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Conseil musical

Publié le par Michel Monsay

Conseil musical

Cette artiste suédoise de 54 ans qui vit à Londres, belle-fille du trompettiste de jazz Don Cherry et soeur d'Eagle-Eye Cherry, n'a jamais choisi la facilité. Préférant la liberté d'une carrière menée à sa guise sans répondre aux sirènes de la célébrité, elle propose depuis 30 ans une musique qui lui ressemble. A l'écoute de son nouvel album, on ne peut que s'en réjouir tant Neneh Cherry nous touche par ce subtil mélange de trip hop, folk et jazz aux accents électroniques. Sa voix chaude, légèrement éraillée chante merveilleusement les désillusions de notre époque. Sans colère mais avec détermination et humilité, ses textes engagés auscultent entre autres la problématique des migrants, des armes, de la violence, des promesses politiques non tenues, et aborde intimement sa vie de femme. Sans faire de bruit, Neneh Cherry continue à son rythme de créer une oeuvre originale et précieuse, dont cet album est certainement l'un des plus beaux fleurons. Tantôt hypnotique, aérienne, tantôt plus soutenue, sa musique apporte de la beauté, de la douceur, de l'énergie, et sous la patte d'un musicien producteur londonien réputé pour sa texture électronique, elle prend une dimension qui nous fait totalement chavirer.

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Conseil Musical

Publié le par Michel Monsay

Conseil Musical

Quel bonheur d'être allé écouter hier soir l'immense pianiste de jazz Steve Kuhn au Sunside, il se produit également ce soir et je conseille très vivement à ceux qui sont à Paris de réserver leur soirée. Comme il l'a toujours fait tout au long de sa longue carrière il joue en formation trio, avec un très bon contrebassiste, Aidan O'Donnell, et un batteur de génie, Billy Drummond, dont les solos époustouflants et les accompagnements toujours différents à chaque morceau et d'une virtuosité sans égal élèvent cet instrument à son plus haut niveau. A 80 ans, Steve Kuhn garde un toucher, un swing, une musicalité qui forcent l'admiration, et l'on sent que cet homme discret s'épanouit pleinement lorsqu'il s'assied à son piano pour laisser ses doigts enchanter le clavier. Pour ceux qui n'auront pas la chance d'assister au concert, l'album Wisteria paru en 2012 donne toute l'étendue du talent de cet artiste new-yorkais qui a joué avec les plus grandes légendes du jazz et qui s'inscrit magistralement dans la veine de Bill Evans.

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Conseil musical

Publié le par Michel Monsay

Conseil musical

Pour ceux qui n'ont pas eu le plaisir d'aller écouter Sophie Hunger à la Cigale lundi dernier, il vous reste deux solutions : Prendre le TGV pour aller la voir à Lille dimanche ou acheter son excellent dernier album. A 35 ans, l'artiste suisse qui vit désormais à Berlin nous étonne une nouvelle fois en intégrant de la musique électronique dans son univers déjà riche en composantes, entre la pop, le rock, le jazz et le folk qu'elle mêle très judicieusement. Cette mue est une vraie réussite tant cette auteure-compositeur-interprète a su apprivoiser les synthétiseurs et autres boites à rythme sur des tempos rapides ou plus vaporeux, pour nous offrir une superbe collection de chansons qui nous envoûte autant que ses albums "1983" paru en 2010 ou "The danger of light" en 2012. Elle confirme un talent assez rare dans la musique actuelle, qui est plutôt cloisonnée, en s'aventurant régulièrement dans de nouvelles directions. On retrouve avec bonheur sa superbe voix, si reconnaissable, expressive, fragile puis assurée, qu'elle pousse vers les aigus ou dont elle module la puissance pour aller vers plus de sensibilité. Chanté principalement en anglais, cet album à la fois personnel, politique et féministe, est une merveille dont il serait dommage de se priver.

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Conseil musical

Publié le par Michel Monsay

Conseil musical

Après le très beau récital qu'il a donné ce dimanche dans le cadre des "Solistes à Bagatelle", l'excellent pianiste François-Frédéric Guy se produira à nouveau le 4 octobre au théâtre des Champs-Elysées, pour jouer cette fois un concerto de Mozart et un de Brahms avec l'orchestre de chambre de Paris, qu'il dirigera de son piano. 

Pour ceux qui n'auront pas le bonheur d'aller l'écouter en concert, je vous conseille vivement son meilleur enregistrement à ce jour, paru en 2006, trois sonates de Beethoven, son compositeur de prédilection, dont il est aujourd'hui l'un des plus grands spécialistes et a d'ailleurs enregistré l'intégrale des 32 sonates et 5 concertos pour pianos.

