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Inoubliable Cyd Charisse

Publié le par Michel Monsay

Inoubliable Cyd Charisse

Retrouvons dans cette séquence dansée, l'une des plus grandes actrices danseuses de l'histoire du cinéma, si ce n'est la plus grande, dont Fred Astaire disait "Danser une fois avec elle, c'est danser toujours avec elle." Cyd Charisse, que l'on voit ici dans "Sombrero", qui n'est pas son meilleur film mais chaque fois qu'elle dansait quel que soit le film, on était fasciné autant par sa féminité, sa sensualité que par son intelligence du corps et sa technique remarquable, acquise lors de sa formation classique et sa pratique au sein des ballets russes de Monte-Carlo. "Sombrero" a été tourné entre deux chefs-d’œuvre qui ont fait de Cyd Charisse une légende d'Hollywood : "Chantons sous la pluie" où elle est éblouissante dans la séquence "Broadway ballet", et "Tous en scène" où ses duos avec Fred Astaire font partie des sommets de la comédie musicale. On disait d'elle qu'elle avait les plus belles jambes d'Hollywood, elles étaient d'ailleurs assurées 2 millions de dollars, mais outre son génie de la danse, Cyd Charisse était aussi une bonne actrice qui pouvait jouer autre chose que des comédies musicales, il suffit de la voir dans "Traquenard" de Nicolas Ray pour en être persuadé. Quel plaisir de revoir sa silhouette, son charme et son style incomparables dans ce numéro moins connu, où on est totalement sous le charme.

Publié dans Chroniques

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Un chef-d'oeuvre de musique éléctronique

Publié le par Michel Monsay

Un chef-d'oeuvre de musique éléctronique

Sorti en 2012, cet album est une merveille de sons de toutes sortes mêlés dans des compositions harmonieuses et mélancoliques mais traversées par une énergie radieuse. C'est aussi l'album de la consécration pour Erwan Castex alias Rone, qui est acclamé dans le monde entier et considéré comme l'un des artistes les plus doués de la musique électronique. Cela se confirme encore aujourd'hui, Rone étant nommé pour le César de la meilleure musique de film, pour "La nuit venue" dont il a signé la bande originale. Composé à Berlin, où il s'était installé à l'époque et y a vécu plusieurs années, "Tohu bohu" reflète parfaitement l'atmosphère de cette ville où se mélangent calme, effervescence, et qui est un haut lieu de l'électro. Les compositions nous transportent dans une fascinante odyssée à la croisée des mondes et des influences, de la techno à la pop en passant par la musique classique. Des sons d'écoliers, de foule, de chants et rythmes ethniques se fondent à ceux des machines dont Rone tirent des mélodies totalement envoûtantes, délicates, cotonneuses et aériennes, tantôt légères tant plus sombres, qui inspirent la rêverie et le voyage. L'univers solaire de Rone lui vient sans doute de ses études en cinéma, desquelles il conserve une pensée et une écriture qu’il applique volontiers à sa musique, les images ne sont d’ailleurs jamais loin des sons dans son art. Le clip ci-dessous en est un exemple mais l'album entier est parfait de bout en bout, chose assez rare, on y plonge sans retenue tant cette musique nous touche et nous procure un éventail de sensations.

Publié dans Disques

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La peinture animée, de la poésie à l'état pur

Publié le par Michel Monsay

La peinture animée, de la poésie à l'état pur
La peinture animée, de la poésie à l'état pur

Florence Miailhe est une artiste peintre, plasticienne qui réalise des court-métrages animés picturaux, dont l'un deux a obtenu un César et un autre une mention spéciale au Festival de Cannes. C'est comme si des tableaux prenaient vie, d'autant que l'artiste exprime notamment le mouvement et les corps se dévoilant, directement sous la caméra en procédant par recouvrement. Dans la vidéo ci-dessous de 3 minutes, ce sont des extraits de ses films d'où ressort un mélange de poésie, de sensualité, d'humour et d'onirisme. Applaudie, reconnue, primée, familière des spécialistes et des amoureux de l’animation, Florence Miailhe est pourtant méconnue du grand public, voici donc une occasion de découvrir son travail.

