Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Un peu de fraîcheur dans le port de Rhodes

Publié le par michelmonsay

Rhodes-539.jpg

Publié dans Photos

Partager cet article
Repost0

Baiser parisien

Publié le par michelmonsay

Mouvement-124.jpg

Publié dans Photos

Partager cet article
Repost0

Sur les chemins du Lubéron

Publié le par michelmonsay

Luberon-316.jpg

Publié dans Photos

Partager cet article
Repost0

Et au milieu serpente une route

Publié le par michelmonsay

Fuerteventura-200.jpg

Publié dans Photos

Partager cet article
Repost0

Si Versailles m’était conté … par son jardinier

Publié le par michelmonsay

Alain-Baraton-009.JPG

 

A près de 56 ans, Alain Baraton règne sur les 850 ha des domaines de Trianon, du grand parc du château de Versailles et de Marly en tant que jardinier en chef depuis plus de 30 ans. Ses écrits qui se vendent très bien, ses chroniques sur France Inter toujours très appréciées depuis 10 ans, son esprit libre et son approche écologique du jardinage ont contribué à faire évoluer l’image du jardinier et à dépoussiérer celle de Versailles.

 

Parmi les nombreux événements qui émaillent l’année Le Nôtre, l’exposition au Grand Trianon sur les fleurs du Roi est l’occasion de découvrir des vélins du XVIIe siècle et des parterres qu’a concoctés Alain Baraton, similaires à ceux qui étaient présentés à Louis XIV. Réfractaire à la course en avant de ses prédécesseurs qui étaient toujours à la recherche de nouvelles variétés de fleurs, avec des coloris plus vifs ou une durée de floraison plus longue, il innove en réintroduisant  des fleurs d’époque qui avaient disparu. Amoureux de longue date des arbres, le célèbre jardinier après six années de recherches va sortir début octobre un livre intitulé « La haine de l’arbre » où il accuse nos dirigeants de ne pas gérer les arbres comme ils le devaient, et a bien l’intention de s’engager dans ce combat : « Les vieux arbres en France ne bénéficient d’aucune protection, ils ont beau être classés remarquables, la loi ne les protège pas et l’on n’hésite pas à les sacrifier pour des projets urbains ou autres. J’ai un profond respect pour les arbres, ils atteignent des dimensions incroyables, sont capables de vivre jusqu’à plus de 9000 ans comme cet épicéa à la frontière entre la Suède et la Norvège, et ce sont eux qui m’ont donné la vocation. »

 

Un jardin extraordinaire

Pour Alain Baraton, un jardin doit être avant tout un lieu de vie ne subissant pas un entretien trop poussé, notamment sur les pelouses pour que l’on puisse s’y détendre. C’est aussi pour lui une caricature de la nature. Avec 150 personnes en moyenne sous ses ordres sur les 850 ha du domaine, qui est planté de 350 000 arbres, bordé de 18 500 arbres d’alignement et garni d’un million de fleurs, face à ces chiffres impressionnants, le jardinier de Versailles organise ses journées comme un chef d’orchestre qui doit veiller à ce que toutes les activités, touristiques et ses 10 millions de visiteurs par an dans les jardins, événementielles, officielles avec la résidence de la Lanterne, puissent cohabiter avec les différents travaux jardiniers. Il se revendique avant tout comme un homme de terrain, les réunions l’ennuient, et comme il habite dans le parc, ses journées, dont il assure qu’il n’y en a pas deux qui se ressemblent,  commencent et se terminent en s’y promenant autant pour le plaisir que pour identifier ce qui ne va pas. Même si sa préférence va vers l’aspect champêtre que l’on trouve au fond du domaine, il aime la diversité de Versailles avec son jardin à la française qu’il considère comme un musée de plein air symbolisant le pouvoir, et son jardin paysager donnant l’illusion d’être entouré d’une nature luxuriante.

