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Quintessence d’une époque

Publié le par michelmonsay

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La musique de la fin des années 1960 et début des années 70 a souvent inspiré de nombreux artistes, mais rarement un musicien l’avait aussi bien intégrée à son univers en élaborant des compositions d’une fabuleuse richesse. Pour son deuxième album, ce californien de 38 ans mêle très habilement folk, pop psychédélique, country-rock, jazz, soul en s’inspirant de Pink Floyd, Grateful Dead, Bob Dylan, Crosby, Stills, Nash and Young. Le résultat est bluffant, comme si Jonathan Wilson avait réussi à capter le meilleur de ces musiques et de ces artistes, pour les sublimer en réinventant ce son qui nous paraît si familier, et que l’on redécouvre sous la patte de ce musicien multi-instrumentiste et génial magicien de studio d’enregistrement. Entouré de nombreux invités comme justement Crosby et Nash ou l’un des membres du groupe Wilco, et accompagné de ces musiciens, Jonathan Wilson a écrit, composé, produit, enregistré, mixé les treize morceaux de ce superbe album tout en y jouant guitare, piano, batterie, basse, claviers et percussions. Même dans sa voix, on retrouve les intonations de ses illustres prédécesseurs, tantôt voilée tantôt aérienne elle participe pleinement au miracle de cet épatant voyage dans le temps que ce surdoué a concocté. Chaque morceau est une aventure enivrante, il est composé souvent de plusieurs mouvements comme dans la musique classique, avec des changements de rythmes et d’atmosphères musicales impressionnants de virtuosité et de fluidité. Les multiples sensations que l’on ressent à l’écoute de cette « fanfare », sont à la mesure de la profusion et de la créativité qui emplissent cet album indispensable aux remarquables mélodies.

 

Jonathan Wilson – Fanfare – Pias Cooperative – 1 CD : 13,99 €.

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Un envoûtement de chaque instant

Publié le par michelmonsay

 anna-calvi-one-breath

 

Deux ans et demi après un premier disque qui avait enthousiasmé la presse, le public et un grand nombre de célèbres musiciens, Anna Calvi était forcément attendu au tournant du deuxième album. Ceux qui s’étaient imprégnés de ses premières compositions et avaient constaté l’immense talent de cette artiste sur scène, n’étaient pas très inquiets. Effectivement à l’écoute de ces 11 nouvelles chansons, la jeune anglaise de 33 ans confirme tout le bien que l’on pensait d’elle et plus encore. Sa grande culture musicale se ressent plus dans ce nouvel album où elle explore de nouveaux horizons avec des chœurs, des cordes, des claviers, des percussions et passe allègrement d’un rock puissant qui pourrait rappeler The Kills ou Patti Smith  à des morceaux où se croisent musique classique, contemporaine, voire des rythmes africains. Cette richesse incroyable accompagne merveilleusement la guitare virtuose d’Anna Calvi, qu’elle module magistralement d’une chanson à l’autre, agressive par moments, mélodieuse le plus souvent, inventive toujours. Quant à sa voix, elle nous avait déjà éblouis dans le premier album, sur celui-ci non seulement elle nous montre à nouveau ses qualités uniques, sa puissance, tout en étant plus nuancée, sachant autant être envoûtante que fragile. Certains morceaux sont d’une beauté sidérante à la fois dans la ligne mélodique et dans la force émotionnelle du chant et de l’interprétation, on est transpercé dans certains, transportés dans d’autres, voire bouleversés aux larmes. Cette jeune femme discrète dans la vie qui se révèle complètement dans sa musique, nous livre un cadeau inoubliable avec cet album ambitieux et d’une grande créativité.

 

 Anna Calvi – One breath – Domino records – 1 CD : 15,99 €.

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Un rock riche et mélodieux

Publié le par michelmonsay

Arctic-Monkeys-AM

Beaucoup de grands noms de la musique rock sortaient un nouvel album en cette rentrée, mais force est de constater qu’il y a de nombreuses déceptions à l’arrivée. A croire qu’il est difficile de savoir se renouveler, d’avoir l’exigence de faire évoluer sa musique vers de nouveaux horizons sans pour autant se perdre. Un groupe l’a pleinement réussi et il n’est pas étonnant de s’apercevoir qu’il s’agit des Arctic Monkeys, peut-être le meilleur groupe rock actuel. Les quatre jeunes anglais de Sheffield installés dorénavant à Los Angeles en sont déjà à leur 5ème disque en 8 ans, et Alex Turner leur leader a même enregistré une musique de film et un magnifique album avec « The Last shadow puppets », groupe qu’il a créé en parallèle. Ce surdoué de 27 ans qui est auteur compositeur et chanteur des Arctic Monkeys, se nourrit de musiques très différentes et cela se ressent dans ce nouvel album, qui propose un rock dans tous ses états allant de rythmiques puissantes, à des sons plus groove et soul, voire des ballades d’une délicieuse suavité où les guitares sont bien présentes. Alex Turner incorpore judicieusement toutes ces influences au style du groupe sans se renier, permettant ainsi à ses compositions de proposer de nouvelles couleurs. Outre cette richesse musicale, l’autre atout est bien évidemment la superbe voix si reconnaissable du leader des Arctic Monkeys. Tantôt rock tantôt crooner ou les deux à la fois avec toujours un phrasé et des intonations bien à lui, sa voix sur les douze morceaux de ce superbe album donne souvent des frissons. En conservant leur sens inné de la mélodie, Alex Turner et ses camarades nous offre une collection de pépites innovantes et inspirées qui contribuent merveilleusement au renouvellement de la musique rock.

