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chroniques

On a tous en nous quelque chose de Belmondo

Publié le par Michel Monsay

On a tous en nous quelque chose de Belmondo
On a tous en nous quelque chose de Belmondo

Une part de nous s'en est allé hier ! Quels que soient nos goûts, il y a forcément au moins un film dans lequel cette immense star du cinéma français nous a touché, fait rire, ou impressionné par ses cascades hallucinantes. Pour le plaisir, revoyons-le dans deux de ses films les plus marquants :

A voir en complément cet extrait de "Bouillon de culture" ici

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Anne Hidalgo demande aux cyclistes de ne pas dépasser les automobilistes pour éviter de les humilier

Publié le par Michel Monsay

Anne Hidalgo demande aux cyclistes de ne pas dépasser les automobilistes pour éviter de les humilier

Petit article très drôle du Gorafi, à lire ici

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Sommet pour la biodiversité : qui y croit ?

Publié le par Michel Monsay

Sommet pour la biodiversité : qui y croit ?

On fonce vers l’extinction de la vie sur Terre et on nous vante un « sommet pour limiter le désastre », voir « neuf jours pour sauver la vie sauvage » ? Qui peut croire qu’un énième barnum sur le climat ou sur la biodiversité peut inverser le cours de la débâcle environnementale ? Le congrès d’une « Union internationale pour la conservation de la nature » s’ouvre donc à Marseille. À lire les vagues propositions françaises – des « motions » pour la préservation des mammifères marins ou des vieilles forêts d’Europe – et les déclarations d’une secrétaire d’État à la biodiversité qui veut envoyer des « signaux forts » tout en rappelant, bien sûr, qu’« il y a le temps des acteurs économiques » et qu’« on ne peut pas renverser le modèle du jour au lendemain », on comprendra que le temps des vœux pieux se porte bien. Les 90 mesures du Plan biodiversité de 2018 étant surtout incitatives, c’est le contraire qui s'est produit : Des dizaines de projets d’extensions de zones commerciales et aéroports, un chèque en blanc accordé aux pratiques détruisant la biodiversité, comme la réintroduction en 2020 des pesticides néonicotinoïdes, alors que leur interdiction avait été prévue par la loi. Même quand le gouvernement prévoit de consacrer un (piteux) 0,25 % du plan de relance à la biodiversité, bien plus de moyens sont consacrés à un modèle qui la détruit partout en France. Un récent rapport de l’ONU chiffrait l’investissement nécessaire pour sauver cette planète à 3 % du PIB mondial ; on en est à 0,10 %. Pendant ce temps, la biodiversité du quotidien disparaît sous nos yeux, à une vitesse vertigineuse. Les espèces qui s’éteignent font des adieux trop discrets pour être entendus. Quant aux arbres, ils ne feront du bruit que quand ils nous tomberont dessus. Arrêtons-nous un moment devant un de ces gigantesques champs de maïs qui prolifèrent en France, destinés à l’alimentation animale. Écoutons le silence de ce champ. Aucune chance d’y entendre la moindre mésange ni le moindre chardonneret, les insectes ne sont pas là non plus, et n’allons pas inspecter le sous-sol, pas de risque d’y trouver un ver de terre. Le glyphosate fait son boulot. « La vie sauvage » a disparu. On ne peut pas « renverser le modèle du jour au lendemain », n’est-ce pas ? Si, on peut. En refusant ce que deux chercheurs allemands appellent « le mode de vie impérial ». En réfléchissant à chacun de nos actes de consommation. En s’engageant et en choisissant des représentants politiques qui pensent que, oui, on peut. Malheureusement il n'y en a pas tant que ça dans la longue liste de prétendants à la Présidentielle. Tant qu'il y aura des sommets comme celui-ci sans véritable contrainte pour changer les pratiques, on assistera impuissant à l’effondrement de la biodiversité et à la poursuite du dérèglement climatique.

