Jusqu'où ira-t-il ?
À en croire les matinales de mercredi, l’adoption de la loi immigration pose deux questions cruciales à notre société. Que va devenir la macronie ? Et qui, politiquement, a gagné ou perdu à l’issue de cette séquence législative mouvementée ? Mais qu'est-ce qu'on s'en fout ! Certes, le fond de la loi a été abordé, notamment dans l’interview de la Première ministre, Élisabeth Borne, sur France Inter ou celle du député Sacha Houlié sur RTL. Mais le secteur associatif, les experts de terrain en capacité de développer concrètement les conséquences humaines délétères de la loi n’ont pu s’exprimer que brièvement, le plus souvent au détour de courts sujets dans les journaux. Oui, la crise politique et institutionnelle est réelle, et son analyse légitime. Mais à force de se demander en boucle qui va tirer son épingle du jeu politicien ou qui va remporter la palme du cynisme partisan, d’essayer de prédire l’avenir de tel ou tel ministre, n’en oublie-t-on pas l’avenir des hommes, des femmes et des enfants que cette loi va bouleverser ? L’allongement des délais pour accéder aux prestations sociales, le rétablissement d’un délit de séjour irrégulier, la fin de l’accès automatique à la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers, le durcissement du regroupement familial, le conditionnement du titre de séjour étudiant à une caution financière, l’instauration d’un débat parlementaire annuel sur des objectifs migratoires chiffrés, sans oublier la réforme de l’aide médicale d’État promise à la droite pour la convaincre de voter la loi… Toutes ces mesures auront des effets concrets sur des corps, des esprits, des familles et des quotidiens. Ces vies dont le Parlement français débat depuis des semaines devraient avoir bien plus qu’un furtif droit de cité sur les ondes audiovisuelles. Avant une crise politique, cette loi engendre une crise humanitaire et traduit une crise d’humanité. Car ce sont bien des droits humains, à la base de la République si chère au gouvernement, qu’elle trahit. Respect de la dignité, droit d’asile, inconditionnalité d’accès aux soins et au logement, droit à vivre en famille… Le détricotage de ces principes fondamentaux aura des conséquences dramatiques, à bien plus long terme que les carrières de tel ou tel politicien. Au secours ... Sans parler de l'indécence de Macron à soutenir Depardieu !

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