Toujours en peinture animée, un autre maître en la matière avec le suisse Georges Schwizgebel, dont le court-métrage "Jeu" évoque l'agitation moderne de notre époque par le biais d'un univers tourbillonnant dont les repères et les formes changent continuellement, sur une magnifique musique de Prokofiev. Métamorphoses permanentes, trompe-l’œil, couleurs vives, d'abord graphiques puis avec des personnages, il n'y a aucune coupure, tout s'enchaîne avec une incroyable fluidité dans un mouvement sans fin, cyclique, labyrinthique, hypnotique, c'est admirablement bien fait. . Florence Miailhe et Georges Schwizgebel, véritables artisans du cinéma d'animation, composent tous deux des ballets de corps et de motifs au rythme de la musique, et c'est renversant.

Publié dans Chroniques

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Encore des promesses non tenues, c'est révoltant !

Publié le par Michel Monsay

Encore des promesses non tenues, c'est révoltant !

Toujours la même chose, les lobbys vont avoir raison de l'ambition née avec la convention sur le climat, il suffit de regarder le projet de loi présenté hier pour se rendre compte du recul par rapport aux 149 propositions, et d'en conclure qu'il ne permettra pas à la France de respecter ses engagements climatiques. Même le Conseil économique, social et environnemental juge les mesures du projet de loi souvent limitées, ou différées, voire soumises à des conditions telles que l’on doute de les voir mises en œuvre à terme rapproché. En écartant sciemment les mesures les plus impactantes de la convention citoyenne, le texte reste symbolique. Comme toujours des belles paroles et lorsqu'il faut agir, on recule face au travail de sape des lobbys des industries polluantes ! Il ne reste plus qu'à espérer que les parlementaires renforceront ce projet de loi qui n'est pas digne de l'urgence climatique, dont chaque jour nous mesurons les conséquences directes et indirectes.

Lire en complément cet article, ici

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Une série bouleversante

Publié le par Michel Monsay

Une série bouleversante

On ne peut que se réjouir du succès rencontré par cette série, à la fois lors de sa diffusion télé mais aussi sur le site et l'application d'Arte où l'on atteint des records de visionnage (12 millions en 10 jours). Preuve que lorsque la qualité et l'exigence sont au rendez-vous, les téléspectateurs en redemandent. Cette série israélienne, dont c'est la vingtième adaptation, Olivier Nakache et Eric Toledano, cinéastes qui transforment tout ce qu'ils touchent en or, "Intouchables", "Le sens de la fête", "Hors normes", ont eu la lumineuse idée de la transposer au lendemain des terribles attentats de novembre 2015. Non seulement cette nouvelle version de ces séances de psychanalyse est une réussite totale, mais en plus elle donne à redécouvrir des acteurs que l'on appréciait auparavant mais qui se mettent ici à nu et nous impressionnent par leur intensité et leur justesse. En premier lieu Reda Kateb, exceptionnel de puissance et de fragilité mélangées, et Mélanie Thierry, bouleversante d'émotion, confirmant tous deux qu'ils font partie des tous meilleurs comédiens français. Il faut ajouter Frédéric Pierrot, épatant d'humanité, d'écoute aux autres et de troubles intérieurs, et la jeune Céleste Brunnquell qui crève l'écran par sa fraîcheur, son désarroi, sa souffrance etson effronterie. Les autres comédiens incarnent aussi avec talent leur personnages en souffrance, grâce notamment à des dialogues très forts qui renvoient à leur propres traumatismes autant qu'à celui très violent du Bataclan. La mise en scène épurée et précise contribue à se focaliser sur la dramaturgie des scènes et des dialogues, et les gros plans sur le visage des comédiens nous fait pénétrer leur intimité, leur vérité et leur émotion. Peut-être que si l'on adhère à ce point à cette série, outre ses qualités évidentes, c'est aussi en rapport à la pandémie que nous traversons depuis près d'un an et nous fragilise chaque jour un peu plus, mais également aux différentes souffrances des cinq patients, qui trouvent en nous un écho ou une compassion. C'est avec une grande tristesse que l'on quitte les personnages à la fin de cette série si différente des autres et si poignante, et le fait de les avoir approchés de si près nous les rend inoubliables.