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Ecœurant cette cupidité et ce puritanisme, triste époque

Publié le par Michel Monsay

 

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Deux grandes dames

Publié le par Michel Monsay

La première, joliment dessinée à l'occasion de son entrée au Panthéon et la seconde, en interview touchante en 2005 ici

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De battre son cœur s'est arrêté

Publié le par Michel Monsay

De battre son cœur s'est arrêté

Le batteur du plus grand groupe de l'histoire du rock est mort hier à 80 ans. Né en 1941 dans un milieu prolétaire, Charlie Watts l’inamovible batteur des Rolling Stones, présent depuis les tout débuts du groupe, incarnait son aspect le plus aristocrate en même temps que le plus humble. Ce détachement et cette simplicité lui avait permis de gagner le respect de tous et de nouer un lien particulier avec le public, qui lui réservait toujours les applaudissements les plus fournis à la fin des concerts. Réservé, un peu hautain, Charlie, qui n’était quand même pas l’ami de Jagger et Richards pour rien, savait aussi cultiver son mystère – pourquoi évoluer dans le rock quand il semble vous inspirer un tel dédain ? – et ne pas se prendre au sérieux. Merveilleux homme, anglais jusqu’au bout des ongles et d’une distinction que rien, jamais, ne sut entamer. Si les Stones sont si grands, si uniques, c’est qu’ils ont défini un son, une imagerie et un espace-temps à eux, sexy, vulgaire, primitif, pas intello pour deux sous, mais tellement jouissif. Derrière son visage peu expressif, son flegme et son refus de toute provocation, Charlie Watts était le moteur du grand bruit. Son style explosif, il déclarait l’avoir hérité de sa toute petite enfance, quand le blitzkrieg sévissait et que ses nerfs tressautaient à mesure que les bombes tombaient sur Londres. Du jazz, il retint aussi l’idée de swing, un swing étrange, bancal, le plus souvent un peu en avance sur le temps et indissociable du jeu de Keith Richards, guitariste à l’ego chatouilleux qui, depuis 60 ans, n’a pourtant cessé de rendre hommage à celui qu’il considérait comme le plus grand batteur de tous les temps. Les coups de semonce de Satisfaction, c'est lui. Tout comme les roulements trépidants de Get off my cloud, la frappe cinglante de Paint it black ou le rythme syncopé de Miss You. Il était aussi l’un des rares batteurs de rock à jouer en pratiquant la tenue de baguette en prise traditionnelle, celle du tambour militaire, pour sa main gauche, qui marque la frappe sur la caisse claire, la baguette repose sur la paume, assez commune aux musiciens de jazz. Charlie Watts a vécu de l'intérieur une folle épopée, avec son lot de drames, de tournées géantes et d'hystérie collective, sur fond de sexe, drogues et rock'n'roll. Une existence aux antipodes des aspirations de cet homme qui exerçait, jusqu'à sa rencontre en 1962 avec Brian Jones, la paisible profession de dessinateur publicitaire. Après 60 ans de carrière, Charlie Watts ne sera pas de la prochaine tournée des Rolling Stones, et ça va faire drôle de voir évoluer le groupe sans son batteur légendaire à l'élégance et la discrétion uniques.

Deux vidéos pour le revoir :

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Le manque d'ambition de la France

