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L’étonnante œuvre au noir de Degas

Publié le par Michel Monsay

L’étonnante œuvre au noir de Degas

C’est une rétrospective inattendue que donne à admirer la BnF Richelieu, à Paris, où l’impressionniste Edgar Degas se montre sous un jour nouveau : en noir et blanc ! En plus du pastel et des 700 œuvres produites durant sa carrière, il s'agit de l'autre grande passion de l'artiste, qu’il a nourrie à la fois par la gravure, le dessin, la peinture mais aussi la photographie. Le goût lui prend à la fin des années 1850, où il exécute un premier autoportrait gravé. Grand expérimentateur et militant du genre de l’estampe, Degas explore toutes les ressources du noir et blanc, à la plume, au crayon, au lavis, par des techniques comme l’eau-forte, l'impression en monotype, les planches lithographiées… Quand on dit Edgar Degas (1834-1917), on pense à des danseuses peintes à l'huile ou dessinées au pastel dans des couleurs douces et vibrantes. Pourtant, à la fin de sa vie, il aurait dit : "Si j'avais à refaire ma vie, je ne ferais que du noir et blanc." L'univers de son œuvre en noir et blanc est souvent celui des espaces clos, des cabarets, des intérieurs sombres, des bordels ou des loges de théâtre où il crée des effets de clair-obscur, d'ombres, de contrejour. A partir de la fin des années 1870, Degas va affectionner particulièrement la pratique du monotype. Celui-ci n'est pas une gravure mais une peinture sur plaque qui, passée à la presse, donne une épreuve unique (éventuellement une deuxième, beaucoup plus claire s'il reste un peu d'encre, et que Degas utilisait en la rehaussant au pastel). Edgar Degas ne se soustraira jamais à la discipline quotidienne qu’est le dessin, véritable ascèse et éthique de la main, faisant naître sous le crayon, la plume, le fusain, le pastel ou la pointe (pour les gravures) toute une œuvre en noir et blanc restée quasi secrète, jamais vendue de son vivant. Cette belle exposition, à travers 160 œuvres dont certaines d'autres artistes comme Picasso ou Pissaro, nous permet de découvrir un Degas que l'on ne connaissait pas, un expérimentateur d'une insatiable curiosité, avec un réel goût pour l’audace et une attirance pour les nouvelles techniques qui font de lui peut-être l’artiste le plus moderne du mouvement impressionniste.

Degas en noir et blanc est à voir à la BNF Richelieu jusqu'au 3 septembre.

Voici ci-dessous quelques œuvres de Degas, les cinq dernières ne sont pas de lui (Pissaro, Picasso,...), toutes sont visibles à l'exposition. En cliquant sur les photos, vous les verrez en grand et pourrez les faire défiler avec les flèches.

L’étonnante œuvre au noir de Degas
L’étonnante œuvre au noir de Degas
L’étonnante œuvre au noir de Degas
L’étonnante œuvre au noir de Degas
L’étonnante œuvre au noir de Degas
L’étonnante œuvre au noir de Degas
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Frank Horvat, le photographe amoureux des femmes

Publié le par Michel Monsay

Frank Horvat, le photographe amoureux des femmes
Frank Horvat, le photographe amoureux des femmes

