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Un constat révoltant sur les ravages du capitalisme

Publié le par Michel Monsay

Un constat révoltant sur les ravages du capitalisme

Stéphane Brizé est une valeur sûre du cinéma français depuis plusieurs années, on pense aux sublimes "Mademoiselle Chambon" et "Quelques heures de printemps", tous deux avec Vincent Lindon, son acteur de prédilection. Ce tandem, fait de travail, de pudeur et d’une même sensibilité aux violences sociales, a tourné cinq fois ensemble, notamment la trilogie au cœur du monde du travail composée de "La loi du marché", "En guerre" et "Un autre monde". Le cinéaste a tour à tour adopté le point de vue d’un chômeur longue durée, d’un responsable syndical puis d’un dirigeant, tous victimes d’un système qui les broie. Cette trilogie démontre que le problème n’est pas humain mais systémique, et que pour enrichir une poignée de gens, on sacrifie des vies sans état d'âme. "Un autre monde" brosse avec une force dévastatrice le portrait d’un cadre loyal soudain défié par les barrières morales avec lesquelles il composait jusqu’alors. Le voilà soudain tenté par le mensonge, confronté à la trahison, condamné à la solitude. Avec un naturalisme assuré, maître dans l’art du réel et du détail, Vincent Lindon qui fut un chômeur révolté puis un syndicaliste devient avec la même indiscutable authenticité un cadre en costume-cravate. Le comédien continue de nous éblouir de film en film par sa force d'incarnation, il retrouve ici une émouvante Sandrine Kiberlain, citons également le jeune Anthony Bajon qui n'arrête plus de tourner depuis "La prière" et impressionne une fois de plus par sa justesse, mais aussi une étonnante Marie Drucker qui fait des débuts très remarqués devant la caméra, tout comme des acteurs non-professionnels auxquels Stéphane Brizé fait une nouvelle fois appel et qu'il dirige merveilleusement. En alternant caméra portée, plans plus soignés à plusieurs caméras et en multipliant les angles, le cinéaste traduit magistralement l'étouffement du personnage, sa suffocation, sa sensation d'être pris dans un étau. Souvent proche du documentaire, même si dans ce film la part de fiction est plus présente, avec des dialogues d'une remarquable précision, le cinéma de Stéphane Brizé est irrigué d'une puissance sociale et émotionnelle qui nous renverse à chaque fois.

Publié dans Films

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Un somptueux film noir aux couleurs profondes

Publié le par Michel Monsay

Un somptueux film noir aux couleurs profondes

Après avoir obtenu quatre Oscars en 2018 pour le sublime "La forme de l'eau", dont celui de meilleur film et meilleur réalisateur, ainsi que le Lion d'or à Venise, Guillermo Del Toro revient avec un onzième long-métrage, qui pour la première fois dans sa carrière ne recèle aucune note fantastique, genre dans lequel le cinéaste fait des merveilles depuis 25 ans. Il s'attaque cette fois au film noir, autre genre cinématographique très marqué, avec ses codes incontournables, dont le cinéaste se saisit avec toute la créativité qu'on lui connait. Les cadrages, la lumière, les décors avec une profusion de détails inouïe, contribuent à créer une atmosphère envoûtante dont Guillermo Del Toro a le secret, si l'on y ajoute une ampleur narrative avec une double lecture qui porte un regard cynique sur le genre humain, et une distribution de grande classe avec des comédiens à la puissance évocatrice impressionnante, on tient là une production de prestige comme on les aime, étonnante par sa cruauté et sa noirceur. Point de monstres ici à l'inverse de nombreux films de Guillermo Del Toro, la monstruosité se révèle dans la nature des principaux protagonistes, hormis le personnage interprété par la touchante Rooney Mara. Ils sont incarnés par Bradley Cooper, Cate Blanchett, Willem Dafoe ou Richard Jenkins, tous excellents dans cette redoutable fable sur la crédulité et la cupidité.

Publié dans Films

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Un thriller paranoïaque troublant