Pour voir la série, rendez-vous tous les jeudis soir sur Arte ou sur l'application Arte de votre télé ou ici

Publié dans Chroniques

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Une pièce qui mêle subtilement intelligence, émotion et sourire

Publié le par Michel Monsay

Une pièce qui mêle subtilement intelligence, émotion et sourire

Créée en 2017 au Festival off d'Avignon, cette pièce a rencontré dès le début un très beau succès public et critique, avant de se voir définitivement consacrer en remportant 4 Molières qui récompensent son originalité, son humour parfois très noir et cynique, son efficacité, son suspense et sa délicatesse. "Adieu Monsieur Haffmann", parfaitement captée par huit caméras au Théâtre du Châtelet quasiment sans public en juillet 2020, qui aborde l'antisémitisme à Paris en 1942 en pleine occupation allemande par le biais de l'histoire d'un bijoutier juif obligé de se cacher, donne toute ses dimensions intimes et politiques, notamment dans les gros plans sur le visage des comédiens. Parmi eux, Julie Cavanna, lumineuse et sensible, Molière de la révélation féminine, Grégori Baquet tout en retenue, Franck Desmesdt, impressionnant et imprévisible ambassadeur nazi à Paris, Molière du comédien dans un second rôle, tous contribuent à nous replonger dans cette ambiance délétère près de 80 ans en arrière. L'auteur et metteur en scène, Jean-Philippe Daguerre, a souhaité écrire une pièce qui parle d'amour, de courage, de peur, sans complaisance émotionnelle, les situations auxquelles sont confrontées les personnages se suffisant à elles-mêmes, en introduisant le thème de la stérilité masculine dans le contexte particulièrement tourmenté de l'occupation. Ce qu'il en fait et ce qu'il ose, notamment dans la longue scène finale, est saisissant de sarcasme glaçant sur un sujet ô combien délicat, mais Jean-Philippe Daguerre évite tous les pièges et propose un récit empreint d'humanité. En attendant de voir si le film, avec Daniel Auteuil, Gilles Lellouche et Sara Giraudeau, dont la sortie a été repoussée pour cause de Covid, sera à la hauteur de la pièce, dont le découpage et les dialogues ont déjà une rythmique cinématographique, profitons de cette excellente captation.

La pièce est à voir ici

Publié dans replay

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De la joie pour conjurer la tristesse ambiante

Publié le par Michel Monsay

De la joie pour conjurer la tristesse ambiante

Pour présenter les révélations des Césars 2021, la cinéaste Yolande Zauberman a réalisé un très joli clip où elle a souhaité filmer la joie des jeunes comédiens dans une séquence dansée sur la musique orientale de "Douce France" chantée par Rachid Taha. Outre le bonheur infini d'entendre cet artiste que l'on aimait tant et de voir en fond le clip réalisé à l’époque par Cyril Collard, l'euphorie et l'insouciance communicative de ces jeunes gens fait un bien fou. Yolande Zauberman, César du meilleur documentaire l'année dernière pour M, a su capter dans cette ambiance festive l'émotion, l'intensité et la beauté de cette jeunesse rayonnante. Filmés devant l'Institut du monde arabe, ces jeunes actrices et acteurs, qui incarnent le renouveau du cinéma, se livrent sans retenue et nous donnent envie de les voir incarner des rôles sur les écrans des salles qui nous manquent douloureusement.

Publié dans Chroniques

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Ecoeurant et honteux !

Publié le par Michel Monsay

Ecoeurant et honteux !

Complètement dépassé sur le vaccin contre le Covid-19, Sanofi, parallèlement à ce fiasco, supprime des emplois et augmente son dividende pour ses actionnaires, avec un montant total de près de 4 milliards d’euros, à contre-courant de nombre d’entreprises qui ont soit réduit, soit annulé leur dividende en raison de la crise sanitaire. Pourquoi les journaux télévisés voire les émissions n'alertent pas davantage sur cette honte française, ne dénoncent pas la politique cynique de ce géant pharmaceutique, qui en plus bénéficie d'aides de l’État ? En pleine pandémie et malgré ce revers dans la course au vaccin et un bénéfice net de 9 milliards pour 2020, Sanofi va supprimer 1700 emplois en Europe, dont 1000 en France, notamment 364 dans la recherche où des laboratoires seront fermés, ce qui n'est d'ailleurs pas le premier plan social, le dernier en date a moins d'un an, on marche sur la tête ! La santé est un bien commun qui ne doit pas être guidé par les enjeux des marchés financiers, alors que ces géants pharmaceutiques ne cherchent que le profit et la rentabilité des médicaments pour le bien-être de leurs actionnaires au mépris de l'intérêt général. Au-delà de Sanofi, cette crise sanitaire met en évidence l'échec et le déclin de la recherche française, qui récolte aujourd'hui le manque d'ambition et de moyens du pays et de ses gouvernants en la matière, et de ce fait a laissé partir ses plus brillants chercheurs à l'étranger, à l'image d'Emmanuelle Charpentier, Prix Nobel 2020 de chimie. Monsieur Macron, et si vous remplaciez vos belles paroles par des actes pour voir ce que cela fait ...