Le Jeu de Paume présente la plus grande exposition consacrée au photographe Frank Horvat depuis son décès en octobre 2020. 170 tirages et 70 documents d’archives personnelles retracent les quinze premières années de la carrière du photoreporter au photographe de mode, entre 1950 et 1965.  Les débuts de Frank Horvat, né Francesco Horvat en 1928 dans une famille juive en Italie, sont placés sous le signe du reportage : le jeune homme rêve d’intégrer l’agence Magnum, sur les pas d’Henri Cartier-Bresson. Un grand périple en Inde et au Pakistan lui vaut des publications dans Epoca, un magazine italien copié sur Life. Déjà, Frank Horvat s’intéresse aux lieux interdits ou secrets, où les corps des femmes se dévoilent, comme le « quartier rouge » de la ville pakistanaise de Lahore. De retour en Europe, il s’installe à Londres où il poursuit sa carrière de photoreporter, en travaillant pour l’agence Black Star de New York. Les Anglais lui inspirent des images humoristiques, voire ironiques, où le guindé côtoie l’excentrique. Fin 1955, le photographe s’installe à Paris pour ne plus jamais en repartir. Le magazine Réalités lui commande en 1956 un sujet sur le proxénétisme. Il explore de nuit ou de jour les rues et cafés de Pigalle, la rue Saint-Denis et les allées du bois de Boulogne. Toute sa vie, Frank Horvat a observé les corps comme une valse de regards et de désirs. Iconoclaste, il passait brillamment d’un registre à l’autre, du reportage au papier glacé, poussait la mode hors des studios pour défendre le naturel, débarrasser les modèles de leurs poses maniérées, d'un maquillage excessif et insuffler un vent de nouveauté. Les superbes photographies de mode réalisées par Frank Horvat entre 1957 et 1962 deviennent rapidement célèbres : on lui doit notamment l’image de Monique Dutto à la sortie du métro, Nico au Bois de Boulogne, Anna Karina lâchée au beau milieu des Halles, comme une fleur et en tenue de créateur, trônant entre un amas d’ordures, une pile de cageots et une foule de maraîchers circonspects, Tan Arnold au comptoir du restaurant Au Chien qui fume,… Il publie dans les plus grands magazines de l’époque et révolutionne cet univers en plaçant ses mannequins dans l’animation de l’espace urbain, comme pour un reportage. Maniant tour à tour le retrait, l’ironie et le détournement, Frank Horvat bouscula la photographie d’après-guerre avec ses clichés d’une étonnante vivacité que cette belle exposition nous permet de découvrir.

 Frank Horvat. Paris, le monde, la mode est à voir au Jeu de Paume jusqu'au 17 septembre.

Frank Horvat, le photographe amoureux des femmes
Frank Horvat, le photographe amoureux des femmes
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La rencontre de deux artistes incontournables de l'art contemporain

Publié le par Michel Monsay

La rencontre de deux artistes incontournables de l'art contemporain

Dans cette grande exposition, la plus importante jamais consacrée à la collaboration entre Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol, deux esthétiques, deux générations et deux tempéraments se croisent et fusionnent : celle de la rage et de l'engagement de Basquiat à faire exister la figure noire, avec une fantaisie empreinte de gravité. Et celle, plus distanciée et non dénuée d’ironie de Warhol. Drames, violences policières et racisme croisent ainsi folie consumériste, culture populaire et imagerie pop, le tout entremêlé de signes, graffitis, symboles et chiffres. Leur collaboration artistique de deux ans, entre l’automne 1983 et l’automne 1985, fut très intense, ils travaillaient sur plusieurs toiles, aux formats parfois monumentaux, durant des journées entières, sans s’être fixé la moindre règle. Au total, 160 toiles réalisées à quatre mains dans ce court laps de temps, dont 80 sont montrées dans cette exposition qui comporte 300 œuvres, et parmi elles, quinze très belles toiles exécutées à trois avec l’artiste italien, Francesco Clemente. Basquiat et Warhol, ces deux emblèmes de l’art new-yorkais, l’un dans l’étourdissement de la jeunesse, l’autre dans la toute-puissance de l’expérience, se fascinent mutuellement. Les deux artistes se retrouvent dans le détournement politique des images du consumérisme américain et de la société sécuritaire. Ils semblent s’entendre et s’unir mais dans leur travail commun, dans l’alignement vertigineux des peintures saturées de signes, de couleurs et de slogans, se niche aussi une forme de rivalité. Comme sur un ring, ou dans des battles de rap, ils se défient et se stimulent. Le pouvoir oscille et se renverse sans cesse, du blanc au noir, de la forme au chaos, du cri au discours, sans que l’on puisse décider qui contamine l’autre. Deux artistes de premier ordre dans l'art contemporain des années 1980, ceci aurait dû les empêcher de travailler ensemble, d’autant que leurs styles respectifs n’ont rien en commun et qu’ils ne cherchent pas à les rapprocher. Jouant à l’inverse de leurs différences, les exagérant même, ils trouvent le chemin pour créer à deux, et nombre de leurs duos sont de belles réussites. Dans l'incroyable débauche de créativité dont ils ont fait preuve durant leur collaboration, et de mon point de vue Basquiat en sort gagnant, cette impressionnante exposition met en lumière l'aptitude des deux artistes à inventer un nouveau langage visuel.

