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chroniques

Federer ou le tennis parfait

Publié le par Michel Monsay

Federer ou le tennis parfait

Difficile de ne pas être triste en pensant que l'on ne verra plus jouer Roger Federer. Il restera avec Rafael Nadal et Novak Djokovic le plus grand joueur de l'histoire, avec en plus une élégance et une aisance inégalées. L'homme qui a tiré sa révérence jeudi, avec 20 titres du Grand Chelem en poche, 103 tournois remportés ou encore 310 semaines passées comme numéro un mondial, est une légende absolue du tennis. Mais Roger Federer aura également, depuis son avènement en 2003 jusqu'à ce 15 septembre, dépassé les frontières de son sport comme aucun autre tennisman avant lui. Il est d'ailleurs considéré comme l'un des plus grands sportifs de tous les temps. Raquette en main, Roger Federer a généré une fascination et une attraction naturelle du public. Par son élégance, sa technique et une forme de grâce doublée d'une incroyable légèreté, il a ouvert des portes dans lesquelles le tennis ne s'était encore jamais engouffré. A la manière d'un Michael Jordan, qui a donné une autre dimension au basketball durant les années 90. « Il a un service parfait, une volée parfaite, un coup droit plus que parfait, un revers parfait (à une main) ; il est très rapide. Tout est parfait chez lui. » Cette description du jeu « parfait » de Roger Federer, c’est son grand rival et ami Rafael Nadal qui l’a faite. Federer avait tout les attributs du champion idéal, dont avant tout un jeu à nul autre pareil, esthétique, offensif, enthousiasmant par les risques qu’il comportait. Heureusement, l’avènement de Carlos Alcaraz il y a quelques jours nous met un peu de baume au cœur.

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Le maître de la Nouvelle vague s'en est allé

Publié le par Michel Monsay

Le maître de la Nouvelle vague s'en est allé

Cinéaste qui aura laissé une empreinte indélébile dans l'histoire du cinéma, dandy mélancolique, agitateur révolutionnaire, artisan vidéaste ou provocateur misanthrope, Jean-Luc Godard était tout cela. Mort à 91 ans en ayant eu recours à l'assistance au suicide, suite à de nombreuses pathologies invalidantes, Jean-Luc Godard restera à jamais le réalisateur d' "A bout de souffle". Sorti en mars 1960, le film est un coup de tonnerre sans équivalent, y compris dans la carrière de son auteur. Surprise fulgurante, coup de génie, succès public et critique immédiat, choc et influence esthétiques pour nombre de futurs cinéastes, ce titre est classé, encore aujourd’hui, dans la courte liste des films qui ont changé l’histoire du cinéma. On peut y ajouter également "Le mépris" et "Pierrot le fou", deux autres œuvres majeures, qui témoignent d'une formidable modernité, liberté, énergie, et humour aussi. Ces films avancent à toute allure, sans s’excuser de rien, en prenant un maximum de risques, imposant leur singularité et leur audace. Au-delà de ces trois chefs-d'œuvre, Jean-Luc Godard a tourné une centaine de films, des longs métrages de cinéma, certains fascinants, d'autres plus complexes, avant-gardistes, mais aussi des vidéos, support dont il a été l'un des précurseurs. Son dernier acte, de liberté, pour mettre fin à ses jours, est à l'image de sa vie. Le voici ci-dessous photographié par William Klein, dont nous déplorions hier le décès, et croqué par l'irrésistible Coco. Puis une petite vidéo très bien faite qui résume originalement sa carrière.

Le maître de la Nouvelle vague s'en est allé
Le maître de la Nouvelle vague s'en est allé

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Il aura brisé les codes de la photographie

Publié le par Michel Monsay

Il aura brisé les codes de la photographie

Le photographe américain William Klein est mort samedi à 96 ans à Paris, où il avait élu domicile depuis 1946. Pour l'anecdote, né deux jours avant la Reine d'Angleterre, il est mort deux jours après elle. Également documentariste, peintre, cinéaste et graphiste, il a inventé un art de l’uppercut photographique, un langage radical et pugnace. Une fois de plus Libération nous offre une superbe Une avec cette photo impressionnante et un titre bien trouvé. William Klein a donné un coup de fouet décisif à la photographie, inventant un style moderne, urbain et dynamique. Avant lui, la photographie était timide, avec lui, elle est devenue brutale, insolente et rentre-dedans. Il a été un pionnier de la photographie de rue, et a aussi beaucoup travaillé pour la mode en étant l'un des premiers à faire sortir les mannquins des studios, milieu dont il se moque dans son film "Qui êtes-vous Polly Maggoo". Cet artiste protéiforme a effectivement réalisé plusieurs films de fiction et des documentaires, dont l'excellent  "Muhammad Ali The Greatest". On lui doit aussi la superbe pochette de l'album "Love on the beat" de Serge Gainsbourg.