En complément, lire cet article, ici

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Un documentaire exemplaire à la fois pédagogique et historique

Publié le par Michel Monsay

Un documentaire exemplaire à la fois pédagogique et historique

On a tous en mémoire le traumatisme provoqué par l'attentat terroriste contre Charlie hebdo le 7 janvier 2015, la tristesse infinie, la colère insondable et l'incompréhension face à l'assassinat de Cabu, Wolinski, Charb, Honoré, Tignous, Bernard Maris, Elsa Cayat, Mustapha Ourrad, Franck Brinsolaro, Michel Renaud, Frédéric Boisseau. Ce documentaire forcément émouvant n'est pas militant ni provocateur, il témoigne pour l'Histoire avec mesure et intelligence à la fois sur un journal satirique presque marginal que des fanatiques ont voulu anéantir, sur la liberté d'expression dont Charlie est devenu le symbole, sur la parole très forte des survivants qui s'expriment pour la première fois, sur l'attentat en lui-même, et sur le procès en septembre 2020 des complices présumés des attentats contre Charlie, l'hyper casher et la policière de Montrouge, pour tenter de comprendre ce qui s'est passé. Hugues Nancy, à qui l'on doit déjà de nombreux documentaires de qualité qui apportent un éclairage nouveau permettant un recul sur les événements ou personnalités dont ils sont le sujet, trouve ici le ton juste pour aborder cette page si douloureuse de notre Histoire récente. Il mêle habilement des archives et des témoignages qui mettent en lumière l'irrévérence des dessinateurs envers les pouvoirs autant politiques qu'économiques et envers toutes les religions, et ce dès le premier numéro en 1970. Cette bande de copains ne supportait pas la bêtise et s'en moquait sans limites, en la dénonçant avec une liberté précieuse qui malheureusement leur a valu procès et menaces de mort de la part d'intégristes de tous bords. Le documentaire témoigne également du terrorisme qui a encore frappé au moment du procès,  avec une nouvelle attaque contre les anciens locaux de Charlie, l'horrible assassinat de Samuel Paty et l'attentat à la basilique de Nice. Autre point intéressant mis en exergue dans le film est la responsabilité des uns et des autres face à l'exacerbation de la haine envers Charlie, sentiment que ses dessinateurs ne connaissaient pas, dixit Wolinski au lendemain de la publication de la caricature de Mahomet. Comme le dit le titre et le démontre une partie du film, Charlie n'est pas mort et une nouvelle génération de dessinateurs est venue se greffer à Riss, blessé lors de l'attentat et qui dirige le journal aujourd'hui, pour faire vivre ce dessin caricatural qui fait autant rire qu'il questionne la société, et maintenir la ligne éditoriale sans concessions qui rend perpétue la mémoire de tous les morts du 7 janvier 2015.

Le documentaire est à voir ici

Publié dans replay

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Attention à la crise de fou-rire !

Publié le par Michel Monsay

Attention à la crise de fou-rire !

Il ne reste quasiment rien de Pierre Repp à part quelques sketches lors d'émissions de télé et des films dans lesquels il interprétait des personnages secondaires, pourtant le talent irrésistible de cet humoriste, qui a fait du bafouillage et du bégaiement un art virtuose, mérite qu'on le redécouvre. Il n'avait pas son pareil pour buter sur les mots, en proposer d'autres ou sortir des contrepèteries hilarantes, il enchaînait le tout avec un naturel et un air ébahi qui participaient à son génie d'orfèvre de la langue. Un savoureux mélange de poésie et d'absurde qui fait rire aux larmes.

Publié dans Chroniques

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