Basquiat x Warhol à quatre mains est à voir jusqu'au 28 août à la Fondation Louis Vuitton.

La rencontre de deux artistes incontournables de l'art contemporain
La rencontre de deux artistes incontournables de l'art contemporain
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L'art urbain, un art majeur de notre époque

Publié le par Michel Monsay

L'art urbain, un art majeur de notre époque

Durant quatre jours s'est tenu Urban Art Fair, le rendez-vous incontournable dédié au marché de l’art urbain. Crée en 2016, cette foire internationale s'est tenue au Carreau du Temple en rassemblant 37 galeries et une centaine d'artistes. Beaucoup d'entre eux ont commencé à dessiner dans la rue, d'où le nom de street art, et pour certains, leur travail est exposé dans des galeries ou sur les murs du monde entier. Notamment l'excellent Hopare (ci-dessus devant sa magnifique toile représentant le peintre Georg Baselitz, et 7 autres œuvres ci-dessous), qui prépare une exposition à New-York. Il est considéré depuis quelques années comme l'un des prodiges de cet art urbain et incarne la nouvelle génération virtuose, qui préfère le beau au message, et possède la même énergie sur murs que sur toiles, assumant la réconciliation impossible entre le graffiti sauvage et les galeries d'art. Autre artiste confirmé et bien plus, le génial Ernest Pignon Ernest, qui du haut de ses 81 ans a été un précurseur en la matière et restera tous supports confondus un peintre et plasticien majeur du XXe siècle. Son œuvre évolue au carrefour de la politique, de la poésie, de la littérature, de la danse et de la peinture religieuse, avec ses personnages à taille humaine dont les corps évoquent souvent des pietà. Des œuvres éphémères, qui épousent les anfractuosités d’une façade et se fondent dans le décor urbain, à travers lesquelles l’artiste veut héler le piéton ordinaire, lui renvoyer les échos de son époque mais aussi faire remonter à la surface une mémoire menacée d’effacement. Heureusement il a aussi peint des toiles somptueuses, dont quelques unes étaient exposées à Urban Art Fair (trois ci-dessous après les 7 de Hopare). Pochoir, mosaïque, peinture murale, art éphémère, cet art urbain s'est décliné sous toutes ses formes durant cette foire passionnante, qui nous a permis de découvrir des pépites bien supérieures parfois aux œuvres des artistes traditionnels de l'art contemporain.

L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
L'art urbain, un art majeur de notre époque
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Une passionnante exposition au croisement du mythe et de la réalité

Publié le par Michel Monsay

Une passionnante exposition au croisement du mythe et de la réalité
Une passionnante exposition au croisement du mythe et de la réalité

L'exposition Top secret, cinéma et espionnage, de la Cinémathèque française à Paris, questionne les frontières entre l'espionnage et le 7e art. Elle dévoile que les fantasmes cinématographiques et la réalité ne sont parfois pas si éloignés, comme en témoignent certains objets insolites exposés. En effet, les outils d’espionnage réels voisinent avec les inventions les plus farfelus. De Mata Hari à Jason Bourne en passant par James Bond ou OSS 117, jusqu'à Edward Snowden, l’exposition retrace un siècle d’espionnage sur grand écran et dans la vraie vie. Appareils anciens, costumes, gadgets, extraits de films, photographies, affiches, maquettes de décors, documents d’archives et œuvres d’art illustrent le propos, entre réalité et fiction, propagande et Histoire. La représentation du métier d’espion dans le septième art est tout d’abord glamour, lors des grandes heures du noir et blanc peuplé d’héroïnes vénéneuses (Greta Garbo, Ingrid Bergman, Marlene Dietrich, Hedy Lamarr). Ces deux dernières ont d'ailleurs été des actrices majeures du renseignement anti-nazi. Cette représentation est aussi inquiétante dans les films de Fritz Lang ou Hitchcock. Puis elle devient drôle et aventureuse (Sean Connery, Tom Cruise, Jean Dujardin…), avant de plonger dans l’univers sombre du cyberterrorisme contemporain. Les séries ne sont pas oubliées, du Bureau des légendes à Homeland. A travers ce double jeu savant et palpitant, cette exposition nous montre qu'il n'y a pas plus cinématographique que le métier d'espion.

