportive, par ailleurs journaliste et auteure, puisse à nouveau pratiquer. Le vélo et le kayak d’abord, avant de renouer avec le plaisir de la glisse en décembre 2013. Plus jeune, elle avait pratiqué le BMX, sport extrême cycliste, à haut niveau, mais avec la SEP et à la faveur d'une rencontre décisive, elle a changé de voie et s'est lancée à corps perdu dans le snowboard, jusqu'à en devenir au fil des années une légende vivante comme l'a ainsi qualifiée le speaker des Jeux. Au-delà de ces 11 globes de cristal et 4 titres de championne du monde, Cécile Hernandez possède désormais 5 médailles paralympiques depuis ses débuts aux Jeux de Sotchi en 2014, dont deux en or. Si les athlètes paralympiques ont souvent des parcours hors du commun, celui de Cécile Hernandez ne fait pas exception, et si la Perpignanaise possède un palmarès XXL, sa conquête n'en a pas moins été tumultueuse au vu du combat qu'elle a dû mener depuis plus de vingt ans. À 51 ans, la reine du para snowboard défie les statistiques et les années, sacrée championne !

Pour voir la victoire de Cécile Hernandez, cliquez ci-dessous sur Regarder sur Youtube.

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Le pouvoir de fascination exercé par les dessins de M.C. Escher

Publié le par Michel Monsay

Le pouvoir de fascination exercé par les dessins de M.C. Escher
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Le pouvoir de fascination exercé par les dessins de M.C. Escher

La Monnaie de Paris a offert à l'inclassable graphiste néerlandais Maurits Cornelis Escher sa première rétrospective en France. Une œuvre oscillant entre rigueur mathématique et visions oniriques, que cette belle exposition a détaillé en huit sections avec près de cent soixante-dix pièces, dans un parcours chronologique passant d’un art figuratif cultivant l’étrange, parfois presque surréaliste, à une géométrisation de l’espace, entre illusions d'optiques, constructions impossibles intégrées à des paysages détaillés, et études de motifs qui se transforment sous nos yeux. L’homme est un ovni. Né aux Pays-Bas, formé à l’architecture et aux arts décoratifs, il opte pour la gravure sur bois et la lithographie. Il développe assez rapidement un œil original qui mémorise les images sous un angle toujours excentrique. Souvent en surplomb ou en vision hyperbolique, comme son autoportrait dans une boule de cristal déformante. Dans les années 1950, Escher devient célèbre pour ses architectures ludiques manipulant la perspective et le sens de la gravité, qui feront la joie de la culture hippie. Tel cet escalier montant et descendant sans queue ni tête, Relativité, en hommage à l’Italien Piranèse (XVIIIᵉ siècle). Que l’on connaisse son nom ou pas, M. C. Escher (1898-1972) a laissé une œuvre qui a imprégné l’imaginaire collectif. Outre ses escaliers, des bâtiments sans sol ni plafond, des étonnantes imbrications de motifs, des distorsions hallucinatoires… On comprend facilement pourquoi les lithographies et les gravures virtuoses de M.C. Escher ont eu un tel succès dans les années 1970, et continuent de fasciner les foules. À la croisée de l’art, de l’illusionnisme et de la science de la perception, ces œuvres qui parlent autant aux geeks qu’aux amateurs d’art ancien ont retourné le cerveau de nombreux réalisateurs, auteurs de BD, créateurs de jeux vidéo et artistes. Inspirées par l’architecture de la Renaissance italienne, les motifs de l’Alhambra de Grenade, les illusions d’optique et divers objets mathématiques comme le ruban de Möbius et l’escalier de Penrose, les folies graphiques d’Escher ont inspiré une multitude de films, dessins animés, clips, sculptures et installations d’art contemporain. Si bien que ses œuvres se répètent et se transforment à l’infini, comme les motifs de ses dessins, de Harry Potter au film Suspiria de Dario Argento en passant par Inception de Christopher Nolan, ou d'un clip de Kate Bush à une pochette de disque de Pink Floyd. Au final, une exposition renversante qui met sens dessus dessous, une immersion dans le monde de l’étrange, de l’insolite et du fantastique de ce magicien à travers ses incroyables dessins. 

Comme l'exposition est terminée, en voici une large sélection.

Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches.

Le pouvoir de fascination exercé par les dessins de M.C. Escher
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Publié dans Expos

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Quand l’obsession de la réussite vire au chaos