 

 Arctic Monkeys – AM – Domino records – 1 CD : 14,99 €.

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Sensualité des mots, de la voix et de la musique

Publié le par michelmonsay

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A l’image d’Olivia Ruiz, qui elle aussi a fréquenté les plateaux de Star academy, Elodie Frégé, dix ans après sa victoire, est à des années lumière de cette téléréalité et de sa musique formatée. Sa rencontre avec Benjamin Biolay pour l’écriture de son deuxième album en 2006 a révélé sa vraie personnalité, lui a donné une confiance en ses talents d’auteur, et a modifié sa manière de chanter, plus sur le souffle, la sensualité, en tout cas loin des voix poussées et sans âme de la Star Ac’. A 31 ans, pour son quatrième album, elle s’affirme définitivement comme une artiste à part entière en écrivant la quasi-totalité des textes et quatre musiques avec un talent que l’on ne lui connaissait pas. Le disque a été enregistré en partie à Miami avec des musiciens cubains et brésiliens mais aussi à Paris notamment avec Marc Collin, le leader du groupe Nouvelle Vague, qui signe également les arrangements. Toutes ses collaborations donnent une couleur latine aux 11 morceaux de l’album où se développe une délicieuse pop teintée de bossa nova, de tango et d’ambiances rétros. Outre ses chansons charnelles, espiègles, gourmandes, la ravissante et malicieuse chanteuse reprend remarquablement une petite merveille signée Gainsbourg « La fille qui fait tchic ti tchic » et « Tu veux ou tu veux pas ? » chantée préalablement par Marcel Zanini ou Brigitte Bardot. Peut-on parler d’une certaine maturité chez Elodie Frégé, qui lui aurait permis de laisser tomber cette mélancolie dont elle se fardait pour une exquise légèreté ? En tout cas, on sent un personnage plus complexe qu’il n’y paraît, que l’on aura un grand plaisir à suivre à présent, et qui pour aujourd’hui nous offre un album à déguster sans retenue.

 

Elodie Frégé – Amuse bouches – Mercury – 1 CD : 16,99 €.

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Sublime mélancolie

Publié le par michelmonsay

 The-National-Trouble-Will-Find-Me

Douze ans d’existence et six albums pour cette formation new-yorkaise originaire de Cincinnati considérée comme l’un des plus grands groupes actuels, notamment par Barack Obama mais aussi par la critique internationale et un public de plus en plus large. Lorsque l’on découvre The National, on est tout de suite fasciné par la voix unique du chanteur, envoutante, profonde, grave et poignante. Il faut dire que dans le domaine du rock, on est plus habitué à des voix aigües voire suraigües qu’à ce genre de voix de baryton devenant même basse par moments, qui vous transperce et vous émeut dès la première note. Outre le pouvoir du chanteur à nous bouleverser, ce sixième album est aussi une très belle réussite musicale tout au long de treize morceaux d’un rock médium jamais agressif qui parfois s’accélère ou ralentit, et au final nous rend assez rapidement addictifs. Le groupe composé de deux fois deux frères et du fameux chanteur Matt Berninger, s’est ouvert à de nombreux artistes et instrumentistes de différents horizons, qui contribuent à enrichir l’univers musical de The National et leur permet de se renouveler. Instruments à vent, à cordes, claviers de toutes sortes, boites à rythmes et autres voix viennent se mêler magistralement à ceux habituels d’une formation rock au son de mélodies obsédantes. Loin d’une musique commerciale et stéréotypée qui inondent les radios et télévisions, lorsqu’ils en passent, ce disque aux ambiances assez sombres qui de ci de là s’allège un peu au fil de magnifiques compositions, est l’œuvre de vrais artistes exigeants qui rappellent on ne peut mieux ce qu’est l’essence de la musique rock indépendante.

 

 The National – Trouble will find me – 4AD Beggars group – 1 CD : 11,99 €.