Top secret, cinéma et espionnage est à voir jusqu'au 21 mai à la Cinémathèque

Une passionnante exposition au croisement du mythe et de la réalité
Une passionnante exposition au croisement du mythe et de la réalité
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L'œuvre puissante et politique de Faith Ringgold

Publié le par Michel Monsay

L'œuvre puissante et politique de Faith Ringgold

Le musée Picasso s’ouvre aux artistes contemporains pour montrer que le maître est toujours aujourd'hui une référence vivante. Pour son premier hommage, l’hôtel Salé a choisi Faith Ringgold, une artiste femme, noire, américaine, âgée de 92 ans, récemment célébrée au New Museum de New York mais mal connue en France. Auteure de peintures sur toile et sur tissu ainsi que d’installations, cette native d’Harlem s’est distinguée par un travail figuratif, engagé et féministe, qui résonne particulièrement aujourd’hui. En octobre 2019, lorsque le Moma de New-York avait rouvert après des travaux d'agrandissement, le geste le plus fort de ce vaste ré-accrochage des collections permanentes avait été de placer, face au trésor des Demoiselles d'Avignon, acte de naissance du cubisme par Picasso, une toile de 1967 de la série des American People d'une artiste relativement méconnue, Faith Ringgold. Comment expliquer la cohabitation entre cette afro-américaine contemporaine et le peintre moderne natif de Malaga ? La réponse se trouve à Paris, au musée Picasso, dans la cinquantaine d’œuvres exposées, avec en vedette la grande peinture du Moma de 1967. Elle représente une scène d'émeute dans la ville, dont le fond est gris comme celui de Guernica, de Picasso, datée de 1937, dont Faith Ringgold s'est inspirée. Au milieu de sa peinture intitulée Die, entre les cadavres ensanglantés, une jeune fille noire et un jeune garçon blanc se serrent l’un contre l’autre, terrorisés. Ils sont un symbole d’innocence, comme un rappel que le racisme et la haine ne sont pas innés. Après soixante ans de carrière, où elle a documenté les luttes historiques, des droits civiques aux violences racistes systémiques toujours d'actualité aux États-Unis, l’engagement politique et social a été au cœur de ses peintures. Dans les années 70, Faith Ringgold délaisse la technique traditionnelle de l’huile sur toile pour expérimenter la peinture sur tissu qu'elle entoure de très beaux patchworks. C'est sa mère qui lui a appris à coudre ces courtepointes qui couvraient les lits des familles noires. Toutes plus belles les unes que les autres, il y a parmi celles exposées une des plus marquantes qu'elle ait réalisée, repérsentant un drapeau américain dégoulinant de sang, sur lequel une mère noire, géante, tente de protéger ses enfants. Merci au Musée Picasso de mettre en lumière cette artiste majeure et ses œuvres, dont la force et la beauté nous saisissent intensément. Une superbe découverte.

Faith Ringgold : Black is beautiful est à voir au Musée Picasso jusqu'au 2 juillet.

L'œuvre puissante et politique de Faith Ringgold
L'œuvre puissante et politique de Faith Ringgold
L'œuvre puissante et politique de Faith Ringgold
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La passion de Rodin pour l'Egypte ancienne

Publié le par Michel Monsay

La passion de Rodin pour l'Egypte ancienne
La passion de Rodin pour l'Egypte ancienne
La passion de Rodin pour l'Egypte ancienne