Il aura brisé les codes de la photographie
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Le nouveau génie du tennis

Publié le par Michel Monsay

Le nouveau génie du tennis

En s'imposant à l'US Open, Carlos Alcaraz fait coup double, il devient le plus jeune numéro 1 mondial de l'histoire du tennis, et remporte à 19 ans son premier tournoi du Grand Chelem en ayant montré tout au long du tournoi un niveau de jeu exceptionnel. Légèrement diminué en finale par trois matches en cinq sets lors des tours précédents, il a su trouver les ressources nécessaires pour battre l'excellent Casper Ruud grâce à un mental incroyable pour son jeune âge, une science du jeu hors du commun, une présence physique impressionnante et des coups qui font se lever tout un stade. Merci à ce jeune roi du tennis pour le plaisir qu'il nous procure à chacun de ses matches, et ce n'est que le début de son règne. Longue vie au roi ...

Le nouveau génie du tennis
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La beauté et la grâce d'une estampe japonaise

Publié le par Michel Monsay

La beauté et la grâce d'une estampe japonaise

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Quand Madonna nous procurait des émotions

Publié le par Michel Monsay

Quand Madonna nous procurait des émotions

A l'occasion des quarante ans de carrière de Madonna, sort une anthologie et tous ses albums sont réédités, mais cela fait près de 20 ans que la Madone de la pop planétaire ne nous émeut plus. La dernière fois c'était la magnifique "American life" en 2003. Chanson mal-aimée parce que trop déroutante pour les fans,  Madonna poursuivait sa collaboration avec Mirwais, entamée sur Music. Électro dépouillée et sons acoustiques. Une fois de plus, une première version du clip (fustigeant l’intervention américaine en Irak) a volé la vedette à la chanson. Celle-ci vaut pourtant le détour, alternant les voix et les humeurs, débutant a cappella, puis scandée façon R’n’B, purement lyrique au refrain (sublimant son ambiguïté), s’énervant plus loin en rap (le morceau fut samplé par Missy Elliott). Depuis Material Girl, Madonna n’a cessé de mettre à jour son rapport tumultueux au rêve américain, qu'elle critique ici ouvertement. Dans un autre genre et tout aussi réussie, "Frozen" en 1998, où sa voix, pure comme jamais, plane sur un lit de cordes délicatement secoué par des syncopes de percussions et quelques échos venus du dub. La production d’orfèvre signée William Orbit provoque la rencontre entre musique classique et électronique, ponctuée d’ondulations orientales.

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Un classique indémodable

Publié le par Michel Monsay

Un classique indémodable

32 ans après sa création, ce tube des Cure n'a pas pris une ride et la voix du chanteur Robert Smith n'a pas bougé, chose assez rare. En 2006, "Just Like Heaven" a servi de réveille-matin aux astronautes en orbite à bord de la navette spatiale Discovery. " Que l’on prenne cette chanson ou une autre, The Cure fait partie des rares groupes que l’on peut identifier dans la seconde. Parce qu’au même titre que les Beatles ou Pink Floyd, The Cure a inventé un son, une façon bien à eux d’utiliser des instruments que tout le monde avait pourtant à sa disposition. Comme une guitare-basse, tenue ici par Simon Gallup. Chez The Cure, la basse n’est pas un détail dans le décor. Elle est en gros-plan presque tout le temps, comme dans ce morceau où elle démarre avec la batterie, puis arrivent des synthétiseurs pour ajouter innocence et fantastique et évidemment la guitare. Revoyons pour le plaisir cette très belle version de 2019 au Hyde Park de Londres de la chanson qui fut le générique de l'une des meilleures émissions musicales de la télévision française, Les enfants du rock.

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L'élégance humaniste, la poésie, la mélancolie et l'humour d'un grand dessinateur

Publié le par Michel Monsay

L'élégance humaniste, la poésie, la mélancolie et l'humour d'un grand dessinateur
L'élégance humaniste, la poésie, la mélancolie et l'humour d'un grand dessinateur

Sempé, illustrateur de génie devenu patrimoine national, croquant l’air du temps avec délicatesse et simplicité, le dessinateur minutieux des petits riens et du décalage est mort ce jeudi 11 août à 89 ans.