 

Une personnalité bien affirmée

Depuis qu’il a la charge des jardins de Versailles, Alain Baraton a réussi à imposer sa patte faite d’originalité et de fantaisie : « Avant, les pelouses du hameau de la Reine étaient tondues régulièrement, ce n’était plus un jardin, c’était un golf. Aujourd’hui, c’est un endroit où l’on a envie de se perdre, j’y ai restauré l’esprit champêtre, qui contraste avec le reste du parc. Dans l’ensemble du domaine, j’ai remplacé les massifs de fleurs bas et uniformes composés des sempiternels bégonias, en recréant des massifs volumineux et colorés. Nous ne mettons plus une seule goutte d’insecticide et nous n’avons pas plus de problème qu’avant. J’ai supprimé tous les panneaux « pelouse interdite », là où ce n’était pas justifié. Le pique-nique y est interdit mais on ferme les yeux. Mon métier est encore plus beau, si je permets à des familles le week-end de passer des moments agréables. » Sa renommée a dépassé nos frontières, puisqu’il a prodigué ses conseils en Chine et aujourd’hui il le fait au Japon. Il s’occupe également du domaine de Marly, qui a été rattaché en 2009 à celui de Versailles.

Au-delà de tout ce qu’il a pu mettre en œuvre sur le terrain, Alain Baraton se différencie de ses collègues par son esprit libre et son besoin de communiquer. Il ne voit pas pourquoi des élus et des pseudos intellectuels auraient le droit de dire tout et n’importe quoi, et de simples jardiniers n’auraient le droit que de se taire. Le manque de considération relatif à son métier le met hors de lui, et il rappelle que Voltaire considérait le jardinier comme le plus noble des métiers.

 

Pouvoir enfin s’exprimer

Contrairement à André Le Nôtre qui n’a laissé aucun écrit, Alain Baraton a ressenti le besoin il y a une dizaine d’années de transmettre ce qu’il avait appris à Versailles, en commençant à écrire des livres. Très vite cela devient une passion, et comme il ne conçoit pas que l’on puisse entretenir un lieu sans être au courant de son histoire, il écoute, se documente, fait des recherches de plus en plus approfondies et enchaîne les livres. Si beaucoup de ses écrits parle des jardins, certains racontent les histoires coquines ou criminelles de Versailles. Ses livres, 15 au total, sont quasiment tous des gros succès, notamment « Le jardinier de Versailles » en 2006, qui est le premier qu’il écrit en qualité d’auteur en s’éloignant du livre de jardinage et où il raconte son itinéraire personnel, la grande et la petite histoire de Versailles d’hier et d’aujourd’hui. On peut citer également « Le dictionnaire amoureux des jardins » paru en 2012.

Ecrire donne aussi une caution intellectuelle au jardinier : « Cela m’a permis de montrer que je n’étais pas plus bête qu’un autre. C’est mon ami Jean-Pierre Coffe qui est le premier à m’avoir publié, et c’’est également lui qui m’a proposé de tenir une chronique sur France Inter. » Tous les samedis et dimanches matins depuis dix ans avec « La main verte » durant l’année et « Jardin d’été » en juillet et août, il devient le jardinier le plus écouté de France avec 3 millions d’auditeurs. Outre sa passion qu’il distille sur un ton assez fantaisiste et enthousiaste, il aborde toutes sortes de sujets qui lui tiennent à cœur et n’hésite pas à dire ce qu’il pense, quitte à être politiquement incorrect. Il a officié également à la télé avec « C’est au programme » sur France 2 aux côtés de Sophie Davant durant deux ans, et avec « Alain l’enchanteur » sur Paris première pendant six mois.

 

Une renaissance à Versailles

La photo, qui était le métier dont rêvait le jeune Alain Baraton, est restée importante dans sa vie. Il aime de temps à autre prendre son appareil et photographier le monde tel qu’il le voit : « Quand j’étais gamin, le monde qui m’entourait ne me plaisait pas, je le trouvais trop violent et il l’est toujours d’ailleurs, trop agressif, trop terne, et avec la photo, il y a cette liberté de pouvoir transformer la vie. »

Ses parents ayant sept enfants et voyant les résultats scolaires assez moyens du jeune homme, qui par ailleurs n’hésite à pas à tondre les pelouses et à faire de menus travaux dans les propriétés voisines à La Celle Saint-Cloud pour se faire de l’argent de poche, l’inscrivent d’office dans un lycée horticole en internat pour trois ans. Au sortir de cette formation, il est engagé pour un job d’été au château de Versailles comme caissier, il sympathise avec le jardinier en chef qui lui propose à la fois de devenir aide-jardinier et un logement dans le domaine de Versailles, il a alors tout juste 19 ans : « Maladroit et timide, je ne trouvais pas ma place dans la société. Je dis souvent que je suis né à Versailles en 1976, j’ai eu le sentiment d’exister dès que j’ai eu ce travail, avant j’étais une ombre parmi les ombres. » Par volonté et par concours, il gravit les échelons en six ans pour être nommé jardinier en chef en 1982.