Publié le par Michel Monsay

Un thriller paranoïaque troublant

Après deux films sur le banditisme corse, « les Apaches » et « Une Vie violente », Thierry de Peretti réalise un long métrage nerveux et passionnant, un thriller ambigu et insaisissable, où la vérité se dérobe constamment. L’investigation, qui est menée tout au long du film, se révèle complexe, trouble, et ses intervenants parfois énigmatiques. Une des forces du scénario tient dans le fait de ne jamais abandonner ou laisser au second plan les doutes de ses protagonistes, il ne tranche pas et préfère nous questionner sans cesse sur la nature du réel, sur la véracité des sentiments qu'entretiennent ces personnages les uns pour les autres, leur sincérité, et au final il nous plonge au cœur d’une obscurité qui ne cesse de s’épaissir. Inspiré d'une affaire révélée par Libération en 2016 sur fond de trafic de drogues et mettant en cause les plus hautes autorités policières, ce film dépeint la complexité des rapports entre un journaliste et sa source, mais aussi les liens ambigus et malsains entre le grand banditisme et le pouvoir. Ce troublant jeu de miroirs entre les différents protagonistes est remarquablement filmé à travers des plans-séquences tout en fluidité, et une très belle photographie de l'excellente cheffe opératrice Claire Mathon. Les comédiens sont tous irréprochables et très investis, mention spéciale à Roschdy Zem, cela fait trente ans que l'on aime cet acteur mais depuis quelques années il est de plus en plus impressionnant au fil des rôles, autre mention à Julie Moulier, que l'on avait aperçu dans des rôles secondaires, elle est d'une incroyable justesse en cheffe du service police-justice à Libération, notamment lors des comités de rédaction tournés dans les locaux du journal. Ce film captivant révèle les frontières parfois ténues qui séparent le vrai du simulacre, le commerce du trafic, la légalité de la délinquance, et l'on en ressort chamboulé et plein de doutes.

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Au cœur d'un volcan en ébullition

Publié le par Michel Monsay

Au cœur d'un volcan en ébullition

En un impressionnant plan-­séquence unique d’une heure trente caméra portée, conjuguant prouesse technique, qualité d’écriture et jeu inspiré des comédiens, l'excellent Stephen Graham en tête, pour son premier long métrage, le britannique Philip Barantini raconte comme jamais le stress qui règne dans la cuisine d'un restaurant. Cet univers qu'il connaît très bien pour y avoir travaillé 12 ans, du bas de l'échelle jusqu'à chef de cuisine, il a voulu le retranscrire de manière hyper réaliste, et ce tour de force technique rend le récit diablement efficace et plonge le spectateur, sans aucun répit et en temps réel, au cœur du service d’un vendredi soir dans un restaurant londonien à la mode. Dans l’histoire des films de restaurant, il y aura un avant et un après "The chef", tant le portrait de ce milieu révèle sa cruauté en dépeignant la faillite d’un système à flux tendu et en donnant à voir un condensé des problèmes sociaux que l'on y rencontre : surmenage, alcoolisme, racisme, sexisme, humiliations hiérarchiques, finances à la dérive. Trente-sept acteurs et une centaine de figurants à chorégraphier sur un plateau à 360 degrés, des assistants à la réalisation déguisés en serveurs avec une oreillette, et au final quatre prises complètes seulement ont été tournées, la troisième était la bonne, sans montage ni raccords. L'incroyable dispositif choisi par le réalisateur a fait vivre une expérience à nulle autre pareil à toute l'équipe de tournage, notamment les comédiens, mais aussi au spectateur accroché à son fauteuil, à la fois admiratif d'une telle performance et témoin d'un manège de haute volée suspendu au-dessus d’un précipice, comme la métaphore réaliste d’une époque survoltée dont le restaurant de ce film, arène symbolique, sert de sidérant révélateur.

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Une insolite romance virevoltante et vintage

Publié le par Michel Monsay

Une insolite romance virevoltante et vintage

Avec une collection impressionnante de chefs-d'œuvre à son actif, dont on avait plus qu'adoré le dernier en date, "Phantom thread", Paul Thomas Anderson est l'un des cinéastes dont on guette avec impatience le nouveau film. Chaque fois il nous cueille, tant par sa capacité à se renouveler, à inventer un style, un monde propre à chaque film, on ne saurait trouver dans "Licorice Pizza", personnages, ton et décors plus différents que dans "Phantom thread" ou "Magnolia" voire "The master", mais surtout pas sa virtuosité que l'on apprécie à la fois dans la mise en scène, les plans-séquence, les travellings, la direction d'acteurs. Avec cette comédie romantique situé en 1973 dans la banlieue de Los Angeles et ses formidables interprètes, il nous embarque dans un chassé-croisé amoureux traversé par une énergie juvénile, un vent de liberté et un charme certain, dont on ressort l’âme enjouée. Les deux jeunes comédiens apportent une innocence, une fraîcheur et un naturel qui contribuent pleinement à cette vitalité, leur physique atypique et l'absence de maquillage leur confère un profil loin des canons de l'industrie hollywoodienne, qui les rend plus touchants. En arrière-plan, il y a en contrepoint de l'insouciance des deux jeunes à qui tout semble possible, la gueule de bois de l’ère Nixon et du choc pétrolier que le cinéaste dépeint ironiquement. La bande originale est un pur régal avec notamment David Bowie et les Doors. Ce film, enthousiasmant à bien des égards, dresse une vision tendre et légère du Los Angeles des années 70, et déploie une grande originalité tant sur le fond que sur la forme pour nous faire croire à une histoire improbable, qui peu à peu nous apparaît évidente.