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Quand l’art de Benjamin Biolay fait éclore une nouvelle Vanessa

Publié le par michelmonsay

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Dès les premières paroles de son 6ème album, on est stupéfait par la dimension que Vanessa Paradis est en train de prendre avec cette collection de nouvelles chansons. Incontestablement son meilleur disque, sans rien enlever pour autant à ces précédents mentors et compositeurs qu’ont été Serge Gainsbourg, Lenny Kravitz et Mathieu Chédid. La chanteuse trouve à 40 ans un merveilleux écrin pour exprimer les différentes facettes de sa sensibilité avec une voix plus grave et émouvante. Projetée sur le devant de la scène dès l’âge de 14 ans, même si elle a essuyé des critiques notamment au début, Vanessa a su merveilleusement gérer sa carrière en s’attirant toujours de sacrées pointures musicales qui se sentaient inspirées par sa personnalité attachante, et parallèlement en ayant un public sans cesse croissant. Elle franchit aujourd’hui une nouvelle étape qui la consacre définitivement comme une artiste interprète de grande qualité. Le responsable de cette formidable réussite n’est autre que l’un des tous meilleurs auteurs-compositeurs actuels, Benjamin Biolay, qui a signé 7 des 20 titres de l’album qu’il a également réalisé et arrangé admirablement. En plus de lui apporter son univers musical d’une grande richesse où les cordes croisent toujours avec bonheur des instruments plus électriques, mais aussi des textes très bien sentis aux paroles ciselées et poétiques, on sent que Benjamin Biolay a également orienté son interprète dans sa manière de chanter, et il est clair que la voix de Vanessa n’a jamais été aussi belle. Plusieurs artistes talentueux ont écrit les autres morceaux de l’album, notamment Mathieu Boogaerts et l’anglais Carl Barât qui chante un superbe duo avec Vanessa. Ces 20 chansons d’amour qui naviguent d’une pop élégante à des ballades nostalgiques très touchantes en passant par quelques surprises chaloupées, seront assurément l’une des plus belles surprises de l’année à l’heure des bilans.

 

 Vanessa Paradis – Love songs – Barclay – 2 CD : 17,99 €.

 

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Paroles et musique d’une élégance rare

Publié le par michelmonsay

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Après une expérience au sein d’un groupe évoluant dans un univers rock, Amandine Maissiat jeune artiste de 30 ans, a délaissé la guitare pour le piano et ouvrir ainsi de nouveaux horizons plus proches de sa personnalité. Ce premier album solo propose une pop aérienne et raffinée d’où sont absentes guitare et basse. L’architecture musicale est construite autour d’un piano, d’une batterie, de claviers électroniques et autres boites à rythme, donnant l’impression que rien ne manque. Ce choix original lui permet de se créer une empreinte bien à elle, même si l’on peut penser à diverses influences en écoutant ces rythmiques envoûtantes. Sa voix délicate, touchante, feutrée, sensuelle, si elle évoque parfois Françoise Hardy, voire Zazie ou Mylène Farmer, n’en a pas moins un timbre particulier qu’elle fait évoluer avec beaucoup de grâce entre le grave et les aigus. Qu’il accompagne uniquement la voix ou qu’il se mêle à une orchestration plus fournie, le piano, très présent tout au long des 10 titres de l’album, procure par sa fluidité et sa partition exigeante, un grand bonheur auditif. Auteure, compositrice, interprète, Maissiat a écrit à la fois de très belles mélodies assez sombres, adoucies par sa voix frémissante, mais aussi des paroles poétiques très inspirées, où chaque mot intime ou évocateur d’un ailleurs est toujours bien choisi. Ce disque d’une concision rare, à la fois bouleversant et enthousiasmant, nous fait presque regretter qu’il ne soit pas plus long, mais le plaisir d’avoir découvert une nouvelle grande artiste de la chanson française, l’emporte largement.

 

 Maissiat – Tropiques – Wagram music – 1 CD : 13,99 €. 

 

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Un choc à ne manquer sous aucun prétexte

Publié le par michelmonsay

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Il est incontestablement la sensation musicale de ce début d’année. À près de 33 ans, cet artiste israélien en est pourtant à son quatrième album, mais le premier sans le groupe avec lequel il jouait auparavant. Ce nouvel enregistrement est une merveille qui prend aux tripes dès les premières notes, et surtout dès que l’on entend la voix d’Asaf Avidan, une voix tellement incroyable que l’on se demande si c’est un homme ou une femme qui chante. Une voix déchirante, celle d’un écorché revenu de nombreux traumatismes dont un cancer du système lymphatique et une douloureuse séparation avec son premier amour. En l’écoutant, on pense à Eartha Kitt, Amy Winehouse, Janis Joplin et d’autres, mais cette voix possède une singularité propre qui nous bouleverse quelque soit le tempo. L’univers musical d’une très belle richesse sur une base de pop électronique, prend des couleurs différentes selon les 11 morceaux que composent l’album allant du trip-hop, à la soul, au jazz, au folk et avec de temps en temps quelques effluves orientales. Ecrit et chanté en anglais, cet album est aussi entièrement composé par Asaf Avidan qui y joue de la guitare, du piano, des claviers électroniques et qui est accompagné d’un musicien également multi-instrumentiste. A eux deux, ils nous proposent une partition hypnotique qui pourrait se suffire à elle-même par sa qualité, mais cette voix capable de nous émouvoir instantanément qu’elle soit murmurée ou poussée vers une intensité peu commune, fait de cet album un moment unique d’une grande beauté que l’on n’est pas prêt d’oublier.