 

Continuer à vivre sa passion à Versailles

 

L’une de ses plus belles réussites est d’être parvenu à changer l’image du jardinier, et aujourd’hui toute une génération d’apprentis jardiniers se reconnait en lui à la fois pour son esprit libre et sa vision plutôt écologique du métier. Quant à son pire souvenir, il s’agit bien évidemment de la tempête de décembre 1999 avec 18 500 arbres à terre dont certains immenses et très anciens. Lui, dont l’arbre préféré est le chêne et la fleur la pivoine, a son petit jardin attenant à sa maison dans le parc de Versailles où il aime y cultiver quelques légumes. Le meilleur moment de sa journée est celui où il quitte son bureau le soir, part se promener dans le parc lorsque le public est parti : « J’ai le sentiment d’être comme un metteur en scène, la pièce vient d’être jouée, le rideau est tombé et finalement c’était une belle journée. Si jamais elle ne l’a pas été, je me rassure en me disant qu’elle le sera demain. Ce qui n’est pas bon va le devenir et ce qui est bon va le rester. »

Publié dans Portraits

Partager cet article
Repost0

Une fragile alchimie

Publié le par michelmonsay

120X160_Le-Quatuor.jpg


Après un documentaire très remarqué, Watermarks, sur les nageuses d’un club sportif juif à Vienne stoppées en pleine gloire par le nazisme, et que Yaron Zilberman a retrouvées 65 ans plus tard, le réalisateur américain signe un 2ème film qui cette fois prend le chemin de la fiction. Il a eu la très bonne idée pour ce faire d’explorer les arcanes d’un quatuor à cordes imaginaire de renommée internationale, en montrant les difficultés pour les 4 instrumentistes à envisager une œuvre sur la même longueur d’ondes en mettant son ego en retrait, tout en trouvant une sonorité et une interprétation parfaites. Parallèlement, le cinéaste creuse le facteur humain et personnel, où au fil des années se sont tissées amitiés, frustrations refoulées, sacrifices, d’autant que le quatuor existe depuis 25 ans et deux des musiciens sont mariés ensemble. Portés par des acteurs virtuoses, notamment l’un des plus grands, Philip Seymour Hoffman qui montre une nouvelle fois qu’il sait tout jouer, mais aussi Christopher Walken dont c’est l’un des tous meilleurs rôles, le film, tout en étant un merveilleux hymne d’amour à la musique, nous passionne par une intrigue émotionnelle très bien sentie et amenée. Cela commence par l’entrée en scène des 4 musiciens sous les applaudissements du public, et une fois installés on sent dans leurs regards une certaine tension. Avant qu’ils ne commencent à jouer, le réalisateur nous ramène quelques semaines auparavant où lors de la première répétition pour la nouvelle saison, le violoncelliste qui est un peu plus âgé que les autres, s’aperçoit qu’il a un problème pour suivre ses camarades. Après consultation de son médecin et des examens approfondis, on lui diagnostique un début de maladie de Parkinson. Le film s’ingénie à suivre la fissure que provoque ce coup de tonnerre au sein du quatuor, et qui peu à peu se répand sous différentes formes dans un New-York enneigé d’une grande beauté, … mais jusqu’où ira-t’elle ?

 

 

 Le quatuor – Un film de Yaron Zilberman avec Philip Seymour Hoffman, Christopher Walken, Catherine Keener, Mark Ivanir, Imogen Poots, …

Publié dans Films

Partager cet article
Repost0

Une odalisque dans un très bel orientalisme

Publié le par michelmonsay

Barcelone 291

Publié dans Photos

Partager cet article
Repost0

Cuisine 3 étoiles

Publié le par michelmonsay

Eric-Frechon-003.jpg

Publié dans Photos

Partager cet article
Repost0

Ravie ou perplexe de voter ...

