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Les élégants adieux d’Anne-Sophie Lapix, un des plus grands présentateurs du 20h de l'Histoire

Publié le par Michel Monsay

Les élégants adieux d’Anne-Sophie Lapix, un des plus grands présentateurs du 20h de l'Histoire

Contrairement à son souhait, Anne-Sophie Lapix ne rempilera pas à la tête du 20 heures de France 2 pour une neuvième saison, et on ne peut que le déplorer. Connue pour sa pugnacité lors des entretiens politiques, elle fait les frais des critiques qu’a soulevées ce style offensif et paye aussi sa volonté d’indépendance. Ses questions jugées trop incisives gênaient visiblement pas mal de monde, de Le Pen à Macron pour ne citer qu'eux. Anne-Sophie Lapix dérogeait au suivisme du groupe France TV à l’égard de l’Élysée, et dans les arcanes du pouvoir, la liste de ceux qu’elle a déstabilisés en interview est longue, elle était réellement redoutée. Avec classe, la présentatrice a fait ses adieux jeudi soir aux téléspectateurs de France 2, après huit années aux commandes du 20h, se fendant d’un message de trois minutes professionnel et joyeux : Elle finit par jeter ses fiches en l’air, esquisser gaiement quelques pas de danse, largement applaudie à coups de « bravo ! » et très entourée par de nombreux salariés venus la rejoindre en plateau. Même si on la sait blessée et fâchée des conditions dans lesquelles s’est déroulée son éviction, la journaliste n’a rien laissé paraître jeudi soir, jouant le professionnalisme et l’élégance, affichant de bout en bout un sourire lumineux. Avec son départ, le 20 heures, quelle que soit la chaîne, perd désormais tout intérêt. On ne peut que regretter cette décision, mais heureusement on pourra retrouver cette grande journaliste audiovisuelle à la rentrée sur M6 et RTL.

Regardez ci-dessous les six minutes qui ont clôturé son dernier 20 heures :

Publié dans Chroniques

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Superbe finale, et à la fin c'est Toulouse qui gagne, comme souvent

Publié le par Michel Monsay

Superbe finale, et à la fin c'est Toulouse qui gagne, comme souvent

Le Stade Toulousain a été titré champion de France de rugby pour la 24e fois de son histoire, ce samedi, au terme de son succès après prolongation contre Bordeaux (39-33) en finale du Top 14. C'est le troisième sacre d'affilée pour les Toulousains, déjà vainqueurs de l'UBB l'an passé. On disait le Stade Toulousain plus affaibli que jamais par rapport ces dernières saisons, notamment avec l'absence d'Antoine Dupont depuis plusieurs semaines, mais à la fin, ce sont quand même les champions de France en titre qui s'imposent. Cette finale, de haut niveau, a été indécise jusqu'au bout. Pourtant, on croyait les Bordelais perdus en seconde période. Ils avaient bien marqué un essai dès le retour des vestiaires, Moefana a servi Matthieu Jalibert qui a aplati entre les poteaux pour concrétiser un temps fort bordelais (20-23), mais ils ont ensuite beaucoup subi et n'ont plus beaucoup vu le ballon. Pendant ce temps-là, Jack Willis a marqué son deuxième essai pour Toulouse, après celui de la fin de la première période, et l'excellent Thomas Ramos a sanctionné l'indiscipline de Bordeaux. Mais malgré les fautes et les grandes difficultés de leur pack, les Bordelais n'ont pas vu les Toulousains s'envoler et ont eu maximum 10 points de retard (33-23). L'espoir de l'UBB est finalement venu de l'essai de Guido Petti (70e), laissant les Bordelais à 3 petits points d'écart à dix minutes de la fin. De quoi y croire. Juste avant la fin du match, Maxime Lucu marquait donc la pénalité synonyme de prolongation. Sacrés champions d'Europe en mai pour la première fois, les Bordelais manquent le doublé. Les Toulousains remportent eux leur onzième finale d'affilée, Top 14 et Coupe d'Europe confondus.

Ci-dessous un résumé de cette très belle finale, cliquez sur Regarder sur Youtube

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Ne jamais les essayer !

Publié le par Michel Monsay

Ne jamais les essayer !
Ne jamais les essayer !