Publié le par Michel Monsay

Le manque d'ambition de la France

La loi Climat a été adoptée avant-hier par l’Assemblée nationale et le Sénat. Un texte qui, parce qu’il est le fruit de mille renoncements et compromis, ne permettra jamais d’atteindre les objectifs que la France s’est fixés. Un comble, alors même que l’Union européenne affiche une bien plus grande ambition. Le 14 juillet dernier, la Commission européenne entamait ce qui restera peut-être dans l’histoire comme sa révolution verte. Ce jour-là, elle dévoilait une douzaine de propositions destinées à réduire les émissions de CO2 de 55 % d’ici à 2030 et à atteindre la neutralité carbone en 2050. Un Green Deal européen composé de mesures volontaristes comme la fin des voitures diesel et essence en 2035, la création d’une taxe sur le kérosène dans l’aérien et le maritime, la création d’une taxe carbone aux frontières de l’UE, ou l’objectif d’atteindre 40 % d’énergies renouvelables d’ici 2050. L’Europe se pose ainsi à l’avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique avec un projet dont on peut discuter certains aspects (notamment la création d’un marché carbone pour les carburants et le chauffage, qui risque de toucher les ménages les plus modestes), mais ni l’ambition ni la finalité. Le Haut Conseil pour le climat, une instance indépendante, et le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, ont émis de sérieux doutes quant à la capacité de l’a France de respecter les engagements pris lors de l’accord de Paris de 2015. Le Conseil d’Etat lui a laissé neuf mois pour prendre « toutes les mesures utiles ». L’Etat est menacé d’une astreinte de 10 millions d’euros par semestre s’il n’en fait pas davantage dans la lutte contre la pollution de l’air. Le Gouvernement avait l'occasion, en reprenant vraiment les propositions de la Convention citoyenne pour le climat, seules 13 des 149 propositions ont été reprises à l'identique, de remettre la France sur la bonne voie, mais malheureusement une fois de plus les lobbies l'ont emporté sur l'urgence climatique. Chaque jour, chaque année, nous détériorons un peu plus notre planète, et nous en subissons les conséquences : pics de chaleur, pandémies, effondrement de la biodiversité… Pourtant, nos dirigeants s’entêtent dans la poursuite d’une croissance illimitée, alors même que la nature nous rappelle cruellement, souvent au prix de nos propres vies, que tout à une fin. Le réchauffement climatique a de beaux jours devant lui. L’Agence internationale de l’énergie a annoncé ce mardi 20 juillet que les émissions mondiales de CO2, source première du réchauffement, devraient atteindre un niveau jamais vu d’ici 2023 et continuer de croître par la suite, au vu des trop faibles moyens consacrés aux énergies propres par les plans de relance liés au Covid. Le grand texte écolo du quinquennat était censé « tracer un nouveau chemin » (Emmanuel Macron) vers un avenir plus vert pour la France, il n’est tragiquement pas à la hauteur des enjeux alors que l’accélération du dérèglement climatique et la violence de ses effets (voir les 50° au Canada et les inondations en Europe) imposent pourtant d’en finir avec les demi-mesures et les lois édulcorées. Mesdames, messieurs les candidats à la Présidentielle, il faut une fois pour toutes faire de la transition écologique la base de toute politique publique, sans laisser quiconque sur le bord de la route.

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L'artiste de la mémoire

Publié le par Michel Monsay

L'artiste de la mémoire

Christian Boltanski vient de mourir, il avait 76 ans. En l’apprenant est venue à l’esprit la célèbre réplique de Jacques Prévert que Françoise Rosay serine à Michel Simon dans Drôle de drame, le film de Marcel Carné : « À force d’écrire des choses horribles, les choses horribles finissent par arriver. » Car le plasticien ne cessait dans ses installations de mettre en scène la mort, de jouer avec elle. On attribue cette obsession mortifère à son père, médecin d’origine juive, qui dut se cacher dans la cave durant l’Occupation allemande. Boltanski, né en septembre 1944 à Paris, est baptisé et élevé dans la religion catholique de sa mère corse mais le père, laïc, lui transmet sa culture ashkénaze. Tout au long de sa carrière, l’angoisse et le hasard deviennent le sujet central de ses installations : vêtements entassés, photographies d’enfants, portraits de familles nazies, lits d’hôpitaux, lumières blêmes, enregistrements de cœurs humains et sa vie elle-même sans cesse filmée. Pourtant, malgré leurs thèmes peu réjouissants, malgré leur mélancolie, les installations de Boltanski possèdent une justesse extraordinaire qui les rend attachantes. Leur mise en espace, souvent sans concession, colle parfaitement aux obsessions. Les lumières, la disposition de chaque objet, le choix de ces objets (la célèbre boîte à gâteaux secs en fer-blanc) et leur matière, tout est parfaitement calculé, composé de telle sorte que, dans ses expositions, à la vision dramatique succédaient toujours une facétie, une légèreté, une pointe d’humour permettant de se détendre et suscitant parfois un sourire. Car Christian Boltanski avait de l’humour, aussi. Il était reconnu comme l’un des principaux artistes contemporains français, à la fois plasticien, photographe, sculpteur et cinéaste. Le Centre Pompidou lui avait consacré une grande et belle exposition fin 2019, dont voici quelques photos que j'avais prises.

L'artiste de la mémoire
L'artiste de la mémoire
L'artiste de la mémoire
L'artiste de la mémoire
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L'artiste de la mémoire
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Perspectives réjouissantes ...

Publié le par Michel Monsay

Perspectives réjouissantes ...

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La classe de Gisèle Halimi

Publié le par Michel Monsay

La classe de Gisèle Halimi

Dans cet extrait d'émission qui date de 1974, Gisèle Halimi, questionnée sur ses origines par une abrutie, reste digne et renvoie cette réactionnaire raciste à sa bêtise, et évoque la torture en Algérie.

C'est à voir ici

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