Pour la première fois, le musée Rodin a présenté la relation du célèbre sculpteur à l’art égyptien. L’exposition Rêve d’Égypte, qui vient de se terminer, a révélé plus de 400 objets, tous restaurés pour l’occasion, qui mêlait la collection exceptionnelle d'antiquités d’Auguste Rodin et ses propres œuvres, à travers des sculptures, éléments archéologiques et dessins. Elle a permis ainsi d'évoquer la résonance de l’art égyptien dans l’œuvre de Rodin, à travers ses recherches sur la représentation du corps humain, la simplification des formes, le fragment ou la monumentalité. Le sculpteur français était fasciné par le gigantisme des pharaons, tout comme par la finesse des statuettes. Bénéficiant de prêts majeurs du musée du Louvre, du musée d’Orsay, du musée Bourdelle et de collectionneurs privés, l’hôtel de Biron a proposé un parcours inédit entrelaçant les œuvres emblématiques de Rodin aux statuettes, masques, amulettes, reliquaires, stèles funéraires, reliefs d'architecture ou vases égyptiens glanés par l'artiste. Véritable source d’inspiration pour le sculpteur, l'Egypte, de l’époque pré-pharaonique à l’époque arabe, a aussi été un grand vecteur d’évasion pour lui. Rodin l’a rêvé, fantasmé puis collectionné. Alors qu’on pensait connaître toutes les facettes de l'artiste et de son œuvre, cette belle exposition, en plus de nous permettre d'admirer quelques merveilles de la fascinante civilisation égyptienne, nous a fait découvrir Rodin sous un angle passionnant.

La passion de Rodin pour l'Egypte ancienne
La passion de Rodin pour l'Egypte ancienne
La passion de Rodin pour l'Egypte ancienne
La passion de Rodin pour l'Egypte ancienne
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Un voyage à travers les superbes collections de la BNF Richelieu

Publié le par Michel Monsay

Un voyage à travers les superbes collections de la BNF Richelieu
Un voyage à travers les superbes collections de la BNF Richelieu
Un voyage à travers les superbes collections de la BNF Richelieu
Un voyage à travers les superbes collections de la BNF Richelieu

C’est l’un des joyaux du patrimoine français, auquel le public n’a pas pu accéder pendant 12 ans. Au cœur du site de la BNF Richelieu, qui a rouvert ses portes il y a quelques mois, le musée renaît, totalement repensé. Déployées dans une succession de salles thématiques, les collections, exceptionnelles, riches de 900 œuvres trouvent un écrin à leur mesure : manuscrits, dessins, estampes, sculptures, monnaies et médailles, photographies, archéologie. Le parcours, chronologique, commence à la salle des Colonnes, qui présente de superbes objets antiques provenant de l’ancien cabinet du Roi et de dons de collectionneurs érudits. Dans son prolongement, le Cabinet précieux rassemble des monnaies, des médailles, des bijoux, des pierres gravées, de la vaisselle d’apparat, et il est suivi de trois autres salons éblouissants. Puis, la Rotonde montre des documents du département des arts du spectacle. La visite s’achève par la galerie Mazarin. Ce chef-d’œuvre de François Mansart réalisé pour le cardinal abrite dans son décor baroque les joyaux de la collection, du Moyen Âge au XXe siècle. Sans oublier pour finir, la salle ovale, spectaculaire bibliothèque et ses 20 000 livres, ce qui n'est rien au regard des 40 millions d'ouvrages conservés par la BNF. Issu du passé royal, fréquenté jusque-là par des chercheurs pointus et des étudiants, le site Richelieu vient de mettre résolument un pied dans le XXIe siècle. Nouvelle entrée, nouvel escalier, nouveau musée, nouveau jardin, parties patrimoniales ouvertes pour la première fois aux visiteurs, la BNF affiche sa volonté d’être ouvert sur l’extérieur, un lieu de visite avec ce passionnant musée autant qu’un centre de lecture.