Publié dans Chroniques

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Mort de Lea Massari, actrice fascinante que nous avons tant aimée

Publié le par Michel Monsay

Mort de Lea Massari, actrice fascinante que nous avons tant aimée
Mort de Lea Massari, actrice fascinante que nous avons tant aimée
Mort de Lea Massari, actrice fascinante que nous avons tant aimée

D’Antonioni à Alain Cavalier, de Louis Malle à Claude Sautet, aucun cinéaste ne résistait à sa présence discrète et captivante. Celle qui fut une figure majeure du cinéma italien et français des années 60 et 70 s’est éteinte à Rome, sa ville natale, ce lundi 23 juin à 91 ans. Durant ces 20 années, à la fois omniprésente et discrète, dans une brassée de films majeurs, où sa beauté frémissante et expressive, le mystère qui émanait de sa personne, la sensualité un peu farouche de sa voix, cette musique rauque, aussi captivante que ses yeux de chat, son jeu instinctif mais précis, elle fut l’une des figures les plus mémorables et envoûtantes du cinéma européen. Lea Massari commença sa carrière avec son compatriote Mario Monicelli, qui, en 1954, repéra cette fille d’ingénieur, élevée entre l’Espagne, la France et la Suisse. Elle avait alors 21 ans, elle venait d’abandonner ses études d’architecture pour devenir mannequin, mais le cinéaste changea son destin en lui confiant un premier rôle inoubliable, Agnese, rebelle et passionnée face à Mel Ferrer dans Du sang dans le soleil. Grâce au trafic habituel de talents entre cinémas hexagonal et italien par le jeu des coproductions, la France sera très en demande de son regard, de ses gestes et de ses silences, comme lorsqu’elle se tripote le lobe de l’oreille en expliquant son métier d’avocate à Alain Delon avant de lui succomber dans l’Insoumis (1964), formidable film d’Alain Cavalier. Et puis, bien sûr, dans une filmographie en forme de monument à la gloire du septième art, Dino Risi, Sergio Leone, les frères Taviani, René Clément, Michel Deville, Chantal Akerman, et tant d’autres, il y a Louis Malle. Dans Le Souffle au cœur (1971), l’auteur lui a offert le moment le plus sulfureux de sa carrière, un personnage de mère incestueuse, qui a beaucoup fait parler. Elle tourne également avec Valerio Zurlini, Des filles pour l’armée en 1965, puis le Professeur en 1972 avec Alain Delon dans un de ses meilleurs rôles. Après un dernier beau personnage dans le Christ s’est arrêté à Eboli de Francesco Rosi, elle raréfie ses apparitions puis, après avoir quitté la lumière à 57 ans, s’installe en Sardaigne avec son mari, ancien pilote de ligne. Rétive aux hommages, come-back et entretiens rétrospectifs, elle se retire définitivement de la vie publique. Au total, de 1954 à 1984, Lea Massari tourna dans une cinquantaine de films. Elle pouvait se targuer d’avoir travaillé avec une brochette d’acteurs : Alain Delon, Michel Piccoli, Robert Hossein, Jean-Paul Belmondo, Jean-Louis Trintignant, Yves Montand, Marcello Mastroianni, Michel Bouquet, Serge Reggiani, Bernard Blier, Jean-Pierre Cassel, Jacques Dutronc, Laurent Terzieff, et Lino Ventura dont elle était très proche. Il y avait quelque chose d’obstiné dans son regard, d’une extrême élégance, sans aucune vulgarité, et une capacité à le perdre dans l’horizon, dans le vague. Lea Massari, actrice fascinante, avait à la fois la classe, le mystère et la beauté.

Le plaisir de la revoir ci-dessous et même de la réécouter dans une très belle reprise de Gilberto Gil :

Publié dans Chroniques

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Un beau film sur la quête et la conquête d’une identité