L'élégance humaniste, la poésie, la mélancolie et l'humour d'un grand dessinateur
L'élégance humaniste, la poésie, la mélancolie et l'humour d'un grand dessinateur
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Enfin un hommage national

Publié le par Michel Monsay

Enfin un hommage national
Enfin un hommage national

Ce mardi 9 août 2022, pour la première fois la France commémorait l’attentat de la rue des Rosiers, 40 ans après, avec la présence du Garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti. pour mémoire, le 9 août 1982, un commando attaquait le restaurant casher «Jo Goldenberg», en plein quartier juif de Paris, rue des Rosiers. Il est 13h15 ce 9 août. Une cinquantaine de personnes sont présentes dans le restaurant, situé dans une petite rue très passante du vieux quartier juif de Paris, dans le IVe arrondissement. Un commando de trois à cinq hommes arrive rue des Rosiers, en deux groupes. Le premier groupe jette une grenade en direction du restaurant. Le second pénètre dans l’établissement et ouvre le feu avec des pistolets-mitrailleurs «WZ-63» de fabrication polonaise. Quelques instants plus tard, les assaillants remontent en courant la rue des Rosiers. Ils tirent sur des passants affolés, qui cherchent désespérément un refuge et courent en tous sens en hurlant. Des corps ensanglantés gisent sur les trottoirs et la chaussée. Au total cette attaque, qui aura duré trois minutes durant lesquelles 70 coups de feu ont été tirés, fait six morts et vingt-deux blessés. En France, où l’on a encore en mémoire l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic (quatre morts le 3 octobre 1980), le choc est immense. Le président François Mitterrand interrompt ses vacances dans le Sud-Ouest et assiste le soir même du drame à un office organisé dans la synagogue de la rue Pavée, toute proche de la rue des Rosiers. Il sera conspué par une centaine de manifestants. Le restaurant baptisé du nom de son propriétaire, Jo Goldenberg, lieu emblématique de la vie communautaire juive parisienne, devient un symbole du terrorisme antisémite international. L’une des victimes dont la jambe a été pulvérisée confie : « Un hommage national, c’est bien et vous m’en voyez ravi. Mais il est temps que mon pays, la France, et son gouvernement, prenne ses responsabilités, afin que tous ceux qui ont participé à cet odieux attentat, puissent comparaître devant un juge ». Seul l’un des suspects se trouve actuellement sur le sol français. Incarcéré, il attend son procès après avoir été extradé en 2020 par la Norvège. Les trois autres suspects sont eux en Jordanie et en Cisjordanie mais aucune extradition vers le territoire hexagonal n’est à l’ordre du jour.

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Disparition d'un grand créateur

Publié le par Michel Monsay

Disparition d'un grand créateur

Formé aux Beaux-Arts de Tokyo, Issey Miyake arrive à Paris en 1965 pour travailler dans les maisons de haute couture. Il va révolutionner la mode en recherchant l’épure et en passant maître de l’art du plissé. Le couturier japonais vient de s'éteindre à l'âge de 84 ans. Liberté, fluidité et plissé caractérisent ses créations avec des silhouettes amples et souples, et des vêtements tout en légèreté. Deux ans après la disparition du génial Kenzo Takada, avec lequel il était ami, l'autre grand nom japonais de la mode quitte la scène. C’était un homme de concept, qui se différenciait des autres créateurs par son approche à la fois ultra géométrique et libre, fluide et mathématique, graphique et fonctionnaliste. Une ligne qu’il a réussi à maintenir durant toute sa carrière, ce qui est un fait rare dans la mode. Né à Hiroshima en 1938, Issey Miyake a 7 ans lorsque la bombe atomique s’abat à 3 kilomètres de son école. Sa mère décède trois ans plus tard des séquelles dues aux radiations. Lui réchappe d’une maladie osseuse à l’âge de 10 ans. Il a longtemps cru, comme nombre de rescapés, mourir avant 30 ans. Une angoisse de mort que celui dont le prénom signifie « une vie » en japonais a dès lors transformée en incroyable moteur. « Je ne me servirai pas de la bombe atomique comme excuse », expliquait-il au quotidien japonais Yomiuri Shinbun dans l’une de ses rares interviews. Après avoir travaillé avec Hubert de Givenchy et Guy Laroche, il partage sa vie entre Paris, New-York et Tokyo et crée sa propre marque au début des années 1970. Résistant contre vents et marées au tourbillon des tendances, il privilégie à partir de 1976 la coupe à plat, à la manière du kimono traditionnel nippon. Puis viendront les plissés, qu’il introduit progressivement dans son travail, grâce à de multiples innovations techniques. Ils deviendront sa marque de fabrique, et plus encore à partir de 1993 avec sa ligne Pleats Please, au succès retentissant. Ses pièces, tout en plis, se démocratisent de par le monde, alors que le milieu de la mode, corseté par les diktats, est encore bien trop fermé à la diversité des formes. À l’origine destinées à habiller les danseurs du ballet de Francfort, elles s’adaptent à tous les corps sans distinction de taille, véritable appel d’air pour celles et ceux qui les portent. Optimisme et insouciance, le maître du plissé faisait de ces deux vertus son mantra. A la fois une somme impressionnante de liberté, de fantaisie, d'originalité, d'audace, de technologie, de tradition et une magnifique union et fusion entre est et ouest, Issey Miyake restera dans l'histoire de la mode un des plus grands créateurs. L'importance de ses créations demeure à (re)découvrir.

Disparition d'un grand créateur
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