Publié le par michelmonsay

C.B.-30.09.10-086.jpg

Publié dans Photos

Partager cet article
Repost0

« A l’horizon de 2030, plus personne ne doit mourir de faim »

Publié le par michelmonsay

Pascal-Canfin-005.JPG

 

Diplômé de Sciences-Po Bordeaux, Pascal Canfin, après avoir été journaliste économique, député européen puis avoir fondé l’ONG Finance Watch, contrepouvoir des lobbys financiers, est depuis plus d’un an Ministre chargé du développement. A près de 39 ans, cet écologiste qui se sent bien là où il est, pousse à ce que l’économie et l’écologie soient de plus en plus imbriquées dans les décisions gouvernementales.

 

En quoi la politique de développement de François Hollande est-elle différente de celle de Nicolas Sarkozy ?

Pascal Canfin - Notre politique de développement doit concilier la lutte contre la pauvreté et la soutenabilité mondiale. Nous prenons les doctrines de l’agence française de développement (AFD), qui est notre principal opérateur, et nous les révisons les unes après les autres. Par exemple dans le domaine énergétique, la priorité a été donnée aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Par ailleurs, plus aucun investissement agricole pour le Sud ne sera financé par l’AFD s’il ne respecte pas une politique de responsabilité sociale et environnementale. Nous avons adopté un principe de zéro déforestation nette et nous ne financerons plus la recherche, l’achat, la promotion ou la multiplication de semences génétiquement modifiées. Autre différence, nous mettons beaucoup plus l’accent sur les enjeux de transparence de notre aide. Nous sommes en rupture avec la Françafique, il n’y a plus de cellule Afrique autonome à l’Elysée ni de Ministère de la coopération, mais à la place un Ministère du développement.

 

L’aide au développement est-elle moins prioritaire du fait de la crise ?

P.C. - Le gouvernement a fait le choix volontariste de ne pas faire supporter les effets de la crise par les plus pauvres dans le monde. Avec notre aide de 9,35 milliards d’euros, qui comporte des prêts et des dons, nous sommes présents dans plus de 100 pays. En 2013, nous avons stabilisé les crédits au développement, en y affectant 10% des revenus de la taxe française sur les transactions financières. Cela va nous permettre par exemple de financer l’accès aux soins de 2 millions d’enfants au Sahel. Nous sommes les premiers au monde à avoir mis en place cette taxe et à y consacrer une part au développement. J’insiste également beaucoup sur la transparence dans un souci d’efficacité de l’aide, de légitimité et de responsabilité vis-à-vis des contribuables français. A titre d’expérience pilote, tous les projets financés par la France pour assurer le développement du Mali seront sur un site Internet, donc consultables à la fois par les maliens et par nos concitoyens, qui pourront vérifier la mise en œuvre des projets. Si cette expérience est concluante, mon ambition est de la généraliser sur l’ensemble de notre aide.

 

Que fait la France pour éviter de nouvelles émeutes de la faim comme en 2008 ?

P.C. - L’action de la France contre la faim dans le monde et pour éviter des ruptures d’approvisionnement est multiple : nous sommes le premier pays au monde à avoir interdit dans notre loi bancaire, la possibilité pour les banques françaises de spéculer sur les matières premières agricoles.  Nous travaillons avec la communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest sur la constitution de stocks de sécurité pour lisser les à-coups. L’objectif est de trouver en Afrique les modalités de production qui permettent d’augmenter les rendements de manière écologiquement soutenable, en intégrant les impacts du changement climatique, qui est la première menace sur la sécurité alimentaire. La France soutient activement l’engagement de la communauté internationale pour qu’à l’horizon 2030, plus personne ne meurt de faim.

 

Quel bilan tirer de l’intervention française au Mali ?

P.C. – Sur le plan militaire, nous avons réussi à restaurer l’intégrité de l’ensemble du territoire malien. Nous étions les seuls à pouvoir intervenir, nous avons pris nos responsabilités. Nous sommes intervenus à la demande des autorités maliennes, et avons eu le soutien de  l’ensemble de la communauté internationale sur le plan politique, et du peuple malien. Il fallait absolument empêcher les groupes terroristes de prendre le contrôle du Mali. Depuis le début du mois de juillet, une opération de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies a commencé à prendre le relais de la France.