 

Asaf Avidan – Different pulses – Polydor – 1 CD : 12,99 €.

 

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Bienvenue dans la cour des grandes

Publié le par michelmonsay

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Voilà un parcours pour le moins original, commencé lors de la première édition de la Star Academy en 2001, dont Olivia Ruiz s’est très vite démarquée et dont elle est aujourd’hui à des années lumière, et poursuivit avec trois albums qui ont reçu un bel accueil et quatre Victoires de la musique dont deux en tant que meilleur artiste interprète. Fille du Sud au tempérament bouillonnant, originaire d’un village près de Carcassonne, elle revient sur le devant de la scène avec un 4ème disque de toute beauté, indéniablement son meilleur, qu’elle a écrit et composé pour la 1ère fois entièrement seule. A tout juste 33 ans cette artiste piquante atteint une forme de plénitude. Nourrie de ses précédentes collaborations, comme celle de Dionysos dont on reconnaît par moments des restes d’influence, elle s’est créée son propre univers dans un mélange de genres très réussi. Ses racines espagnoles mêlées à son séjour à Cuba où elle est partie seule plusieurs semaines se ressourcer, imprègnent cet album coloré où pop onirique, tango, cabaret fiévreux, rock, ballades douces et enflammées s’enchaînent à travers 12 morceaux à la douce mélancolie. Sa très jolie voix qui a pris une belle assurance au fil des années, se fait mutine, vibrante, exquise, veloutée, émouvante sur une chanson en espagnol avec son père et son frère, ou laissant apparaître une certaine gouaille rappelant délicieusement les chanteuses d’autrefois. Les textes d’une belle qualité aux mots bien sentis sous une couleur plutôt sombre, laissent échapper des teintes plus nuancées allant du calme à la tempête. Après Cuba, Olivia Ruiz est partie à Los Angeles peaufiner et enregistrer son album, avec des musiciens et un producteur américain qui ont indéniablement apporté une nouvelle dimension à sa musique. Cette artiste déjà surprenante jusqu’à aujourd’hui l’est encore plus avec ce disque enthousiasmant qui montre toute l’étendue de son talent.

 

 Olivia Ruiz – Le calme et la tempête – Polydor – 1 CD : 15,99 €.

 

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Quelle transformation !

Publié le par michelmonsay

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S’il s’agit de son 6ème album, il est clair que Raphaël a négocié il y a deux ans avec l’excellent « Pacific 231 », un virage à angle droit qui l’a complètement détourné de l’image d’un chanteur sympa mais un peu fade. Il confirme aujourd’hui à 37 ans, un talent qui a eu besoin d’atteindre une certaine maturité pour s’exprimer pleinement. Encore moins commercial que le précédent, ce disque explore des univers sombres, mystérieux, urbains, qui fascinent, tant par les textes directs et sans fard que par les musiques tantôt heurtées tantôt aériennes. On sent plusieurs influences dans les chansons de Raphaël, principalement Gérard Manset et Christophe, mais ce qu’il propose est loin d’être une pâle copie de ses illustres prédécesseurs, il s’est créé un monde à lui sans contraintes ni limites. Cet album est enregistré avec un ami musicien et producteur dans un appartement, pour ne pas avoir un résultat trop lisse comme en studio, les deux comparses jouant tous les instruments. Synthétiseurs et  ordinateurs ont la part belle dans cette odyssée musicale inventive, organique, à base de pop électronique glissant par moments vers le rock, faite de ruptures et d’émouvantes ballades. Peuplée de superbes ambiances assez différentes les unes des autres mais d’où ressort une énergie brute même sur des tempos lents, ce disque qui parle d’amour, de la ville, bouscule, surprend, laisse un goût de soufre mais nous rend très vite dépendant. La voix du chanteur se fait plus grave comme si elle se mettait au diapason du nouveau Raphaël, qui avec les 10 morceaux de ce nouvel album entre définitivement dans la cour des grands auteurs compositeurs interprètes français.

 

 Raphaël – Super-welter – EMI – 1 CD : 14,99 €. 

 

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