Publié le par Michel Monsay

Quand l’obsession de la réussite vire au chaos

D’un biopic sur un pongiste, le réalisateur Josh Safdie tire un portrait galvanisant qui se mue en fresque américaine des années 1950 lorsqu’il s’agit d’évoquer le sport comme un ascenseur social ou d’interroger la collusion entre le monde des athlètes et celui des affaires. Pas du tout un film sur le sport, mais sur l’ambition, l’obsession de la gagne, les moyens qu’on se donne, le prix à payer. Imprévisibles, absurdes, les péripéties s’additionnent comme les manches d’un frénétique match sans fin, dévoilant les fractures sociales, économiques et raciales de l’Amérique avec une grande acuité dans un véritable chaos narratif orchestré par la caméra virtuose de Josh Safdie. Là où le film réussit un coup de force, c’est qu’il déploie l’intégralité de son récit autour d’un personnage peu sympathique, un anti-héros qu’on devrait détester mais dont on ne peut s’y résoudre tellement l’ensemble est efficace et électrisant. Marty Supreme confirme d'ailleurs Timothée Chalamet comme l’un des meilleurs acteurs de sa génération, caméléon capable de nous faire oublier en quelques secondes sa notoriété pour se fondre dans ses rôles, qu’il incarne merveilleusement Bob Dylan dans Un parfait inconnu, l’élu Paul Atréides de Dune ou ici un joueur de tennis de table. Il a obtenu le Golden Globe du meilleur acteur pour Marty Supreme, obtiendra-t-il l'Oscar dans quelques jours ? Une des bonnes idées du film est d'avoir pris comme point de départ l’histoire du vrai Marty Reisman, premier champion américain de ping-pong, la virginité du sport en 1952 aux Etats-Unis le rendant propice à tout accueillir, le grotesque avec les faux matchs en première partie des fameux basketteurs, les Harlem Globetrotters, comme les belles chorégraphies de jeu, dévoilant peu à peu la pratique comme le lieu de revanche des humiliés de la guerre, juifs et japonais. Une galerie de personnages très bien écrits et interprétés dessine l’ambition romanesque du film pour embrasser l’après-guerre dans un geste totalisant et fiévreux. Comme son héros, le cinéaste new-yorkais va de l’avant impétueusement. Marty Supreme est un film traversé par un élan que rien n’arrête, débordant d’une vitalité célébrée dès le générique d’ouverture. Avec un regard ironique sur les us et coutumes du rêve américain et sur le culte de la réussite, Josh Safdie, bien plus convaincant dans ce projet en solo que dans les films coréalisés avec son frère Ben, Good Time ou Uncut Gems, concocte un récit farfelu qui relève à la fois de la comédie survitaminée, du film noir décalé et du biopic insolent.

Publié dans Films

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Un jeu de massacre aussi cynique que jubilatoire qui dénonce un capitalisme mortifère

Publié le par Michel Monsay

Un jeu de massacre aussi cynique que jubilatoire qui dénonce un capitalisme mortifère

Satire sociale, thriller, humour et scènes horrifiques : Park Chan-wook, dont on avait adoré Decision to leave et qui sera en mai président du jury du Festival de Cannes, illustre à nouveau sa capacité à jongler entre les genres. Déjà adapté par Costa-Gavras en 2005, le roman Le Couperet offre un matériau idéal au maître sud-coréen, qui en fait un thriller tour à tour tendu, tragique et hilarant, mais aussi une satire acide du capitalisme. Park Chan-wook orchestre une crise de la masculinité avec une cruauté qu’on reconnaît bien du metteur en scène machiavélique, fuyant le naturalisme et le réalisme comme la peste, il est le marionnettiste qui fait trébucher et transpirer l'acteur Lee Byung-hun, héros pathétique magistral, qui tient bien davantage de Buster Keaton que d’Hannibal Lecter, figure burlesque et lunaire. Il est parfait en tueur imparfait, dans un registre comique aussi bien exécuté que les meurtres qu’il veut accomplir au fil d’un récit insensé. La maestria formelle de Park Chan-wook demeure intacte, la sophistication et l’inventivité constante de ses cadrages en font un des réalisateurs les plus spectaculaires en exercice aujourd’hui, provoquant chez le spectateur une inépuisable jubilation : splendeur des fondus enchaînés, superpositions et juxtapositions des espaces, art de faire coexister deux scènes à la fois, d’abolir les frontières entre lieux et personnages pour créer un continuum d’une grande élégance. Ces éléments, qui sont sa signature, s’accordent admirablement au propos du film. L’opposition entre le papier et la société des écrans souligne l’obsolescence d’une génération tout autant que celle d’un mode de production et de pensée. Les gigantesques machines industrielles prennent des allures de dinosaures. Elle sont l’ultime survivance d’un monde en voie d’extinction, dont les plans d’arbres abattus rappellent que la survie suppose une destruction continue. Entre le papier et l’arbre, Park Chan-wook instaure un constant va et vient d’une grande richesse symbolique et poétique. Aucun autre choix est, en plus d’être un pur objet de cinéma, un miroir saisissant de l’ère contemporaine. En dressant le portrait d'un homme touché par le chômage, le film pointe la brutalité des rapports sociaux. Impossible d’anticiper la moindre scène de ce pamphlet entre Hitchcock et le cartoon sur l’obsession capitaliste de la réussite et la quête illusoire de la perfection, socles d’une société sud-coréenne où tout le monde ment pour cacher ses failles. Aucun autre choix a quelque chose d’une terrible fuite en avant, où tout menace en permanence de s’écrouler et dont personne ne sortira indemne. Le film saisit avec effroi cette part d’humanité sacrifiée un peu plus chaque jour, pour sauver un mode de vie matérialiste et un modèle de société vendus pourtant comme si désirables.

Publié dans Films

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