Mieux vaut ne pas être daltonien ...
On ne se lasse pas de l'humour de Soulcié !

Incroyable performance d'un jeune martiniquais de 12 ans, Christophe Maleau, qui a parcouru 40 km à la nage entre Sainte-Lucie et la Martinique pour sensibiliser dans le cadre d'Octobre rose sur le dépistage du cancer du sein, dont sa mère est atteinte. Apparemment, le gamin n'en est pas à son premier exploit !
À 12 ans, Christophe a parcouru 40 km à la nage en 14 heures pour mobiliser autour d’Octobre Rose ❤ ⤵ pic.twitter.com/iSIuW4RnCz
— franceinfo plus (@franceinfoplus) October 12, 2020
Cette minisérie anglaise en 4 épisodes d'une puissance émotionnelle rare s'attache aux laissés-pour-compte, ceux que la vie n'a pas ménagé dès leur plus jeune âge. C'est le cas du personnage central, admirablement interprété par Stephen Graham, entre force brute, vulnérabilité, tendresse, et un regard mélancolique inoubliable. Cet homme de 40 ans, qui retombe dans l'alcoolisme lors d'une terrible nuit de beuverie quand son fils et son ex-femme quittent Liverpool pour s'installer en Australie, voit peu à peu resurgir un traumatisme de son enfance qu'il avait profondément enfoui. On retrouve dans cette série l'hyper réalisme social du cinéma anglais de Ken Loach ou Mike Leigh, qui se traduit ici à travers des scènes longues, intenses, magistralement filmées et en partie improvisées, d'où l'on ressort attendri, dérangé ou bouleversé. Le réalisateur Shane Meadows, qui à l'instar du protagoniste de cette série, a vécu lui aussi un événement traumatisant dans sa jeunesse, sonde avec une intelligence remarquable les blessures des personnages qui composent cette histoire d'une noirceur sans concession. La justesse de la mise en scène, des cadrages, du jeu des comédiens participent à rendre poignante cette approche quasi documentaire. Qui d'autre que PJ Harvey pouvait composer une musique rêche, maussade, agressive, romantique, qui colle merveilleusement à l'atmosphère de cette série ? Regarder "The virtues" est un choc, comme on n'en voit quasiment jamais à la télévision, merci une fois de plus à Arte, d'une grande humanité mais aussi d'une violence sourde, pas celle gratuite et hideuse que l'on voit habituellement, avec une tension qui affleure régulièrement pour atteindre son paroxysme dans la dernière demi-heure construite à la perfection.
A voir sur Arte.tv ici, ou sur l'application Arte de votre téléviseur ou votre box.
La fraîcheur, le naturel et la qualité du jeu de la jeune polonaise de 19 ans, qui a remporté le tournoi de Roland Garros sans perdre un seul set de toute la quinzaine, font plaisir à voir et augurent un regain d'intérêt pour le tennis féminin qui manquaient cruellement ces derniers temps de joueuse charismatique.
Après avoir joué avec des pointures internationales, Peter Gabriel, Gilberto Gil, Neneh Cherry pour ne citer qu'eux, le guitariste Pascal Danaë nous avait enchanté avec un premier trio en 2014, Rivière noire, un délicieux métissage de musique brésilienne et africaine. En 2018, il crée un second trio, Delgres, où accompagné d'un batteur et d'un joueur de soubassophone (cuivre avec un large pavillon surélevé), on le retrouve à la guitare et au chant dans un blues-rock créole euphorisant. Avant un second album prévu pour l'année prochaine, voici en avant-première un nouveau morceau de toute beauté dans la même veine fiévreuse et habitée, qui rend hommage aux travailleurs qui doivent se lever à 4 heures du matin pour faire vivre leur famille, aux sans-grade. Un texte fort, qui puise son inspiration dans l’histoire personnelle du père de Pascal Danaë, arrivé des Antilles en 1958 pour travailler en métropole. Tourné dans le port du Havre, le très beau clip témoigne de l'aspect généreux et vivifiant de cette musique.
Ce quatuor anglais, qui vient de sortir un premier album très réussi, mélange de rock industriel, de funk, d'électro et de new wave, est une des plus belles surprises musicales de cette rentrée. Le groupe se compose de trois gars et une fille, ils viennent du Yorkshire, ont 20 ans et déjà une belle maturité dans les compositions. L'Angleterre reste toujours un vivier incomparable de nouveaux artistes pop-rock, et cela dure depuis 60 ans. Écoutez ce morceau très représentatif du son de ce groupe, à la fois très dansant et d'où ressort la belle voix de son jeune leader, Syd Minsky-Sargeant, auteur compositeur et interprète :
Cette saleté de virus, qui continue de tuer et nous gâche la vie depuis le mois de mars, aura eu raison du grand couturier Kenzo, qui est mort hier à l'âge de 81 ans. Ce japonais qui avait choisi Paris pour faire carrière, y étais arrivé en 1965 et y a vécu jusqu'à sa mort. Kenzo a enchanté le monde de la mode dès les années 70 jusqu'en 1999, même s'il avait revendu sa marque à LVMH en 1993, il avait conservé la direction artistique durant six ans avant de se retirer. Ses créations colorées, fleuries, originales, intemporelles, métissées, souvent de toute beauté, ont toujours suscité en moi beaucoup d'admiration, puis de tristesse lorsque cet artiste génial a décidé d'arrêter. Cette tristesse est aujourd'hui infinie avec sa disparition, et me reviens en mémoire un homme charmant qui m'avais reçu en 2011 avec une grande gentillesse dans son magnifique appartement face Au Bon marché, où j'avais été ébloui par son sens inné du bon goût. Voici le portrait que j'avais écrit, suite à l'interview qu'il m'avait accordée. A lire ici
Une interview de cet acteur que l'on aime tant ... Ça me rappelle lorsque je l'avais interviewé il y a huit ans, un moment de bonheur intense ! A lire ici
Retrouvons avec bonheur cette grande dame de la chanson française, qui vient de disparaître à l'âge de 93 ans, dans deux de ses plus belles chansons qui la caractérisent si bien. D'abord dans "Déshabillez-moi", qui choqua en 1967 par son audace, son insolence et sa sensualité et récolta le carré blanc de la morale. Puis dans la merveilleuse chanson de Léo Ferré, "Jolie môme" qu'elle reprend divinement en y apportant une part de provocation et d'érotisme sous-jacent qui lui allait si bien.
Quelques lignes pour rendre hommage au grand comédien disparu dont la voix, la présence et le jeu tout en subtiles nuances vont nous manquer.
A lire ce petit article des Inrocks : https://www.lesinrocks.com/2020/09/21/cinema/actualite-cinema/mort-de-michael-lonsdale-legende-du-cinema-dauteur-de-ces-50-dernieres-annees/
A voir cet extrait d'un de ses plus beaux rôles qui lui a valu le seul César de sa carrière : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19138552&cfilm=56826.html