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Un regard féminin puissant qui bouscule les stéréotypes

Publié le par Michel Monsay

Un regard féminin puissant qui bouscule les stéréotypes

Adaptation d’un roman d’Elena Ferrante, "Poupée volée" qui a été publié avant le succès planétaire de « l’Amie prodigieuse », ce film magnifique et troublant a obtenu le Prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise. C’est le premier film en tant que réalisatrice de l’actrice américaine Maggie Gyllenhaal, que l'on a adoré notamment dans la série "The Deuce". Elle révèle, dès ce premier essai, une maitrise qui impressionne, notamment dans la direction d’actrices. Le film est porté de bout en bout par une comédienne magistrale : la britannique Olivia Colman, tour à tour inquiétante et légère, grave et drôle, agaçante et touchante. Depuis qu'on l'a découverte dans la série "Broadchurch", elle n'en finit plus de nous épater, que ce soit dans "La favorite", où elle obtenu l'Oscar, dans "Father" ou dans la série "The crown" voire dans "Fleabag". La direction d'actrices de Maggie Gyllenhal dans "The lost daughter" vaut aussi pour Dakota Johnson et Jessie Buckley, toutes deux parfaites dans des personnages complexes. Ce thriller psychologique malmène la vision idéalisée de la maternité, qui n’est pas toujours synonyme de bonheur, et ose une image autre que l'idéal imposé à coups d'injonctions par la société. Pour raconter ce mal de mère, Maggie Gyllenhaal filme au plus près les peaux, les visages, les larmes, les regards dans des magnifiques cadrages légèrement flottants. Par une lente combustion, ce remarquable film distille subtilement une atmosphère légèrement menaçante, mystérieuse où l'ambivalence des comportements maternels brise les tabous et apporte une vraie originalité.

The lost daughter est à voir sur Netflix.

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Une satire qui fait froid dans le dos

Publié le par Michel Monsay

Une satire qui fait froid dans le dos

Le cinéaste Adam McKay n'en n'est pas à sa première satire grinçante, même s'il a aussi réalisé des films où l'humour était un peu moins présent mais qui étaient néanmoins des portraits au vitriol, comme celui de Dick Cheney dans "Vice", ou des traders qui ont provoqué la crise financière de 2008 dans "The big short : Le casse du siècle". Dans son dernier film, il nous tend un miroir impitoyable pour nous montrer à quel point notre société est incapable de réagir face à une catastrophe annoncée, l'inconséquence, le cynisme et la corruption des politiques, des lobbys et des médias sont à ce titre désespérantes. Dans un parfait équilibre entre drôlerie explosive et ampleur dramatique, le cinéaste se sert admirablement de tous les travers de notre époque pour taper fort et juste, à tel point que l'on passe une bonne partie du film à se dire que c'est exactement ça. Pour mener à bien son projet, il s'est offert une distribution de grand standing à la tête de laquelle il y a deux scientifiques joués par Leonardo DiCaprio, excellent comme d'habitude et ce quel que soit le type de rôle qu'il interprète, et Jennifer Lawrence qui est très bien en lanceuse d'alerte, tous deux se heurtant à une pléiade de personnages horripilants campés par des acteurs et actrices qui s'en donnent à cœur joie, comme Meryl Streep, Cate Blanchett et Mark Rylance. En mêlant habilement plusieurs genres cinématographiques dans son film, Adam McKay a concocté une fable sous forme de métaphore sur l'urgence climatique et la pandémie actuelle, où la dictature du profit se moque allègrement de l'alerte des scientifiques. C'est à la fois terriblement pertinent et terrifiant.

Don't look up est voir sur Netflix.

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Quand la beauté du style de Sorrentino rencontre l'émotion

Publié le par Michel Monsay

Quand la beauté du style de Sorrentino rencontre l'émotion

Grand Prix du jury à la Mostra de Venise, le nouveau film de l'excellent Paolo Sorrentino, est sans doute son plus intime puisqu'il nous raconte des souvenirs de son adolescence napolitaine dans un récit qui passe du cocasse au tragique. Avec une puissance visuelle que l'on adore depuis "La grande bellezza" et que l'on avait retrouvée dans la série "The young pope" puis "The new pope", le cinéaste se livre ici avec moins d'ironie et une sincérité inédite très touchante. En faisant basculer son film de la chronique familiale, mordante et chaleureuse, vers la mélancolie d’une errance dans Naples sublimée, il nous donne à éprouver sa blessure, le sentiment de perte et la solitude qui ont conditionné sa sensibilité d’artiste. Bel hommage au pouvoir du cinéma, qui à l'image de cet adolescent qui le découvre nous permet d'échapper à la réalité, ou en tout cas de l'appréhender avec un filtre qui nous la rend plus agréable.

