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Ambiance nocturne en Turquie

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Beauté architecturale du Palais du grand maître à Rhodes

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Pour entretenir ses méninges

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D'un autre temps

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« Il faut parler aux jeunes de la malbouffe, de la qualité des produits, de la valeur de la terre »

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Passionné d’information et d’économie, Jean-Christophe Tortora est devenu patron de presse à 22 ans dans son Sud-ouest natal. Après plusieurs succès régionaux, il a repris La Tribune début 2012, qui est d’ores et déjà la 2ème marque économique en France. A 36 ans, s’il est ambitieux ce petit-fils de maraîchers a su garder les pieds sur terre, en faisant le choix de mêler la modernité du numérique avec son attachement aux territoires.

 

Quelle image avez-vous du monde agricole ?

Jean-Christophe Tortora – Malgré la mondialisation et ses contraintes, les nouveaux critères liés à l’Europe ou à l’organisation mondiale du commerce, le monde agricole a su se moderniser et évoluer dans un environnement pas toujours favorable. Pourtant, il y a un manque de reconnaissance de la part des français mais aussi des médias, d’un secteur qui est un atout pour notre pays et qui le sera encore demain avec une production propre et de qualité. Si en termes d’innovation, on est peut-être plus attiré par ce que l’on va envoyer à des milliers de kilomètres dans le ciel, c’est oublier l’importance des capacités agricoles dans les enjeux de nutrition et de traçabilité des aliments. Il est à constater qu’au fil des années, c’est un monde qui a perdu de sa puissance, mais grâce aux réponses qu’il peut apporter aux problématiques d’avenir, il est possible que le monde agricole revienne en force, c’est en tout cas ce que je lui souhaite.

 

Comment est considéré le monde agricole dans votre secteur d’activité ?

J.-C. T. – Parler du monde agricole n’est pas un réflexe de la part des acteurs de la finance et de la politique à Paris, l’enjeu est assez dilué. Par contre dès que je vais à Bordeaux, Toulouse ou autre ville en région, les responsables politiques sont très conscients du poids économique de l’agriculture et de son importance dans la vie locale. C’est regrettable d’observer cette France à deux vitesses et deux visions, qui d’ailleurs n’existe pas uniquement dans la perception du monde agricole, mais pour moi qui suis un ardent défenseur de l’économie réelle, l’agriculture qui en est un élément essentiel doit être protégée et développée.

 

Que proposeriez-vous pour un meilleur dialogue entre urbains et agriculteurs ?

J.-C. T. – Déjà dans les écoles, on devrait inculquer aux plus jeunes l’importance du secteur agricole, parler de la malbouffe, de la qualité des produits, de la valeur de la terre. Les parents ont également un rôle éducatif à jouer dans ce sens. Pour ma part, j’ai eu la chance de grandir dans une famille avec des grands-parents maraîchers, on m’a donc transmis ce savoir-là. Il semblerait qu’il y ait une prise de conscience collective autour du bien-manger, il faut l’amplifier avec des initiatives comme celle de la région Midi-Pyrénées, qui a créé il y a 10 ans à Toulouse le salon de la qualité alimentaire, SISQA, qui chaque année est un énorme succès. Il faudrait démultiplier le concept partout en France pour recréer du lien entre le monde rural et le monde urbain. Cela permettrait de se rendre compte qu’il ne faut pas les opposer mais qu’au contraire ils ont besoin l’un de l’autre.

 

Pourriez-vous nous présenter votre parcours et votre actualité ?

J.-C. T. – Après avoir fait une école de journalisme et une école de commerce à Toulouse, j’ai créé plusieurs titres régionaux sur le terrain de l’économie en devenant patron de presse à 22 ans. Lorsque j’ai repris La Tribune il y a un an, j’ai souhaité être le premier à passer d’un quotidien papier à un quotidien numérique. La presse étant une industrie qui va mal, il fallait être dans un choix de rupture, nous avons décidé de proposer un quotidien en ligne chaque soir à 21h30 à tous nos abonnés, avec en plus un hebdomadaire papier le vendredi. Je voulais aussi une Tribune très proche de l’économie réelle et des territoires, nous avons implanté 10 bureaux en région. Nous sommes le seul média économique à avoir non pas des correspondants mais des salariés dans les dix plus grandes villes françaises. Cela contribue à rééquilibrer cette aberration : 5 à 6 % du contenu des médias économiques parlent des régions alors que 70 % du PIB est réalisé en dehors de l’Île de France. Nous souhaitons aussi ouvrir notre site à tous les acteurs économiques qui veulent prendre la parole, afin que le débat démarre sur La Tribune, à l’image du mouvement des Pigeons il y a quelques mois.

 

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