Publié le par Michel Monsay

Un beau film sur la quête et la conquête d’une identité

Ce long-métrage imaginé par le regretté Laurent Cantet, Entre les murs (Palme d’Or en 2008), Ressources humaines ou L’Emploi du temps, a été réalisé par Robin Campillo, 120 battements par minute, proche ami et collaborateur du cinéaste disparu en avril 2024. Enzo brosse avec beaucoup de délicatesse et de fougue le portrait d’un adolescent qui se cherche. Les deux cinéastes se sont rencontrés en 1983 et ont travaillé ensemble sur presque tous leurs films, sans forcément que l’un soit crédité dans le générique de l’autre. Il y a deux ans, alors qu’il soumet à Robin Campillo un résumé très détaillé du scénario d’Enzo, Laurent Cantet apprend qu’il a un cancer du pancréas. Il convient alors avec son complice que celui-ci le remplacera lorsqu’il sera en traitement. Ensemble, ils réécrivent le scénario (cosigné avec Gilles Marchand), choisissent le casting principal : Élodie Bouchez, Pierfrancesco Favino et deux acteurs non professionnels, tous quatre formidables,  et repèrent les décors. Quand Laurent Cantet comprend qu’il est condamné à très court terme, Robin Campillo lui fait alors la promesse d’aller jusqu’au bout. Laurent Cantet décède le 25 avril 2024. Quelques semaines plus tard, le 17 juin, le tournage commence. Enzo s’offre comme la parfaite symbiose de leurs identités, de leurs qualités respectives : acuité d’un regard sur la place de l’individu face au collectif et aux normes de la société, sensualité et chorégraphie des corps. Il est travaillé de toutes parts par cette question de l’héritage et de sa possible émancipation. Le film est sec, droit, lumineux et d’une tendresse enveloppante, qui désamorce tout conflit inutile. Enzo s’inscrit dans la lignée d'un cinéma social très juste tissé par les deux cinéastes tout au long de leur carrière, il n’a rien d’un testament figé : c’est une œuvre émouvante, vivante, inquiète, ouverte, rappelant que la transmission n’est pas un mausolée, mais un relais. Le portrait d’une rébellion, mais aussi de la difficulté de la parentalité, encore plus quand un enfant sort du rang qui lui est assigné. Avec ce très beau film, il s'agit malheureusement de la dernière figure d'une collaboration au long cours aussi singulière que précieuse.

Publié dans Films

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L’émancipation bouleversante d’une adolescente vers la lumière

Publié le par Michel Monsay

L’émancipation bouleversante d’une adolescente vers la lumière

Cette admirable minisérie retrace le parcours de Nismet Hrehorchuk, qui a elle-même contacté l'excellent réalisateur Philippe Faucon pour lui raconter son histoire. Si ce dernier lui a octroyé un rôle dans la série, celui d'une éducatrice, c’est à Emma Boulanouar que le cinéaste, lauréat du César du Meilleur Film en 2016 pour l'inoubliable Fatima, a confié le rôle principal. Et quelle révélation ! De tous les plans, la jeune comédienne habite le cadre avec une intensité saisissante, louvoyant entre force et vulnérabilité comme une équilibriste virtuose qui ne transige jamais avec la vérité. Face à elle, Théo Costa-Marini incarne l’intolérable avec une radicalité terrassante, au cœur d’une distribution d’une rare homogénéité. Autant de raisons pour ne pas manquer cette œuvre radicale et exigeante, qui se mue au fil des épisodes en un plaidoyer poignant pour la résilience et la foi en la vie. En quatre épisodes, Nismet nous embarque pour un long voyage de la nuit vers le jour, résolument optimiste dans sa façon de refuser le déterminisme social. La vraie Nismet, dans le rôle d’un membre bienveillant des services sociaux devenue la mère de cœur de la jeune fille, tisse un lien entre réalité et fiction. Symbole du message d’espoir qu’elle souhaite faire entendre. La quintessence de l’art du cinéaste, l'authenticité de ses films ou séries, consiste de sa manière singulière à mettre en évidence la douleur à force de douceur. Habitué à mettre en lumière les invisibles de notre société, le cinéaste poursuit sa précieuse exploration de notre monde avec cette chronique sociale où deux femmes maghrébines subissent des violences domestiques. Ses plans fixes et près des corps ont pour vertu de dépouiller le réel et d’aller à l’essentiel, de bâtir un récit à la logique irrésistible. Nismet est parcourue d’un souffle qui donne l’impression d’avoir suivi son héroïne pendant toute une vie.

Nismet est à voir ici en location pour 4,99 €.

Publié dans replay

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Splendide coup de projecteur sur un demi-siècle de création noire à Paris

Publié le par Michel Monsay

Splendide coup de projecteur sur un demi-siècle de création noire à Paris
Splendide coup de projecteur sur un demi-siècle de création noire à Paris
Splendide coup de projecteur sur un demi-siècle de création noire à Paris