En ce qui concerne le développement, nous avons réussi à mobiliser la communauté internationale lors de la conférence des donateurs de Bruxelles qui a permis de débloquer plus de 3 milliards d’euros pour le développement du Mali et la restauration de ses services publics pendant les deux prochaines années

 

Quelles sont les avancées significatives à l’issue du sommet du G8 ?

P.C. - Depuis le G20 en avril dernier jusqu’au G8 en juin, l’action concertée des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France et de l’Allemagne a permis d’enregistrer des victoires très importantes dans la lutte contre l’évasion fiscale, assurant un échange d’informations fiscales et bancaires entre tous les pays du monde. Au G8 de Londres, il a été décidé de créer un registre des trusts pour savoir qui se cache derrière ces sociétés écrans, afin de ne pas limiter la portée de ces échanges d’informations. L’autre avancée significative de ces derniers mois est l’extension de la transparence dans les industries extractives, comme le pétrole ou le gaz. Nous avons voté en Europe une loi qui oblige les entreprises européennes de ces secteurs à rendre publique l’ensemble des revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles, pour éviter la corruption et le transfert de ces richesses vers des paradis fiscaux. Trop souvent aujourd’hui la population locale ne voit que les inconvénients de ces extractions. Les Etats-Unis font de même, le Canada vient d’annoncer qu’il travaillait à rejoindre ce cadre réglementaire, la prochaine étape est de faire en sorte que le Japon, l’Australie et la Chine se soumettent à cette obligation de transparence.

 

Quel rôle jouent les écologistes au sein de la majorité présidentielle et vous-même au gouvernement ?

P.C. - Nous sommes au gouvernement pour peser sur les orientations, notamment en ce qui concerne la transition énergétique, qui est un levier pour sortir de la crise, et dont les conclusions du grand débat national seront arbitrées à l’automne. Nous plaidons également pour la mise en place d’une fiscalité plus forte sur les pollutions, dès le projet de loi de finances 2014. Il s’agit non pas d’impôt supplémentaire, mais de faire en sorte que notre système fiscal taxe davantage la pollution et moins le travail, ou bien encourage certaines consommations sous forme d’aides ou de crédits d’impôt, et cela à pression fiscale constante. Les pays les plus compétitifs en Europe, comme le Danemark ou la Suède, ont intégré cette contrainte et en ont fait un facteur positif pour l’emploi et l’économie. Le potentiel de création d’emplois en France de la transition écologique est de 600 000 d’ici 2030. Nous souhaitons avec Europe Ecologie Les Verts que le gouvernement prenne davantage en compte la nouvelle donne environnementale. Notre compétitivité de demain résidera dans notre capacité à produire des biens à haute valeur ajoutée écologique, et qui seront moins chers en consommant moins d’énergie. Voilà notre chemin vers la prospérité. Nous poussons pour ne pas rater ce marché-là : A titre d’exemple, les bus ayant les meilleures normes environnementales, que les villes européennes achètent dans le cadre de marchés publics, sont des bus chinois, c’est quand même incroyable.

 

Sur un sujet comme l’Europe qui a divisé les écologistes, comment vous positionnez-vous ?

P.C. - La politique européenne de François Hollande commence à porter ses fruits puisque nous avons obtenu un délai de deux ans sur la réduction du déficit public à moins de 3%. Je considère que le fait d’avoir ratifié le pacte budgétaire européen (TSCG) a permis à la Banque centrale européenne de dire qu’elle interviendrait quoiqu’il arrive pour sauver l’euro, à condition que chaque pays tende vers l’équilibre budgétaire. Le TSCG était la contrepartie demandée entre autres par l’Allemagne ou les Pays Bas, aux mécanismes de transferts financiers vers les pays européens en difficulté. Nous commençons à réorienter l’Europe, même si cela reste insuffisant. Nous devons aller plus vite, je pense notamment à la taxe européenne sur les transactions financières qui n’est toujours pas en place. C’est pour cela, que sur ce sujet comme sur les autres, nous préférons être sur le terrain, à l’intérieur du gouvernement et non en spectateurs, afin de le pousser à être le plus ambitieux possible.

Partager cet article
Repost0