On pourra apprécier sur cet album comprenant la sonate dite "Pathétique", celle intitulée "Hammerklavier" et la n°19 opus 49, l'interprétation émouvante, expressive de François-Frédéric Guy, sa maîtrise de l'instrument qu'il fait palpiter sous ses doigts et sa parfaite compréhension de la musique du maître allemand. Du grand piano.

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Quand la musique n’a pas de frontières

Publié le par michelmonsay

En hommage à Rachid Taha, cet artiste que j'aimais tant, mort cette semaine à l'âge de 59 ans, voici la chronique de son dernier album sorti en 2013.

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Dans le domaine de la pop-rock orientale, il y a Rachid Taha et les autres, tant cet artiste a merveilleusement réussi depuis 30 ans à mêler comme nul autre les sonorités envoutantes de l’Orient, à celles plus électriques de la musique anglo-saxonne avec souvent une petite touche française. A 54 ans pour son neuvième album solo, il nous régale une nouvelle fois d’une collection de 11 morceaux à l’éclectisme savoureux, allant d’une ballade langoureuse dans le style d'Elvis Presley, à un rock endiablé ou un blues, mais aussi un hommage à la diva égyptienne Oum Kalthoum, et un tango reggae que n’auraient pas renié les Clash. D’ailleurs Rachid Taha se paie le luxe d’avoir Mick Jones sur trois morceaux, le guitariste et deuxième chanteur du groupe légendaire anglais, dont nous retrouvons la voix et les riffs avec bonheur. Un autre plaisir traverse l’ensemble du disque, lorsque le luth arabe rencontre une guitare au son country ou plus rock, et quand les percussions orientales répondent à la rythmique basse et batterie. Auteur compositeur interprète, Rachid Taha s’est entouré de très bons musiciens et quelques invités talentueux, notamment une chanteuse de jazz et une autre de raï, pour donner forme à la miraculeuse alchimie de son univers. Artiste rebelle qui a toujours eu son franc-parler, ses chansons en arabe, en anglais et en français sont empreintes de liberté, de poésie et s’érigent contre toute forme d’intolérance. Ce superbe album qui procure toute une palette d’émotions, tend des passerelles entre Orient et Occident au travers d’un délicieux métissage musical entraînant et ensorcelant.

Rachid Taha – Zoom – Naïve – 1 CD : 13,99 €.

 

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Conseils musicaux

Publié le par Michel Monsay

Conseils musicaux
Conseils musicaux

Vues la semaine dernière en concert, les pianistes Ramona Horvath et Lise de la Salle, toutes deux excellentes chacune dans son domaine, s'écoutent également en disque qu'elles ont enregistré récemment.

La première, avec son quartet composé d'un très bon batteur, d'un contrebassiste et d'un saxophoniste qui l'accompagnent merveilleusement dans un jazz mélodique où Ramona Horvath peut laisser libre cours à son jeu délié et passionné. Les solos s'enchaînent naturellement mettant en exergue le talent respectif des quatre musiciens sur des compositions de Jerome Kern, Duke Ellington, Cole Porter mais aussi de Ramona Horvath, qui démontre de belle manière sa créativité.

La seconde, avec le violoncelliste Christian-Pierre la Marca où les deux instruments dialoguent dans un enchantement de notes qui célèbrent la relation musicale entre Paris et Moscou, de Gabriel Fauré à Rachmaninov. La sonate pour piano et violoncelle de ce dernier est un chef-d'oeuvre du répertoire que Lise de la Salle et son partenaire interprètent autant avec virtuosité que délicatesse. Leur entente est parfaite, ils ont la même sensibilité et se rejoignent dans le très beau romantisme de ces compositeurs en nous offrant un voyage inoubliable.

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Conseil musical

Publié le par Michel Monsay

Conseil musical

Pour son deuxième album, cet excellent groupe français, peut-être le meilleur aujourd'hui, était très attendu après un magnifique premier enregistrement paru fin 2015. Chose assez rare, le deuxième est tout aussi bon, la qualité des textes est toujours d'une poésie flamboyante, le chanteur auteur, à la voix fascinante et reconnaissable entre toutes, interprète les 13 titres avec sensualité et lyrisme, quant à la partition musicale entre rock, psychédélisme et cordes plus classiques, c'est une totale réussite à l'image de cet album indispensable.