Un voyage à travers les superbes collections de la BNF Richelieu
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Un univers onirique, sensuel, ludique, ambivalent et mystérieux

Publié le par Michel Monsay

Un univers onirique, sensuel, ludique, ambivalent et mystérieux

La Bibliothèque nationale de France a mis en lumière le travail de Françoise Pétrovitch, à travers une exposition, qui vient de se finir, dédiée à son œuvre graphique et imprimée. A 58 ans, cette figure majeure de la scène artistique contemporaine est exposée dans les musées, centres d’art et galeries du monde entier (Manille, Hong Kong, Palerme, Kiev, Hambourg, Gand, Belgrade, Monaco, Salzbourg, Daejeon, Jakarta, Chodorowicz, Maastricht, Reykjavík, Berlin, New York, Paris, Bruxelles…). Depuis ses premières gravures à la fin des années 1980 jusqu’aux recherches les plus récentes, l’œuvre protéiforme de Françoise Pétrovitch questionne avec autant de subtilité que d’acuité l’univers de l’enfance et de l’adolescence, la féminité ou encore l’intimité. Naviguant entre intériorité et extériorité, inquiétude et légèreté, force et fragilité, l’artiste interroge les façons d’être au monde. Son trait singulier sillonne l’entre-deux et raconte la dualité des existences. La BnF a présenté une centaine de pièces emblématiques de son œuvre graphique : estampes, livres d’artistes, dessins et croquis, de formats et de techniques variés. Aux côtés du dessin, de la sculpture, de la céramique et de la peinture, l’estampe constitue un espace de recherche essentiel dans la pratique de Françoise Pétrovitch. Dotée d’une folle inventivité, ses œuvres, souvent délicates, donnent à voir aussi bien des adolescent(e)s dans des poses modernes, figures fragiles et interrogatives à peine esquissées sur le grain du papier, qu’un monde plus enchanté fait d’animaux et de visions oniriques. Cette belle exposition a permis de découvrir une artiste à l'univers singulier entre angoisse et merveilleux, dans lequel cohabitent humour et gravité, force et vulnérabilité à travers des cadrages audacieux, mais aussi une subtilité des couleurs et des transparences.

Un univers onirique, sensuel, ludique, ambivalent et mystérieux
Un univers onirique, sensuel, ludique, ambivalent et mystérieux
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Impressionnante plongée dans l'univers de Proust

Publié le par Michel Monsay

Impressionnante plongée dans l'univers de Proust

À l’occasion du centième anniversaire de la mort de Marcel Proust, vient de se finir à la Bibliothèque nationale de France, Marcel Proust, la fabrique de l'œuvre, une exposition conçue comme une véritable traversée d'À la recherche du temps perdu. Conduisant le visiteur à travers les étapes de la composition du roman, elle raconte la fabrique de l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature à travers près de 370 documents, – manuscrits, tableaux, photographies, objets, costumes –, issus de l’exceptionnel fonds Proust de la Bibliothèque et d’autres collections publiques ou privées. Cette exposition, avec ses très nombreux manuscrits et leur légendaire lot d’ajouts à n’en plus finir, a pu montrer l’envergure du travail, le geste ou plutôt les gestes de l’écrivain, qui multipliait les brouillons, les essais, les expériences d’une même phrase, d’un même passage, faisant de La Recherche une sorte de monstre tentaculaire. Ou en tout cas un organisme mouvant, toujours vivant, puisqu’au fond jamais vraiment fini, toujours en cours de réécriture perpétuelle. Proust vivait dans un labyrinthe de papiers, avec autour de son lit, des masses de feuilles et de carnets… Il retrouvait pourtant sans mal tel ou tel passage écrit des années auparavant. Cette passionnante exposition comportait de très beaux tableaux de Van Dongen, Berthe Morisot, Renoir, Monet,... et le fameux portrait de Proust par Jacques-Emile Blanche, mais aussi des dessins et des photos qui offrent des respirations bienvenues, autant qu’elles éclairent l’époque, la biographie de l’écrivain et ses inspirations. Le parcours de l'exposition était à l’image d'A la recherche du temps perdu, sinueux, labyrinthique, zigzaguant entre la vie et la fiction. Reprenant l’ordre des volumes, la présentation permettait, salle par salle de voir se déployer avec clarté l’arc narratif de La Recherche, pour en repérer ses principales articulations, remonter à la source de ses épisodes emblématiques, et au final rendre vivante la construction d'une œuvre aprmi les plus importantes de la littérature mondiale.

Impressionnante plongée dans l'univers de Proust
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