À la fin des années 1940, un jeune peintre sud-africain du nom de Gérard Secoteau arrive à Paris, cherchant à échapper à la discrimination raciale de son pays natal. Son histoire est emblématique d'un mouvement plus vaste, celui des artistes noirs qui ont convergé vers la capitale française, apportant avec eux une richesse culturelle et artistique inestimable. Longtemps écartés des musées, les artistes noirs ont pourtant nourri la culture française du XXᵉ siècle. Une riche exposition du Centre Pompidou, Paris noir, fait dialoguer leurs œuvres et explore leurs liens avec la lutte antiraciste, et reflète combien la capitale était alors un refuge : nombre d’artistes noirs trouvaient là une liberté d’expression et de dialogue mêlant les cultures afro-américaines, africaines, caribéennes et européennes. Longtemps, ces artistes n’ont pas été étudiés par l’histoire de l’art et ont été peu exposés dans les musées. Et longtemps aussi, une part de la culture française qu’ils ont nourrie a été occultée. Les commissaires de l’exposition réparent donc ces manques en décrivant comment les artistes, et au-delà la société tout entière, se sont émancipés par l’art, inaliénable moyen de résistance face au racisme. Le parcours en spirale de l'exposition, symbole de ces échanges entre les continents, favorise le dialogue des œuvres, comme autant d’apparitions. On y retrouve notamment, les portraits poignants du peintre américain venu vivre à Paris, Beauford Delaney, ou du sud-africain Gerard Sekoto, tous deux assez méconnus et pourtant si talentueux. En tout, 150 artistes originaires d'Afrique, des Amériques et des Caraïbes, à travers près de 400 œuvres et documents, répartis par sections thématiques, couvrent la seconde moitié du XXe siècle avec, pour sous-titre explicatif « Circulations artistiques et luttes anticoloniales, 1950-2000 ». On est surpris en visitant l'exposition par l’apparition d’artistes considérables qui, de toute évidence, n’ont pas été traités comme ils auraient dû l’être jusqu’à une date récente. Des surprises et découvertes, le nombre suffirait à démontrer combien cette part de la création contemporaine a été ghettoïsée par un monde de l’art bien moins libéré qu’il ne le prétend des stéréotypes sociaux et raciaux. Parmi eux, le peintre Wifredo Lam (1902-1982) d’origine cubaine, n'est pas un inconnu, sa participation au surréalisme et l’admiration d’André Breton l'a défendu contre l’oubli. L’artiste urbain guadeloupéen Shuck One signe pour cette exposition fresque monumentale dédiée aux figures afro-caribéennes qui ont façonné Paris. Son œuvre magnifique s’inscrit dans une traversée historique et vibrante de la scène artistique noire, révélant l’influence majeure de ces artistes sur les scènes politiques, littéraires et artistiques. Paris Noir est une exposition qui non seulement célèbre l'art et l'histoire des artistes noirs à Paris, mais qui invite également à une réflexion sur l'identité et l'héritage culturel. En revisitant le passé et en intégrant des voix contemporaines, elle offre une perspective riche et nuancée sur la contribution des artistes noirs à l'histoire de l'art. Le Centre Pompidou finit en beauté avant cinq ans de fermeture pour travaux, c'est peu dire qu'il va nous manquer.

Paris noir est à voir au Centre Pompidou jusqu'au 30 juin.

Ci-dessous une large sélection de l'exposition. Pour voir les photos en plus grand, cliquez sur la première photo et faites défiler avec les flèches 

Splendide coup de projecteur sur un demi-siècle de création noire à Paris
Splendide coup de projecteur sur un demi-siècle de création noire à Paris
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Splendide coup de projecteur sur un demi-siècle de création noire à Paris

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Alfred Brendel, mort d'une légende du piano