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Un miracle d’émotion

Publié le par Michel Monsay

Un miracle d’émotion

Dès les premières secondes de ce magnifique album, on est frappé par la sublime voix de ce chanteur néozélandais de 27 ans. Dans ce deuxième enregistrement, il s’éloigne quelque peu de la tendance country du premier, pour nous offrir onze pépites inspirées de sa douloureuse rupture avec la chanteuse Aldous Harding. Là où tant d’artistes se sont perdus dans la mièvrerie ou ont ressassés les mêmes clichés, Marlon Williams éclabousse de son talent le mystère et la fragilité de l’amour avec une infinie délicatesse. Qu’il s’accompagne à la guitare, au piano ou que d’autres instruments, notamment des cordes, viennent magnifier l’ensemble, sa voix de crooner intemporel nous bouleverse littéralement, à la fois chaude, mélancolique et profonde. De formation classique dans sa jeunesse, il a aussi fait partie de la chorale de la cathédrale de Christchurch jusqu’à 20 ans avant de se consacrer à d’autres horizons. Cette voix, dont il varie l’intensité avec une maîtrise stupéfiante, est certainement l’une des plus belles que l’on puisse écouter aujourd’hui. Au-delà de son organe virtuose, il a composé un écrin musical mêlant judicieusement folk, country, soul, rock à travers des mélodies envoûtantes. D’origine maorie, cet artiste néozélandais vivant dans un petit port près de Christchurch a choisi de prendre un peu de distance pour enregistrer cet album en sortant de sa zone de confort, et il l’a fait avec un producteur californien connu notamment pour son travail avec Devendra Banhart. On l’aura compris, le résultat est une pure merveille, assurément le meilleur disque de ce début d’année, où une fois de plus un artiste, quel que soit son domaine, atteint des sommets à la suite d’un choc émotionnel, qu’il retranscrit ici par sa musique pour nous en livrer un inoubliable.

 

Marlon Williams - Make way for love - Dead oceans / Pias - 1 CD : 12,99 €.

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La rencontre de deux grands artistes

Publié le par Michel Monsay

La rencontre de deux grands artistes

Pour la troisième fois, Mavis Staples a fait appel à l’excellent Jeff Tweedy, le chanteur et guitariste du groupe Wilco, pour produire son nouvel album et cette fois pour également l’écrire et le composer. Grande dame de la soul, la chanteuse américaine de 78 ans se voit offrir un écrin pour poser sa très belle voix chaude, grave et rageuse. Celle qui a côtoyé Martin Luther King dans les années 1960 a toujours été active dans le combat pour les droits civiques, d’autant plus aujourd’hui dans l’Amérique de Trump. Sur les 10 merveilleuses chansons que Jeff Tweedy a écrites, on y retrouve les courants musicaux naturels de Mavis Staples, la soul, le gospel, le blues, mais il emmène aussi la chanteuse vers des rythmes funk, rock ou folk. Cette osmose parfaite entre générations et univers musicaux différents se traduit aussi dans les textes, où les deux artistes ont voulu s’exprimer sur les fractures qui divisent leur pays. Ayant commencé sa carrière en famille avec les Staples singers, cette chanteuse de Chicago s’est trouvée en quelque sorte une nouvelle famille avec le leader de ce groupe originaire de la même ville, qui lui permet d’exprimer un talent que l’on déguste avec un grand bonheur.

 

Mavis Staples - If all I was was black - Anti - 1 CD : 14,99 €.

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Le disque incontournable de cette fin d’année

Publié le par Michel Monsay

Le disque incontournable de cette fin d’année

Son dernier album en date sorti il y a 4 ans, « Les chansons de l’innocence retrouvée », nous avait tellement emballés que c’est avec une réelle excitation que le nouveau était attendu. Une nouvelle fois, Etienne Daho à près de 62 ans nous offre une superbe collection de chansons, plus rock que par le passé, assumant ici un univers musical qui l’a toujours fasciné mais auquel il n’a jamais vraiment osé se frotter. Il n’abandonne pas pour autant les ambiances pop qui le définissent et ont fait son succès, leur apportant une touche de psychédélisme envoûtant sur des envolées qui trouvent leur inspiration dans les années 1960-70. La poésie vénéneuse de ses très beaux textes alterne une certaine légèreté face aux dangers de notre époque, ou à cette éternelle quête d’amour qu’il chante depuis plus de 35 ans. Cependant, plusieurs des 12 morceaux du disque sont imprégnés d’événements dramatiques, comme sa péritonite qui a failli lui couter la vie, la mort de sa sœur, les attentats terroristes ou la guerre dans le monde. Enregistré à Londres où il vit en partie, ce magnifique album qu’il chante de sa voix douce si reconnaissable est à la fois un acte de résistance, d’espoir, un voyage musical d’une grande richesse qui nous fascine de bout en bout et à ne manquer sous aucun prétexte.

 

Etienne Daho - Blitz - Mercury Music - 1 CD : 15,99 €.

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