Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine

Publié le par Michel Monsay

Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine
Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine

C'est incontestablement la grande exposition de la rentrée, celle qui attire les foules, c'est d'ailleurs le seul bémol, parce qu'au final après l'avoir vue, elle nous a procuré un bonheur infini. Le Musée d'Orsay consacre en effet une exposition au génial peintre norvégien, Edvard Munch, artiste de la mélancolie et explorateur de l’âme humaine dont l’œuvre immense, 60 ans de création et 1700 toiles, est trop souvent résumée à sa célèbre toile, Le cri. Son œuvre entière est un cri ! Alors inutile de chercher la toile du même nom dans l’exposition. La Norvège ne la prête plus, traumatisée par son vol en 2004. Peu importe, la puissance de la peinture d'Edvard Munch saute aux yeux dès les premiers tableaux qui nous sont proposées parmi la centaine d'œuvres qui composent cette rétrospective. L’art de Munch est un art de l’esprit qui opère une distorsion du visible par l’effet puissant des sensations intimes. Les paysages, les êtres, les couleurs sont modifiés par l’état d’âme, les circonstances, l’inquiétude, l’angoisse ou le malheur. Son œuvre occupe dans la modernité artistique une place charnière. Elle plonge ses racines dans le XIXe siècle pour s’inscrire pleinement dans le suivant jusqu'en 1944. Plus encore, sa peinture est innervée par une vision du monde singulière lui conférant une puissante dimension symboliste, mouvement qu'il dépassera pour aller vers l'expressionnisme. Douleur de la mort d'un proche, amours difficiles et malheureuses, l'émotion est au centre de cette exposition, qui s'intitule Un poème de vie, d'amour et de mort, et nous montre comment le peintre, toute sa vie, reprend les mêmes thèmes, parfois les mêmes compositions, jusqu'à l'obsession, en variant les couleurs ou la façon de peindre. Edvard Munch a aussi souvent pratiqué l'autoportrait, en forme d'introspection, où il exprime généralement le tourment, et tous ceux qui sont exposés ici sont à la fois puissants et fascinants. Ce sont d'ailleurs les deux adjectifs qui correspondent le mieux pour définir la quasi totalité, chose assez rare dans une exposition, des œuvres que le musée d'Orsay nous propose d'admirer.

A voir au Musée d'Orsay jusqu'au 22 janvier.

Edvard Munch, un fabuleux coloriste dont l'intensité des œuvres fascine
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