Publié le par Michel Monsay

Alfred Brendel, mort d'une légende du piano

Parmi les pianistes, il y a les stars, consacrées à leur propre gloire, et, plus discrets, les modestes, qui s’attachent à dévoiler l’âme du compositeur derrière la figure du titan, la lumière humaine sous le marbre mythique. Interprète inégalable de Beethoven et de Schubert, Alfred Brendel fut de ceux-là. Devenu une vedette, Brendel impose son anti vedettariat. On ne lui connaît pas d’excentricités, d’annulations, de superstitions, pas même de dépressions, ce sacrifice obligé des artistes au freudisme. Jusqu’à ses mains, qui n’ont rien de remarquable. Les doigts, déception, ne sont ni fins, ni pâles, ni longs. Seulement, ils font tellement corps avec le clavier que s'impose l’évidence d’un musicien à part. Sobre, limpide, convaincu de la primauté de l’œuvre sur l’interprète, Alfred Brendel est à la fois de son temps et hors de lui, moderne au regard du romantisme dont il est l’héritier tempéré et indifférent à une modernité ivre de vitesse, de lumière et de tapages en tous genres. Cette dernière ne manque pas de se rappeler à lui. Contraint à d’incessantes tournées et séances d’enregistrement, il se fait athlète. Pour Phillips, il livrera en moyenne cinq albums par an, la plupart consacrés à Liszt, Mozart, Beethoven évidemment, et puis Schubert, qu’il a œuvré à réhabiliter. Esprit ordonnateur, il pense chaque pièce comme un drame avec ses personnages, ses conflits, ses sentiments. Puis il se pénètre de la situation et laisse les choses venir, sans appuyer. « J’attends que les pièces me disent quoi faire. Il faut parfois beaucoup de patience pour y parvenir, si tant est qu’on y parvienne. » Il atteint alors un équilibre, inaccessible au commun des musiciens, entre calcul et abandon, intention et détachement, et ne peut supporter qu’une toux ou un éternuement vienne tout gâcher. Comme on le comprend. Particulièrement délicat dans la musique de Schubert, Alfred Brendel s’est mis merveilleusement au service du compositeur, extrêmement peu joué dans sa jeunesse. Il était un phare pour des générations de pianistes et de musiciens. Alfred Brendel était le dernier des géants, le doyen de tous les grands pianistes, même s'il n'était plus en activité depuis 2008 à cause de problèmes d'arthrose aux mains. Né en Tchécoslovaquie, Sir Alfred Brendel vient de s'éteindre dans sa maison à Londres à l'âge de 94 ans. 

Publié dans Chroniques

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Joli dessin de Plantu

Publié le par Michel Monsay

Joli dessin de Plantu

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Touchante fable métaphysique traversée par l’optimisme et la gratitude

Publié le par Michel Monsay

Touchante fable métaphysique traversée par l’optimisme et la gratitude

Tiré d’une nouvelle du maître de l’épouvante Stephen King, ce poème d’apocalypse en trois actes célèbre la fragilité de la vie et sa beauté. Cette nouvelle, écrite en pleine pandémie, trouve sous la caméra de Mike Flanagan une résonance particulière. Comment célébrer la vie quand tout semble finir ? Comment transformer le désespoir en épiphanie ? C’est la beauté de cette œuvre délicate, aussi triste que revigorante, qui repose à la fois sur l’imagination de l’écrivain et sur le talent du réalisateur et de ses acteurs. Tom Hiddleston incarne Chuck avec une sincérité et une vulnérabilité désarmantes. Sa magnifique séquence de danse est inoubliable. L'excellent Chiwetel Ejiofor et Karen Gillan campent un couple réuni par l’apocalypse tandis que Mark Hamill (Luke Skywalker) surprend en patriarche attachant. Ce que disent Stephen King et Mike Flanagan est simple au fond : chaque existence ordinaire recèle un univers entier. Ce film demeure une expérience de cinéma absolument inédite. Construite sur trois actes qui démarrent par la fin et remontent le temps, elle tente de conjurer un sort malheureux où les personnages, évènements, et espaces se croisent sous l’effet quasi magique du septième art. En ce sens, le film est inclassable, hésitant entre le drame psychologique, la comédie sociale, le film catastrophe et même le film fantastique. Le monde s’écroule et avec lui, les moyens de communication modernes cessent de fonctionner, les gens disparaissent mystérieusement, et les planètes qui composent le ciel explosent comme de vulgaires guirlandes. Le talent de Mike Flanagan est surtout connu pour ses films d’épouvante comme Ne t’endors pas ou la minisérie Sermons de minuit, sauf que cette fois, aussi surprenant que cela puisse paraître, il ne sera pas question d’épouvante, mais bien d’un drame, et plus précisément d’une tragédie métaphysique, profondément mélancolique, où les émotions sont assumées sans jamais sombrer dans la mièvrerie. Dans une production hollywoodienne qui n’ose plus grand chose, Life of Chuck fait figure d’ovni bienvenu, comme une réminiscence d’un passé de cinéma révolu, celui des productions Spielberg des années 80, peuplées de fantastique, d’humour et de tendresse. Voilà un film sensoriel, nostalgique, humain, transcendé par quelques séquences aériennes et d’une ultime poésie, quand une porte fermée raconte l’enfance enfouie, quand une envie de danser devient comédie musicale. Si Mike Flanagan est ce qui est arrivé de mieux au cinéma d'horreur récent, il prouve sans ses outils habituels que sa sensibilité et son sens aigu de la psychologie font avant tout la force de ses récits hantés par la mort et les regrets.

Publié dans Films

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