A voir sur Netflix.

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Duu très grand Spielberg

Publié le par Michel Monsay

Duu très grand Spielberg

Steven Spielberg nous éblouit depuis 50 ans, de "Il faut sauver le soldat Ryan" à "La liste de Schindler" en passant par "Indiana Jones" ou "La guerre des mondes" pour ne citer qu'eux, et pourtant en proposant une relecture de "West side story" on était un peu dubitatif, mais en voyant le résultat on se rend compte qu'il s'agit de l'un de ses meilleurs films. Il s’empare du spectacle de Broadway qui le hante depuis tant d’années pour exercer avec maestria son sens de la mise en scène, pour un savoureux mélange de mélodrame et de thriller, de romance et de film criminel. C’est vertigineux quand la comédie musicale est à la fois du grand cinéma sophistiqué et se met au service d’une peinture sociologique réaliste. Sans trop trahir le matériau d’origine, le cinéaste affirme son inventivité, avec une caméra mobile qui devient un personnage parmi les danseurs, et transforme chaque numéro de danse en enjeu émotionnel, que ce soit par la peur, l’humour, et les larmes. Le personnage de la veuve interprétée par Rita Moreno, qui jouait dans le film de Robert Wise de 1961, créé pour ce film, est à ce titre très émouvant. Il représente une mère adoptive, une femme qui a autorité sur les caïds. Le cinéaste a fait l'excellent pari de prendre des acteurs inconnus pour la plupart, jeunes et authentiques dans leurs rôles, qui en plus dansent merveilleusement et ne sont pas doublés pour le chant. La pièce originelle de 1957 signée Arthur Laurents devient ainsi totalement un film de Steven Spielberg. Les paroles de Stephen Sondheim demeurent quasiment intactes et leur modernité ne dépareille pas des préoccupations plus actuelles. Quant à la musique de Leonard Bernstein, elle est toujours éblouissante. Ce film, plus viscéral, violent et émouvant que l’adaptation de Robert Wise, est aussi plus politique. La confrontation sociale au cœur du récit ne s’embarrasse pas des artifices de la comédie musicale. Sans fard, elle révèle toute sa cruauté et son chaos. C’est d’ailleurs face à ce désordre du monde que l’harmonie amenée par le genre musical est un beau contrepoint, et fait exister une bouleversante utopie. Ce nouveau West Side Story est un pari fou, magnifiquement exécuté, animé d'une passion et d'une excitation qui traversent l'écran, autrement dit du grand cinéma hollywoodien comme on l'aime.

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Un thriller social magistral

Publié le par Michel Monsay

Un thriller social magistral

Décidément le cinéma iranien se porte très bien, après les excellents "La loi de Téhéran" en septembre et tout récemment "Le diable n'existe pas", voici la dernière œuvre du grand Asghar Farhadi. Il revient avec un film aussi puissant qu’implacable, Grand prix du Festival de Cannes. À travers l’ascension et la chute de Rahim, héros devenu paria, le cinéaste déroule une mécanique magistrale et atteint la puissance formelle et narrative du grandiose "Une séparation", Oscar, Golden Globe et César du meilleur film étranger et Ours d'or à Berlin. Avec "Un héros", il nous offre un conte magnifique et très humaniste, qui narre l’influence croissante des outils modernes de communication dans nos vies. Asghar Farhadi s'est inspiré de faits divers lus dans la presse pour bâtir une chronique sociale qui se transforme peu à peu en thriller moral étouffant et kafkaïen qui dit beaucoup de choses sur la société iranienne et qui impressionne par l'intelligence redoutable de son scénario et la précision de sa mise en scène. Le mensonge et ses pièges, les arrangements avec la probité, la relativité de la justice, les réputations interchangeables sur les réseaux numériques tout-puissants en Iran comme ailleurs, autant de thèmes universels que le cinéaste prend soin d'inscrire dans les réalités contemporaines de son pays pour tisser cette histoire où l'ambiguïté règne en maître. Asghar Farhadi orchestre ce jeu de dupes avec une invention et une finesse constantes mais aussi un réalisme dont il a le secret, et dirige dans le rôle principal un acteur admirable, Amir Jadidi, dont le sourire énigmatique contribue à l'ambivalence du récit. Tous les comédiens d'ailleurs sont très bien, comme toujours chez le cinéaste iranien, remarquable directeur d'acteurs. Maître de l’ellipse, de la parabole et du trompe-l’œil, Asghar Farhadi suit le destin de son héros, qui s’illustre puis se perd, pour mieux dénoncer tout ce qui ronge, enlaidit et désespère la société iranienne. Du grand art.

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